Follow by Email

mardi 17 avril 2018

Bon Anniversaire Frank Popper

Né le 17 Avril 1918...  Frank Popper a aujourd'hui 100 ans !  Bon Anniversaire !

Critique d'art, théoricien de l'abstraction, professeur des Universités à Paris VIII, etc... compagnon de route des RN, membre fondateur du GRAV, héros de la seconde guerre mondiale (il est engagé dans la RAF à Londres), son œuvre théorique porte sur les rapports de la technologie et des arts à travers le cinétisme, dont il est un des théoriciens, puis dans les années 70 de la "participation", toutes les formes d'art ou le public agit avec l'œuvre, on dit aujourd'hui "interactif". Ce faisant, il définit le nouveau lien, qu'établi l'art à la technologie comme "Virtuel" ce qui est la définition proposée de tout art aujourd'hui qui humanise la technique.

mardi 3 avril 2018

#63 - Intercontinental Line

VO et VF suit en déroulement



This second edition of Intercontinental Line demands a reflection on the first. 
We did not observe striking differences between the artists from North America and those from Europe. This may be due to the small number of participants and the subjectivity of our choices of both the artists and their works. 
Line was the subject and the means of expression to convey and engage movement, edges, and the mapping of space. A corporeal aspect, in the sense of a line being a unique result of a bodily gesture, is more present in the work of the North Americans without being totally absent in that of the European artists. The most pronounced distinction is between the chromatic and the achromatic with the North American artists employing a more reserved palette. 
The first intercontinental meeting has paved the way for promising future exchanges.

Daniel G. Hill  /Bogumila Strojna

Pour cette seconde édition d’"Intercontinental Line", quelques réflexions sur la précédente. 

Nous n’avons pas observé de différences frappantes entre les artistes d’Amérique du Nord et ceux d’Europe. Cela est sans doute dû au nombre restreint de participants et également à la subjectivité de la sélection des artistes et de leurs œuvres. 
La ligne a été le sujet et le moyen d’expression, pour transmettre et mettre en action, les limites et la cartographie de l’espace. La dimension corporelle, au sens d'une ligne effet unique d'un geste physique, est plus présente dans les travaux des artistes américains sans être toutefois totalement absente de ceux des artistes européens. La différence la plus remarquable est dans le choix chromatique, les artistes nord-américains ayant utilisé une palette plus restreinte. 
Cette première rencontre internationale ouvre la voie à de futurs échanges prometteurs.   

Daniel G. Hill  /Bogumila Strojna




LINE WRITING

While thinking about the exhibition title Intercontinental Line and the initial premise for the exhibition: ‘to question the use of the line – its similarities and differences’, the main question to consider was whether artists from two different continents and from two different hemispheres, with the shared framework and conventions associated with Non-Objective Art would perceive the use of line and its potential for meaning in the same way. 

To draw a line on a page is to immediately make an image: a horizontal line becomes horizon and transforms a drawing into a landscape; a vertical line creates the beginning of perspective or places a figure into the image; a line drawn on a page may be strong or tentative, direct or meandering; it may be continuous or fragmented - a path, a barrier, a trajectory; one talks in terms of “lines of communication”; elements in space being “aligned” to each other; the songlines of indigenous mapping; roads are lines linking places, and even in the heavens imaginary lines are drawn to create mythic images; but lines are also drawn to create barriers; fence-lines, lines of defence; borders divide territories: so lines are invented to both connect and separate.

Geographically the line of the equator divides the Northern and Southern hemispheres where air and water currents are reversed; this reversal is also echoed in the changing of the seasons, and declinations of winter and summer alter the length and direction of falling shadows. Does this disorientation affect the artist travelling from one hemisphere to another?

The two continents of Europe and Australia are separated by vast spaces of land and sea, over time each has been formed by changes to culturally specific, historical and geopolitical influences. The work of artists within these two contexts will reflect these differences, and we must question to what extent the distance separating the Australian artist from a cultural heritage which originates in the Northern hemisphere affects the motivation and technical aspects of the work. In an age where new technology and globalisation are increasingly having an influence on art and artists, perhaps these considerations are becoming less important.



Barbara Halnan
Susan Andrews

January 2018


ECRIRE ENTRE LES LIGNES 
En considérant le titre de l’exposition Intercontinental Line et la prémisse initiale de l’exposition: « questionner l’utilisation de la ligne – ses ressemblances et ses différences », la question principale est de comprendre si des artistes venant de deux continents, de deux hémisphères différents et ayant des conceptions et des conventions associées avec l’Art Non-Objectif, peuvent avoir la même perception de l’utilisation de la ligne et de son potentiel de signification.

Dessiner une ligne sur la feuille, c’est faire image immédiatement: une ligne horizontale devient un horizon et transforme un dessin en paysage; un trait vertical ouvre une perspective ou place une figure dans l’image; une ligne dessinée sur la feuille pourra être déterminée ou juste esquissée, directe ou sinueuse; être continue ou fragmentée – un chemin, une barrière, une trajectoire; on parle de « lignes de communication », des objets « alignés » les uns aux autres ensemble dans l’espace; mélopées des cartographies indigènes ; les routes sont des lignes qui relient un lieu à un autre, et même dans les cieux des lignes imaginaires sont dessinées pour créer des images mythiques; mais on dessine également des traits pour faire des barrières; des clôtures; les lignes de défense; les frontières divisent les pays: donc les lignes sont inventées pour unir mais aussi pour diviser.

En géographie, la ligne de l’équateur sépare les hémisphères du Nord et du Sud, dont les courants d’eau et les flux d’air sont inversés; cette réciprocité se voit aussi dans le changement des saisons, et les déclinaisons du soleil de l’hiver et de l’été changent la longueur et la direction des ombres. Ces orientations ont-elles un effet sur l’artiste qui voyage d’un hémisphère l’autre ?

Les deux continents l’Europe et l’Australie sont séparés par de vastes espaces de terres et d’océans, de plus chacun d’eux s’est construit à travers des changements culturels spécifiques, des influences historiques et géopolitiques. Les travaux des artistes dans ces deux contextes reflètent ces différences, et on doit s’interroger à quel point la distance qui sépare l’artiste australien d’un héritage culturel qui a son origine dans l’hémisphère Nord produit de l’effet sur les intentions de l’artiste ou sur les techniques utilisées dans ses œuvres. A une époque où les nouvelles technologies et la globalisation exercent de plus en plus une influence sur l’art et les artistes, il est possible alors que ces considérations deviennent de moins en moins importantes.

Barbara Halnan
Susan Andrews
Janvier 2018








































lundi 2 avril 2018

Olivier de Coux (1968-2018)

Le Salon des Réalités Nouvelles 
a la tristesse de vous faire part 
du décès du sculpteur Olivier de Coux
 à l'âge de 49 ans.

Les Réalités Nouvelles présentent toutes leurs condoléances 

à sa famille, ses parents, ses soeurs et à ses amis.

Présentée au Salon 2017

AD 8 - 2016 - Acier corten 90x110x50

  
( ©photo sarah bartheau)


Legé, Saint Briac sur Mer

Nous avons la douleur de vous faire part

du décès de

Monsieur

Olivier de Coux

Sculpteur

survenu à l'âge de 49 ans.

Isabelle de Coux, son épouse,
Adrienne et Carmen, ses filles,
Bernard et Sabine de Coux, ses parents,
ses soeurs, belle-soeur, beaux-frères, belle-mère, neveux et nièces.

La cérémonie d'au revoir aura lieu , jeudi 5 avril 2018 à 11h30, au crématorium du Sud Loire à Château Thébaud .

Messages et gestes de sympathie sur l'espace condoléances de Monsieur Olivier de Coux sur www.pompesfunebresrelet.com

dimanche 1 avril 2018

Le retour de RN au Musée d'Art Moderne

Affiche RN 2018
Retour à la Norme
En ce dimanche de Pâques, mes bien chères sœurs, mes bien chers frères, Réalités Nouvelles est heureux de vous annoncer, urbi et orbi, une véritable résurrection : le Salon des Réalités Nouvelles revient 50 ans après Mai 1968 au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris. Sonnez les cloches ! Ding ! Dang ! Dong ! L'accord a été trouvé avec Annie Talgo dans le plus grand secret après de longues heures de négociation avec Olivier Di Pizio, notre président, qui le dit lui-même : "vous n'imaginez pas le nombre de coups de fil, je n'en peux plus, des heures au téléphone... Vous n'vous rendez pas compte du boulot qu'c'est ! ... Elle est tellement bavarde !... , je n'en peux plus !".  En effet les divisions apparues au sein du Salon en 1968 entre gauche prolétarienne et maoïste d'une part et de l'autre les tenants d'un capitalisme bourgeois ont laissé des traces profondes, des cicatrices qui seraient en voie de guérison. Qui n'a pas entendu dire que RN est un salon de droite, voire fasciste dans les allées de la Jeune Peinture ou du Salon de Mai ? Quand les uns traitaient les autres de " Eh! Va donc ! maoïste de mes deux". Les interjections fusaient : les "d'où tu parles, camarade ?", les " au niveau du vécu", "Non à la peinture bourgeoise", "RN facho ! ", "RN plus con des salons maoïstes pro-suisse", "Salon ! piège à cons", "Le salon est à nous", "La police avec RN", "La beauté est dans le salon", "Prenons nos désirs pour des Réalités Nouvelles","Sous le Parc Floral, la plage" et autre "Vive Groucho Marx !" etc...

En 1969, année érotique, s'il en est, le salon des RN se tenait pour la dernière fois au MAM de la Ville de Paris avant d'en être exclus et de se tenir en terrain neutre au Parc Floral de Paris-Vincennes à partir de 1971, où il est toujours aujourd'hui !

Le drapeau rouge (carré rouge sur fond rouge) va-t-il flotter à nouveau sur le salon ?


Les artistes sont au Salon
ce que les moutons sont au Parc Floral !

mercredi 28 mars 2018

Piera Rossi (1931-2018)

La sculptrice Piera Rossi nous a quitté le 6 mars 2018.


Sa personnalité et son œuvre attachantes laissent un souvenir profond et marquant. Son travail touchait à un point d'équilibre rare. Loin de tout souci démonstratif il semble né de l'évidence du geste simple, direct et transparent que savent montrer les grandes maturités. Née en Egypte, très jeune son père, architecte, l'emmenait au musée des antiquités du Caire. Premier contact formateur et éblouissant avec la sculpture : " À 13 ans je sais, dit-elle, que je veux être sculpteur. Arrivant à Paris, sachant peu de l'art moderne, je suis les cours du sculpteur Gimond, en vue d'intégrer les Beaux Arts. J'ai détesté son conformisme et ses certitudes. À l'occasion d'une exposition, je découvre la sculpture d'O. Zadkine : c'est le coup de foudre. J'ai travaillé sous sa direction à la Grande Chaumière, quatre merveilleuses années. 

Commence ensuite une période de travail solitaire, avec cet irrésistible besoin de dire même si l'on ne sait pas quoi dire. Je cherche ma voie du coté de H. Laurens, H. Moore, J. Arp, Etienne-Martin, des peintres de « l'école de Paris » : Vieira da Silva, Soulages, Nicolas de Staël... Très vite j'ai envie d'horizons et deviens sculpteur « paysageur ». Ultérieurement de nombreux voyages, me permettent d'approfondir ma perception de l'espace et ma présence au monde."
Ancienne élève de Zadkine, elle fut également professeur à l'Université Paris VIII Vincennes-St Denis.





Pour Francis Villadier, conservateur en chef du Musée d'Art et d'Histoire de la Ville de Meudon : "Les sculptures de Piera Rossi, bien que figuratives, suggèrent plus qu'elles ne décrivent, bien que paysages, elles donnent à sentir plus qu'à voir. Elles racontent des mondes entrevus, des histoires oubliées sous le sable des immensités arides. Déserts purs et nus, montagnes aux formes onduleuses douces comme des caresses, falaises abruptes ou rochers polis par le temps, ce sont des univers où l'homme et le végétal mesurent leur insignifiance. La vie y est certes présente, un arbre, une maison, un village, comme tolérée, fragile dans sa brièveté, étonnante par sa volonté farouche d'exister, mais si petite et ténue face aux espaces infinis, face aux roches sans âges, face au vent du désert qui les balaiera un jour. Nulle tristesse, nulle nostalgie pourtant, dans ces oeuvres où règne la paix. (...) Piera Rossi est sculpteur. Elle aime le bois, sa texture, sa chaleur, ses pièges et ses surprises, elle aime ce long travail qui, jour après jour, fait naître la forme de la matière brute. Elle est aussi cette voyageuse immobile qui erre inlassablement dans des contrées inexplorées et nous entraîne avec elle à la recherche de réponses improbables à des questions éternelles."

Bernard Jeufroy


lundi 26 mars 2018

Domitille d'Orgeval-Azzi et Kupka

Accrochage du Jubilé Kupka au Salon des Réalités Nouvelles 1953

Domitille d'Orgeval-Azzi abordera la question de Kupka et des Réalités Nouvelles dans le catalogue de l'exposition retrospective Kupka au Grand Palais (21 mars 2018 au 30 Juillet 2018) .