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jeudi 1 décembre 2016

Last but not least #37 - RN 4/4 70 ans RN et les datas

TRIOMPHE 

PROLONGATION JUSQU'AU 

21 JANVIER 2017

FINASSAGE 

le SAMEDI 21 JANVIER 
de 18 h à 21 h


POUR VOIR L'EXPOSITION COMPLETE 


Reportez-vous sur le blog 


Un collectif  d’artistes à l’heure du numérique
du 7 décembre au 23 décembre 2016


RN DATAs







4/4 - RN DATAs -

Un collectif  d’artistes à l’heure du numérique
du 7 décembre au 23 décembre 2016

Abstract Project
5 rue des Immeubles Industriels


Pour célébrer les 70 ans de la naissance du Salon des Réalités Nouvelles, quatre expositions proposent de revisiter l’histoire du salon en accompagnant les archives du Salon d’œuvres des artistes  du Collectif d’aujourd’hui.

Pour la dernière exposition, les artistes jouent et se jouent des DATAs  et des flux à Abstract Project.

Qu’est ce que l’abstraction à l’heure du numérique et de ses flux ? Comment le numérique par sa rapidité impose une (des) nouvelle(s) relation(s) aux oeuvres qu’elles soient peintes, sculptées, photographiées, dessinées, digitales natives….
Les réseaux sociaux nous donnent de nouveaux espaces d’expression et de réception, où les images se superposent, disparaissent aussi vite qu’elles sont apparues… site, blogs, Instagram, twitter, etc… L’abstraction semble être réalisée partout tout le temps en un clic… Dans ces conditions quel est le statut des oeuvres ? D’être des Datas ? Dans ces conditions quel est le statut des archives ? D’être des oeuvres ?  Des confrontations ? Quel est le nouveau rapport de l’art à l’histoire de l’art ?  Quel est le nouveau rapport de l’art à la science ? Depuis 2008, sous la présidence d’Olivier Di Pizio, l’association des Réalités Nouvelles  s’ouvre à ces nouvelles interrogations portées par Erik Levesque autour des colloques ou de Malevitch 2015,   avec Jean-Marc Chomaz  et le Labofactory, qui ouvrent de nouvelles relations de l’art et de la science,  par Olivier Di Pizio pour la dimension sociale et politique de la “Philia” que constitue le collectif, ouvrant un espace à Paris “Abstract Project”, organisant des RN "hors les murs" à Pékin, Belgrade ou Chaudes-Aigues avec la complicité de Jean-Pierre Bertozzi ou Milija Bilic où toutes ces questions sont soulevées et débattues.


Les trois précédentes expositions de "70 ans de Réalités Nouvelles" à Abstract Project

- 1939-1959  Le gang de l’abstraction avant (fév 2016)
- 1960-1959  Après la révolution culturelle, le Haricot (mai 2016)
- 1981-1990  Rehab; les années 80 (sept 2016)

Les expositions peuvent être vues sur le blog 70 ans de RN 1946-2016

> http://70ansdern19462016.blogspot.fr/

Vues de l'exposition RN DATAs






























mercredi 30 novembre 2016

Geert Van Fastenhout (1935-2016)

Nous avons appris le décès de Geert Van Fastenhout en Octobre 2016. 

Nos pensées vont à sa famille et amis
Réalités Nouvelles

Hommage à Fastenhout







La galerie gimpel & müller rend hommage à Geert van Fastenhout disparu le 28 octobre,
peu après sa dernière participation au Salon des Réalités Nouvelles.
Nous associons à cet hommage Hans Steinbrenner, ami et compagnon de route de Geert, ayant exposé avec lui à plusieurs reprises, ainsi que :

 

Joël Besse
Olivier de Coux
Eve Gramatzki
Krochka
Denise Lioté
Antoine de Margerie
et
Garry Fabian Miller

exposition du 8 décembre au 14 janvier (fermeture du 24 décembre au 2 janvier)
du mardi au samedi de 14 à 19h30 et sur RDV

galerie gimpel & müller
12 rue Guénégaud
75006 Paris
+33 (0)1 77 16 06 01
+33 (0)6 16 81 71 49
www.gimpel-muller.com

ci-dessus: Geert van Fastenhout, schilderij n°1 - 2013, huile sur toile, 80 x 65 cm

jeudi 24 novembre 2016

Fernando Lerin (1929-2016)

 Le Salon des Réalités Nouvelles a la tristesse 
de vous annoncer le décès du peintre
membre et exposant 
Fernando Lerin 

survenu le Vendredi 18 Novembre 2016 à Paris

La cérémonie d'inhumation sera célébrée 
le 25 Novembre 2016 à 14 heures 15
 au crématorium du cimetière du Père Lachaise.


Les Réalités Nouvelles
présentent toutes leurs condoléances 
à sa famille et à ses amis.

Actualités Nov/Dec 2016


mercredi 23 novembre 2016

Georges Mathieu à l'œuvre 1951- 1969

A Milan, exposition Georges Mathieu chez Delupi Arte entre octobre et novembre 2016, le catalogue du peintre inventeur de l'abstraction lyrique aux Réalités Nouvelles en 1948 est en ligne ici , avec les textes en français et en italien  d'Edouard Lombard directeur du Comité G.Mathieu qui reviennent entre autre sur l'origine du mot abstraction lyrique.



extrait du texte de Edouard Lombard

Georges Mathieu à l'époque de sa participation aux RN 1948












dimanche 20 novembre 2016

Céline Berchiche, à la Galerie Lahumière


Chers amis de la Galerie Lahumière,

nous vous accueillons le dimanche 27 novembre à 15h pour une conférence tenue par Céline Berchiche, historienne de l'Art, sur le thème de l'exposition en cours à la galerie dans le cadre de notre participation à la manifestation organisée par le Comité Professionnel des Galeries d'Arts.
Dans l'attente du plaisir de vous y retrouver.


Anne et Diane Lahumière
Galerie Lahumière
17, rue du Parc Royal
F-75003 Paris
www.lahumiere.com





samedi 19 novembre 2016

OLEG GOUDCOFF (1926-2015)


OLEG GOUDCOFF
(1926-2015)


Sans Titre - 1998 - 81 x 100 cm - huile sur toile

Une présentation d’une dizaine de grandes peintures à l’huile de Oleg Goudcoff, à laquelle s’additionnera à partir du 13 décembre des gouaches et des dessins aura lieu dans un endroit insolite, le Brandi Partners Avocats. Cette exposition, organisée par Sophie Alexinsky (la fille de l’artiste) et par Max Fletcher, rend hommage au travail pictural de Oleg Goudcoff, disparu en 2015. 

Enclave - 1994 - 75 x105 cm - huile sur toile 

Oleg Goudcoff, né en 1926, a consacré la majeure partie de sa vie à la sculpture et au dessin. Après des études à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris, il passe quelques années en Allemagne à l’Académie des Arts de Berlin Est, puis à l’Académie des Arts de Munich. Fatigué du néo-classicisme ambiant, il rentre à Paris dans les années 50 et se consacrera entièrement à la sculpture à partir des années 60. Il exposera régulièrement au Salon des Réalités Nouvelles jusque dans les années 70 puis se retirera en province pour se consacrer plus sereinement à un travail introspectif. Son oeuvre sculpté figure dans plusieurs collections publiques et notamment un bronze monumental acquis par le FNAC est visible au Parc Floral de Vincennes.

De 1977 à 1984, il dirige un atelier de sculpture pour enfants et adolescents psychotiques et autistes, au CHS de Perray-Vaucluse. Lorsque ce temps de partage de son activité de sculpteur avec les enfants se termine, il se dédie entièrement à la peinture et pendant les quinze dernières années de sa vie naîtront des compositions abstraites privilégiant une lumière mouvante, souvent voilée, où s’accrochent des éclats de couleurs vives. 

Virginie Duval



Vernissage le 23 novembre à partir de 18 h.

Journée portes ouvertes le samedi 26 novembre de 14 h à 20 h ou sur rendez-vous jusqu’en mai 2017.

Brandi Partners International Avocats
24 rue de Penthièvre, 75008 Paris

vendredi 11 novembre 2016

#36 - Paskale Met - Madeleine Sins et performanceS - Abstract Project

Paskale Met
Madeleine Sins
Sous le commissariat de Patrick André

Grün und Rot ist Spengle Mode !
T’es qui toi ?
Vert et rouge, c’est une mode de romanichel ! 
Wer sind Sie?

#36


Programme : performances tous les jours à la galerie à 18h sauf vendredi 25 novembre à 17h

Jeu 24/11 • Sexy Colored Legs : performance (MadPaz**)

Ven 25/11  Une minute de danse par jour : acte de résistance poétique (Nadia Vadori-Gauthier)

Sam 26/11  A Singer Must Die / Tantely & Liva : suspension musicale 

Mer 30/11 • L’autorité du noir : performance (Grégoire Lassalle / MadPaz**)

Jeu 01/12  Le seuil de l’abîme : performance (Laurent Letourmy / MadPaz**)

Ven 02/12  La mariée était en noir : Fashion Week (Jean-Yves Abdallah / MadPaz**)

Sam 03/12 • Les larmes du désir : séquence émotion  (MadPaz**)

* Vert et rouge, c’est une mode de romanichel ! (Expression populaire du patois lorrain).
** MadPaz = Paskale Met & Madeleine Sins



mercredi 9 novembre 2016

Un état des lieux contemporain

Paru dans le supplément Babelia de El Pais le 4 Novembre 2016, à l'occasion des 25 ans du supplément culturel du journal espagnol,  le critique d'art Francisco Calvo Serraller, fait le point sur la situation de l'art contemporain dans un article intitulé :

Le progrès n'est plus ce qu'il était

La mondialisation du marché de l'art a décentralisé le monopole de l'offre

Il nous semble offrir une bon résumé de la situation actuelle de l'art en 652 mots.


Un quart de siècle est un chiffre rond pour célébrer un anniversaire, mais un algorithme ne saurait s'adapter de manière significative à aucun récit historique sauf comme mémoire ponctuelle d'un événement, ce qui le discrédite pour établir un panorama, et encore plus si la matière a observer est l'art qui se manifeste de manière plus significative sur de longues périodes. Cependant, une fois donné cet avertissement, il est impératif d'ajuster notre discours à ce charmant anniversaire. Il est vrai aussi qu'il convient de souligner certains aspects qui semblent caractériser notre présent artistique, sociologiquement marquée par sa réification complète, comme en témoigne la disparition du phénomène de l'avant-garde.

J'ai remarqué publiquement ce problème depuis environ les années 1980, le constat m'a amené à repenser de manière critique la scène artistique, en tenant compte des modèles institutionnels, des stratégies et des personnages qui en avaient organisé jusqu'à récemment leur gestion et qui semblent en avoir été écarté et sans que, pour le moment,  on ne voit d'alternatives stimulantes en remplacement.

Quoi qu'il en soit, il ne faut pas oublier que l'art a toujours été médiatisée historiquement depuis son origine pour des intérêts assez vils encore plus exigeants que le marché des intérêts parasites, cependant, il a toujours réussi à survivre, ce qui ne semble pas correspondre aux chants des sirènes apocalyptiques, parce que l'art s'est toujours réservé "la puissance de son impuissance" un beau paradoxe qui exprime sa capacité intraséque libertaire et intempestive.

En dehors de ces généralisations nécessaires, dans ce goulot d'étranglement que nous appelons actualités il y a les signes concrets d'une mondialisation du marché de l'art, dont le monopole de l'approvisionnement a été décentralisé, et qui entraîné par de nouveaux moyens technologiques,  ne se limite pas à des endroits précis hégémonique, comme New York. Il est  remarquable de noter l'émergence vigoureuse du monde asiatique, la Chine, le Japon et la Corée du Sud, dont les artistes émergents font concurrence à ceux des pays occidentaux.

De plus, avec la multiplication exponentielle des musées et centres d'art contemporain, les foires et des ventes aux enchères internationales ont pris une force insolite déterminante dans l'orientation du goût du public, donnant aujourd'hui la fonction aux plates-formes telles que Biennales et Documenta d'être presque sur le point de devenir des événements touristiques. De plus le mouvement de l'information artistique  à travers le web a amplifié un échange ouvert, qui rompt avec les canaux habituels restreints.

Quant à l'activité artistique, elle n'est plus aujourd'hui plus exprimé par des mouvements ou des groupes successifs et alternants, mais comme des tendances qui coexistent simultanément.

En outre, comme l'art change mais ne progresse pas,  en conséquence les innovations invariantes produites singulièrement peuvent apparaître dans une des branches des tendances coexistantes, parmi lesquels on ne peut distinguer ponctuellement le meilleur impact entre un gris social et rond et votre auto-portrait idéal.

Cela dit, il est clair que la composante de la tendance la plus importante aujourd'hui, c'est le politique qui transmet les messages critiques les plus diaphanes sur les dérèglements perceptibles du présent, comme par exemple, nous faire prendre conscience de la perversion artistique du marché, celui, en général, du capitalisme post-industriel, les phénomènes de guerre impérialiste, le post-colonialisme, l'écologie, le féminisme, l'utilisation solipsiste de l'ère virtuelle ou toute autre dégénérescence des idéaux démocratiques qui se sont substitués à ses valeurs. 

Cette tendance politique, cependant, ne se réduit pas à la simple propagande idéologique, parce que, d'être ainsi comme une simple transmission conceptuelle transforme l'art en quelque chose d'inepte. Mais si l'art ne peut être seulement politique, celui qui ne l'est pas ne peut abandonner explicitement ses implications éthiques, parce que les missions artistiques authentiques s'additionnent sans jamais se soustraire. De manière que maintenant, nous vivons un conflit pour élargir les horizons de notre capacité de signification, ce qui a été et est la mission de l'art, qui aspire à être autre chose qu'une platitude; autrement dit : Bon anniversaire !


lundi 7 novembre 2016

Attention ! Escroquerie en ligne

Un mail circulant au nom de Réalités Nouvelles est provenant d'Estonie concernant des prêts entre particuliers est un fishing.  N'y répondez pas ! 

L'association Réalités Nouvelles n'a aucun lien avec ce mail et ces individus qui utilisent le nom RN.

samedi 5 novembre 2016

#35 - Abstract Project - faux-semblables




#35 - faux-semblables
Delnau, Bogumila Strojna, Philippe Vacher

Vernissage le mercredi 9 novembre de 18h à 21h
Exposition du 9 au 19 novembre 2016


Delnau, Strojna, Vacher jouent et se jouent du nombre, de la couleur et des signes, des apparences et de la réalité. Ils fondent leur expérimentation en créant leurs propres règles d’organisation systématiques, esthétiques.

De la ligne à la surface, du polygone au cercle, du plan à la troisième dimension, chacun configure l’espace en s’imposant des contraintes, combinaisons mentales ou intuitives, rythmées par la couleur et la répétition.

Quel que soit le support, in situ ou non, pareilles et pourtant différentes, ces œuvres créent le trouble, invitent au silence tout autant qu’au divertissement de l’œil et de l’esprit, mais elles nous font aussi réfléchir à la permanence dynamique du mouvement dans ses représentations les plus singulières.

Est-ce la perception d’espaces réels apparents ou la recherche de la structure des apparences ?

Ces artistes vous invitent à partager un moment de réflexion sur l’architecture des œuvres présentées et le dialogue qu’elles instaurent entre elles et avec le lieu.

Karin Müller Galerie Gimpel & Müller

Conférence  de  Karin Müller et les faussaires dans l'art 
avec association Franco-américaine
Lundi 28 Novembre










Vasarely - Notes Brutes


Garry Fabian Miller


Carmen Herrera, un extrait du catalogue















mercredi 2 novembre 2016

La Fin du Marché de l'Art ?

Vivons-nous les dernières heures du marché de l'art, tel qu'il est apparu et s'est développé au long du XXe siècle en France ? En tout cas, tout semble le laisser penser ...

 1 - En France, une série de scandaleS affecte les antiquaires spécialisés, les experts et les musées nationaux :   depuis le mobilier de la Chambre de Marie-Antoinette de Versailles à des commodes de Colbert pour le Louvre ( voir les dossiers de Connaissance des Arts), tout semble avoir été fabriqué récemment dans les années 1980-90 par d'excellents artisans au savoir faire intemporel...  sauf que les méthodes  scientifiques de l'OCBC (Office Central de lutte contre le trafic des biens Culturels) ont bien évolué... et qu'ils sont capables aujourd'hui de dater une planche de bois à 10 ans près.... oups encore une restauration...  Oui le mobilier XVIIIe, que l'on connait dans tous les livres d'art et dans les appartements de grand-mère, est en fait Restauration, au mieux.... parce que le vrai mobilier XVIIIe était peint en bleu, rose et blanc... rococo quoi ! Et donc l'OCBC retrouve les pigments fanés dans les vernis si le meuble est vraiment XVIIIe. Les alliages de bronze sont également analysés... Bref c'est le grand chambardement dans les boutiques, et... en fait (et de fait) la majorité des meubles dits XVIIIe vendus au XXe siècle sont.... XXe ou au mieux XIXe ! Sans même parler de l'escroquerie au faux Cranach , au faux Hals, au faux Orazio Gentilleschi (XVIe siècle) peint avec un lapus-lazzuli plein de baryum (XXe siècle) qui fut présenté comme authentique dans une exposition sur la couleur à la National Gallery de Londres !
Et on s'interroge sur la collusion entre conservateurs, antiquaires et politiques... qui savaient quoi ? ... qui est compétent réellement ? Les conservateurs de Musée sont-ils incompétents ou complices ?

Pour le mobilier-design des années 1930 et 1950,  il semble également qu'il puisse avoir été fabriqué dans quelques pays de l'Est depuis 1989 (affaire Bordeaux et autres...) etc....
Zéro plus zéro égale la tête au conservateur ?

Le Musée est un vaudeville disait le sage Motherwell.

Exit  donc le mobilier du XVIIIe siècle de la Biennale des Antiquaires 2016 à Paris ... Et bonjour les peintres de l'école de Paris... avec "Opera Gallery" qui présente Soulages et la galerie Daniel Templon, l'Ecole de Paris avec Vasarely et Buren ...
C'est plus un vaudeville, c'est Folleville !

2 - En Allemagne Angela Merkel a fait voté en Juillet une loi d'encadrement du marché de l'art qui limite à 300.000 euros les exportations sans passeport, quand les oeuvres de plus de 75 ans sont interdites d'exportation. Toutes les transactions doivent être déclarées au fisc. Quand au marché de l'art des Antiquités, il est dorénavant strictement encadré il faut avoir un double passeport celui de l'Allemagne et celui du pays d'origine de la dite antiquité pour pouvoir espérer le vendre. La Berlin Art Week semble prendre acte de tout cela et propose installations et interrogations figuratives autour de la première place d'expression des jeunes artistes... Internet !
Quelques semaines plus tard on apprend que les galeries berlinoises ferment ou repartent en province...

3 - En Suisse, à Singapour les ports-francs sont successivement fermés... depuis l'affaire tentaculaire et protéiforme Bouvier - Rybolovlev....  Le R4 (pôle des arts plastiques) de l'île Seguin ) Paris qui était financé par Bouvier passe au main du groupe Emerige (promoteur immobilier)....  Le ministre des finances Michel Sapin demande la réglementation des ports-francs au G20 au nom de la chasse au terrorisme, ce qui semble acté pour les antiquités syriennes et irakiennes.

4 - Pendant ce temps Le Cipac enterre "le calumet de la paix"  (Le Cipac a été créée en 1997 pour soutenir la création et la diffusion de l’art contemporain en France) refusant de voir les régions et les collectivités locales coupées les budgets et subventions au Centre d'Art Contemporain... mais le Forum d'Avignon semble bien avoir du plomb dans l'aile... La ligne budgétaire des subventions départementales est systématiquement supprimée, le Musée des Confluences à Lyon en fait les frais. On entend même parler de fermer le Louvre-Lens qui semble être un éléphant blanc administratif mais qui serait sauver en recevant les œuvres mésopotamiennes d'Irak et de Syrie. Le ministère de la Culture annonce un budget en hausse de 5%... en y intégrant les crédits-impôts pour le cinéma et l'archéologie préventive !

5 - Le classement Artprice des 500 artistes contemporains les plus importants donne : 9 français pour l'essentiel issu du Street-Art, de Honfleur, un seul abstrait Bernard Frize... dans un marché mondialisé où la France ne présente plus que 2% des artistes ...

106 Robert Combas
121 Richard Orlinsky
200 Laurence Jenkell
247 Jacques Tardi (dessinateur de BD)
361 Nicole Eiseman
387 Speddy Graphito
403 Philippe Pasqua
415 Bernard Frize
438 Jean-Baptiste Bernardet

Une question les connaissez-vous tous ?

6 -  Au final, les "Big Datas" commencent à produire leurs effets sur le marché de l'art... ainsi avec Artrank qui propose un algorithme de suggestions d'achats sur des oeuvres "soi-disantes" sous-côtées, ou le site web artsy dont l'algorithme vous propose en outre de trouver des oeuvres votre goût en galerie, le logiciel Art fraude Insights prétend lui reconnaître les vrais des faux, les vrais Pollock des faux... tout en vous proposant des copies 3D "fidèles" avec Verus Art ! ... tentant de répondre par des algorithmes "magiques" à toutes les remarques précédentes....

Sotheby's rachète la base de données Mei Moses qui concerne 45000 œuvres d'art répertoriées,  de toutes époques  et accessible qu'à leurs employés et clients, qui devrait permettre de les classer/déclasser et de proposer un service financier sur datas fermés.

Et si aux USA et en Angleterre, on s'interroge beaucoup sur les effets du Brexit, on s'y interroge aussi sur les effets de ces algorithmes, si la machine choisit à votre place, le summum de l'art ne serait-il pas, de ne pas collectionner ?

Par ailleurs les galeries de Los Angeles sont attaquées (et dégradées) au nom du refus de la gentrification...





mercredi 26 octobre 2016

#34 - Au nom du Père et du Fils tout un monde de Di Pizio













Pour une écologie picturale
par
Christian Gattinoni

Continuer de peindre aujourd’hui suppose un projet fort sous-tendu par une exigence conceptuelle et une technique propre.
Les plaintes hypocrites sur la mort de la peinture sont démenties régulièrement par des oeuvres qui affirment leur singularité au sein d’une tradition renouvelée.
Olivier Di Pizio produit dessins, peintures et installations qui mettent en crise la question de l’abstraction, ce qui complète son action en tant que président du Salon Réalités Nouvelles.
Ce qui affleure, ce qui barre, ce qui remplace, il en faut une réelle profondeur, extraite pourtant du peu de matière pour que ça vienne à la surface.
Cela nous oblige à une double réaction, nous en tenir à cette surface, toujours, et laisser notre regard la pénétrer, souvent.
De là ça renaît, ça se fait vivant, ça spécifie.
La lumière se tient parfois dans les accidents épidermiques ou remonte du tréfonds de la toile, comme un inconscient pictural.
Les remontées gestuelles (légendées « de mémoire ») dont le support garde trace ne font pas événement à elles seules, il faut encore qu’elles soient le lieu d’une lutte de survie des formes et surtout des couleurs.
La frontière reste le seuil où elles se départagent, sans vainqueur annoncé.
Ce qui ne simplifie rien c’est que de cette lutte naissent parfois des objets.
Cette dérive génétique demeure proposition peinte.
Alors que des confrères figuratifs ont poursuivi leur aventure jusqu’au cadre, l’attachement d’Olivier Di Pizio à l’extrême de l’abstraction le tient dans ces limites extensibles.
L’objet n’est qu’un destin mutant de sa peinture.
Parce qu’il sait que la dispersion en est un danger, il poursuit ses mutations jusque dans leurs plus radicales conséquences.


Christian Gattinoni 

Rédacteur en chef de la revue en ligne www.lacritique.org


Statements
par
Gaetan Di Pizio

Trace / Geste / Rituel / Série / Plaisir / Ennui / Enoncé / Développement

Peindre pour moi c’est créer un vide, lâcher prise. Sortir de la représentation réaliste du monde pour organiser, équilibrer, déséquilibrer, opposer les rythmes, les lignes, les formes, les couleurs.
Il y a dans mes peintures une dimension décorative et une dimension méditative.
Tous ces éléments participent d’un flux comme un écho au monde qui m’entoure, au flux incessant d’images et de sons.
Je peux dire que je pratique une peinture abstraite puisqu’elle ne s’appuie pas sur la représentation du réel, mais sur elle-même, sur sa réalité.
J’appuie mon travail sur la connaissance de l’histoire de l’art ou plutôt sur des artistes comme Giotto, Le Titien, Van Gogh, Gerhard Richter, Daniel Richter, Didier Mencoboni, Juan Uslé, Jonathan Lasker, Bernard Frize.
Je procède souvent par suites, séries, que je peux peindre parfois en silmultané.
La plupart du temps existe une forme comme un énoncé que je développe ensuite.
Les traits, les trous, les tâches, les semis sont des formulations que je ne prétends pas inventer, mais qui sont des éléments modestes et minces, des outils anodins qui parlent du monde.
Chaque peinture est pour moi une expérience réelle.


Gaëtan Di Pizio








Conférence à Beaubourg Centre Pompidou



BIBLIOTHÈQUE KANDINSKY
Musée national d'art moderne/CCI, Centre Pompidou

27 OCTOBRE 2016

La Bibliothèque Kandinsky du Musée national d'art moderne/CCI, Centre Pompidou est heureuse de vous convier

à la conférence :


Seth Siegelaub : "You don't need a gallery to show ideas"

Méthodes de recherche et enjeux curatoriaux pour une exposition rétrospective



avec Sara Martinetti


Jeudi 27 octobre 2016, à partir de 18h30

Bibliothèque Kandinsky

Centre Pompidou

Niveau 3


Entrée libre sur réservation à : reservation.bibliothequekandinsky@centrepompidou.fr

Seth Siegelaub (New York, 1941 – Bâle, 2013) est connu des historiens de l’art pour son rôle décisif dans l’émergence de l’art conceptuel en synchronie avec des artistes comme Robert Barry, Douglas Huebler, Joseph Kosuth et Lawrence Weiner à New York dans la seconde moitié des années 1960. Les projets de celui qui déclarait en 1969 que « you don’t need a gallery to show ideas » ont durablement redéfini les modes de présentation et de distribution de l’art en conférant au catalogue une valeur propre d’exposition.

Seth Siegelaub: Beyond Conceptual Art, une exposition rétrospective conçue par Leontine Coelewij et Sara Martinetti et présentée en 2015 au Stedelijk Museum Amsterdam, donnait à voir les développements quelque peu inattendus de son travail après 1972 (année où il quitte le monde de l’art) dans les domaines des médias de masse et des textiles. La présentation de ses projets et de ses collections à travers une sélection de 1500 livres, documents et textiles faisait apparaître la continuité des méthodes de compilation et des médiations imprimées opérées par cet organisateur d’exposition, éditeur, bibliographe et collectionneur pour disséminer des idées sur l’art et la culture.

La mise en abîme de l’histoire des expositions, la matérialité des concepts, la présentation d’un corpus de documents et des technologies intellectuelles, la liste, l’index et la carte comme dispositifs de mise en espace sont quelques-uns des enjeux de recherche de l’exposition Seth Siegelaub: Beyond Conceptual Art qui seront développés au cours de cette soirée.


Sara Martinetti est une chercheuse et commissaire d’exposition dont le travail croise l’histoire des arts, l’anthropologie de l’écriture et les pratiques textiles. Doctorante à l’EHESS depuis 2012 et chargée d’étude à l’INHA entre 2012 et 2016, sa thèse porte sur l’ensemble de la carrière de Seth Siegelaub en tant qu’organisateur d’exposition, éditeur et bibliographe. Ses recherches ont nourri la conception de différents projets d’exposition et de livre comme “The Stuff That Matters : Textiles Collected by Seth Siegelaub for the CSROT” (Raven Row, 2012), “Seth Siegelaub: Beyond Conceptual Art” (Stedelijk Museum Amsterdam, 2015), “Seth Siegelaub : “Better Read Than Dead”; Writings and Interviews, 1964–2013” (Walther König, 2016). Elle contribue régulièrement à des revues sur la question des textiles.







www.centrepompidou.fr

Actu Diane de Cicco

Diane de Cicco participe au Salon d'Automne de Boulogne-Billancourt du 4 au 23 novembre 2016

Camille Sauer, Prix de la critique.org

A l’international, les jeux savants de Camille Sauer

in Prix lacritique.org - Réalités Nouvelles 2016

lundi 24 octobre 2016, par Christian GATTINONI

Porter sur soi les affaires du Monde

Pour son soixante dixième anniversaire le Salon Réalités Nouvelles poursuit son évolution avec une scénographie générale plus clairement organisée, des œuvres qui prolongent l’interrogation sur les formes actuelles de l’abstraction et ses limites esthétiques. Si du côté des exposants les productions peintes se renouvellent moins que celles des autres techniques la proposition globale s’enrichit grâce au dialogue avec la partie art/sciences et aux jeunes invités issus des écoles d’art. Parmi eux la pièce de Camille Sauer, actuellement en avant dernière année de l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux Arts de Paris a retenu l’attention de notre rédaction pour sa singularité et ses qualités de questionnement des rapports mondiaux.


Voir en ligne : http://www.camillesauer.com/


Camille Sauer s’appuie sur des protocoles de travail longuement élaborés et physiquement explorés qui aboutissent à des mises en formes variées exploitant des techniques aussi diverses que la musique, l’écriture ou l’installation. Son vocabulaire plastique se fonde sur des variations influencées par des logiques mathématique ou géométrique de blanc, de noir et de rouge, toutes couleurs qui marquent la communication comme l’ont prouvé les œuvres de Barbara Kruger. Tentant d’approcher des phénomènes sociétaux l’artiste met au point des partitions plastiques qui ont pour but de rendre la présence du spectateur plus dynamique. Pour ce faire elle a recours à des logiques ludiques ou scientifiques qui interrogent les fondamentaux humains.

Au croisement des composantes individuelles et sociétales elle développe actuellement son projet musical ADN Additions et Dynamiques Nouvelles. L’installation présentée à Réalités Nouvelles s’appuie sur des supposés proches où se mêle le micro et le macrocosme. Intitulé Porter sur soi les affaires du Monde elle se présente comme une table de jeu qui incite à deux attitudes, l’une plus contemplative Regarder longuementrenvoie à l’attention personnelle aux faits tandis qu’à l’autre bout de la table Eclairer longuement suppose une attitude plus médiatique. De façon plus générale les deux types de comportement peuvent être aussi référées à l’opposition entre réformisme et volonté révolutionnaire.

Cette logique du jeu de société avait déjà engagé au moins deux œuvres précédentes. La plus ancienne Parti-sans était aussi tabulaire dans sa mise en partie des enjeux politiques. Plus récemment Mundus bâtie sur le modèle de l’alquerque, ancêtre du jeu de dames était présentée au mur. Pour régulariser la partie, la dynamiser un métronome surplombe le damier. C’est une autre règle qui gère Pôle-étique : des bâtons rouge, noir et blanc sont décorés de petites photographies de presse, l’artiste vient performer ces « gendarmes » d’un petit théâtre de l’événement qui lui font sonner les trois coups. Reposés au sol ils réoganisent la logique de lecture du monde. Dans chacune de ses œuvres contrairement au film de Sofia Coppola elle tente de nous trouver dans la traduction d’un monde à un autre, d’une logique à sa complémentaire. Comme le suggère le titre d’une autre installation à performer son développement se veut toujours Transe-Actionnel.

De même que de plus en plus de jeunes artistes se lancent dans un post-féminisme, aux protocoles plus subtiles moins directement militants, Camille Sauer fait partie d’une nouvelle génération qui interroge les enjeux politiques internationaux dans un engagement qui prend les masques de jeux savants où le spectateur se doit d’intervenir pour bousculer la géométrie trop bien réglée des accords déjà joués. Une autre petite musique respectant l’individu et les unités étatiques doit se faire entendre, c’est pourquoi même si l’art est un sale boulot Camille Sauer s’y colle avec subtilité, finesse et talent.