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mardi 19 juin 2018

Liquidation de la fondation Roy Lichtenstein.

La fondation Roy Lichtenstein (New York) crée pour gérer "l'Estate" (l'Atelier et sa succession) du peintre après son décès en 1998 à annoncer sa dissolution par la voix de son directeur. L'association, à but non lucratif, offre ses 500000 documents issus de l'atelier à la Smithsonian’s Archives of American Art à Washington, et les 400 œuvres de l'artiste au Whitney Museum of American Art de New York.
La fondation avait déjà offert quelques 10000 photographies au Centre Pompidou à Paris.

L'association, cependant,  devrait survivre sept ou huit ans le temps de terminer la numérisation et de publier le catalogue raisonné de l'artiste.

Par ces décisions, et ce comme pour la fondation Warhol précédemment,  l'association RL semble s'être totalement déchargée de la responsabilité financière des authentifications, tout en verrouillant "l'Estate "de l'artiste. 

sous le signe de Beaubourg

25 Juin 2018

Bibliothèque Kandinsky

Centre Pompidou, Niveau 3

Manhattan Cable TV

La Bibliothèque Kandinsky du Musée national d’art moderne est heureuse de vous convier à la première séance du cycle de rencontres « Seedy Films » organisée par Sibylle de Laurens et Pascaline Morincôme.

Première séance : Manhattan Cable TV

Le lundi, 25 juin, à partir de 19h

Entrée libre sur réservation à l'adresse:


« Seedy Films » est une série d’interventions organisées au sein des collections de la Bibliothèque Kandinsky qui, suivant le protocole utilisé par Richard Prince dans l’écriture de son roman « Why I go to the movies alone », propose à chaque séance de « passer » un film - au sens de «passer un disque » - à travers les pages d’un livre ouvert, d’images ou de notes retrouvées dans un fonds d’archive. Pensées comme des séances de consultation collective les rencontres s’intéressent à des films issus de la production vidéo alternative comme à l’industrie du cinéma, à des vidéo clips, des émissions de télévision mais aussi à ces « seedy films », films « miteux » du morceau de Soft Cell : rushs, films pornographiques, compte-rendus de manifestations, extraits de caméra de surveillance etc.

Il s’agira ainsi d’expérimenter un dispositif d’analyse spécifique à cette catégorie d’images, qui agrège et tourne autour du film plutôt qu’il ne le fragmente ou le suspende.

Lors de cette première séance, une sélection de documents et d’archives (Storyboards, flyers, guides TV, coupures de presse, récits biographiques etc.) permettra d’évoquer l’histoire de la chaîne de télévision publique Manhattan Cable TV, emblématique des décennies quatre-vingt et quatre-vingt-dix aux Etats-Unis et qui à partir de 1976 et pendant une dizaine d’années, accompagne la production et la diffusion de programmes expérimentaux. Se réappropriant les principes de l’émission-plateau et du show télévisé, différentes générations et scènes issues de l’avant-garde new-yorkaise se rencontrent alors autour d’émissions telles que The Coca Crystal Show, TV Party de Glenn O'Brien, The Live Show de Jaime Davidovich ainsi que les projets de Collaborative Projects -The Potato Wolf et All Colors News - issus de la scène no-wave émergente. L’émission collaborative Paper Tiger TV à laquelle participent notamment les collectifs Testing the Limits et DIVA TV tous deux issus d’ACT UP/NY, contribue sur la chaîne à l’émergence d’une nouvelle forme d’activisme médiatique.

« Seedy Films » est un cycle d’interventions quadri-annuelles proposées par Sibylle de Laurens et Pascaline Morincôme dans le contexte d’une recherche dédiée aux archives des pratiques vidéo alternatives.

Sibylle de Laurens est programmeuse et chercheuse. Pascaline Morincôme participe à la programmation de l'espace d'exposition Treize (Paris, 11°) et entame un doctorat en histoire de l'art et cinéma.

Depuis 2014, elles travaillent ensemble sur un projet de recherche dédié à l'histoire des pratiques vidéos et médiatiques alternatives apparues aux États-Unis à la fin des années soixante. En janvier 2017, cette recherche a notamment donné lieu à l'organisation de l'exposition Data Report, dédiée aux archives du collectif Videofreex à Treize ainsi que plusieurs soirées de projection et de conférences en collaboration avec The Cheapest University.




&


27 JUIN: Cycle CNAP-BK: Lancement de l'ouvrage

Psychanalyse de l'aéroport international de Stéphane Degoutin et Gwenola Wagon

Mercredi 27 juin 2018 à 19h

Bibliothèque Kandinsky

Entrée libre sur réservation à:
reservation.bibliothequekandinsky@centrepompidou.fr

L’aéroport international est le lieu de toutes les contradictions : la promesse de liberté se heurte aux contrôles des corps, l’aspiration à la circulation illimitée achoppe sur la surveillance généralisée, les rêves d’un ailleurs s’évanouissent face à l’omniprésence de la menace terroriste, la soif de consommation rencontre des produits inaccessibles. Il combine les terreurs et les désirs contemporains. Il est un lieu laboratoire de la modernité. 

L'essai Psychanalyse de l'aéroport international regroupe des réflexions, des spéculations et des histoires obtenues à partir de ce que l’aéroport international raconte. Il tire sa matière d’anecdotes, d’images, d’archives et de citations glanées sur Internet et ailleurs. Ces fragments sont agencés sous la forme d’un parcours spatial et critique qui explore les névroses, les fantasmes, les tabous et les désirs du lieu.

vendredi 15 juin 2018

Télérama rend visite à Jean Widmer



4 carrés - 2017 - Acier inox 65x30x25
 Sur sa page du catalogue en ligne des Réalités Nouvelles on peut lire que "Jean Widmer a eu la grande chance de suivre les cours de l’Ecole d’Arts Appliqués de Zurich, dirigé par Johannes ltten, éminent professeur, en 1919 au Bauhaus. Cette formation l’a amené tout naturellement vers un nouveau mode d’expression, le constructivisme. Ce mouvement est né en Russie dans les années 1915 ; ce nouveau langage artistique se caractérise par l’abstraction géométrique qui a abouti à l’Art Concret. Pendant toute sa carrière, soit auprès des musées, fondations publiques ou bien dans le cadre de son activité pérsonnelle, il est resté fidèle à ces principes esthétiques. En effet, il a acquis des points de convergence en termes de formes et sur le plan de l’idéologie qui l’ont amené sur la voie de l’Art Concret. En 1996, il se consacre à ses créations personnelles ce qui lui donne beaucoup de satisfaction.
L’abstraction géométrique est la source d’inspiration de mes peintures. La modernité s’exprime par les plans, les lignes,
les angles qui s’ordonnent dans une harmonie contrastée, rationnelle et équilibrée. Les tableaux sont structurés et organisés en carrés, en thèmes trilogiques conjuguées selon diverses combinaisons de recherche chromatique.
Ils sont répartis entre différentes tonalités : clair-obscure, le contraste complémentaire rouge et vert. Chaque tableau trouve son éclat par une répartition rationnelle et rythmée. Cette harmonisation des valeurs colorées change avec la source de luminosité.
Depuis 2003, il s’exprime aussi en volumes géométriques sous forme de sculptures ; leurs formes se réduisent petit
à petit ce qui leur confère une expression plutôt minimaliste. Elles sont en acier courbé inoxydable, travaillé de façon astucieuse. Cette dualité forme/matière confère à l’oeuvre tout son dynamisme et son rayonnement. Les sculptures
sont ensuite exécutées par un spécialiste dans la serrurerie et la forge. Il travaille comme un architecte à partir du plan précis de son projet.
Jean Widmer ne renie pas l’influence de ses prédécesseurs, maîtres du Bauhaus : ltten, Albers, ainsi que Max Bill, Lohse auxquels il a toujours rendu hommage."

Pictogramme Autoroute

Homme discret des Réalités Nouvelles, Télérama rend hommage l'artiste  avec un long article intitulé : “L’informatique a un peu tué le métier” ce mercredi qui commence par ces mots : "Le logo du Centre Pompidou, c’est lui. La signalétique des autoroutes, aussi… Héritier du Bauhaus, le Suisse Jean Widmer a réinventé le graphisme en France. Sa marque : la neutralité des formes, l’expressivité des couleurs et l’art de dessiner de belles lettres.
Ce Suisse modeste et discret est une institution culturelle à lui seul. Les logos du Centre Pompidou, du musée d’Orsay, de l’Institut du monde arabe, de la Bibliothèque nationale de France, du Jeu de paume, c’est lui. Héritier de l’enseignement du Bauhaus, Jean Widmer a quitté ses Alpes natales dans les années 1950 pour amener à Paris un souffle de modernité.

Car, on l’ignore souvent, l’esthétique de la seconde moitié du XXe siècle doit beaucoup à une poignée de Suisses, graphistes, typographes, photographes ou directeurs artistiques. Des affiches pour des expositions à la signalétique des autoroutes françaises, Jean Widmer a donc apporté à de multiples domaines le sens de la couleur, de la simplicité, du dynamisme, de l’utilité, qui caractérise l’école helvétique. A 89 ans, cet artiste-artisan du quotidien, qui est aussi peintre et sculpteur, reste un modèle pour les graphistes du monde entier...

A lire donc... 

Jean Widmer Beaubourg



Last exhibition before Brexit ...

Avant d'avoir besoin d'un passeport pour aller à Londres,  si vous avez l'occasion d'y aller avant le 28 juillet 2018, ne manquez pas l'exposition Howard Hodgkin (1932-2017) chez Gagosian: "L'Œuvre Ultime".

Ce peintre britannique figuratif, décide en 1972 d'utiliser des supports de bois récupérés sur lesquels il place une touche,  ou deux, une tache ou deux, après de longs mois d'attente, de réflexion et de réminiscence.

Peintre intimiste, son travail semble faire écho à celui de Fautrier avec un même sentiment informel. Il réalise sa première exposition en 1976. En 1984, il obtient le grand prix de la biennale de Venise qui marque le retour triomphale de Londres sur le devant de la scène artistique en Europe. Il s'éteint en mars 2017.

"Après, ils auront pris la fuite, ça va limiter encore un peu l'horizon,...  Brexit, les illusions..."



HOWARD HODGKIN
LAST PAINTINGS
JUNE 1 - JULY 28, 2018
20 Grosvenor Hill
London W1K 3QD

Et la foire de Bâle .... déclara la crise ouverte ...

Alors que la foire de Bâle s'ouvre en habit traditionnel de banquier, avec fanfare, yodel et culottes de peau, trois articles parfaitement identiques apparaissent dans l'Express, le Point et La Croix, ce qui est normal puisqu'il reprennent in-extenso un communiqué de l'AFP (14/06/2018 15:14:40 - Bâle (Suisse) (AFP) - © 2018 AFP) assez sévère .

En effet la foire de Bâle n'apporte rien de nouveau et tout le monde s'en aperçoit : même galeries, même artistes d'année en année. Et le rapport annuel commandé à UBS (Union des Banques Suisses) note bien que le marché mondial d'art et d'antiquités atteint 54 milliards d'euros... mais observe aussi que les "petits poissons" eux meurent.

Les chiffres sont clairs : le nombre de galeries dans le monde régressent.  En 2007, il y avait 5 nouvelles galeries pour une qui fermait, aujourd'hui c'est 2 qui ferment pour une qui ouvre.
Coût des loyers dans les beaux quartiers, vente en berne sont les raisons évoquées. La crise dont se plaignent les galeries atteint même les plus fameuses, qui voient fondre leurs marges entre coût de transport et prix de location des stands de foire où elle réalise 46% de leurs chiffres d'affaire.

Et last but not least, les prix records des salles de ventes font fuir les nouveaux collectionneurs... 
et c'est la foire de Bâle qui le dit !!!!!!

Selon Marc Spiegler, directeur Art Basel, peu des 209 galeries présentes sur la Foire sont en bonne santé. Quand à Clare McAndrew, spécialiste de l'économie de l'art et rédactrice du rapport d'UBS, elle avoue que sans solution - et elle n'en voit pas - , c'est toute l'infrastructure qui est menacée d'éboulement.

Sans nouveaux artistes, ni nouveaux collectionneurs, le système se contracte et s'auto-phage inexorablement, se consumant en prix astronomiques,  abandonnant les galeries de moyenne gamme et les nouveaux artistes au web.

mercredi 6 juin 2018

#67 - tondo-tondi































































#67 - TONDO TONDI
Vernissage mercredi 13 juin de 18h à 21h

Exposition du 14 au 23 juin 2018

ouvert du mercredi au samedi de 14h à 19h

5 rue des Immeubles-Industriels

75011 PARIS






Pam Aitken

Joanick Becourt

Jean-Pierre Bertozzi

Christine Boiry

Francesc Bordas

Carol-Anne Braun

Diane De Cicco

Isabelle de Gouyon Matignon

Olivier Di Pizio

Jacky Ferrand

Catherine Gaillard-Remontet

Fabienne Jousse

Darko Karadjitch

Anne Lou

Mitsouko Mori

Madeleine Sins


Tondo Tondi

« Le tondo (tondi au pluriel) est un profil, généralement sculpté en faible relief, mais qui peut aussi être peint, réalisé sur un support de format rond ou à l’intérieur d’un disque, et non en rectangle comme il est plus courant. Le terme provient de l’italien, c’est une aphérèse du mot rotondo (rond) ». 
Wikipédia

Que ce soit dans l’art égyptien, dans l’Antiquité grecque et romaine déjà familières du nombre d’or, ou à la Renaissance, la géométrie a toujours constitué l’un des fondements des inventions des artistes. La géométrie est aussi constitutive du format en peinture rectangle, carré ou cercle.

Le titre de cette exposition fait aussi allusion à une association d’artistes abstraits, Cercle et Carré, fondée en 1929, dont Kandinsky et Léger, étaient membres. D’une courte durée, l’association n’a existé qu’un an, le temps d’organiser une exposition et de publier quelques numéros d’une revue, elle a été relayée par une autre association, centrale dans l’histoire de l’abstraction : Abstraction-Création. Fondée par Herbin, rejoint notamment par Kandinsky et Kupka, elle a été active entre 1931 et 1936. La filiation perdure par la création dès 1939 de l’association Réalités Nouvelles.

Mais cette proposition Tondo-Tondi déborde largement le cadre historique de ces références en montrant des travaux d’artistes abstraits contemporains qui utilisent la géométrie particulière du cercle comme format, chacun à leur manière et dans des buts qui leur sont propres. 





Actualités Juin-Juillet 2018

- Anne Lesca a le plaisir de vous annoncer les dates de sa prochaine exposition à la Galerie l'Escale sur l'île d'Oléron du 27 juin au 15 juillet 2018.

Le vernissage aura lieu le mercredi 27 à partir de 18H



- Raphaëlle Boutié 
Galerie Jérôme B.
15, rue Bouffard, Bordeaux
L'exposition de Raphaëlle Boutié se déroule du 4 au 28 juillet 2018.
La rencontre avec l'artiste aura lieu le jeudi 5 juillet de 18h à 20h.





- Anne Commet : FLORAISON / Galerie Zeuxis - Paris 
28.05 > 15.06 2018
Encore une semaine pour venir découvrir l"exposition 'FLORAISON' à la Galerie Zeuxis,
8 rue Clauzel, 75009 Paris

Isabelle Béraut, Raphaëlle Boutié, Helen Butler, Anne Commet, Natalia Jaime-Cortez



- Bastien Joussaume chez Galerie Eric Linard dans le cadre de l'exposition ' VOLUMES ET DÉRIVÉS ' , SAMEDI 23 JUIN DE 14H A 18H.

EXPOSITION ' VOLUMES ET DÉRIVÉS ' DU 5 MAI AU 7 JUILLET
Du mardi au samedi de 14h à 18h.
GALERIE ERIC LINARD
Le val des Nymphes, 26700 La Garde-Adhémar


- Bogumila Strojna invite au vernissage de son exposition à la Galerie Viktor Sfez, le dimanche 17 juin.







- Bibliothèque Kandinsky - Richard Martel et les 40 ans de la revue "Inter, art actuel", jeudi 7 juin 2018, 18h30.

La Bibliothèque Kandinsky du Musée national d’art moderne est heureuse de vous convier à la présentation et au lancement du dernier numéro de la revue Inter, art actuel en présence de Richard Martel et de ses invités:

Le jeudi, 7 juin, à partir de 18h30

Bibliothèque Kandinsky

Centre Pompidou, Niveau 3

Entrée libre sur réservation à : reservation.bibliothequekandinsky@centrepompidou.fr


Interventions: Richard Martel avec Paul Ardenne, Julien Blaine, Jacques Donguy, Mildred Duran, Esther Ferrer et Michaël La Chance.

Créée en mars 1978 par le collectif Inter Le Lieu piloté par Richard Martel, la revue Inter art actuel a été la plaque tournante des plus diverses expressions artistiques internationales: performance, happenings, installation, art social, poésie sonore et expérimentations numériques. Volontairement située sur une position critique par rapport à la production artistique, pluraliste par options esthétiques et intellectuelle, elle a publié des textes majeurs de Pierre Restany, Hervé Fischer, Bernard Heidsieck, Dick Higgins, parmi tant d’autres. A l’occasion de la parution du dernier numéro de la revue, Richard Martel reviendra sur ce "travail marginal et exploratoire" des pluralités artistiques.

Universitaire (UFR Arts, Amiens), Paul Ardenne est historien de l’art, écrivain et commissaire d’exposition. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages de référence sur la création moderne et contemporaine : Art, l’âge contemporain (1997), L’Art dans son moment politique (2000), L’Image Corps (2001), Un Art contextuel (2002), Art, le présent (2009), Cent artistes du Street art (2011). Derniers ouvrages parus : Heureux, les créateurs ? (essai, 2016) et Roger-pris-dans-la-terre (roman, 2017).

Julien Blaine est né en 1942, à Rognac, au bord de l’Étang de Berre, flaque de mer jadis bleu-azur, aujourd’hui marron glacé. Il vit à Ventabren et à Marseille et nomadise le plus possible. (Dénommé aussi Christian POiTEViN (patronyme) et d’une ribambelle d’autres noms.

ÉDITEUR de Doc(k)s et d’une ribambelle d’autres périodiques. AUTEUR de 13427 poëmes métaphysiques et d’une ribambelle d’autres livres et catalogues. EXPOSANT de du sorcier de V. au magicien de M. et d’une ribambelle d’autres expositions, a présenté en 2009 une importante exposition au [mac] Musée d’Art Contemporain de Marseille : un Tri. ORGANISATEUR des Rencontres Internationales de Poésie de Tarascon et d’une ribambelle d’autres manifestations. FONDATEUR du Centre International de Poésie de Marseille (C.I.P.M.) et d’une ribambelle d’autres espaces culturels. CHANTIERS EN COURS : la poésie n’intéresse personne, la cinquième feuille ou l’écriture originelle, le Verssicône, Chom’art, Confidences d’Églantin, Text’art, Ihali, DERNIERS LIVRES PARUS : 5 faits d’actualités par un septuagénaire bien sonné (Ed. Al Dante), Partitions (Ed. Manuel), Dé buts de Roman (Ed. des Vanneaux), 2017 (Aux Presses du réel), 1968/2018(Ed. Galerie J.-F. Meyer)

Jacques Donguy est poète, et a, comme tel, publié une anthologie manifeste en 1975 sur le Nouveau réalisme en référence à Pierre Restany. Il a également publié à l’époque dans de nombreuses revues comme Chorus ou Exit. Il deviendra par la suite un spécialiste des poésies expérimentales, poésies concrètes, poésie sonores, poésies visuelles, et réalisera à ce titre une étude - anthologie internationale de parue aux presses du réel. Il enseignera d’ailleurs la poésie expérimentale à Paris I – Panthéon Sorbonne. Il est aussi le traducteur d’Augusto de Campos, grand poète concrétiste brésilien. Pionnier de l’utilisation de l’ordinateur portable en France pour la poésie dès 1983, ce dont témoigne un article dans la revue Inter du printemps 1984 au Québec, Jacques Donguy théorise la « poésie numérique », dont le manifeste a été publié par Art Press en 2002, et développe actuellement son travail à travers des performances sur Pure Data et des publications théoriques. Il anime aussi la revue Celebrity Cafe, qui en est à son numéro 2, et vient de sortir un livre sur le musicien minimaliste américain La Monte Young.

Chercheure en histoire de l’art et commissaire d’exposition indépendante, Mildred Durán Gamba obtient le titre de docteure en histoire de l’art à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne pour son travail de recherche sur Les expressions de violence dans l’art contemporain en Amérique latine. Auteure d’articles parus entre autres dans Les cahiers du CNAM, Inter art actuel, Les publications de la Sorbonne, Critique d’art ou Nos contemporains, en 2013, son projet de recherche sur les Pratiques et théories performatives des artistes extra-occidentaux a été sélectionné par le Centre national des arts plastiques (CNAP) dans le cadre du soutien aux auteurs, aux théoriciens et aux critiques d’art.

Esther Ferrer, San Sebastián, 1937 (Espagne) est connue pour son travail comme plasticienne et par ses performances, à partir de 1967, au sein du groupe espagnol ZAJ (formé en 1964 et dissous en 1996). Son travail s'est toujours orienté vers l'art/action comme pratique éphémère. Dans l'Espagne du début des années 60 elle fonde avec le peintre José Antonio Sistiaga, le premier Atelier de Libre Expression (germe de beaucoup d'autres activités parallèles). À partir des années 70, elle consacre une partie de son activité aux arts plastiques : photographies retravaillées, installations, tableaux basés sur la série des nombres premiers, objets, etc. Elle a exposée dans de musées et galeries espagnoles et étrangères et aux Foires d’Art comme la FIAC à Paris, ARCO à Madrid, Frize à Londres, Bologne en Italie ou Miami (USA). Son exposition « Todas las variaciones son válidas, incluida ésta » fut inaugurée en octobre 2017 au Musée Reina Sofía de Madrid et son dernière exposition, « Espacios entrelazados », a commencé le 15 Mars 2018 au Musée Guggenheim de Bilbao.

Michaël La Chance est philosophe et écrivain. Professeur en Théorie et histoire de l’art à l’UQAC dans le cheminement en art numérique, directeur de la galerie d’art de l’université – l’Œuvre de l’autre, il a enseigné au Doctorat en études et pratiques des arts et en Philosophie à l’UQAM. Membre du bureau de direction du CELAT, Centre Interuniversitaire d’Étude sur les Lettres, les Arts et les Traditions, chercheur dans l’équipe FCAR « La mémoire brisée. Migrations et métamorphoses », responsable du groupe CAMERAS, Création artistique multimédia et recherche au Saguenay, il a signé de nombreux articles de critique d’art, de catalogues d’artistes et aussi de contributions savantes en esthétique littéraire et visuelle. Il est membre du comité de rédaction de la revue Inter Art Actuel. Il a assumé la codirection de Spirale. Magazine Multidisciplinaire, ex-président de la Société d’Esthétique du Québec, ex-président de la Société de Philosophie de Montréal. Associé très tôt aux recherches sur la représentation sémantique en intelligence artificielle (Groupe de recherche sur la formalisation de la sémantique, UQAM, 1983 sv..), il a développé des robots conversationnels en LISP, – son intérêt pour les aspects culturels et philosophiques de la cyberculture l’a conduit à coorganiser le colloque international de 1997, « Penser le virtuel » où il a présenté l’ «hyperphilosophie », dont il est reconnu comme un des fondateurs.

RICHARD MARTEL est un artiste multidisciplinaire québécois installé à Québec depuis trente ans et qui présente régulièrement ses activités tant ici qu’à l’étranger. Actif dans plusieurs domaines, il investigue les arts visuels, principalement l’installation et la performance, la vidéo et l’installation vidéo, la radio, l’écriture, l’édition, l’organisation d’événements et l’enseignement. Membre fondateur des éditions Intervention, dont il est le coordonnateur, Richard Martel est à l’origine de la revue Inter, art actuel dont il est toujours le rédacteur, et du Lieu, Centre en art actuel (1982) avec lequel il organise la rencontre internationale d’art performance (RIAP) à Québec. Engagé dans la pratique et la théorie, il s’intéresse à l’art comme système d’expérimentation et de transgression, l’art comme activité comportementale poétique.

jeudi 31 mai 2018

#66 - Echangisme[s] - 2/3

Suite de la Partie Carrée et du déjeuner sur l'herbe.... seconde partie





















après  #60 - Vibration[s] 1/3 ... 

Une courte introduction ...


La Partie Carrée ou Le déjeuner sur l’herbe
(au Parc Floral dans l’Espace Nymphéas ?)
par
Erik Levesque

Le salon des Réalités Nouvelles est né de l’association de deux grands mouvements, celui de l’abstraction géométrique défendu avant la Seconde Guerre mondiale par “Cercle et Carré“  et celui de  “l’Abstraction Lyrique”, dont le nom est né à Paris au lendemain de la Seconde Guerre mondiale pour définir une abstraction tachiste, gestuelle, informelle dans une infinité de sous-catégories emboîtées les unes dans les autres… dont l’énumération serait fastidieuse si nous devions la faire. En fait les deux expressions s’apparentent à des mots-valises, ou des mots-malles, on les ouvre et c’est la boite de Pandore de la théorie et de la critique artistique : un régal “avec ou sans raison”.

La catégorie du géométrique, a été fondée autour d’une mystique ascétique par le critique et artiste Michel Seuphor, dans une continuité du constructivisme privilégiant la règle et la mesure autour d’une construction mathématique et géométrique, héritier de Mondrian et de De Stijl.  L’expression désigne un art de la construction, de la simplification qui peut prendre aussi les noms d’art cinétique quand on y associe des effets de mouvements, op’art avec des jeux d’optique, minimalisme quand il est simplifié et américain… dont les figures exemplaires peuvent être Aurélie Nemours et Geneviève Asse.

Mouvements successifs ou parallèles et paradoxaux, qui cohabitent tant bien que mal avec l’abstraction lyrique dans le cadre des Réalités Nouvelles pendant 70 ans. La critique acerbe de Charles Estienne de l’abstraction géométrique comme académisme,  sclérose d’une idéologie née avant 1914 en est un exemple frappant.

La catégorie lyrique a été définie par le peintre Georges Mathieu en 1947, pour désigner un art qui exprime une volonté d’improvisation, une danse, bien avant Pollock de 1949,  mais sans all-over dans une sorte d’Instant Karma qui mélange geste, happening et performance.
Le terme “lyrique”, est même utilisé dans les années 1940 dans les ateliers new yorkais comme expression poétique débordante du moi par une déclamation exaltée des sentiments et de la présence au monde de l’Etre, idée qui le rapproche de l’existentialisme de Sartre. Pourtant c’est le terme d’“Impressionnisme abstrait”  qui alors s’impose à New York par Elaine de Kooning pour définir le travail de Guston, puis le critique Lawrence Alloway le théorise avec Riopelle et l’école de St Ives dans les années 1950 en Angleterre. Abstraction Lyrique du Moi, développement de la conscience de ce qui fait œuvre et de l’artiste dont le geste est compris entre "image de la trace ou trace de l’image" chez Hartung, Schneider, Soulages ou Mathieu, comme le montre Eric de Chassey… puis degré zéro de l’écriture pour Barthes avec Cy Twombly… abstraction post picturale, paysagisme, dans ce qui ne se lit pas, ce qui ne reconnait pas.

Pour Eric de Chassey, l’abstraction lyrique héritière de Kandinsky, est le pendant de l’expressionnisme abstrait new yorkais défini selon son inventeur Clement Greenberg comme exclusivement héroïque et masculin. Dans les années 1970, l’abstraction lyrique décrit pour le même Greenberg toute abstraction qui ne relève pas de la catégorie  “Expressionnisme Abstrait (Américain)”, aussi il refuse aux peintres femmes américaines  (Joan Mitchell ou Lee Krasner) et aux peintres non-américains de les associer au groupe et à l’étiquette qu’il a créée ! J’ai cru la première fois que je lisais l’argument féministe de l’art machiste de Greenberg a une blague, mais non Greenberg utilise bien cet argument puritain du dominant/dominé - masculin/féminin ! Argument qu’il utilise tel quel contre Mathieu, lequel est associé à la grande cuisine française, féminine et chichiteuse contre le burger roboratif, viril et américain Pollock. On va alors préférer parler d’abstraction chaude pour désigner le lyrisme, l’empathie, rapprochant surréalisme et abstraction, inconscient, théorie psychanalytique et freudienne du geste pictural, et d’abstraction froide pour désigner une approche sans touche apparente, industrielle, à la géométrisation visible et désignée.

Ainsi voilà présentées les différentes catégories, que Madeleine Sins et Jean-Pierre Bertozzi proposent aux artistes des Réalités Nouvelles qui le souhaitent de travailler à les subvertir, à les travailler contre elles-mêmes et d’interroger les genres dans lesquels chaque artiste se situe classiquement : Abstrait ? Géométrique ? Lyrique ? Froid ? Chaud ? 
à travers trois expositions successives à la Galerie Abstract Project:

1/ - Vibration[s] #60 - Géométrico-lyriques ou lyrico-géométriques ?
2/ - Échangisme[s]#66 - Géométriques v/s Lyriques
3/ - Complicité[s]#   - Géométriques & Lyriques
Le critique Yves Michaud, dans le texte qu’il a publié “Entre Koons et Sehgal” - dans le catalogue de l'exposition “La Belle Vie Numérique” (2018) à l'Espace Fondation EDF à Paris et repris sur son blog, s’interroge sur l’impact que les technologies de l’information sont en train de produire sur l’art visuel par la réduction des œuvres au format du portable intelligent, du PDF et du JPEG faisant de toute œuvre d’abord un fichier numérique html inter-échangeable. Il en déplore la conséquence inévitable, la disparition de la signification au profit des concept-valises, malles et bateaux.

Alors comment envisager de passer de l’une à l’autre, de ces catégories du Féminin au Masculin, du Masculin au Féminin, dominant au dominé, XX ? XY ? XXY ? XXX ? XYY? XXXY Ou XYYY ? XXYY ?, Confusion des genres ?  Ying et Yang ? Queer ou travelo ?  69 et Kama Sutra, toutes les positions sont possibles sens dessus dessous. A partir de l’ADN des peintres, en développant des catégories expérimentées dans les années 1930 et 1950  le passage d’un genre à l’autre est-il une transe d’un bio design ? D’une bio abstraction? D’une confusion génétique biomorphique ?
Eau chaude ou froide, eau mitigée !

Alors entre expressionnisme, géométrique, lyrique et numérique, c’est à une partie carrée ou à un déjeuner sur l’herbe que les artistes sont invités !

Ou s’agit-il de nous proposer de repartir de zéro ?

En attendant remontons au XXe siècle et dans le catalogue de l’exposition “les Immatériaux” de 1985, lisons ce délicieux quatrain désuet de Jean-François Lyotard en guise d’envoi :

« Ce résultat transcrit sur un centre serveur,  
peut être consulté au C.G.Pompidou
de l’extérieur sur les minitels du réseau
PTT, pendant la durée de l’exposition. »



Et ici, vous êtes devant votre écran... l'exposition virtuelle  Et ici
consultable de l'extérieur sur les ordinateurs du Réseau RN, pendant la durée de vie du blog...