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vendredi 29 septembre 2017

Eric de Chassey - "L'abstraction avec ou sans raisons"

Lire “L’abstraction avec ou sans raisons “
de Eric de Chassey
avec les Réalités Nouvelles

par Erik Levesque



“ L’abstraction avec ou sans raisons"
Eric de Chassey
Coll. Art et Artistes
Gallimard Paris 2017
ISBN : 9782072693342
26 Euros.


Samedi 14 Octobre 2017
Signature au Salon des Réalités Nouvelles.
Parc Floral de Vincennes



L’essai “ L’abstraction avec ou sans raisons” de Eric de Chassey, historien de l’art et directeur de l’INHA, auteur du précédent “La Peinture efficace. Une histoire de l'abstraction aux États-Unis (1910-1960)” (2001) nous convie aujourd’hui à découvrir, comment l’abstraction est devenue durant la seconde moitié du XXe siècle un courant en soi de la peinture au même titre que la peinture d’histoire, le paysage ou la nature morte, passant ainsi du statut d’avant-garde à celui de courant général en vis-à-vis de la peinture figurative.

Selon Eric De Chassey, le XXe siècle des arts visuels est signé par l’invention de l’abstraction, définie comme en rupture avec l’ensemble des œuvres d’art antérieure du monde occidental : l’abstraction est “une libération, le triomphe de la liberté artistique comme possibilité, un suspens des références extérieures.” Ce faisant de Chassey change la définition de l’abstraction telle qu’elle avait été énoncée par Worringer en 1908 dans Abstraktion und Einfühlung (réédité en Allemagne en 1948 et 1959, traduit en anglais en 1953, et seulement en 1980 en français ! ) où le mot ne désigne pas une tendance de l'art mais plutôt une attitude de l'artiste, celle qui consiste à tenir la nature à distance, en la maîtrisant par des signes, au lieu de se laisser investir et maîtriser par elle. Historien de l’art Woringer voyait l’abstraction, comme une impulsion artistique originaire sans rapport avec l’imitation de la nature et reconnaissant cette volonté autant dans la feuille d’acanthe grecque que dans la peinture aborigène. De Chassey prend lui, le mot “abstraction” au sens philosophique français d’une représentation de la réalité, à la limite sans correspondance avec celle-ci. L’abstraction ainsi définie implique de manière dialectique une distance avec l’image et une immédiateté, distance avec la réalité extérieure, qui ne signifie pas une séparation mais implique un rejet à minima de la mimesis comme mode de production des images et repose sur l’identité du faire et de l’être. Elle se situe donc à l’intérieur d’une mimésis avec profondeur de champs et perspective (qui conçoit la peinture comme une fenêtre) ce qui lui permet de prendre comme référent-iconique central d’une esthétique abstraite française Nicolas de Staël, dont l’œuvre est constitué de paysage, de natures mortes ou de nus allusifs.

Le livre de De Chassey est organisé en sept articles indépendants réunis en deux parties. Articles qu’il avait écrit et publié entre 1997 et 2014, en un temps où les archives des Réalités Nouvelles (les années 1960, 1970, 1980) n’avaient pas été encore mises à disposition des chercheurs à l'IMEC. Partie I - Motifs et principes, avec 1- La grille entre architecture et peinture, où il analyse le rôle de la grille cubiste structurant la peinture abstraite des années 1950 et 2 - Grâce de la pesanteur : une abstraction spiritualisante où il souligne l’importance du but spirituel, voire religieux, attribué à l’abstraction à travers l’exemple de Malevitch et Kandinsky. Dans la seconde partie intitulée Abstractions américaines et européennes 1944-1974, il aborde 3 - Après la table rase, où il revient sur le rôle demandé à l’art après la seconde guerre mondiale entre témoignage, balbutiement et automatisme 4 - Les sujets de l’abstraction : l’expressionnisme abstrait en France, où il décrit les peintres et les œuvres des artistes français 5 - L’impossible deuil de l’expressionnisme abstrait ou Comment être américain après Pollock, où il présente la situation aux USA avec la post-abstract painterly et Clement Greenberg dans les années 1960. 6 - Pas de deux : les artistes américains à Paris, après la seconde guerre mondiale, 1946-1960, moment où les jeunes artistes américains y profitent de bourses d’étude. 7 - L’expressionnisme abstrait à l’anglaise , semble vouloir démontrer l’échec relatif de l’école de St Ives. 8 - L’abstraction comme utopie rustique : Supports/Surfaces et le modèle rural où de Chassey démontre - de manière inattendue - comment les émules de Viallat sont des ouvriers agricoles de la seconde école de Paris. A travers cette suite d’articles, De Chassey entend faire jouer deux focales (donc avec deux perspectives centrales) une focale courte, nette et précise, avec une grande profondeur de champ qui décrit le panorama national (le plus souvent français), et une focale longue nette (mais cernée de flou) sans profondeur de champ, transnationale lié au style, en particulier l’expressionnisme abstrait qu’il considère comme le style universel international de l’après guerre et des années 50. Il se situe ainsi d’une part dans le prolongement de la proposition de Bernard Dorival et de l’exposition de 1946 du Whitney Museum de New York « Peintures en France 1939-1946 » qui tentait de démontrer l’existence d’un expressionnisme français combinaison de cubisme, de fauvisme et de surréalisme, et dont Clement Greenberg, élève de Hans Hofmann (membre des RN), en refusait les prémices dans une célèbre critique, d’autre part dans le prolongement de l’article de 1950 de “Charles Estienne : l’abstraction est-il un académisme ?” qui mit fin, comme nous le savons, à la première période du Salon des Réalités Nouvelles, financé par Peggy Guggenheim et une subvention du plan Marshall !

La dialecte de la double focale permet à l’auteur de présenter de manière dynamique le panorama de l’abstraction, d’en offrir une cartographie avec ses évolutions et ses arborescences de mouvements successifs ; depuis la scène artistique de l’abstraction lyrique, en passant par l’éphémère impressionnisme abstrait de Lawrence Alloway et/ou l’expressionnisme abstrait qu’il veut présenter ici à Paris, là à New York. L’analyse des styles des œuvres françaises, que propose De Chassey, est précise, à partir de la grille cubiste, celles de Manessier Bazaine Bissière est particulièrement bien vue, tout autant que le primitivisme de Atlan, le témoignage chez Debré et Fautrier, la construction chez De Stael, le Geste chez Hartung et le Non-geste chez Soulages,, le paysagisme chez Viera da Silva, Zack, et Zao Wu Ki, ainsi qu’une esthétique des ruines, autour de Marfaing, Degottex ou Hantai, le ruralisme de Support-Surface. De Chassey démontre la grande diversité d’une seconde école de Paris, faite de peintres venus d’Allemagne, d’Argentine, Brésil, d’Espagne, d’Italie, de Suède… etc .

Nous retrouvons alors décrit cette scène parisienne en un vaste panorama, de manière remarquable avec ses enjeux et ses artistes qui, nous le précisons, exposaient quasiment tous au Salon des Réalités Nouvelles de 1950 à 2000, véritable gardien du temple de l’abstraction. Le livre de De Chassey donne alors, à revivre les débats animés et violents des jurys du salon des Réalités Nouvelles des années 50 et 60 (sans avoir eu accès aux archives des RN !), et bien que ni Auguste Herbin ni Sonia Delaunay ne soient jamais cité.

Nous le savons bien le jury a refusé de nombreux artistes et nombres d’œuvres ont été recalés… parmi les fameuses une d’ Ellsworth Kelly, une œuvre de Loebdell qui a, bien sûr, été traité de “Porcherie… ou de Merde”… Yves Klein (dont les deux parents étaient au comité) a aussi été refusé C’est la Vie ! La vie d’artiste ! Des engueulades homériques et le ridicule des mots excessifs ! Les salons sont des lieux aussi de conflits ! Mais les œuvres des artistes acceptés ou refusés, ont été regardées et discutées, comme on peut le voir et le lire dans les bons souvenirs que Carmen Herrera conserve des RN. œuvres jugées violemment peut-être, aussi injustement que maladroitement sans doute. Mais les artistes français ne sont pas forcément des intellectuels.

Et de ce point de vue l’école de New York fut bien plus philosophique et réflexive ; d’ailleurs Greenberg n’a-t-il pas lui même été caricaturé en un moine byzantin “Montagne Verte” par Tom Wolfe ! Et dans un chapitre très réjouissant, De Chassey montre les nombreux échanges et les liens qui unirent dans les années 1950 les jeunes artistes étudiants américains et français à Paris en particulier autour de Matisse et des soirées parisiennes de Georges Duthuit ! Mais il n’y avait pas à Paris de conférences de peintres comme le faisaient les peintres new-yorkais au Club qui travaillaient durs la théorie de l’art ! Peut-être à trop vouloir résumer les peintres de l’abstraction lyrique à un expressionnisme abstrait parisien pendant de celui de New York, il soumet ceux-ci à ceux-là, alors que De Chassey dénonce justement le syndrôme de la “rivalité mimétique” d’une école de Paris, focalisé pour ne pas dire obnubilé par une école new yorkaise naissante, fière et ayant soi-disant “voler l’idée d’art moderne” suivant le fameux mot de Serge Guilbaut. Certes la distinction communément admise chez les historiens de l’art entre Jean-Paul Riopelle, canadien vivant à Paris relevant de l’Ecole de Paris et Joan Mitchell, américaine vivant à Paris relevant elle de l’Ecole de New York alors qu’ils étaient mari et femme, travaillant dans le même atelier parisien, est vraiment un pur jeu d’esprit pour le moins étrange. Comme De Chassey le démontre les peintres américains ne vivaient pas en vase clos à Paris hors-sol et nous ajouterons que nombres d’artistes des Réalités Nouvelles étaient aussi membre de l’association AAA : American Abstracts Artists de New York. Les artistes français les estimaient ou les détestaient, voire les considéraient comme des envahisseurs (le fameux “Ce n’est pas pour nous”). Mais le problème de la langue fut essentiel comme le démontre le cas de l’école anglaise de St Ives (qui exposait tous au RN également), dont les membres à travers le peintre anglais Patrick Heron, francophone, pouvaient lire les critiques américaines et françaises, voire les textes allemands sur l’abstraction, ce que les peintres français ne pouvaient pas faire ! A partir des années 1960, l’édition d’art se déplace de la Suisse francophone à l’anglophone New York. Le marché était aux USA, (tout comme aujourd’hui puisque les règles fiscales n’ont jamais été les mêmes), et de plus nombre d’artistes français travaillaient - essentiellement - pour les dommages de guerre, en particulier les artistes catholiques pour les vitraux d’églises. Mais par exemple Shirley Jaffe a exposé aux Réalités Nouvelles pendant 25 ans, et tous les artistes américains qui sont cités par De Chassey, y ont été invités soit en école nationale, soit individuellement... ! On regrette alors de ne pas suivre plus en avant le cas du peintre Jules Olitski (1922-2007) qui sut passer de l’école de Paris à l’école de New York, ardemment défendu par Greenberg, le critique qui aimait comparer la peinture de Georges Mathieu à celle de Jackson Pollock ou celle de Pierre Soulages à celle de Franz Kline a de la grande cuisine snob contre un simple steak frites ! Et Greenberg défendait par principe le steak frites, et “pis c’est tout ” ! Il reste que dans les années 50 et 60, le panorama français - dans sa singularité idiosyncratique - est profondément divisé entre catholiques et communistes, (voir l’expérience de Motherwell aux RN et son commentaire), par la décolonisation ( les peintres abstraits français et algériens réunis autour de Marcel Camus), par l’existentialisme ... La notion d’”événement”, introduite par Motherwell, la notion d’”Action”, par Rosenberg, le “all-over” de Greenberg, etc… introduisent ainsi des différences de concepts fondamentales entre les différents acteurs d’une même époque.

“L’abstraction avec ou sans raisons” est un livre riche, réjouissant, dynamique, qui questionne les enjeux historiques d’une scène artistique abstraite parisiennne des années 1950 et 1960, qui trouve son prolongement dans les œuvres contemporaines de Callum Innes, Piffaretti, Viallat ou Schnabel… et de tant d’autres dans et hors du Salon des Réalités Nouvelles.


A lire donc, impérativement, pour tous les exposants, amis et membres des Réalités Nouvelles.

jeudi 28 septembre 2017

EN KIOSQUE, RN/ART ABSOLUMENT

A l'occasion du 71eme Salon des Réalités Nouvelles du 14 Octobre au 22 octobre, la revue ART ABSOLUMENT publie un Hors-série dédié. Dans vos Kiosques à partir du début Octobre.




mardi 26 septembre 2017

Pierre Leguillon, « Oracles. Cartes de visites d’artistes »

BIBLIOTHÈQUE KANDINSKY
Musée national d'art moderne/CCI, Centre Pompidou
29 Septembre 2017
Pierre Leguillon, « Oracles. Cartes de visites d’artistes »

La Bibliothèque Kandinsky du Musée national d'art moderne/CCI, Centre Pompidou est heureuse de vous inviter à la « La table des Oracles »

Vendredi 29 septembre, à partir de 18h30
Bibliothèque Kandinsky
Centre Pompidou
Niveau 3
Entrée libre sur réservation obligatoire à : reservation.bibliothequekandinsky@centrepompidou.fr

Activée par Didier Schulmann et Mica Gherghescu, la table-ronde permettra une discussion ouverte entre plusieurs des Oracles, qui souvent, ne se sont pas encore rencontrés…
Ont déjà confirmé leur présence : Philippe Aronson, Claude Closky, Jean-Baptiste Delorme, Clovis Duran, Patricia Falguières, Barbara Fédier, Nicolas Giraud, Dean Inkster, Aurélie Jacquet, Angela Lampe, Quentin Lannes, Nicole Marchand-Zañartu, Adrien Mouginot, Carrie Pilto, Jeanne Quéheillard, Charlotte Schaer, Eric Rosencrantz et David Zerbib.


« Oracles. Cartes de visites d’artistes »

Ce livre réunit plus d’une centaine de cartes de visite d’artistes (peintres, sculpteurs, photographes, architectes, graphistes, illustrateurs…), du XVIIIe siècle à aujourd’hui, reproduites sous forme de fac-similé. Les cartes sont glissées comme autant de marque-pages dans un livre dont le texte, écrit à plusieurs voix, retrace l’usage de ces cartes, le contexte social de leur production, et les récits ou les fictions qui les entourent. Les qualités graphiques, souvent inattendues, de ces minuscules objets où chacun-e décline son identité, dressent en creux une histoire du goût et des codes typographiques en Occident. Mais la réunion de ces cartes pose aussi les bases d’une microhistoire de l’art, inspirée par la microstoria italienne, et parfois d’un récit plus libre, affranchi des contextes géographiques et des époques. On peut alors imaginer la constitution de réseaux avant l’avènement de Facebook et voir comment l’artiste se définit dans la sphère sociale, qu’il-elle soit étudiant-e, professeur-e, directeur-trice d’académie, directeur-trice de musée, fondateur-trice d’une revue, d’une entreprise, d’un restaurant, d’un parti politique, etc.
A ce réseau imaginaire ou idéalisé, constitué au hasard des trouvailles, vient se superposer un réseau bien vivant, celui d’étudiants en art ou en histoire de l’art, d’historiens, de bibliothécaires, d’archivistes de fonds privés ou publics, de galeristes, de conservateurs de musées, et d’artistes eux-mêmes, qui a rendu possible l’édification de ce musée de poche. Par la variété des points de vue et des histoires convoqués, le livre constitue en soi un véritable forum de discussion animé par plus de soixante-dix auteur-e-s.

Parmi les artistes : Max Bill, Rosa Bonheur, Irma Boom, Constantin Brancusi, Antonio Canova, Le Corbusier, Sonia Delaunay, Edward Fella, Sylvie Fleury, Guerilla Girls, Walter Gropius, Keith Haring, John Heartfield, Ana Jotta, Paul Klee, Yves Klein, Július Koller, Yayoi Kusama, Christian Marclay, Robert Mallet-Stevens, Piero Manzoni, Filippo Tommaso Marinetti, Karel Martens, Henri Matisse, Annette Messager, Lucia Moholy, Félix Nadar, Francis Picabia, Adrian Piper, Man Ray, Edward Ruscha, Gotffried Shadow, Willem Sandberg, Erik Satie, Sophie Tauber-Arp, Karel Teige, Jack Smith, Andy Warhol, Neill Whistler, Heimo Zobernig, Piet Zwart, etc.

320 pages + 123 cartes de visites

Coédité par la HEAD-Genève et Edition Patrick Frey, Zurich, sous le haut patronage du Musée des Erreurs, Bruxelles.

Directeurs de publication : Pierre Leguillon avec Barbara Fedier, professeurs, et Kyrill Charbonnel, Aurélie Jacquet, Aline Melaet, Anaïs Perez et Charlotte Schaer, étudiant-e-s du WorkMaster, département des Arts Visuels, HEAD-Genève.

Conception graphique : Clovis Duran

www.centrepompidou.fr

https://www.editionpatrickfrey.com/en/books/oracles-artists-calling-cards-pierre-leguillon-barbara-fedier



Bibliothèque Kandinsky
Centre Pompidou
Niveau 3
Entrée libre sur réservation obligatoire à : reservation.bibliothequekandinsky@centrepompidou.fr


www.centrepompidou.fr

# 50 : Pli, plein, délié


#50 - Abstract Project

Pli, plein, délié


Marie Bérat 

Yannick Dublineau

Khedija Ennifer-Courtois

Elisabeth Gevrey

Véronique Henry

Nicole Valentin

Sophie Villoutreix Brajeux



Pli, plein, délié


Vernissage mercredi 4 octobre de 18h à 21h

Exposition du 5 au 14 octobre 2017

ouvert du mercredi au samedi de 14h à 19h



5 rue des Immeubles-Industriels

75011 PARIS



















Occupy - la Volksbühne

L'ancienne chancellerie d'Hitler
transformé en Théâtre Populaire
occupé par le collectif d'artistes
 "De la poussière aux paillettes"
on peut lire sur la banderole
"Si, c'est de l'Art"
"Gross" mouvement artistique contestataire en Allemagne... L'arrivée du directeur et curateur flamand Chris Dercon, en provenance du musée de la Tate Gallery (Londres) à la direction du Théâtre de La Volkbühne de Berlin ne se passe absolument pas comme prévu ! Si Chris Dercon a bien inauguré sa gouvernance par un grand happening - danse de douze heures ouvert à tous sur le tarmac de l'aéroport abandonné de Berlin le Tempelhof, dans le même temps un collectif alternatif (600 autonomes env.), au cri de "Soyez créatif ! Soyez les premiers ! " ( en allemand "Seid kreativ! Seid Berlin!") a pris d'assaut le fameux théâtre s'y installant, ouvrant des ateliers de création et portant un projet alternatif à celui de Chris Dercon - complètement pris au dépourvu. On peut lire sur les murs : " C'est un espace libre! Soyez créatif ! Joue, joue, chante, danse. " Et  encore :" Soyez politiques! Ensemble, nous voulons ouvrir un nouvel espace où nous pouvons concilier nos visions avec la réalité, affiner nos rêves sur le plan pratique et créer de nombreuses façons d'en réaliser Berlin meilleur. À notre Berlin. " Le mouvement alternatif "Staub zu Glitzer ("De la Poussière aux Paillettes") refuse la gentrification de la ville et s'oppose radicalement à l'arrivée de Chris Dercon (curateur de performances) qui lui accuse les manifestants (et les berlinois) d'être des provinciaux attardés. Ces derniers lui répondent en "actions" entendant exercer la critique du capitalisme et de la gentrification.  Le théâtre transformé en squat et en agora pour faire de l'art, d'autres arts, un art qui n'ait rien à voir avec la «performance», rien à voir avec les lois du marché. Chris Dercon, qui n'a rien vu venir, est pris à son propre piège (tu veux des performances en voilà, l'action s'est déroulé alors que Dercon était sur l'aéroport, pour sa première performance !), le spectacle prévu pour Novembre et mis en scène par Tino Seghal est en suspend. Dercon demande leurs expulsions manu-militari, les "Kultur Zadistes " entendent rester là plusieurs mois... (voire deux ans) et affichent en guise de programme,  pour les trois prochains mois une série de "performances" et "autres actions" inattendues, sous le signe de Gilles Deleuze et Felix Guattari (Mille Plateaux) : "sortir du contexte".
La police évacue le théâtre le jeudi 28 septembre.


Par ailleurs la Documenta de Kassel vient de se clore, en catastrophe économique avec un déficit de 7 millions d'euros pour la gestion calamiteuse de Adam Szymczyk, ancien directeur de la Kunsthalle Basel (Suisse) qui se défend en affichant son projet de Document hors-les-murs à Athènes. Avec un budget de 37 millions d'euros, le land de Hesse et la ville de Kassel couvrent le déficit à hauteur de 3,5 millions. Ainsi si l'avenir de la Documenta n'est pas directement remise en question pour une prochaine édition, ses marges de manœuvre vont sensiblement se réduire.

dimanche 24 septembre 2017

#49 - Wahida Azhari Christine Boiry Susan Buret


#49 Circle, Line and Colour in Space

Wahida Azhari

Christine Boiry

Susan Buret

Circle, Line and Colour in Space

Vernissage mercredi 20 septembre de 18h à 21h

Exposition du 21 au 30 septembre 2017

ouvert du mercredi au samedi de 14h à 19h



5 rue des Immeubles-Industriels

75011 PARIS




Wahida Azhari, Christine Boiry et Susan Buret s’intéressent toutes les trois aux formes, lignes, couleurs et à l’espace, ce qu’elles expriment chacune de façon spécifique. Leur travail est relié à un vécu provenant d’une expérience profonde de l’espace, qu’elle trouve sa source dans la nature, le cadre familial ou dans leurs contacts avec des cultures étrangères. 

Wahida Azhari (Germany), Christine Boiry (France) and Susan Buret (Australia) share an interest in form, line, colour and space which they express in very different and individual ways. They all make works that draws on memories of their deep experiences of space, be it from nature, home and different cultures. 

Christine Boiry 













mardi 19 septembre 2017

Actif financier

La galerie Agathe Gaillard, pionnière du marché de la photographie depuis 1975 comme Art Contemporain, a été rachetée par David Azéma banquier associé de Perella Weinberg Partners dont il dirige la banque d'investissement en France depuis mars 2017 ;  ancien directeur de cabinet de Martine Aubry en 1993, cet énarque de 57 ans est réputé être un proche d'Emmanuel Macron.

vendredi 15 septembre 2017

RN HLM à Bernin les cadors et pointures de l'abstraction sur FR3

L'exposition RN/HLM Bernin se clôt avec les journées du patrimoine à cette occassion FR3 AUVERGNE-RHÔNE-ALPES ISÈRE à réaliser un court reportage visible sur France Info:

http://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/isere/salon-realites-nouvelles-investit-chateau-veyrie-bernin-isere-1275633.html

consacré aux cadors de l'abstraction !





mercredi 13 septembre 2017

Michel Serres définit l'abstraction

« Passer du réel au possible… la couleur blanche ou plutôt l’absence de couleurs blanches … dans le blanc, vous avez zéro couleurs et toutes les couleurs de l’arc en ciel qui sont virtuellement intégrées dans le blanc et si vous faites une diffusion de la lumière vous aurez toutes les couleurs de l’arc-en-ciel. 

Il y a dans cette image une très belle définition de l’abstrait.

L’abstraction, l’abstrait c’est zéro valeur, toutes les valeurs.

C'est la découverte inouïe des mathématiques, c’est à dire de l’abstrait qui explique le concret de manière généreuse ouverte !

Vive l’abstrait, c’est ce qu’il y a de plus simple, de plus général, et ce par quoi on peut comprendre le monde, c’est une découverte extraordinaire… et c’est ça la philosophie … ! »


Michel Serres

philosophe, épistémologue, 
membre de l'Académie française

Extrait de l'émission Masterclasse par Xavier Martinet, du 23/08/2017 à écouter en différé sur le site de France Culture :
Michel Serres :"Le problème de la violence a été au cœur de ce que j’ai produit depuis 70 livres" à partir des 
minutes 49 à 54.

jeudi 7 septembre 2017

Une collection des Réalités Nouvelles au Musée de Cajac (Lot)

Le Musée de Cajac (Villeneuve sur Lot) présente une collection des Réalités Nouvelles dans une aile.

La Dépêche du Midi, lui  consacre un article, le 23 Août 2017, autour de l'oeuvre de Vera Pagava (1907-1988): « Formes délaissées» présentée par Marlyse Courrech.

A lire donc : « Formes délaissées» : réalités nouvelles au bord du Lot
Musées - Côté œuvres / Musée de Gajac à Villeneuve

mercredi 6 septembre 2017

Actualités Septembre 2017

Diane de Cicco




Dan Hill


OBJECTIFY @ Trestle Gallery

Curated by Daniel G. Hill and Mary Schiliro
Please join us for the opening reception on
Friday, September 22, 7–9 pm.



.Robert Burnier, Sonĝo Pavimo (di Giovanni / Lorenzetti),
2017, Acrylic on aluminum, 16 x 10 x 7 in.

Trestle Gallery
850 3rd Avenue (btw 30th and 31st Streets),
Suite 411

Brooklyn, NY 11232

On view: September 22 – November 4, 2017

Gallery hours: Monday, Wednesday, Friday, Saturday, 1:30–6:30 pm

Opening reception: Friday, September 22, 7–9 pm

Conversation with participating artists: Tuesday, October 10, 7–8 pm

Objectify, a group exhibition of international artists, presents work that defies categorization and moves in a space between painting and sculpture, image and object. Objects engage the corners of the gallery, unroll onto the floor and slide under the walls. Color palettes range from the austerely achromatic to the playful and intensely polychromed. Painted works are shaped, creased, folded, and formed.

Much of the work is influenced by painting yet emphasizes its objecthood by using methods of presentation that reduce its spatial and pictorial implications. Some works can be viewed as sculpture that has moved to the wall or as painting that has moved to the floor, though, at times, these boundaries have been transgressed more than once before settling into place.

Many of the artists share an interest in process and materiality. Others are involved in the disembodiment and deconstruction of painting. The physicalization of ideas in real space subverts held assumptions and habits of viewing. One's understanding of the work as an object in the world and the attendant categories is thrown into question.

Artists:
Richard van der Aa (NZ, FR), Robert Burnier (US), Iemke van Dijk (NL),Daniel G. Hill (US), Emma Langridge (AU), Laura Nillni (AR, FR),Jim Osman (US), Mary Schiliro (US), Bogumila Strojna (PL, FR),Guido Winkler (NL), Patricia Zarate (US)



Anne Lesca

a le plaisir de vous convier à sa nouvelle exposition les 16 & 17 septembre prochains. Quintessence est une exposition de métiers d'art en excellence au Château de la Villedieu de Comblé qui met à nouveau en lumière pour cette troisième édition le travail de plus de 43 professionnels métiers d'art haut de gamme de l'Arc Atlantique, dans le parc et les communs du château.
Un lieu magique, pour un évènement qui l'est tout autant.
13/15 rue du Château - 79800 La Mothe Saint Héray. Ouverture de 10h à 19h.

et participe à
Résonance 2017 : 10 artistes contemporains interprètent les paysages du Fleuve Charente et des cours d'eau de Saintonge Romane
Du 9 septembre au 6 novembre 2017, le Pays de Saintonge Romane réitère son projet de valorisation du patrimoine par l'art contemporain « Résonance ».

Suite à un appel à projet très sélectif, 12 créations conçues par 10 artistes ou collectifs d'artistes contemporains professionnels ont été sélectionnées par les élus de la Commission Culture, Patrimoine, Tourisme pour mettre en valeur des sites connus ou plus méconnus des visiteurs et des habitants, donnant à voir différents paysages liés à l'eau : du simple ruisseau qui modèle le paysage selon son cours sinueux à l'emblématique fleuve Charente avec ses deux visages d'aujourd'hui : le fleuve « sauvage » dont le cours fluctue au gré des marées et le fleuve « régulé » par un barrage, propice aux activités fluviales et touristiques sur ses rives.

Au gré de 3 circuits, « Résonance » offrira donc au public l'occasion de (re)découvrir les villages de Port d'Envaux et de La Vallée dont les paysages proposent chacun un visage différent de la Charente, et le village de Cravans traversé par le petit cours d'eau de la Benigousse au travers des œuvres éphèmères de Xavier Rèche, Anne Clavel, Olivia Oudart, Isabelle André, Johannes Zacherl, Hélène Yousse, Anne Lesca, Agbee, Régis Bataille, L. Hébore, Sylvain Schneider et Sylvie Berry.

En vous attendant nombreux pour cette promenade au fil de l'eau, rendez-vous le 11 septembre pour le vernissage à 17h à La Vallée, à l'étang de pêche.




Anne Commet participe à :


Biennale internationale d'art non objectif de Pont de Claix, 8.09 > 28.10.2017
Moulins de Villancourt
83 cours Saint-André, Pont de Claix
Vernissage le 8 septembre à 18h30

Centre d'art Faux Mouvement, Black Box(es), Metz - jusqu'au 22 octobre 2017

Centre d'art contemporain, Kunstverein Unna, BildKlang | KlangBild - Allemagne - novembre 2017


Jean Paul Moscovino est présent à la Biennale de Sculpture de 

















Chris Cusson

Vous êtes invités, par Chris Cusson,  à passer le jeudi 14 sept à partir de 18 h aux puces de St Ouen dans le marché Dauphine , à la boutique la Salle des Coffres pour venir voir notre installation/ presentation de notre collection de pieces uniques sur bleus de travail " Et comme nous l entendons " ... Sanseverino notre ami sera là pour jouer quelques morceaux ... Welcome !!!

À l'occasion de la fête des puces,
Jean-Paul Jurquet et La Salle des Coffres est ravie de vous recevoir avec ses invités
Au Marché Dauphine
...
CADAVRE EXQUIS
&
SANSEVERINO

Liens Cadavre Exquis :
https://medium.com/@CadavrExquis16/cavadrexquis-24af30c88d04
Facebook : @cadavrexquis16
Instagram : @cadavrexquis16
Au Marché Serpette
...
Les altérités
D'OANA MUNTEANU
Liens vers Oana Munteanu :
http://www.oanamoon.com 














Delnau 

dans Ouest-France un long article consacré à "Delnau, une artiste géométrique à Saint-Vincent-des-Landes"