Follow by Email

lundi 29 mai 2017

Décès de Arthur Luiz Piza (1928-2017)

Le Salon des Réalités Nouvelles 
a la tristesse de vous annoncer le décès du peintre et graveur 
Arthur Luiz Piza.

Les Réalités Nouvelles présentent
 toutes leurs condoléances à sa famille et à ses amis.

Arthur Luiz Piza dans son atelier

Arthur Luiz Piza nous a quittés vendredi 26 mai 2017.

Arthur Luiz Piza est né le 13 janvier 1928 à Sao Paulo. A l’âge de 7 ans, un grave accident de voiture l’isole de la vie des autres enfants et de l’éducation traditionnelle. Il suit des cours particuliers, lit énormément et reçoit un jour un livre sur Van Gogh. Il en copie les reproductions et sait alors que son univers sera artistique. Il prend des cours dans l’atelier d’Antonio Gomide, y suit une formation classique et il rencontre Clelia qui y étudie également. Ils se marient peu après, en 1949.

Après plusieurs expositions à Sao Paulo, dont une participation à la Première Biennale où il montre des oeuvres à tendance surréaliste, Clelia et Piza partent en Europe en 1951. Ils s’établissent à Paris et Piza apprend la gravure auprès de Johnny Friedlaender. Ses travaux se libèrent progressivement de la figuration, les formes s’affinent sur des fonds travaillés délicatement. Il présentera le fruit de ces deux années passées à Paris à la Deuxième Biennale de Sao Paulo et obtiendra le Prix d’acquisition de la Biennale. De retour en France, il expérimente une nouvelle technique de gravure en creusant très profondément le métal. Ceci lui permet de tirer ses gravures en un seul passage : les couleurs capturées dans les entailles profondes du métal ne peuvent se mélanger. Et cette technique lui permet surtout d’augmenter le relief du papier. Ces gravures seront exposées à Documenta de Kassel en 1959 et la même année il remportera le Prix de la meilleure gravure à la Cinquième Biennale de Sao Paulo.

Il recherchera aussi ce volume et cette matière dans sa peinture à laquelle il incorpore des petits morceaux de bois ou de papier épais qu’il organise dans une géométrie dansante plus à la manière dont s’assemblent les écailles d’un tatou que la juxtaposition d’une mosaïque. La couleur, dont la palette souvent très contenue dans de riches variations de terres, de rouges et de noirs, sert la forme. L’aspect poudreux, ultra pigmenté des taches de couleurs dans la gravure se retrouve en peinture dans un développement vibratoire. Tout au long de sa vie, le dialogue fécond entre la gravure et la peinture enrichira l’une et l’autre.
Les expositions internationales de succèdent, ponctuées de nombreux prix et de récompenses parmi lesquels le Prix David Bright à la Biennale de Venise de 1966.

A partir des années 70 les reliefs dans la peinture s’accentuent au point de devenir sculpturaux. Les papiers sont incisés de plus en plus largement dans une dynamique expansionnelle. Piza les découpes, les fiches sur des pointes. Quelques unes sont posées comme des papillons très haut sur les murs de l’atelier, libres de tout cadre ou de tout support, libres du mur également où elles ne sont retenues que par une tige mince. Puis il utilise des morceaux de métal peint avec lesquels il joue en les plantant dans des tapis brosses gris, créant ainsi des compositions dans une totale liberté. Les tapis brosses seront exposés en 1983 à la Galerie Raquel Arnaud de Sao Paulo.

Après avoir réalisé des sculptures de grandes dimensions exposées au Parc do Coco à Fortaleza en 1986 et réalisé des sculptures en porcelaine pour la Manufacture de Sèvre, Piza travaille avec des grillages métalliques qui se déploient dans l’espace. Il les superpose en combinant plusieurs sortes de maillage qui accrochent la lumière et dans lesquels il niche des formes colorées. Il dira : « Je me sens l’âme proche des indiens de l’Amazonie qui voient passer les éclats multicolores des oiseaux dans la trame serrée et presque sombre de la jungle.» Cette exploration de l’éphémère, du fragile, du hazard poétique aura toujours guidé les recherches de Piza. La musique de jazz qu’il adorait et qui accompagnait souvent les heures passées à l’atelier procède également de ces harmonies subtiles, de ces rencontres fortuites, de l’étirement du temps, de cette disponibilité et de la concentration nécessaires pour les accueillir.

Depuis la fin des années 70, Piza s’est attaché à faire connaître la culture latino-américaine. Il a d’abord travaillé à l’association culturelle de l’Amérique Latine puis a longtemps occupé la présidence de l’Espace Latino-Américain de Paris. Et c’est la suite logique de ce travail qui l’amène à créer en 2011, avec son épouse Clelia Piza, le prix Piza dont l’intention est de développer, - au-delà du rayonnement de son oeuvre personnel et de l’ouverture ainsi apportée à de jeunes artistes, des liens culturels artistiques entre les deux pays.

Ses œuvres sont conservées dans de nombreux musées et institutions publiques dont la Bibliothèque Nationale, le Musée national d’Art Moderne, Paris, le Musée de la Ville de Paris, à Sao Paulo le Musée d’Art Moderne, le Musée d’Art Contemporain et la Pinacothèque, l’Art Institute de Chicago, The Museum of Modern Art à New York, The Solomon R. Guggenheim Museum, New York, The Victoria and Albert Museum, Londres…


Une cérémonie aura lieu au crématorium du Père Lachaise vendredi prochain, le 2 juin à 13 h.


Virginie Duval

Bernard Blaise à Semoy et à ....


Avec l'entremise de l'association ERYA la ville de Semoy a invité Bernard Blaise à présenter son œuvre "carton" jusqu'au 30 juin dans la salle Irène Frain de la bibliothèque Georges Sand et une partie de son œuvre "grillage" jusqu'au 15 septembre, sur la jachère fleurie qui s'étend derrière la bibliothèque.
Vernissage le samedi 3 juin 2017 à 11h00 en présence de l'artiste et des élus.





Et au chateau de Bosc, avec une trentaine de Sculpteurs dont une bonne part exposent aux RN ... 



dimanche 28 mai 2017

RN HLM BERNIN - Les Photos

Olivier Di Pizio

Sandrine Thiebaud Mathieu

Pascal Mahou/Joël Chasseriau

Jean-Pierre Bertozzi

Marcel Crozet, Sylvie Jorajuria-Dupierris,
Adèle Husson (de gauche à droite)

Eric Petr

Joanick Becourt

Pascal Proust dans la salle de bain au miroir brisé

Pascal Proust

Delnau, Adèle Husson

Lisa Schittulli

Dominika Griesgraber, Anne Commet,
Bogumila Strojna, Joël Besse (de gauche à droite)

Darko Karadjitch

Joël Besse, Bogumila Strojna, Richard Van der Aa (de gauche à droite)

Darko Karadjitch (poutres et dessins)

Darko Karadjitch (dessins)

Dominika Griesgraber, Anne Commet

Sylvie Mary (peinture), Claudine Sallenave (sculpture)

Roland Orépük

Héloïse Guyard

Roland Orépük

Morgane Janine Joanin

Madeleine Sins

Roger Bensasson

Roger Bensasson, Ana Pérez Ventura

Lisa Schittulli

Michel-Jean Dupierris

Ann Lou

Claudine Sallenave, Roland Orépük

Erik Levesque, Philippe Vacher, Guillaume Brinas (de gauche à droite)

Erik Levesque, Philippe Vacher, Guillaume Brinas

Erik Levesque, Morgane Janine Joanin

vendredi 26 mai 2017

ministère de la culture info

La ministre de la Culture Françoise Nyssen, qui est une grande figure de l'édition (Actes Sud basé en Arles), a choisi son directeur de cabinet Marc Schwartz ( connu pour avoir négocié l'accord entre Google et la presse), il était Médiateur du Livre depuis Juillet 2016 et  son chef de cabinet LoIc Turpin, qui lui vient du ministère du travail et de l'emploi et du dialogue social, il sera visiblement en charge du lourd dossier des intermittents du spectacle.

jeudi 11 mai 2017

RN HLM à Bernin Exposition d'été

36 artistes des RN 
« Hors Les Murs » 
pour une exposition d'été

au Château de la Veyrie à Bernin 
38190 Bernin
 a lieu du 13 mai au 18 septembre 2017


Vernissage le samedi 13 Septembre à 12h 

Sous le commissariat de Gilles Fourneris, Olivier Di Pizio et Jean-Pierre Bertozzi.

Ouvert les jeudi, vendredi, samedi et dimanche de 18h30 à 20h30 (jours féries de 13h30 à 16h30) et sur demande.





Poursuivant l'initiative municipale d'expositions artistiques annuelles débutée en 2015, le château de la Veyrie ouvre cette année ses espaces à l'art abstrait contemporain.
Au fil de l'histoire successivement maison forte, maison seigneuriale, puis résidence secondaire il y un siècle du capitaine d'industrie Charles Keller, la bâtisse de Bernin accueille les formes d'abstraction que la prestigieuse association parisienne des Réalités Nouvelles - forte de ses quelques quatre cents artistes, issus de différents pays - porte et renouvelle, dans un souci d'exigence et de créativité que sa longue histoire n'a jamais démenti.

C'est donc sculptures, tableaux, dessins, photographies, vidéos ou encore installations suivant les grandes dénominations dites géométrique et lyrique, et au-delà, participant de toutes les formes de recherches contemporaines, que le public peut découvrir cette saison dans les décors théâtraux des intérieurs Art Nouveau de la Veyrie, rongés par le temps et le vandalisme après vingt années de fermeture.

Durant les sept dernières décennies, le salon Réalités Nouvelles que l'association organise annuellement - exposition collective dans laquelle chaque artiste présente une œuvre - a été la chambre de résonnance hexagonale de la nouvelle création abstraite. L'année 2017 marquera du reste la soixante dixième édition du catalogue.

Au chapitre historique, ce salon parisien figure au rang des plus célèbres, lieu de confrontations plastiques entre d’illustres figures de l'art d'après-guerre et contemporain (Sonia Delaunay, Victor Vasarely, Pierre Soulages, François Morellet, … ). Après avoir occupé au fil du temps différents lieux institutionnels de la capitale (musée d'Art Moderne, Grand Palais, …), c'est en 2005 qu'il élit de nouveau domicile dans l'écrin floral du parc de Vincennes.

Depuis 2011, le salon s'invite en province ou à l'étranger, au travers d'expositions “hors les murs”, visant à porter les nouvelles créations abstraites de ses artistes à la rencontre des populations territoriales et les faire connaître à l'extérieur de nos frontières.

Rendez-vous donc est pris sur la colline de Bernin avec les abstractions d'aujourd'hui et les tendances de demain, sur ce promontoire d’où les deux générations de Keller furent témoins, aux première et seconde moitiés du siècle dernier, des profondes mutations artistiques qui ouvrirent les voies de la non figuration.

Gilles Fourneris
Coordination artistique






mardi 2 mai 2017

#44 - INTERCONTINENTAL LINE chez AP

#44 - INTERCONTINENTAL LINE

Reflection in progress

Europe/North America

Exposition du 11 au 20 mai 2017


Vernissage mercredi 10 mai de 18h à 21h
Finissage samedi 20 mai de 16h à 21h



DELNAU

Yifat GAT

Shawn STIPLING

Bogumila STROJNA

Anna SZPRYNGER

Emily BERGER

Daniel G. HILL

Creighton MICHAEL

Munira NAQUI
Anna SZPRYNGER

Tenesh WEBBER


Galerie ABSTRACT PROJECT

5 rue des Immeubles Industriels

75011 PARIS



J’avais envie d’organiser une exposition réunissant des artistes du monde entier, à l’époque où les échanges sont fréquents et où les distances et les différences s’abolissent ou, au contraire, tendent à s’exacerber. 
Cette exposition est la première d’une série, où des artistes européens exposeront avec des artistes de continents différents. Pour cette première édition, vous allez pouvoir apprécier les œuvres d’artistes d’Europe et d’Amérique du Nord. Je collaborerai chaque fois avec un artiste du continent correspondant qui assurera avec moi le commissariat de l’exposition. Pour cette première édition d’Intercontinental Line l’exposition a été construite et réalisée avec l’artiste new-yorkais, Daniel G. Hill.
J’ai choisi la ligne en tant que dénominateur commun, support de création, l’élément graphique présent dans chaque domaine de la création plastique. Si elle est associée initialement au dessin, son usage se décline actuellement dans tous les domaines des arts plastiques - peinture, sculpture, dessin, photographie, installation, traversant tous les courants d’art abstrait. Notre choix des œuvres tend à le montrer.   
Le sujet de cette exposition est de questionner l’utilisation de la ligne (dans ses différences et similitudes) selon les continents, avec leurs spécificités culturelles, géopolitiques et historiques. Le sous-titre de cette exposition est « reflection in progress », car nous posons cette question, et la réponse pourra ou pas être donnée seulement à la fin de la série d’expositions Intercontinental line.
B. Strojna
--- 
At a time when exchanges are frequent and distances and differences are abolished or, on the contrary, tend to be exacerbated, I wanted to organize an exhibition bringing together artists from all over the world.
This exhibition is the first in a series in which European artists will exhibit with artists from different continents. Each time, as co-curator of the exhibition, I will work with an artist of the corresponding continent. The first edition of Intercontinental Line presents the work of artists from Europe and North America and has been developed and realized in collaboration with New York artist Daniel G. Hill.
As a creative support and graphic element present in each field of plastic creation, line has been chosen to serve as a common denominator. Though initially associated with drawing, its use is currently available in all fields of the plastic arts—painting, sculpture, drawing, photography, installation—crossing all currents of abstract art. Our choice of works tends to show that.
The purpose of this exhibition is to question the use of line—in its differences and similarities—according to the continents, with their cultural, geopolitical, and historical specificities. Because we ask this question, the subtitle of the exhibition is reflection in progress. The answer may or may not be given and only at the end of the series of Intercontinental Line exhibitions.
B. Strojna
English translation by Daniel G. Hill



jeudi 27 avril 2017

APPEL de Bibliothèque Kandinsky

BIBLIOTHÈQUE KANDINSKY
Musée national d'art moderne/CCI, Centre Pompidou

LES SOURCES AU TRAVAIL



Collections d'art et musées à l'épreuve du temps présent/ Art collections and museums in present times

A la demande de nombreux chercheurs qui souhaitent disposer d'un délai supplémentaire de préparation, la date de dépôt des candidatures est prolongée jusqu'au 9 mai 2017.

Les résultats de la sélection seront communiqués

le 16 mai 2017



Upon request of our researchers concerning a supplementary extension of the application process, the application deadline is prolonged until

May 9th, 2017.

Selection results will be given on May 16th, 2017

APPEL A CANDIDATURE/ CALL FOR PAPERS
For English version, please scroll down


L'Université d'été de la Bibliothèque Kandinsky est un programme du Centre Pompidou qui se déroule dans l'espace public du musée. Elle a pour objet les sources de l'art moderne et contemporain : archives, documentation écrite, photographique ou filmique, témoignages, mais aussi d'autres formes d'appropriation artistique de la production documentaire. Initiative interdisciplinaire, l'Université d'été de la Bibliothèque Kandinsky réunit de jeunes chercheur.e.s : historiens et historiens de l'art, anthropologues et sociologues, artistes, critiques, commissaires d'expositions, qui partagent un travail collectif sur les sources. Implantée dans l'espace du musée, la table-vitrine de l'Université d'été sert à la fois comme table de montage et d'exposition des éléments documentaires. Elle recueille fac-similés, reproductions, sources archivistiques et documentaires proposées ou évoquées au cours des séances. Plusieurs ateliers d'écriture rythment le parcours de l'Université d'été. Des visites dans des lieux dépositaires de sources primaires émailleront les journées de travail. Le numéro quatre du "Journal de l'Université d'été de la Bibliothèque Kandinsky" sera tout à la fois un recueil de sources et une création graphique collective qui reflètera les débats poursuivis pendant les séances de travail.

Pour sa quatrième édition, l'Université d'été de la Bibliothèque Kandinsky étudiera un des lieux les plus complexes du débat muséologique actuel : l'histoire stratifiée des collections consacrées à l'art du temps présent et leurs modalités d'ancrage dans l'espace muséal. En résonance avec le projet de recherche « Exposer l'histoire d'une collection : le Musée des Artistes Vivants » conduit dans le cadre du Laboratoire d'Excellence « Créations, Arts, Patrimoine » et focalisé sur la constitution au long cours des collections nationales françaises en matière d'art « contemporain », cette nouvelle édition retravaillera à la lumière des sources documentaires les manières de « faire collection » à partir du présent. Prenant comme point d'appui les lectures récentes opérées par les études en histoire du collectionnisme et les Museum studies, cette nouvelle édition s'attachera à interroger les pratiques et procédures mises en jeu dans l'élaboration d'une collection d'art contemporain et les nombreuses formes de négociation à l'œuvre dans le passage vers l'espace public de son exposition. 
Les mécanismes du « faire collection » seront pensés à l'aune de différents récits historiographiques et modèles muséographiques dans une perspective comparatiste et résolument internationale, capable de saisir tous les registres de ces enjeux. Une attention particulière sera accordée aux projets novateurs du « faire collection » aussi bien dans l'extension de leurs contenus et de leurs contextes culturels, que dans leurs montages politiques, économiques et institutionnels. Quelles sont les dynamiques contemporaines du collectionnisme et leur rapport avec l'espace public du musée ? Quel est leur impact sur les institutions publiques ou privées censées accueillir et exposer le patrimoine artistique du temps présent ? Les réflexions récentes sur les enjeux de responsabilisation des politiques muséales en matière patrimoniale rendent ce débat d'autant plus indispensable. Cette nouvelle édition de l'Université d'été de la Bibliothèque Kandinsky offrira l'occasion d'interroger les mécanismes régissant la constitution des collections : politiques d'acquisition, pratiques parallèles de constitution de collections, politiques d'accrochage et multitude des récits contextuels, collections alternatives et le rapport à l'action collective des acteurs « collecteurs » (community collecting et collectionnisme participatif), débats sur l'aliénation (deaccessioning) et la restitution, formes itinérantes ou éphémères de collection.
Ce travail critique appliqué au terrain des collections d'art vivant au sein des institutions qui les conservent et les exposent doit tenir compte non seulement d'une histoire matérielle des objets mais aussi d'autres ressorts actifs dans la construction des savoirs et des valeurs. Il sera donc également question de nomenclatures et de manières de nommer l'art vivant, d'économies institutionnelles ou parallèles et de circuits de sociabilités, de critères évaluatifs et de conventions. Corpus et pratiques documentaires étayeront ces différents régimes discursifs qui constituent et consolident le statut de l'œuvre dans son environnement de collection.
Collectionner l'art vivant à l'épreuve du temps présent pose inévitablement la mise d'une anticipation problématique de la collection d'art vivant dans sa projection future. Comment intégrer dans le discours prospectif, l'ouverture pour les déploiements créatifs futurs et leurs possibilités de faire collection, restera une question qui accompagnera les débats.
Selon son principe de travail structurant, l'Université d'été mettra à disposition des participants un ensemble de ressources documentaires conservées par la Bibliothèque Kandinsky. Elle invitera les participants à enrichir le débat en partageant les sources de travail sur lesquelles ont reposé leurs recherches et à poursuivre des opérations historiographies sur un mode critique et inventif.
Les axes thématiques sur lesquelles les propositions de candidature devront porter sont:
-         Modèles muséographiques pour les collections d'art vivant et rôle de ces derniers dans les mutations des musées d'art moderne et contemporain ;
-         Modes alternatifs de constitution et de diffusion des collections institutionnelles d'art vivant ; projets artistiques de relecture de l'histoire des collections ;
-         Economies et politiques du « faire collection » ; médiations et sociabilités entre sphères publique et le privée ;
-         Opérations et techniques de construction de la valeur, environnements documentaires, situations d'assignation de valeur esthétique, terminologies, nomenclatures, documents de référence ; 

-         Profils de collectionneurs novateurs, biographies des collections et dynamique des acteurs du circuit de collecte ;
-         Politiques muséales d'acquisition de l'art du temps présent et marché de l'art : concordance, écarts, ajustements ;
-         Exposer l'histoire d'une collection ; stratégies narratives d'accrochage

PROCEDURE DE CANDIDATURE
L'Université d'été de la Bibliothèque Kandinsky s'adresse à un public international de jeunes historiens, historiens d'art, anthropologues, sociologues, étudiants conservateurs et artistes.
Les étudiants de troisième cycle (doctorants et post-doctorants) ainsi que les artistes qui souhaitent participer sont priés de soumettre une proposition de communication accompagnée d'un CV et d'une liste de publications. Il est nécessaire d'avoir une bonne maîtrise de l'anglais et du français.
Les propositions ne doivent pas dépasser plus de 4 500 signes ou 700 mots et peuvent être rédigées en anglais ou en français. Elles doivent être soumises dans un document de format PDF et doivent comporter le nom du candidat, ses adresses (électronique et postale), l'établissement et le pays.
Les participants devront apporter un choix de sources qui servira de support à la présentation de leur travail.
Les propositions de communication sont à adresser avant le 9 mai 2017 à l'adresse électronique : bibliotheque.kandinsky@centrepompidou.fr
La ligne « sujet » du mail doit préciser le nom du candidat précédé de la mention Université d'été.
Les propositions seront examinées par le Comité de pilotage qui se chargera d'établir le programme définitif de l'Université d'été. Le Comité de pilotage retiendra 25 candidatures. Tous les candidats, qu'ils soient ou non retenus, seront contactés individuellement avant le 16 mai 2017
Une contribution d'inscription de 100 € sera demandée aux participants qui bénéficieront de l'enseignement de l'Université d'été. Cette contribution couvrira un certain nombre de frais – transport vers des lieux visités, éventuels droits d'entrée dans des institutions, etc.
 A l'attention des candidats qui en feront la demande, le Centre Pompidou émettra toutes attestations utiles leur permettant d'obtenir toutes bourses ou aide de financement qu'ils pourraient requérir auprès de fondations, de musées ou d'institutions universitaires ou de recherche.

UNIVERSITÉ D'ÉTÉ DE LA BIBLIOTHÈQUE KANDINSKY

5 juillet – 13 juillet 2017
For its fourth edition, the Bibliotheque Kandinsky's Summer University will address one of the most complex topics of recent museum studies: the layered history of living art collections and their integration in the museum. This edition echoes the research program « Exposer l'histoire d'une collection: le Musée des Artistes Vivants » [Exhibiting the history of a collection: le Musée des Artistes Vivants] conducted in the framework of Laboratoire d'Excellence « Créations, Arts, Patrimoine » which focuses on the long creation of French national collections of "living art". The scope of this new edition of the Summer University will be to study, in the light of documentary resources, the ways of "collection – making".
The Bibliothèque Kandinsky's Summer University is aimed at young historians, art historians, anthropologists, sociologists, curators, graphic designers and artists at large.
Post-graduate students (PhD candidates, PhDs, post-doctoral researchers), artists and curators who wish to take part in the Summer University are invited to submit a proposal and CV which should clearly assess the candidate's language proficiency. In order to apply is important to have a good command in both English and French.
The proposal (4,500 characters/700 words) may be written either in English or in French. It should be submitted in the form of a PDF document and should include the applicant's name, postal and electronic addresses, the country the candidate belongs to, and the institution the candidate is affiliated with. 
Candidates are expected to bring along a selection of sources used in their research.
The proposal dossier will be sent to: bibliotheque.kandinsky@centrepompidou.fr by May, the 9th. 
The proposals will be evaluated by a scientific committee, in charge of drawing up the final Summer University program. The Committee will retain 25 projects. 
All applicants, whether selected or not, will be personally contacted before May 16th, 2017.
A participation of € 100 will be required from each participant, who will be provided with tuition. The participation will cover transportation on site and eventual institutional entries.
If requested, the Centre Pompidou will be able to issue any required certificate in order to apply for scholarship or funding from foundations, museums, universities or research institutes.


CENTRE POMPIDOU, PARIS
*APPLICATION PROCEDURE
The Bibliothèque Kandinsky's Summer University is a Musée National d'Art Moderne/Centre Pompidou research program installed on the very premises of the museum. It focuses on modern and contemporary art primary sources: archives, documentary materials (both written and visual), interviews, records as well as new forms of artistic appropriation and documentary production. Interdisciplinary in format, the Summer University brings together young researchers: historians, art historians, anthropologists, sociologists, artists, critics and curators which share a collective reflection with art professionals and various scholars around primary source materials. It will be held in the museum's space all around a conference table acting at the same time as an exhibition device displaying documents. The space will be invested with facsimiles, reproductions and archival material presented during the working sessions. Several writing workshops will rhythm the 10-days program. The editorial production of this material will be assembled under the format of a journal - 'Journal de l'Université d'été de la Bibliothèque Kandinsky'- both as a critical anthology registering the debates during the sessions and as a graphic experimental production. 

Built upon recent writings in the history of collections and museum studies, the Summer University will interrogate practices and procedures at stake in the laboratory of contemporary art collections and the various negotiations at work in the transition towards the public space of the exhibition. 
The mechanisms of "collection-making" will be investigated under different methodological strategies and historiographical frames, through comparative readings and opening up to international contexts. A particular attention will be given to innovative projects of "collection-making", both in content construction and in political, economic and institutional assembling. What are the contemporary dynamics of collecting and their multiple exchanges within the public space of the museum? How can we assess their impact onto the public or private institutions which capitalize them and exhibit the artistic heritage of contemporary art? Recent reflections concerning the necessary responsibilities that have to guide and motivate museum policies and heritage constructions enhance the urgency of this debate.
The Summer University will offer the platform for debate regarding the following topics: acquisition policies, parallel practices of collection-making, strategies of display and contextual narratives, alternative collections and their link to the collective action of multiple "collecting players" (for example, in the cases of community collecting and participative collection-making), debates arounddeaccessioning practices and restitution policies, itinerary and ephemeral ways of collecting.
This critique, applied on the very body of "living" art in the space of an institution bound to preserve and exhibit it, has to take into account not only the material history of the objects, but also other active relations in the knowledge- and value- production: terminologies, institutional economies, social circulations, evaluation criteria, conventions. Documentary resources and practices will underpin different ways of building and secure the status of the work of art in its collection environment.
Collecting living art inevitably brings up the question of a problematic anticipation of the collection in its future projection. How can we integrate the prospective discourse and the opening up to future creativities and how can we measure up their potentials in the making of a collection?
The Bibliothèque Kandinsky Summer University 2017 edition will give the opportunity to put sources 'at work' and to bring together young researchers, curators and artists around documentary material – for some part largely unseen. It invites researchers from all horizons to bring up their source material and to put it into debate, through historical creative and inventive writing.

The main topics application dossiers are expected to address are:
-         Models/ Case studies of museums collecting "living" art and their role in transforming modern and contemporary museums;
-         Alternative ways of institutional collection-making and diffusion of contemporary art;
-         Artist-projects and the rereading of the history of collections
-         Economies and policies of "collection-making"; mediation and sociality practices between the public and the private sphere;
-         Value construction, documentary environments, ways of assigning aesthetic value, terms and norms; referential documents
-         Innovative collectors, collection biographies and circulating dynamics in the collection – making
-         Acquisition policies and the museum, art market and living art: harmonies, gaps, adjustments;
-         Exhibiting the history of a collection; narrative strategies of display.





COMITE DE PILOTAGE/ SCIENTIFIC COMMITEE
Didier Schulmann, conservateur, Bibliothèque Kandinsky, Musée National d'Art Moderne, Centre Pompidou, Paris
Nicolas Liucci-Goutnikov, conservateur en charge de la coordination scientifique, Musée National d'Art Moderne, Centre Pompidou, Paris
Mica Gherghescu, historienne de l'art, Bibliothèque Kandinsky, Musée National d'Art Moderne, Centre Pompidou, Paris
Johanne Lamoureux, directrice du département des études et de la recherche, INHA, professeure titulaire d'art contemporain et de méthodologie à l'université de Montréal
Sara Martinetti, historienne de l'art, Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, Paris
Scarlett Reliquet, historienne de l'art et responsable de programmation culturelle, Musée d'Orsay
Alice Thomine, conservatrice en chef, Musée d'Orsay

Vous pouvez adresser vos demandes de renseignements à l'adresse/ For any inquiry, please write to::
Tel : +33 (0)1 44 78 46 65