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lundi 29 mai 2017

Décès de Arthur Luiz Piza (1928-2017)

Le Salon des Réalités Nouvelles 
a la tristesse de vous annoncer le décès du peintre et graveur 
Arthur Luiz Piza.

Les Réalités Nouvelles présentent
 toutes leurs condoléances à sa famille et à ses amis.

Arthur Luiz Piza dans son atelier

Arthur Luiz Piza nous a quittés vendredi 26 mai 2017.

Arthur Luiz Piza est né le 13 janvier 1928 à Sao Paulo. A l’âge de 7 ans, un grave accident de voiture l’isole de la vie des autres enfants et de l’éducation traditionnelle. Il suit des cours particuliers, lit énormément et reçoit un jour un livre sur Van Gogh. Il en copie les reproductions et sait alors que son univers sera artistique. Il prend des cours dans l’atelier d’Antonio Gomide, y suit une formation classique et il rencontre Clelia qui y étudie également. Ils se marient peu après, en 1949.

Après plusieurs expositions à Sao Paulo, dont une participation à la Première Biennale où il montre des oeuvres à tendance surréaliste, Clelia et Piza partent en Europe en 1951. Ils s’établissent à Paris et Piza apprend la gravure auprès de Johnny Friedlaender. Ses travaux se libèrent progressivement de la figuration, les formes s’affinent sur des fonds travaillés délicatement. Il présentera le fruit de ces deux années passées à Paris à la Deuxième Biennale de Sao Paulo et obtiendra le Prix d’acquisition de la Biennale. De retour en France, il expérimente une nouvelle technique de gravure en creusant très profondément le métal. Ceci lui permet de tirer ses gravures en un seul passage : les couleurs capturées dans les entailles profondes du métal ne peuvent se mélanger. Et cette technique lui permet surtout d’augmenter le relief du papier. Ces gravures seront exposées à Documenta de Kassel en 1959 et la même année il remportera le Prix de la meilleure gravure à la Cinquième Biennale de Sao Paulo.

Il recherchera aussi ce volume et cette matière dans sa peinture à laquelle il incorpore des petits morceaux de bois ou de papier épais qu’il organise dans une géométrie dansante plus à la manière dont s’assemblent les écailles d’un tatou que la juxtaposition d’une mosaïque. La couleur, dont la palette souvent très contenue dans de riches variations de terres, de rouges et de noirs, sert la forme. L’aspect poudreux, ultra pigmenté des taches de couleurs dans la gravure se retrouve en peinture dans un développement vibratoire. Tout au long de sa vie, le dialogue fécond entre la gravure et la peinture enrichira l’une et l’autre.
Les expositions internationales de succèdent, ponctuées de nombreux prix et de récompenses parmi lesquels le Prix David Bright à la Biennale de Venise de 1966.

A partir des années 70 les reliefs dans la peinture s’accentuent au point de devenir sculpturaux. Les papiers sont incisés de plus en plus largement dans une dynamique expansionnelle. Piza les découpes, les fiches sur des pointes. Quelques unes sont posées comme des papillons très haut sur les murs de l’atelier, libres de tout cadre ou de tout support, libres du mur également où elles ne sont retenues que par une tige mince. Puis il utilise des morceaux de métal peint avec lesquels il joue en les plantant dans des tapis brosses gris, créant ainsi des compositions dans une totale liberté. Les tapis brosses seront exposés en 1983 à la Galerie Raquel Arnaud de Sao Paulo.

Après avoir réalisé des sculptures de grandes dimensions exposées au Parc do Coco à Fortaleza en 1986 et réalisé des sculptures en porcelaine pour la Manufacture de Sèvre, Piza travaille avec des grillages métalliques qui se déploient dans l’espace. Il les superpose en combinant plusieurs sortes de maillage qui accrochent la lumière et dans lesquels il niche des formes colorées. Il dira : « Je me sens l’âme proche des indiens de l’Amazonie qui voient passer les éclats multicolores des oiseaux dans la trame serrée et presque sombre de la jungle.» Cette exploration de l’éphémère, du fragile, du hazard poétique aura toujours guidé les recherches de Piza. La musique de jazz qu’il adorait et qui accompagnait souvent les heures passées à l’atelier procède également de ces harmonies subtiles, de ces rencontres fortuites, de l’étirement du temps, de cette disponibilité et de la concentration nécessaires pour les accueillir.

Depuis la fin des années 70, Piza s’est attaché à faire connaître la culture latino-américaine. Il a d’abord travaillé à l’association culturelle de l’Amérique Latine puis a longtemps occupé la présidence de l’Espace Latino-Américain de Paris. Et c’est la suite logique de ce travail qui l’amène à créer en 2011, avec son épouse Clelia Piza, le prix Piza dont l’intention est de développer, - au-delà du rayonnement de son oeuvre personnel et de l’ouverture ainsi apportée à de jeunes artistes, des liens culturels artistiques entre les deux pays.

Ses œuvres sont conservées dans de nombreux musées et institutions publiques dont la Bibliothèque Nationale, le Musée national d’Art Moderne, Paris, le Musée de la Ville de Paris, à Sao Paulo le Musée d’Art Moderne, le Musée d’Art Contemporain et la Pinacothèque, l’Art Institute de Chicago, The Museum of Modern Art à New York, The Solomon R. Guggenheim Museum, New York, The Victoria and Albert Museum, Londres…


Une cérémonie aura lieu au crématorium du Père Lachaise vendredi prochain, le 2 juin à 13 h.


Virginie Duval

Bernard Blaise à Semoy et à ....


Avec l'entremise de l'association ERYA la ville de Semoy a invité Bernard Blaise à présenter son œuvre "carton" jusqu'au 30 juin dans la salle Irène Frain de la bibliothèque Georges Sand et une partie de son œuvre "grillage" jusqu'au 15 septembre, sur la jachère fleurie qui s'étend derrière la bibliothèque.
Vernissage le samedi 3 juin 2017 à 11h00 en présence de l'artiste et des élus.





Et au chateau de Bosc, avec une trentaine de Sculpteurs dont une bonne part exposent aux RN ... 



vendredi 26 mai 2017

ministère de la culture info

La ministre de la Culture Françoise Nyssen, qui est une grande figure de l'édition (Actes Sud basé en Arles), a choisi son directeur de cabinet Marc Schwartz ( connu pour avoir négocié l'accord entre Google et la presse), il était Médiateur du Livre depuis Juillet 2016 et  son chef de cabinet LoIc Turpin, qui lui vient du ministère du travail et de l'emploi et du dialogue social, il sera visiblement en charge du lourd dossier des intermittents du spectacle.

jeudi 11 mai 2017

RN HLM à Bernin Exposition d'été

36 artistes des RN 
« Hors Les Murs » 
pour une exposition d'été

au Château de la Veyrie à Bernin 
38190 Bernin
 a lieu du 13 mai au 18 septembre 2017


Vernissage le samedi 13 Septembre à 12h 

Sous le commissariat de Gilles Fourneris, Olivier Di Pizio et Jean-Pierre Bertozzi.

Ouvert les jeudi, vendredi, samedi et dimanche de 18h30 à 20h30 (jours féries de 13h30 à 16h30) et sur demande.





Poursuivant l'initiative municipale d'expositions artistiques annuelles débutée en 2015, le château de la Veyrie ouvre cette année ses espaces à l'art abstrait contemporain.
Au fil de l'histoire successivement maison forte, maison seigneuriale, puis résidence secondaire il y un siècle du capitaine d'industrie Charles Keller, la bâtisse de Bernin accueille les formes d'abstraction que la prestigieuse association parisienne des Réalités Nouvelles - forte de ses quelques quatre cents artistes, issus de différents pays - porte et renouvelle, dans un souci d'exigence et de créativité que sa longue histoire n'a jamais démenti.

C'est donc sculptures, tableaux, dessins, photographies, vidéos ou encore installations suivant les grandes dénominations dites géométrique et lyrique, et au-delà, participant de toutes les formes de recherches contemporaines, que le public peut découvrir cette saison dans les décors théâtraux des intérieurs Art Nouveau de la Veyrie, rongés par le temps et le vandalisme après vingt années de fermeture.

Durant les sept dernières décennies, le salon Réalités Nouvelles que l'association organise annuellement - exposition collective dans laquelle chaque artiste présente une œuvre - a été la chambre de résonnance hexagonale de la nouvelle création abstraite. L'année 2017 marquera du reste la soixante dixième édition du catalogue.

Au chapitre historique, ce salon parisien figure au rang des plus célèbres, lieu de confrontations plastiques entre d’illustres figures de l'art d'après-guerre et contemporain (Sonia Delaunay, Victor Vasarely, Pierre Soulages, François Morellet, … ). Après avoir occupé au fil du temps différents lieux institutionnels de la capitale (musée d'Art Moderne, Grand Palais, …), c'est en 2005 qu'il élit de nouveau domicile dans l'écrin floral du parc de Vincennes.

Depuis 2011, le salon s'invite en province ou à l'étranger, au travers d'expositions “hors les murs”, visant à porter les nouvelles créations abstraites de ses artistes à la rencontre des populations territoriales et les faire connaître à l'extérieur de nos frontières.

Rendez-vous donc est pris sur la colline de Bernin avec les abstractions d'aujourd'hui et les tendances de demain, sur ce promontoire d’où les deux générations de Keller furent témoins, aux première et seconde moitiés du siècle dernier, des profondes mutations artistiques qui ouvrirent les voies de la non figuration.

Gilles Fourneris
Coordination artistique






mardi 2 mai 2017

#44 - INTERCONTINENTAL LINE chez AP

#44 - INTERCONTINENTAL LINE

Reflection in progress

Europe/North America

Exposition du 11 au 20 mai 2017


Vernissage mercredi 10 mai de 18h à 21h
Finissage samedi 20 mai de 16h à 21h



DELNAU

Yifat GAT

Shawn STIPLING

Bogumila STROJNA

Anna SZPRYNGER

Emily BERGER

Daniel G. HILL

Creighton MICHAEL

Munira NAQUI
Anna SZPRYNGER

Tenesh WEBBER


Galerie ABSTRACT PROJECT

5 rue des Immeubles Industriels

75011 PARIS



J’avais envie d’organiser une exposition réunissant des artistes du monde entier, à l’époque où les échanges sont fréquents et où les distances et les différences s’abolissent ou, au contraire, tendent à s’exacerber. 
Cette exposition est la première d’une série, où des artistes européens exposeront avec des artistes de continents différents. Pour cette première édition, vous allez pouvoir apprécier les œuvres d’artistes d’Europe et d’Amérique du Nord. Je collaborerai chaque fois avec un artiste du continent correspondant qui assurera avec moi le commissariat de l’exposition. Pour cette première édition d’Intercontinental Line l’exposition a été construite et réalisée avec l’artiste new-yorkais, Daniel G. Hill.
J’ai choisi la ligne en tant que dénominateur commun, support de création, l’élément graphique présent dans chaque domaine de la création plastique. Si elle est associée initialement au dessin, son usage se décline actuellement dans tous les domaines des arts plastiques - peinture, sculpture, dessin, photographie, installation, traversant tous les courants d’art abstrait. Notre choix des œuvres tend à le montrer.   
Le sujet de cette exposition est de questionner l’utilisation de la ligne (dans ses différences et similitudes) selon les continents, avec leurs spécificités culturelles, géopolitiques et historiques. Le sous-titre de cette exposition est « reflection in progress », car nous posons cette question, et la réponse pourra ou pas être donnée seulement à la fin de la série d’expositions Intercontinental line.
B. Strojna
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At a time when exchanges are frequent and distances and differences are abolished or, on the contrary, tend to be exacerbated, I wanted to organize an exhibition bringing together artists from all over the world.
This exhibition is the first in a series in which European artists will exhibit with artists from different continents. Each time, as co-curator of the exhibition, I will work with an artist of the corresponding continent. The first edition of Intercontinental Line presents the work of artists from Europe and North America and has been developed and realized in collaboration with New York artist Daniel G. Hill.
As a creative support and graphic element present in each field of plastic creation, line has been chosen to serve as a common denominator. Though initially associated with drawing, its use is currently available in all fields of the plastic arts—painting, sculpture, drawing, photography, installation—crossing all currents of abstract art. Our choice of works tends to show that.
The purpose of this exhibition is to question the use of line—in its differences and similarities—according to the continents, with their cultural, geopolitical, and historical specificities. Because we ask this question, the subtitle of the exhibition is reflection in progress. The answer may or may not be given and only at the end of the series of Intercontinental Line exhibitions.
B. Strojna
English translation by Daniel G. Hill