Follow by Email

jeudi 29 octobre 2015

Retrospective Moussa Tiba

La collégiale Saint-André de Chartres accueillera la première exposition majeure consacrée à la pleine portée de l'œuvre de Moussa Tiba. Une occasion sans précédent de parcourir l'évolution de l'artiste depuis plus de cinq décennies...

Cette rétrospective sur son oeuvre et sur sa vie d'artiste commence par ses oeuvres académiques précoces, réalisées à l'académie des Beaux Arts, et jusqu'aux dernières peintures qu'il aura produites avant sa mort en août 2014. Réunissant certaines des oeuvres de sa collection privée, l'exposition se veut représentative de la complexité et de la diversité de l'œuvre de Tiba. Une diversité à la fois technique et thématique, elle présentera les moments les plus emblématiques et les peintures les plus représentatives de l'œuvre de l'artiste.



Actualités Jean Marc Chomaz Art et Sciences Labfactory

After the  october events, You are invited to join us for Three events in November:
- the conference Art et science, dialogue sensible, 3 November 2015, 7 pm at la Maison des Alternatives Ecologiques et Citoyennes à METZ .
- the opening of La mémoire de L'Océan with Anaïs Tondeur, 6 November 2015, 7 to 9 pm at l'Orangerie-Espace Tourlière de la Maison Vaillant at Verrière-le-Buisson.
- the conference It is time to think the Anthropocene ! A manifesto, 14 November 2015, at TULCA Festival of Visual Art 2015 curator, Mary Cremin, in Galway, Ireland.
- the opening of the Labofactory exhibition Aquaplanet, 18 November 2015, 6:30 to 9 pm at la Maison de l'environnement, Magny-Les-Hameaux.
- the conference Manifeste de la dualité Art-Science, 19 November 2015, Conférence arts et sciences CAPC Bordeaux.















Labofactory exhibition Aquaplanet, 18 November 2015, 6:30 to 9 pm at la Maison de l'environnement, Magny-Les-Hameaux, with three installations:
Fluxus, 2080, Redshift.

Red Shift is a purely analogue augmented reality installation. By an optical process without any recourse to digital artefacts, it allows viewers to move in a space where the shadows abstract from the surfaces on which they are cast and appear as three-dimensional ghosts as if a fold in the universe had mixed objects and their negative imprints. For this installation, fans, vestige of our mechanical civilization, become armillary spheres to reinvent the universe and blow their solar wind to sweep ghosts of the living and anthropic illusions.
if the  atmosphere was liquefied, then the planet would be covered with a layer of 2080mm liquid oxygen, the size of a human. In the installation2080 a blue laser line 2080mm above the ground will materialize this fragile layer. During the opening, liquid nitrogen filled copper retorts will condense fine oxygen droplet from thin air and oxygen droplet will be distributed to the public.

Installation Fluxus as presented in the exhibition Aquaplanet in Amsterdam 2015.
Installation with three meta-machines Fluxus defines a new space, an Aquaplanet where the viewer retrieves the abstraction, an ocean of storms or calms, a primordial universe before the Pangea whose memories are still kept in fine water writing of DNA ...

Copyright © J.-M. Chomaz, All rights reserved.
supported by LadHyX, LaSIPS, Chaire EDF Développement Durable, Ecole Polytechnique, CNRS & La Fondation Carasso.







Colloque Université Paris VIIII Avant-garde russe



mercredi 28 octobre 2015

András Jászberényi



ANNE COMMET / EXPOSITION A VENIR

PARCOURS D'ARTISTES / Centre d'Art des Passerelles / 03.11 - 11.12.2015
Vernissage samedi 7 novembre à partir de 12h
Centre d'Art des Passerelles - 17, rue Saint Clair, Pontault-Combault

Curiosités : Fermeture du Muséum d'Orléans et...

1 - Après le Musée des Beaux Arts de Dunkerque, de Calais, de Cahors, c'est autour du Museum d'Orléans de fermer ... avec ses 1500 poissons, insectes et autres poissons-clowns !

2 - Les techniciens de surface et le service d’entretien ont fait leur travail et ont mis à la poubelle bouteilles de champagnes vides, confettis et cotillons...
C'était l'exposition-installation de Goldschmied & Chiari, intitulée "Où allons-nous danser ce soir ?" L'œuvre doit être réinstallée subito/pronto  a annoncé le musée d’art contemporain de Bolzano (Italie).  Ce type de mésaventure avec l'art contemporain est régulier. Joseph Beuys, Damien Hirst, Martin Kippenberger et d'autres en ont fait déjà les frais. Toujours comique, c'est un classique du cabaret de l'Art.

Futur Modern Vintage La FIAC 2.15

LA FIAC, qui se tenait au Grand Palais à Paris du 22 au 25 octobre 2015, EST la foire d'art contemporain internationale avec la plus grande présence de galeries françaises au monde soit 26 sur 175... (1/7 éme) !
Sa petite soeur Officielle qui se tient à la Cité de la Mode, (mais si vous connaissez ... le machin vert mochard à côté de la gare d'Austerlitz,  M'enfin ... ) et pour laquelle on a (heureusement) supprimé le jeux de mots foireux FIAC Off a la même proportion d'exposants parisiens 12  pour 70 galeries ...
Il y a donc les galeries nominées In et les autres sont Officielle, Slick, YIA, International, etc....  Chacune à son lieu et son public. Et on se reportera pour les polémiques de la portion congrue des galeries françaises dans le Figaro. Il est loin le temps où la FIAC présentait 50 % de galeries françaises...  C'était au XXe siècle avant la crise de 1990 et avant le temps d'Internet...
"C'était au temps du cinéma muet
  C'était au temps où Bruxelles ..."

A la FIAC, les cimaises de salon sont hautes et blanches, couvertes ou non d'un vélum blanc.  Gagosian, la galerie la plus puissante au monde s'est fait, elle, construire un château-fort au centre de la nef en "Ba 13" (placoplâtre) laissant les traces d'enduit et de chantier bien visible sur des parois de 50 cm d'épaisseur et de 5 mètres de haut simulant autant l'entrepôt d'usines et la tour fortifiée.
Les galeries "bluechip"  Gagosian, Zwirner, Miro, Lisson sont présentes avec évidemment de très belles pièces comme un magnifique Howard Hodgkin chez Gagosian, ou de belles sculptures de Anish Kapoor dont une en or (ou en cuivre jaune ?) chez Lisson gardée par un vigile dont on se demande s'il fait partie de l'oeuvre ou pas ! Chez Nahmad un vigile tout triste se tient à gauche d'un Modigliani assez triste dans la lumière grise d'une fin d'octobre tristounette. C'est vraiment pas gai Modigliani (mais c'est vendu) !

Les Picasso and Co "friends and family" itou, sont bien présents avec Almine Rech ou la Nahmad Contemporary qui a enfin changé de nom, mais pas d'adresse, après les mésaventures du golden boy/héritier de la famille collectionneuse de Picasso. Soit dans treize galeries une douzaine de Picasso à vendre (au moins un de vendu), avec aussi des Dubuffet (C'est vendu) et toujours le mistigri,  la tapisserie de Aligheiro Boeti avec sa mappemonde qu'on voit depuis 1988 dans toutes les foires de Madrid à Bâle, des monochromes, des Baselitz  dont un d'un très beau noir profond chez White Cube, des Lüpertz et des Leroy chez Werner,  des Fabienne Verdier, du pop art, des Calder ici ou là des Warhol anamorphosés. Comme des antiquaires modernes, des stands sont dans le noir éclairés en basse température, où se côtoient Viera da Silva, Klee et  sculptures Inca dans la pénombre de la Galerie Jaegger-Bucher. Une seule monographie consacré à Estève chez Applicat-Prazan et son stand gris . Entre les oeuvres tape-à-l'oeil, avec beaucoup de doré, de miroirs neufs ou cassés, en verre ou en plexiglass, d'argent et d'aluminium, de diamants en poudre ou en carats, un peu d'humour,  une touche de Morandi, une "énaûrme" toile de Katarina  Grosse (5m x 8 m), le silence de Pierrette Bloch chez Karsten Greve. Les Soulages de sortie sont tous au brou de noix et historique. Nombreux sont les Lee Ufan. Ici il y a de beaux dessins forts classiques de Tracey Emin et là le grand feutre de Morris Louis est immaculé dans la lumière zénithale.

On remarquera aussi la part institutionnelle par la présence du Fonds Municipal d'Art Contemporain de la Ville de Paris dans le IN et autres Musées Nationaux et Parisiens très présents dans les OFF avec des hors les murs, la FIAC se veut patrimoniale.

En contrebas du pont Alexandre III, la foire Slick est un étrange  compromis : sous une tente les stands s'allongent dans une paradoxale attente de découverte sous l'autorité de Claude Viallat qui à l'entrée semble veiller sur les jeunes ... A deux pas Art Elysées, en deux tentes allongées sur les Champs Elysées, présente elle aussi Claude Viallat et la scène française, de Paris à Lyon, des années 1950 à aujourd'hui, de Buffet à Combas accompagnée de la peinture aborigène australienne. Enfin une troisième tente Art Design présente du mobilier design moderne d'après guerre et d'avant IKEA. Curieusement les stands sont tous tenus par de jeunes et beaux barbus en costume droit à pochette, alors qu'ailleurs il y a toujours une jeune femme en petite robe noire accompagnée d'un monsieur glabre d'un âge certain.

Bref contraction de temps 4 jours, contraction des foires satellites YIA, Slick, OFF, etc ... , contraction du nombre de galeries présentes. Opération de softpower, il s'agit de faire rayonner la France et Paris en invitant un maximum de galeries étrangères :  à la foire OFF, il y a une dizaine de galeries françaises, dont la Galerie Bernard Ceysson sur 65 galeries et à la foire YIA de la jeune scène émergente française environ 50% de galeries, Paris International  elle est dans un hôtel...  Pour Libération  et Elisabeth Frank-Dumas "Le Savoir Foire",  la foire est au bord du burn-out, la "fair fatigue", on se lasse des foires alors que tous les artistes (plus de 2000) et les galeries instagramment, facebookent, tweetent, googlent et regooglent... leurs "propositions".

Tout ceci pour tenter de faire apparaître la scène contemporaine qui est selon Terra Nova (le Think Tank du PS ) une scène escamotée par la disparition dans les musées du monde et dans les salles de ventes des artistes français au niveau international dont la description que je viens de faire est un exemple... Extrait :
"La croissance spectaculaire du marché de l’art mondial depuis le début des années 2000 ne s’est pas réalisée à l’avantage de la France. Leader en 1945, notre pays est désormais en quatrième position pour le chiffre d’affaires des ventes publiques d’œuvres d’art. Ce recul se manifeste également à travers le moindre rayonnement de ses créateurs à l'échelle internationale. "
Et :
Le top 10 ,des adjudications des ventes aux enchères établi par Artprice, compte 5 artistes français en 2004 (Claude Monet, Auguste Renoir, Henri Matisse, Paul Gauguin, Edgar Degas) et seulement un en 2014 (Claude Monet). Si l’on considère seulement le marché de l’art contemporain, les artistes français sont encore plus absents : en 2014, ils ne représentent que 0,7 %  du produit des ventes publiques du marché de l’art contemporain réparti par nationalités d’artistes..."  

Dont Acte, c'est toujours le radeau de la Méduse comme disait Michelet*...
Dans le New York Times et le journal El Pais, Jennifer Flay (la directrice de la foire) et Perrotin  (le galeriste) nous confirment que Paris prend l'eau  de toutes parts mais que la FIAC revient du diable vauvert meilleure que jamais, les mouches ont changé d'âne, le fameux French flair.
Fluctuat nec Mergitur.
Aussi pour aller de la FIAC à Off, est inclus dans le prix du billet (40 Euros) le bateau-mouche qui vous porte sur la Seine... Le syndrome de Venise... Week-end sur Seine tous les deux sans personne quand Paris est à l'eau... Vogue la galère.
La FIAC elle même semble donc se définir, non pas comme une salle de marché, mais bien comme une opération de communication pour le Ministère des Affaires Etrangères Campari  (jeux de mots) sera toujours Paris ! Et on comprend bien que ce soit Laurent Fabius, ministre des Affaires Etrangères qui est remis la légion d'honneur à Jennifer Flay devant Pinault et les autres princes qu'on sort  (jeux de mots) comme une équipe de rugby**  !
Alors que l'on annonce la fermeture du Grand Palais pour des travaux nécessaires...
La FIAC devant trouver un autre lieu° !
E la nave va !

* Selon Jules Michelet "Le Radeau de la Méduse de Géricault, c'est le naufrage de la France" in cours au collège de France (1847)
** Pour les artistes pas au courant Jennifer Flay est d'origine néo-zélandaise donc All-black et l'équipe de France de Rugby s'est prise une juste branlée quelques jours avant le début de la FIAC. par  l'équipe néo-zélandaise 62/10 !

Avec 71717 visiteurs°°
Gais et contents
Nous allions triomphants
En revenant des Champs
Le cœur à l'aise
Sans hésiter
Nous venions d'acclamer
D'voir et complimenter 
L' peintur' française.



* annoncée du 20 au 23 Octobre 2016
°* chiffre officiel.


















lundi 26 octobre 2015

#12 Blaise en Capital

HARENG CAPITAL #12

Bernard Blaise
Alain Tergny


Vernissage le mercredi 28 octobre 
de 18h00 à 21h00

Exposition du 28 oct. au 07 novembre 2015
de 14h00 à 19h00

Avec « Hareng capital » du 26 octobre au 7 novembre 2015,Bernard Blaise et Alain Tergny dépassent les limitesLes limites de la poésie, celles du jeu de mot clin d’œil ironique, et celles de leurs formes de recherches personnelles.

exposition #12

exposition #12

exposition #12
Bernard Blaise est un artiste oulipien, construisant avec les mots des jeux qui le poussent hors cadre. Avec lui, le hareng sort en forme d’hommage ; il agit de même avec les formes et les matériaux. Il dit de lui même qu’il est plus un artiste abscons plutôt qu’abstrait. Quoi qu’il en soit, le préfix négatif « abs » ne lui convient pas : il n’ôte rien ; il rajoute toujours et encore ; une trajectoire jubilatoire.

exposition #12

exposition #12
Alain Tergny puise quant à lui ses sources dans l’art géométrique de Joseph Albers ou dans le mouvement cinétique, mais le choix de matériaux qui sortent de leurs champs habituels pour devenir lumière participe à la visitation inspirée des limites entre forme et flux lumineux. Ces deux artistes là ont plus d’un hareng dans leur sac, sac, sac.

exposition #12

Bernard Blaise : www.blaise-sculpteur.fr
Alain Tergny : www.alaintergny.com

Geira Auestad Woitier entre Rythmes et Couleurs

"Rythmes et Couleurs"
 la Mezzanine
l'Hôtel de Ville
Sèvres


Geira Auestad Woitier vous attend du lundi 26 au jeudi 29 octobre de 8h30 à 12h30 et de 13h30 à 17h30. La Mezzanine est un lieu d'exposition formidable - un grand volume avec un très beau mur de pierre, et une belle lumière du jour entre par la verrière. Cela lui a permis d'exposer une très grande Installation de gravures pleine de couleurs, mouvements, énergie, une hymne à la vie, une montgolfière avec son histoire, des boîtes à rythmes, des livres d'artiste, livres objet ...
Des grands kakemonos suspendus le long du mur sont un paisible témoignage d'une rencontre main, gouge, bois, encre, papier, inspiration, énergie - un tourbillon vers la tranquillité.
Venez découvrir  les différentes facettes de son univers de création.





L'Inkhouk, le constructivisme traduit en français



Gerard Conio présente Malevitch et le Suprématisme

Le Suprématisme

Le monde sans-objet ou le repos éternel

Kazimir Malevitch présenté et traduit du russe par Gérard Conio


Malévitch a fait la théorie de son art. «Le monde sans-objet», écrit au début des années 1920, a connu un destin difficile. C'est un texte est essentiel. Des extraits sont publiés en 1927 par le Bauhaus en traduction allemande. La première édition complète, toujours en allemand, est publiée en 1962. La première édition  complète du texte original en langue russe n’a lieu qu’au début des années 2000. En français, des extraits de la seconde partie ont été publiés en 1995 et en 2002. Ce que les éditions Infolio publient aujourd’hui est la première traduction complète de l’ouvrage. C’est un livre touffu. Plutôt que de mettre sur pied un appareil de notes qui rendrait le tout difficilement lisible, le traducteur Gérard Conio l’a fait précéder d’une introduction substantielle, qui présente Malévitch, son oeuvre, sa pensée, et qui les met en situation dans l’histoire tragique de la Russie des années 1920.
Un classique de l’esthétique et de la philosophie de l’art enfin disponible en français
Kazimir Malévitch, peintre, dessinateur et écrivain russe (Kiev 1878 - Leningrad 1935), fut le chef de file du suprématisme. Son célébrissime «Carré blanc sur fond blanc» (1919) constitue l’un des moments clés de l’histoire de l’art au XXe siècle.

Gérard Conio, professeur émérite à l’Université Nancy-2, a publié entre autres Baudelaire (1992), Molière (1992), L’art contre les masses (2003), Du Goût public (2006). Il a longtemps vécu en Pologne et en Russie, pays dont il a traduit et contribué à faire connaître de nombreux écrivains et artistes.         

vendredi 23 octobre 2015

Sandra Detourbet, peintre

Sandra Detourbet, RN 2015 répond au questionnaire des Réalités Nouvelles.



Fais battre ton tambour
119 x 86 cm

Fais battre ton tambour 2
119 x 86 cm


Pouvez-vous décrire brièvement votre travail ?
Can you briefly describe what you do ?

Instabilité formelle stylistique & chromatique
Construction en expansion
Réserves : recouvrement partiel du support
Lisibilité multiple : projection subjective du spectateur qui cherche ou rejette un élément spectral reconnaissable ou non
Trace : superposition d’aplats successifs
Graphisme : zéro reprise ou correction
Contour : net
Outil : pinceaux spalter moyens et grands 
Support : papier marouflé sur toile
Médium : Gouache et craie ou mine de plomb
Appartenance : née en 1967


Qu'est-ce qui vous motive pour créer ?
What drives you to make work ?

Concrètement, je démarre toujours en préparant une gamme chromatique comme s’il s’agissait des aliments pour une improvisation culinaire : entre 20 et 40 bassines de couleurs qui se répondent l’une à la suite de l’autre de dilutions semblables.  Je n’y vois rien d’autre que ce que mes sensations me dictent. Ce ne sont que des impulsions électriques chargées de souvenirs. Une équation à 3 inconnues où je retombe par hasard sur mes pieds. L’intuitif peut passer pour un imposteur auprès de celui qui pense ce qu’il fait ou fait ce qu’il pense. Toujours une petite et jolie différence où passe l’air. Une fuite insolvable.

Pouvez-vous nous parler de votre pratique au jour le jour ?
Can you tell us something of your day-to-day practices ?

J’aurais aimé être un laboureur dans son champ. Mais je suis papillon, ogre de milles expressions et possibles. Peindre en faisant autre chose. Entendre un auteur et son époque, un penseur, un poète ou un compositeur musical et des interprètes. Au sortir d’une chorégraphie ou d’une exposition. Je résonne avec toutes les formes de vibrations & d’énergies : la vitalité et l’animalité sans cesse renouvelée. L’atelier doit rester avant tout un lieu de vie. Sinon, je bloque. Cuisiner, festoyer puis m’isoler longuement sans une seule pensée. 

Depuis quand travaillez-vous de cette manière?
How long have you been working in that way ?

Il a fallu 25 années pour assumer cette manière là.

Quels sont les artistes qui vous ont le plus influencés ?
Which artists have had the greatest affect on your work ?

Pour délimiter un ensemble d’influences qui ont jalonnées ma construction, j’ai tendance à amalgamer  les différents arts et les différentes époques : (les sensations me procurent des images)
Bram van Velde, Yves Klein, David Hockney, Joseph Beuys, Louise Bourgeois, Char­lotte Salo­mon, Pear Kir­keby.
Matisse, Cézanne, Van Gogh, Manet, l’archéologie.
Hayao Miyazaki, Man­dryka, F’murr.
Lau­tréa­mont, Pessoa, Woolf, Nietzsche, Saint-Augustin.
Ange­lo­pou­los, Jar­musch, Antonioni, Ray, Tarkovski.
Pina Bausch
Malher, Schönberg.
Sha­kes­peare.
Texte liturgique sacré ou profane.

Qu'est ce qui en dehors des arts visuels fait évoluer votre travail ?
What outside of visual art informs your practice ?

L’autre.
The Polyptique 130 x 267 cm

Comment souhaitez-vous que le public recoive votre travail ?
How would you like people to engage with your work ?

Cette question m’oblige à imaginer ce que moi je penserais de ma peinture si ce n’était pas la mienne. Et là, c’est un abîme ! Narcisse plonge. Peut-être le temps est un allié ?

Qu'est ce qui vous passionne actuellement ?
Have you seen anything recently that has made an impression ?

Les anglais me fascinent. Les jeunes me passionnent.

Dans quel sens selon vous doit évoluer l'art abstrait ?
In your opinion, how should be the future abstract art evolution ?

J’aime les sons, les voix avec les images en mouvement. Ça me botte grave … Mais par contre j’ai une légère colère contre le dogmatisme qui par définition détient le pouvoir plus que la légitimité. L’art abstrait suit les lois de la gravité ou de la légèreté mais aussi celle de la technologie. Le multimédia, la science des étoiles et la biologie neuronale. Le corps physique de la pensée est au service de la vie. Le format, le support, le médium, le diffuseur, le capteur, le récepteur-émetteur, la peur, l’heure… Et si je me retrouve sur une planète inconnue, peut-être saurai-je lire la direction à suivre. Renoncer à séparer l’air que je respire de la lumière que je vois et considérer le corps comme une abstraction. Et bien dansons maintenant…

Question adressée à soi : celle de l’appartenance.
Question adressée à l’autre : celle de la différence.
Vous 130 x 97 cm

 Gouache sur papier marouflé sur toile

jeudi 22 octobre 2015

# 11 - Malevitch Fancony Abstract Project

Gotha réalisé en béton auto-plaçant
avec une marge d'erreur de moins 0,1mm

plan de coupe numérisé sur autoCAD



Pascal Fancony en pleine explication

Pascal Fancony présentait le mercredi 22 octobre son projet "Les Architectones Numérisés de Malevitch" réalisé dans le cadre d’un partenariat entre des étudiants de l’École des Mines d’Alès (EMA) et de l’École Supérieure des Beaux-Arts de Nîmes (Esban), suite à une convention de Recherche et de Développement entre les deux établissements à Abstract Project, Espace des Arts Abstraits,  dans le 11e arrondissement parisien.

Cette convention a porté sur la réalisation deux architectones de Malévitch, Gota1 et Alpha 1, au sein de l’unité de recherche sur la modélisation des matériaux, ici le ciment blanc auto-plaçant de la Société Ciments-Calcia France partenaire du projet.

Le projet a été co-dirigé par Pascal Fancony, plasticien, professeur honoraire Esba, intervenant à l’Ema, et Philippe Devillers, professeur à l’Ema, enseignant-chercheur à l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Montpellier (Ensam). Le projet s’est déroulé sur trois ans avec deux équipes d’étudiants et de collaborateurs-professeurs respectifs de chaque école.

L’originalité du projet consiste dans un processus de travail en quatre temps :
- 1ère étape : modélisation des Architectones «Gota » en 2013 et « Alpha » en 2014 à partir des dessins et photographies de l’ouvrage de l’exposition de 1980 du Centre Georges Pompidou
- 2ème étape : étude très élaborée de béton autour de diverses contraintes : résistance, allègement, plasticité, texture, granulat, réflexion lumineuse
- 3ème étape : la fabrication de moules
- 4ème étape : la fabrication du béton et le coulage

Pour cette exposition à l’Espace Abstract Project sont présentés :

d’une part un jeu de plans et de dessins numériques 2D et 3D concernant l’architectone Gota ;
d’autre part une épreuve volumétrique d’Alpha, à l’échelle 2 (version n°2, réalisée par Devillers et Fancony en 2015)

L’exposition est accompagnée de photographies de réalisations architecturales d’architectes du XXème siècle, bâties dans le cadre de l’aménagement du littoral du Languedoc-Roussillon, qui peuvent être interprétées comme des citations ou de simples reprises des Architectones.

Ces Architectones sont des « architectures » utopistes verticales et horizontales de Kasimir Malévitch dont les maquettes ont été perdues et dont il ne reste que les plans théoriques, lesquels, par le processus de numérisation, permettent de mieux voir le procès de conception et de construction, et en particulier les modalités géométriques de la volumétrie.

Pascal Fancony, avec un regard de sémioticien de l’art et l’architecture, présentera, lors du colloque des Réalités Nouvelles le samedi 24 Octobre, une lecture de quelques-uns des enjeux du travail entrepris et fera un retour sur le processus qui a conduit Malévitch de « la peinture non objective au volume non objectif ». Il soulignera ce passage symbolique de la représentation à la construction comme étape fondamentale de la résolution et de l’invention de ces volumes architectoniques. Il conclura son propos sur une étude sélective de la présence de cette « stylistique architectonique » dans l’architecture du XXème siècle, manière d’ouvrir un échange avec le public sur le constructivisme d’hier et le constructivisme d’aujourd’hui autour de l’aller-retour de l’art à l’architecture et de l’architecture à l’art.


mardi 20 octobre 2015

Les prix des Réalités Nouvelles 2015

Prix de la critique du Salon
Réalités Nouvelles 2015

Chaque année, un jury de critiques d’art visite le salon en avant-première et récompense le travail d’un artiste. Ce prix consiste pour la presse à produire un article sur l’œuvre primée, et pour la maison Marin en une dotation constituée de matériel pour artistes.

Prix Art Absolument 2015

Mathieu LESECQ-ABIBB
Sans titre – 2014
Acrylique sur papier 200x150
© Mathieu Lesecq-Abibb

Prix Artension 2015                     

Pascal BOURGEOIS-MOINE
Composition – 2015
Huile sur toile 130x97
© Isabelle Gaulon

Olivier DE COUX
AD4 – 2015
Acier Corten 110x39x110
© Isabelle Gaulon





Prix Arts Hebdo Medias 2015

Christian MARTINACHE
Les nuits martiennes de J. Kleper – 2015
Polaroïds 15x170
© Christian Martinache


Prix lacritique.org 2015

Elisabeth RAPHAËL
Memories – 2015
Porcelaine, acier et oxyde de manganèse 27x19x15
© Elisabeth Raphaël



Prix News Art Today 2015

Rogine DORÉ
Voyage au bout du jardin – 2014
Acrylique sur papier marouflé sur toile 150x150
© Rogine Doré




Prix Marin 2015




Robert DELAFOSSE
Obionne variation 30 – 2014
Acrylique sur toile 150x150
© Robert Delafosse





Chantal MATHIEU
Le temps entre mes mains – 2015
Huile sur toile 210x210
© Chantal Mathieu