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mercredi 6 mars 2013

Piteuse Journée de la Femme au Palais de Tokyo

Y’a des fois... Des trucs ... On comprend même pas comment ... On en arrive là ... Cela vous tombe des bras... Le Palais de Tokyo organise pour la journée de la femme un concours pour artiste femme (évidemment c’est la journée de la femme) un pecha-kucha. Kezaco ce  prichi-precha ? Soit un concours express de 6’40 par artiste devant un jury de critiques ! ...  A  la fin l’artiste lauréate  gagne un article dans Artpress et une expo au musée de St Etienne … Youpee ! Le tout est organisé par l'AICA Internationale  – l’association des critiques d’art et le Palais de Tokyo …. et là on reste pantois, voire interdit !
Tout est dit ! C’est soi-disant drôle, c’est branchouille, c’est méprisant... La téléréalité dans sa crudité... A ce compte là, on préfère  Splash ... C’est plus honnête comme programme. On savait bien que les artistes femmes ou hommes ne sont que jouet institutionnel dans la main de petits marquis qui cherchent un boulot de conservateurs-salariés dans une institution. Le mot conservateur est plus que parfait mais là, la démonstration dépasse nos espérances les plus folles.
Elisabeth Lebovici, critique membre de l’AICA, s’est énervée… à protester de sa foi féministe, de son honnêteté critique devant un traitement aussi ridicule de la création et des artistes femmes.  Le sémillant Raphaël Cuir vice-président de l'AICA Internationale et organisateur du concours lui a répondu dans le Quotidien de l'Art de ses "pieuses" intentions pour les femmes... Polémique... 
On savait déjà avec Robert Motherwell  que le musée était un vaudeville. L’expression évoquait Labiche, les amants dans le placard, les maris volages, et les portes qui claquent. Aujourd’hui le musée réinvente Interville, Guy Lux et Papimouzeau et les artistes de musée-crochet.
Artistes hommes ou femmes peu importe vous êtes prévenus, il n’y a aucun espoir du coté institutionnel que du mépris.