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samedi 30 juin 2018

Réforme du statut des artistes-auteurs

Correctif du 10/07/2018

Le dossier de la réforme de la protection sociale des auteurs et artistes a été retirée à Françoise Nyssen, pour conflit d'intérêts avec sa maison d'édition Actes Sud dans le cadre de la régulation économique du secteur. Le dossier devrait être suivi directement par Matignon.




Vous en avez, sans aucun doute, entendu parler à la radio, dans les journaux, à travers la figure du dessinateur-illustrateur-romancier-réalisateur Johann Sfarr, porte-drapeau des causes perdues face aux bouleversements annoncés de la protection sociale et fiscale des artistes de la Maison des Artistes ou de l'Agessa avec le hastag #auteursencolère. 


Hausse de la CSG pour tout le monde, qui passe de 7,5% à 9,2% au 1er janvier 2019, comme pour tous les Français.

Et suppression de la distinction entre "Affiliés" (qui gagnent essentiellement son revenu de son art) et "Assujettis" (qui a un autre métier et qui ne cotisent pas aux retraites complémentaires), ce qui pose un problème en particulier pour le calcul des cotisations des retraites complémentaires avec sans doute une baisse des revenus pour les retraités.

Ajoutons à cela le passage de l'automatisation des prélèvements à la source, qui semble n'avoir rien prévu.

La situation est particulièrement tendue pour les auteurs de bande-dessinée dont les conditions économiques se dégradent comme pour tous ceux de la chaîne graphique du livre, comme pour les 270000 artistes référencés en France dont 41% gagnent moins de 8 100 euros par an. Ainsi chez Actes Sud, maison d'éditions de Françoise Nyssen la ministre de la culture, une bande dessinée, un roman dessiné de 150 pages, est payée 3000 Euros en a-valoir sur les ventes pour 1 an de travail... selon l'auteur et dessinateur Loic Secheresse.

A bon entendeur...!





jeudi 28 juin 2018

De la défense des artistes...

La question de la défense des artistes a toujours hanté les Réalités Nouvelles, ainsi dans son (second) projet de manifeste Herbin proposait déjà de dépasser les limites trop rigide de son premier manifeste des Réalités Nouvelles de 1948 par des interrogations sur le statut de l'artiste, les recherches d'atelier et de lieu de travail.

En 1984,  Jacques Busse, président de l'association Réalités Nouvelles, publie dans le catalogue du 38e salon, une longue préface où il revient sur les démêlés des Réalités Nouvelles et du Comité  de Liaison des Associations d'Artistes avec les pouvoirs publics. Intitulée "Presque le Bonheur" il s'y félicite alors de l'attention que porte les pouvoirs publics aux artistes,  et de considérer les salons comme des viviers  !




mercredi 27 juin 2018

Réforme en cours et à venir...

Emmanuel Macron a demandé à Thierry Tuot, président de Sorbonne Universités (Paris) et président du Conseil d'administration de la Villa Médicis (Rome) de proposer pour la rentrée 2018 une réforme des résidences d'artistes. L'Elysée entend « associer très étroitement » le haut-fonctionnaire énarque, connu pour son rapport sur l'immigration inclusive (2013) et le communautarisme, à « la construction d’une politique publique de soutien aux artistes par les résidences ». Le chef de l’Etat souhaite que la France « renforce sa capacité à attirer et à faire croiser les grands talents artistiques venant du monde entier ». Il rappelle que l’Etat soutient « plus de 500 résidences et allocations d’ateliers », pour plus de 7 millions d’euros – dans le secteur des arts plastiques, mais aussi dans le spectacle vivant : opéras, centres dramatiques nationaux, centres chorégraphiques….

On remarquera que le Ministère de la Culture de Françoise Nyssen semble être laissé de côté, l'Elysée semblant vouloir piloter directement la politique publique des arts plastiques.


mardi 26 juin 2018

Le catalogue des Réalités Nouvelles de 1939...





Hans Hartung n'est pas cité ... il y participait pourtant !

AP # 68 - Elke Wohlfahrt - Froissements indéterminés

# 68 - Indeterminately scrunched

Elke Wohlfahrt

Exposition « Indeterminately scrunched »


Vernissage mercredi 4 juillet 18h à 21h
Exposition du 5 au 21 juillet 2018
ouvert du mercredi au samedi de 14h à 19h

5 rue des Immeubles-Industriels 75011 PARIS

métro/RER  Nation

Elke Wohlfahrt peintre-sculptrice est titulaire d'un diplôme d'art plastique de l'Université de Sydney. Elle réside à Sydney, Australie, où elle a créé « Indeterminately Scrunched 1-8 » (Froissements indéterminés 1-8), une série de « peintures sculpturales performatives » sur papier de riz.
La fascination pour ces huit œuvres naît du nombre illimité de peintures ou de sculptures singulières qui peuvent être créées librement au mur comme au sol.


Elke Wohlfahrt is a painter and sculptor with a BVA (Honours) degree from Sydney University. She resides in Sydney/Australia where she has created « Indeterminately Scrunched 1-8 », a series of ‘performative sculptural paintings' on rice paper.
The fascination of the eight pieces is that unlimited numbers of unique wall or floor sculptural paintings can be freely created.

























mardi 19 juin 2018

Liquidation de la fondation Roy Lichtenstein.

La fondation Roy Lichtenstein (New York) crée pour gérer "l'Estate" (l'Atelier et sa succession) du peintre après son décès en 1998 à annoncer sa dissolution par la voix de son directeur. L'association, à but non lucratif, offre ses 500000 documents issus de l'atelier à la Smithsonian’s Archives of American Art à Washington, et les 400 œuvres de l'artiste au Whitney Museum of American Art de New York.
La fondation avait déjà offert quelques 10000 photographies au Centre Pompidou à Paris.

L'association, cependant,  devrait survivre sept ou huit ans le temps de terminer la numérisation et de publier le catalogue raisonné de l'artiste.

Par ces décisions, et ce comme pour la fondation Warhol précédemment,  l'association RL semble s'être totalement déchargée de la responsabilité financière des authentifications, tout en verrouillant "l'Estate "de l'artiste. 

Sous le signe de Beaubourg

25 Juin 2018

Bibliothèque Kandinsky

Centre Pompidou, Niveau 3

Manhattan Cable TV

La Bibliothèque Kandinsky du Musée national d’art moderne est heureuse de vous convier à la première séance du cycle de rencontres « Seedy Films » organisée par Sibylle de Laurens et Pascaline Morincôme.

Première séance : Manhattan Cable TV

Le lundi, 25 juin, à partir de 19h

Entrée libre sur réservation à l'adresse:


« Seedy Films » est une série d’interventions organisées au sein des collections de la Bibliothèque Kandinsky qui, suivant le protocole utilisé par Richard Prince dans l’écriture de son roman « Why I go to the movies alone », propose à chaque séance de « passer » un film - au sens de «passer un disque » - à travers les pages d’un livre ouvert, d’images ou de notes retrouvées dans un fonds d’archive. Pensées comme des séances de consultation collective les rencontres s’intéressent à des films issus de la production vidéo alternative comme à l’industrie du cinéma, à des vidéo clips, des émissions de télévision mais aussi à ces « seedy films », films « miteux » du morceau de Soft Cell : rushs, films pornographiques, compte-rendus de manifestations, extraits de caméra de surveillance etc.

Il s’agira ainsi d’expérimenter un dispositif d’analyse spécifique à cette catégorie d’images, qui agrège et tourne autour du film plutôt qu’il ne le fragmente ou le suspende.

Lors de cette première séance, une sélection de documents et d’archives (Storyboards, flyers, guides TV, coupures de presse, récits biographiques etc.) permettra d’évoquer l’histoire de la chaîne de télévision publique Manhattan Cable TV, emblématique des décennies quatre-vingt et quatre-vingt-dix aux Etats-Unis et qui à partir de 1976 et pendant une dizaine d’années, accompagne la production et la diffusion de programmes expérimentaux. Se réappropriant les principes de l’émission-plateau et du show télévisé, différentes générations et scènes issues de l’avant-garde new-yorkaise se rencontrent alors autour d’émissions telles que The Coca Crystal Show, TV Party de Glenn O'Brien, The Live Show de Jaime Davidovich ainsi que les projets de Collaborative Projects -The Potato Wolf et All Colors News - issus de la scène no-wave émergente. L’émission collaborative Paper Tiger TV à laquelle participent notamment les collectifs Testing the Limits et DIVA TV tous deux issus d’ACT UP/NY, contribue sur la chaîne à l’émergence d’une nouvelle forme d’activisme médiatique.

« Seedy Films » est un cycle d’interventions quadri-annuelles proposées par Sibylle de Laurens et Pascaline Morincôme dans le contexte d’une recherche dédiée aux archives des pratiques vidéo alternatives.

Sibylle de Laurens est programmeuse et chercheuse. Pascaline Morincôme participe à la programmation de l'espace d'exposition Treize (Paris, 11°) et entame un doctorat en histoire de l'art et cinéma.

Depuis 2014, elles travaillent ensemble sur un projet de recherche dédié à l'histoire des pratiques vidéos et médiatiques alternatives apparues aux États-Unis à la fin des années soixante. En janvier 2017, cette recherche a notamment donné lieu à l'organisation de l'exposition Data Report, dédiée aux archives du collectif Videofreex à Treize ainsi que plusieurs soirées de projection et de conférences en collaboration avec The Cheapest University.




&


27 JUIN: Cycle CNAP-BK: Lancement de l'ouvrage

Psychanalyse de l'aéroport international de Stéphane Degoutin et Gwenola Wagon

Mercredi 27 juin 2018 à 19h

Bibliothèque Kandinsky

Entrée libre sur réservation à:
reservation.bibliothequekandinsky@centrepompidou.fr

L’aéroport international est le lieu de toutes les contradictions : la promesse de liberté se heurte aux contrôles des corps, l’aspiration à la circulation illimitée achoppe sur la surveillance généralisée, les rêves d’un ailleurs s’évanouissent face à l’omniprésence de la menace terroriste, la soif de consommation rencontre des produits inaccessibles. Il combine les terreurs et les désirs contemporains. Il est un lieu laboratoire de la modernité. 

L'essai Psychanalyse de l'aéroport international regroupe des réflexions, des spéculations et des histoires obtenues à partir de ce que l’aéroport international raconte. Il tire sa matière d’anecdotes, d’images, d’archives et de citations glanées sur Internet et ailleurs. Ces fragments sont agencés sous la forme d’un parcours spatial et critique qui explore les névroses, les fantasmes, les tabous et les désirs du lieu.

vendredi 15 juin 2018

Télérama rend visite à Jean Widmer



4 carrés - 2017 - Acier inox 65x30x25
 Sur sa page du catalogue en ligne des Réalités Nouvelles on peut lire que "Jean Widmer a eu la grande chance de suivre les cours de l’Ecole d’Arts Appliqués de Zurich, dirigé par Johannes ltten, éminent professeur, en 1919 au Bauhaus. Cette formation l’a amené tout naturellement vers un nouveau mode d’expression, le constructivisme. Ce mouvement est né en Russie dans les années 1915 ; ce nouveau langage artistique se caractérise par l’abstraction géométrique qui a abouti à l’Art Concret. Pendant toute sa carrière, soit auprès des musées, fondations publiques ou bien dans le cadre de son activité pérsonnelle, il est resté fidèle à ces principes esthétiques. En effet, il a acquis des points de convergence en termes de formes et sur le plan de l’idéologie qui l’ont amené sur la voie de l’Art Concret. En 1996, il se consacre à ses créations personnelles ce qui lui donne beaucoup de satisfaction.
L’abstraction géométrique est la source d’inspiration de mes peintures. La modernité s’exprime par les plans, les lignes,
les angles qui s’ordonnent dans une harmonie contrastée, rationnelle et équilibrée. Les tableaux sont structurés et organisés en carrés, en thèmes trilogiques conjuguées selon diverses combinaisons de recherche chromatique.
Ils sont répartis entre différentes tonalités : clair-obscure, le contraste complémentaire rouge et vert. Chaque tableau trouve son éclat par une répartition rationnelle et rythmée. Cette harmonisation des valeurs colorées change avec la source de luminosité.
Depuis 2003, il s’exprime aussi en volumes géométriques sous forme de sculptures ; leurs formes se réduisent petit
à petit ce qui leur confère une expression plutôt minimaliste. Elles sont en acier courbé inoxydable, travaillé de façon astucieuse. Cette dualité forme/matière confère à l’oeuvre tout son dynamisme et son rayonnement. Les sculptures
sont ensuite exécutées par un spécialiste dans la serrurerie et la forge. Il travaille comme un architecte à partir du plan précis de son projet.
Jean Widmer ne renie pas l’influence de ses prédécesseurs, maîtres du Bauhaus : ltten, Albers, ainsi que Max Bill, Lohse auxquels il a toujours rendu hommage."

Pictogramme Autoroute

Homme discret des Réalités Nouvelles, Télérama rend hommage l'artiste  avec un long article intitulé : “L’informatique a un peu tué le métier” ce mercredi qui commence par ces mots : "Le logo du Centre Pompidou, c’est lui. La signalétique des autoroutes, aussi… Héritier du Bauhaus, le Suisse Jean Widmer a réinventé le graphisme en France. Sa marque : la neutralité des formes, l’expressivité des couleurs et l’art de dessiner de belles lettres.
Ce Suisse modeste et discret est une institution culturelle à lui seul. Les logos du Centre Pompidou, du musée d’Orsay, de l’Institut du monde arabe, de la Bibliothèque nationale de France, du Jeu de paume, c’est lui. Héritier de l’enseignement du Bauhaus, Jean Widmer a quitté ses Alpes natales dans les années 1950 pour amener à Paris un souffle de modernité.

Car, on l’ignore souvent, l’esthétique de la seconde moitié du XXe siècle doit beaucoup à une poignée de Suisses, graphistes, typographes, photographes ou directeurs artistiques. Des affiches pour des expositions à la signalétique des autoroutes françaises, Jean Widmer a donc apporté à de multiples domaines le sens de la couleur, de la simplicité, du dynamisme, de l’utilité, qui caractérise l’école helvétique. A 89 ans, cet artiste-artisan du quotidien, qui est aussi peintre et sculpteur, reste un modèle pour les graphistes du monde entier...

A lire donc... 

Jean Widmer Beaubourg



Last exhibition before Brexit ...

Avant d'avoir besoin d'un passeport pour aller à Londres,  si vous avez l'occasion d'y aller avant le 28 juillet 2018, ne manquez pas l'exposition Howard Hodgkin (1932-2017) chez Gagosian: "L'Œuvre Ultime".

Ce peintre britannique figuratif, décide en 1972 d'utiliser des supports de bois récupérés sur lesquels il place une touche,  ou deux, une tache ou deux, après de longs mois d'attente, de réflexion et de réminiscence.

Peintre intimiste, son travail semble faire écho à celui de Fautrier avec un même sentiment informel. Il réalise sa première exposition en 1976. En 1984, il obtient le grand prix de la biennale de Venise qui marque le retour triomphale de Londres sur le devant de la scène artistique en Europe. Il s'éteint en mars 2017.

"Après, ils auront pris la fuite, ça va limiter encore un peu l'horizon,...  Brexit, les illusions..."



HOWARD HODGKIN
LAST PAINTINGS
JUNE 1 - JULY 28, 2018
20 Grosvenor Hill
London W1K 3QD

Et la foire de Bâle .... déclara la crise ouverte ...

Alors que la foire de Bâle s'ouvre en habit traditionnel de banquier, avec fanfare, yodel et culottes de peau, trois articles parfaitement identiques apparaissent dans l'Express, le Point et La Croix, ce qui est normal puisqu'il reprennent in-extenso un communiqué de l'AFP (14/06/2018 15:14:40 - Bâle (Suisse) (AFP) - © 2018 AFP) assez sévère .

En effet la foire de Bâle n'apporte rien de nouveau et tout le monde s'en aperçoit : même galeries, même artistes d'année en année. Et le rapport annuel commandé à UBS (Union des Banques Suisses) note bien que le marché mondial d'art et d'antiquités atteint 54 milliards d'euros... mais observe aussi que les "petits poissons" eux meurent.

Les chiffres sont clairs : le nombre de galeries dans le monde régressent.  En 2007, il y avait 5 nouvelles galeries pour une qui fermait, aujourd'hui c'est 2 qui ferment pour une qui ouvre.
Coût des loyers dans les beaux quartiers, vente en berne sont les raisons évoquées. La crise dont se plaignent les galeries atteint même les plus fameuses, qui voient fondre leurs marges entre coût de transport et prix de location des stands de foire où elle réalise 46% de leurs chiffres d'affaire.

Et last but not least, les prix records des salles de ventes font fuir les nouveaux collectionneurs... 
et c'est la foire de Bâle qui le dit !!!!!!

Selon Marc Spiegler, directeur Art Basel, peu des 209 galeries présentes sur la Foire sont en bonne santé. Quand à Clare McAndrew, spécialiste de l'économie de l'art et rédactrice du rapport d'UBS, elle avoue que sans solution - et elle n'en voit pas - , c'est toute l'infrastructure qui est menacée d'éboulement.

Sans nouveaux artistes, ni nouveaux collectionneurs, le système se contracte et s'auto-phage inexorablement, se consumant en prix astronomiques,  abandonnant les galeries de moyenne gamme et les nouveaux artistes au web.

mercredi 6 juin 2018

#67 - tondo-tondi































































#67 - TONDO TONDI
Vernissage mercredi 13 juin de 18h à 21h

Exposition du 14 au 23 juin 2018

ouvert du mercredi au samedi de 14h à 19h

5 rue des Immeubles-Industriels

75011 PARIS






Pam Aitken

Joanick Becourt

Jean-Pierre Bertozzi

Christine Boiry

Francesc Bordas

Carol-Anne Braun

Diane De Cicco

Isabelle de Gouyon Matignon

Olivier Di Pizio

Jacky Ferrand

Catherine Gaillard-Remontet

Fabienne Jousse

Darko Karadjitch

Anne Lou

Mitsouko Mori

Madeleine Sins


Tondo Tondi

« Le tondo (tondi au pluriel) est un profil, généralement sculpté en faible relief, mais qui peut aussi être peint, réalisé sur un support de format rond ou à l’intérieur d’un disque, et non en rectangle comme il est plus courant. Le terme provient de l’italien, c’est une aphérèse du mot rotondo (rond) ». 
Wikipédia

Que ce soit dans l’art égyptien, dans l’Antiquité grecque et romaine déjà familières du nombre d’or, ou à la Renaissance, la géométrie a toujours constitué l’un des fondements des inventions des artistes. La géométrie est aussi constitutive du format en peinture rectangle, carré ou cercle.

Le titre de cette exposition fait aussi allusion à une association d’artistes abstraits, Cercle et Carré, fondée en 1929, dont Kandinsky et Léger, étaient membres. D’une courte durée, l’association n’a existé qu’un an, le temps d’organiser une exposition et de publier quelques numéros d’une revue, elle a été relayée par une autre association, centrale dans l’histoire de l’abstraction : Abstraction-Création. Fondée par Herbin, rejoint notamment par Kandinsky et Kupka, elle a été active entre 1931 et 1936. La filiation perdure par la création dès 1939 de l’association Réalités Nouvelles.

Mais cette proposition Tondo-Tondi déborde largement le cadre historique de ces références en montrant des travaux d’artistes abstraits contemporains qui utilisent la géométrie particulière du cercle comme format, chacun à leur manière et dans des buts qui leur sont propres.