mercredi 30 avril 2014

Un message de Anna et Richard van der Aa

P a r i s C O N C R E T
l'avenir - the future

------------------------------------
Chers artistes, amis et followers, (please scroll down for English)

Après une expérience réussie de cinq ans, nous avons pris la difficile décision de fermer l'espace ParisCONCRET. Il est tout simplement temps de retrouver nos soirées et week-ends pour nos propres projets.
Notre motivation initiale était d'encourager un dialogue international entre les artistes qui travaillent dans le domaine non-objectif, et c’est une grande satisfaction d’y avoir contribué.
ParisCONCRET Projects continuera d’organiser de temps en temps des expositions dans divers espaces. Nos coordonnées et l’adresse du site web restent inchangés.
Le vernissage de la dernière exposition au 5 rue des Immeubles Industriels se tiendra le samedi 7 juin 2014. Nous espérons que vous nous rejoindrez pour cet événement où nous lancerons un catalogue qui receuillera les nombreuses conversations visuelles qui ont eu lieu depuis janvier 2009.
Nous voulons profiter de cette occasion pour vous remercier tous d’avoir fait partie de cette histoire.

------------------------------------
Dear artists, friends and followers,

After five successful years we have made the difficult decision to close the ParisCONCRET space. It is simply time to reclaim our evenings and weekends for our own projects.
Our initial motivation was to encourage an international dialogue amongst artists working in the non-objective domain and it has been satisfying to see the outworking of this.
ParisCONCRET Projects will continue to organise exhibitions in various locations from time to time. Our contact details and website address will remain the same.
The final exhibition at 5 rue des Immeubles Industriels will open on Saturday 7th of June. We hope you will join us for this event where we will launch a catalogue documenting the many visual conversations which have taken place since January 2009.
We’d like to take this opportunity to thank you all for being part of the story so far.

------------------------------------
Warm regards/bien amicalement,
Anna & Richard van der Aa
 

vendredi 18 avril 2014

Jean-Pierre Bertozzi, Erik Levesque, Olivier di Pizio, Xing Qian Ye

Les toiles de Jean-Pierre Bertozzi, Erik Levesque, Olivier di Pizio et Xing Qian Ye seront présentes à Pékin pour la foire d'art contemporain Asia Art Expo à partir du 8 Mai prochain,  au Musée Art Yan Huang de Pékin, puis Xing Qian et Joelle Ye les emportent en tournée pour 8 mois en Chine,  puis à Beijing 79, Institut des Beaux-Arts de Tianjin,  puis à Shangai, Hongkong enfin en Afrique du Sud… en un mot  le Grand YE Tour 2014/15 !








lundi 7 avril 2014

In memoriam Alan Davie





Une video d'un des compagnons de route écossais des Réalités Nouvelles…. en anglais !


dimanche 6 avril 2014

Exposition CARREMENT


Belic ∙ Bensasson ∙ Besse ∙ Bézie ∙ Clolus ∙ Lovric ∙ Orépük ∙ Peugeot ∙ Satoru ∙ Strojna ∙ Weyer


Exposition du 12 au 27 avril 2014
Vernissage le mardi 15 avril 2014 de 18h à 21h
Ouverture tous les jours de 14h à 19h


Milija BELIC, Roger BENSASSON, Joël BESSE, Charles BÉZIE, Michel CLOLUS, Mirko LOVRIC, Roland ORÉPÜK, Christiane PEUGEOT, Sato SATORU, Bogumila STROJNA et Jacques WEYER revisitent l’héritage intellectuel et plastique de l’art construit, l’art concret et l’art minimal. Le vocabulaire visuel composé des formes géométriques élémentaires se voit enrichi par une approche originale et une touche personnelle. Les espaces musicaux se confondent avec les rythmes mathématiques, les équilibres et les symétries côtoient les dissonances dans une chorégraphie qui a pour fonction de créer des décalages et des instabilités. On est dans un univers poétique, où les tableaux et les objets ont pour caractéristique de dérouter nos regards, même partant des matériaux les plus ordinaires et des formes les plus simples. Basé principalement sur le carré et la ligne droite, qui ont toujours été compris comme un symbole du spirituel et qui risquent de devenir l’expression ultime de notre nouvelle ère numérique, passant aussi par le pouvoir émotionnel de la couleur, cet art rigoureux, audacieux et réductif est en quête permanente d’un langage autant universel que particulier, d’un espace vierge source de toute forme et de toute sensation, d’un lieu où se manifeste la plénitude de l’être, l’essence de l’existence, d’une image fidèle à un rêve, inachevé, de l’absolu.

Espace Christiane Peugeot
62 avenue de la Grande Armée
75017 Paris

M° Argentine / Porte Maillot
Tél. 01 45 74 32 53
www.espacechristianepeugeot.org

Une tribune de Milija BELIC

L’ART GÉOMÉTRIQUE : EST-IL MAL AIMÉ 
(OU MAL COMPRIS) EN FRANCE ? 

Bien que les manifestations du même genre (expositions, salons, biennales) se multiplient ces derniers temps, une question persiste : l’Art Géométrique est-il mal aimé, ou plutôt mal compris, en France ? 
Les admirateurs, sensibles à cet art réduit aux figures régulières et aux signes qui ne sont pas étrangers aux esprits mathématiques, ne manquent pas, mais ce public averti reste très minoritaire. Déjà l’Abstraction, en tant que mouvement avant-gardiste le plus radical, a eu du mal à être apprivoisé. Quelques rares artistes qui ont œuvré dans ce sens entre les deux guerres ont tardé à être reconnus et surtout compris. On a dû attendre l’an 2010 pour que le MNAM consacre une rétrospective d’envergure à l’un des pionniers de l’Art Géométrique, Piet Mondrian, qui a pourtant bien développé son art à Paris, sa nouvelle plasticité, avant de partir pour les Etats Unis en 1938.

Il y a aujourd’hui très peu de galeries en France consacrées à l’Art Géométrique, à l’Art Construit, à l’Art Concret : la Galerie Denise René, dont le rôle dans l’intégration de l’Art Géométrique et Cinétique est déjà reconnu historiquement, la Galerie Lahumière, la Galerie Gimpel&Müller, la Galerie Cour Carré ou l’espace ParisCONCRET, tous situés à Paris. Et bien que les collections des Musées Nationaux possèdent des œuvres de l’Art Géométrique, ces oeuvres ne sont pas présentées de manière à susciter une idée de l’importance de ce mouvement, devenu depuis longtemps une référence historique. De plus, à l’exception de l’Espace de l’Art Concret à Mouans-Sartoux (Donation Albers-Honegger), aucun musée en France, ni aucune institution, n’est consacré entièrement à l’Art Géométrique, comme c’est le cas en Allemagne (Musée d’Art Construit à Ingolstadt, ZKM à Karlsruhe), en Suisse (Museum Haus Konstruktiv à Zürich), en Hollande (Mondriaanhuis - Museum voor Constructieve en Concrete Kunst à Amersfoort), aux Etats Unis (Museum of Geometric and Madi Art à Dallas) ou au Japon (Musée Satoru Sato de Tome), pour ne citer que quelques exemples. Est-ce que la volupté baroque et les délices de la légèreté de l’être - même quand cette légèreté est « profonde » -  bien enracinés dans la tradition française, l’emportent toujours sur la rigueur, la sobriété et l’austérité de l’œuvre géométrique?  Pourtant, dans le même temps, la nouvelle ère numérique nous a habitués à observer le monde à travers les chiffres et nous a également familiarisés avec la panoplie du virtuel composée principalement de figures géométriques.

Il existe actuellement, chez les adeptes de l’Art Géométrique, en dehors d’un écho lointain de l’enseignement de l’école du Bauhaus, une nouvelle sensibilité, une ouverture d’esprit qui cherche à s’exprimer dans les arts plastiques, l’architecture ou le design, en réunissant aussi bien les pouvoirs émotionnels que les données scientifiques, et en menant inéluctablement vers l’œuvre, tant rêvée, d’un art total. L’art a depuis longtemps dépassé le besoin de représenter les choses. Il crée un univers propre à lui. Les outils géométriques ne sont que les moyens spirituels pour construire ce nouveau monde. L’intelligence des sens ne doit pas nécessairement passer par les mécanismes rationnels. Les objets géométriques ou mathématiques les plus abstraits peuvent devenir la source des émotions esthétiques les plus nobles.  

Dans la richesse de la scène artistique en France, il semble que l’Art Géométrique n’ait pas encore la place qu’il mérite. Puisse la présente exposition combler en partie ce manque et offrir un vrai sujet de réflexion.


Milija BELIC


Commissaire de l’exposition « Carrément » 
Exposition du 12 au 27 avril 2014
Vernissage le mardi 15 avril 2014 de 18h à 21h    

mardi 1 avril 2014

"Les 10 Gagas" aux Réalités Nouvelles 2014 !

Performances et nouvelles technologies percutent le salon 2014 et les pratiques artistiques de l'Abstraction au sein des Réalités Nouvelles. Le salon des Réalités Nouvelles se met à l'heure du lifestyle et du normcore. Et nec plus ultra le fooding fait son coming in pour un automne qui s'annonce décoiffant. 
Explications : 

Un collectif d'artistes confirmés, issu du salon a demandé à exposer cette année au Salon des Réalités Nouvelles sous l'acronyme : "Les 10 Gagas"Ces artistes abstraits dont on ne connaissait pas, avouons-le, jusqu'à ce jour ni le goût ni l'admiration qu'ils vouaient à la divine Lady Gaga veulent rendre hommage à la reine arty de Twitter. On ne présente plus la talentueuse chanteuse pop autodestroy et postpunk qui collabore avec le sémillant sculpteur kitch Jeff Koons,  celle qui se met à nue pour la performeuse Marina Abramovic, ou qui est mise en scène par le démiurge du théâtre contemporain Robert Wilson, dont on a pu admirer la collaboration avec la star au Louvre en décembre dernier. 
D'âge canonique, ces "little monsters" des RN veulent rendre hommage à l'icône pop de la culture globale qui cite si souvent les artistes d'art contemporain et de créateurs de mode dans ses clips comme "Bad Romance" ou "Eh eh" ou encore "RARARARA AAA" et aujourd'hui G.U.Y

Il y eut de nombreux débats dans la communauté RN. 
Devait-on accepter ? 
Et si oui, pourquoi Lady Gaga et pas Madonna ? Débats houleux, voir clivants, Lady Gaga est-elle vraiment abstraite ?  
Certains étaient vraiment contre, la concevant comme purement figurative, voir un "fake". A la limite Madonna, passe encore mais Lady Gaga… Les opposants ont voulu démissionné, avant de se raviser face à la question théorique si pertinente - oui si pertinente - que ce collectif d'hipsters posait de la nouvelle monstration de l'abstraction dans son contexte glamour. 
La proposition a donc été accepté à l'unanimité moins une voix qui voulait rendre hommage à Orlan ! 

On annonce même la reprise de la performance de la gracieuse artiste anglaise Millie Brown qui vomit la couleur (au lait) sur le carré blanc sur fond blanc, toute de noir vêtue sur ses talons aiguilles hype. Une performance haute en couleurs, qui questionnera la relation heuristique de la place de la femme dans la pertinence du regard machiste dans la pratique de l'abstraction expressionniste gestuelle et la persistance de l'expressionnismuskeit dasein !

Autre innovation, la restauration du salon est-elle même totalement repensée, un fooding jeune, cool remplira les assiettes de caviar Béluga des Andes servi sur leur lit d'algues de Malaisie en chemise. On annonce également des émincés de truites de Transnitrie dans leurs sauces au vert servies avec leurs ribouldingues de saison qui joueront à n'en point douter du sucré et du salé, du cuit et du cru, le tout servi par les artistes du salon. Les vins de Pomeranie occidentale accompagneront ces plats fins et raffinés que le chef international ouzbek Ayri Xlayvaëck a promis de nous servir. 

C'est un véritable plaisir d'esthète post-structuraliste qui nous attend au salon 2014 au Parc FloralEt, last but not least, le clou de cette mise à jour du salon dans le bois de Vincennes, devrait être l'élégant robot de l'artiste américain Jordan Wolfson qui devrait ouvrir la danse pour le soir du vernissage !


C'est sans aucun doute une annonce des plus sidérantes de ce début de XXIe siècle dans l'histoire du salon parisien de l'Abstraction qui n'arrête pas, on le voit de se rajeunir, mais où s'arrêteront-ils ?


Oläf Arsse




mercredi 26 mars 2014

Jean Dewasne chez Lahumière à Art Paris

Pour faire écho à l’exposition organisée par le Musée Départemental Matisse au Le Cateau-Cambrésis sur l’œuvre de Jean Dewasne « La couleur construite. De l’antisculpture à l’architecture» du 22 mars au 9 juin 2014, le thème de la Galerie Lahumière à Art Paris cette année est ‘Autour de Jean Dewasne’.

« La production de Jean Dewasne est jalonnée de nombreux chefs-d’œuvre figurant d’ores et déjà au chapitre des œuvres-phares de la seconde moitié de XXème siècle : « Apothéose de Marat » (1951), « Tombeau d’Anton Webern » (1952), « La longue marche » (1968), « Habitacle rouge » (1972), « Jet-Underground » (métro de Hanovre, 1975). Il est au sommet de son art avec les Quatre Murales de la Grande Arche de la Défense en 1985, esquisse, bien avant l’échéance, de la geste artistique du millénaire futur par leur monumentalité visionnaire. Aujourd’hui qu’elle offre tout son déroulement à notre mémoire, la carrière de Jean Dewasne semble ne s’être accomplie que sous le signe d’une interrogation fondamentale et persistante : « Comment faire évoluer l’art abstrait ? ».
Extrait d’un texte de Patrice Deparpe, commissaire de l’exposition au Musée Matisse

Série des 'Antisculptures' est ainsi nommée par l'artiste en référence à ses recherches sur la peinture plane appliqué à des formes courbes. Au départ Jean Dewasne utilisait des carrosseries de voitures et camions puis comme cette oeuvre des carénages de motos. Le nombre d’œuvres avec des carénages de moto est assez modeste, nous en avons recensé environ une dizaine.

En parallèle à la galerie vous pouvez visiter l’exposition en cours « Poids et mesures » dessins de sculpteurs et sculptures exposition qui regroupe les artistes suivants : Bauduin, Etienne Béothy, Jean-Gabriel Coignet, Nathalie Delasalle, Emile Gilioli, Jean Gorin, Timo Nasseri, Denis Pondruel et André Stempfel.

Hors les murs deux expositions à visiter absolument : « Vasarely – Die Wiederentdeckung des Malers » au Haus Konstruktiv à Zürich, Suisse du 27 février au 18 Mai

English Version

In response to a show being organized by the Musée Matisse in Le Cateau-Cambrésis on the work of Jean Dewasne, titled Couleur Construite: From Anti-sculpture to Architecture (March 22 – June 9, 2014), at Galerie Lahumière the Art Paris fair this year will adopt the theme of “On and Around Dewasne.”

“Dewasne’s oeuvre contains numerous masterpieces already recognized as key works of the latter half of the twentieth century: The Apotheosis of Marat (1951), The Tomb of Anton Webern(1952),The Long March (1968), Red Abode (1972), and Jet-Underground (Hanover Subway, 1975). His art reached a zenith in 1985 with Four Murals for the Grande Arche de la Défense outside Paris, whose visionary monumentality was an early pointer to future millennial practices. Dewasne’s career, now that our memories can encompass it all, seems to have pivoted around a crucial, persistent question—“How can abstract art go forward?”
Excerpted from an article by Patrice Deparpe, exhibition curator, Musée Matisse

The serial so called ‘Antisculptures’ by the artist is a reference to his researches on colour fields above curbed surfaces. To start Jean Dewasne employed coachworks from cars and trucks and then, as this work, fairings of motorcycles. These motorcycles fairings are part of a small production in Jean Dewasne’s work, we found out about 10 pieces.

In the meantime at the gallery you may visit our current exhibition Weights & Measures – Sculptors’ Drawings and Sculptures a group show with the following artists : Bauduin, Etienne Béothy, Jean-Gabriel Coignet, Nathalie Delasalle, Emile Gilioli, Jean Gorin, Timo Nasseri, Denis Pondruel et André Stempfel.

Outside our walls an exhibition to visit absolutely :
« Vasarely – Die Wiederentdeckung des Malers » at Haus Konstruktiv in Zürich, Switzerland until May 18th.





dimanche 23 mars 2014

Jérôme Benitta - Prix Arthur Piza 2014

Le jury du Fonds de Dotation Piza a décerné à l’unanimité le Prix Arthur Piza pour l’année 2013-2014 au peintre Jérôme Benitta.  Ce prix consiste en un voyage au Brésil.
Le peintre Jérôme Benitta dans son atelier 
- courtesy VD

Après des études d’environnement architectural, puis deux années à la Glacière, Jérôme Benitta a obtenu le diplôme national d’expression plastique (mention très bien) de l’Ecole des Beaux-Arts de Rennes en 2009. A cette époque on pouvait voir aux Réalités Nouvelles de grandes compositions qui portaient non seulement les caractéristiques de l’atelier de Martin Bissière – abstraites, touches franches, couleurs lumineuses – mais aussi de grandes plages sombres de brun lisse ou de vert éteint parfois coupés de traits à la bombe fluo. Son travail était déjà orienté vers un univers composite. Actuellement, un dessin noir, où le trait tient plus de l’entaille que de la trace du pinceau a fait naître un monde foisonnant difficilement contenu par les bords de la toile. Il procède de la bande dessinée, du tag, de la publicité, de la rue, le tout mêlé à une mythologie personnelle et à des bijoux égyptiens. Les figures s’enchevêtrent dans des damiers, se défont derrière des pyramides, s’ensevelissent dans des murailles grises aux reflets zinzolin. C’est déconcertant. On cherche la sortie. On ne peut pas : l’œil reste coincé au détour d’une feuille en forme de fer de lance qui troue un camaïeu de bleu d’une tendresse ahurissante, dérape sur le jaune hurlant des joues d’un lion-soleil, percute les ailes oranges d’une chauve-souris, s’accroche aux éclats d’un blanc laiteux des mâchoires d’une panthère hiératique. On ne veut finalement plus quitter ce voyage.

Parallèlement à la peinture, Jérôme Benitta sculpte de lourdes plaques de bois qu’il enduit de peinture noir brillant pour les presser sur des papiers jaunes. L’incision le taraude. Il travaille actuellement sur des dessins au trait d’une finesse minutieuse. Il va les tatouer.


Virginie Duval

vendredi 21 mars 2014

A vos Papiers !

Sylvie Tual a rêvé d’une montagne sombre d’où se détachait un renard. Elle l’a vu tomber, mais ignore sa chute. Depuis elle l’imagine, dans des gouaches colorées qui ont la hardiesse de l’enfance et sont aiguisées par un appétit insatiable de nature. Le renard est perdu, retrouvé, il devient une ombre, une éclaboussure, une force explosée, un trait que la vitesse rend flou. Un arbre est ancré à mi-parcours de ce monde réinventé par la palette fraîche de Sylvie Tual, au dynamisme servi par un format carré. Aux côtés des pérégrinations du renard, quatre compositions un peu plus anciennes, entre 2010 et 2012, intitulées « Ciels mouillés » évoquent eux aussi la thématique de la chute ascensionnelle. Les ciels déroulent leurs nuages ondoyants avec faste. Un arbre y est au mouillage. Dans cet univers en suspens une petite fille nue dans une robe bleu ciel plante ses pieds dans des promesses de pluie.


Sylvie Tual (RN 2013)  a la part belle de cette exposition « A vos papiers » présentée par la galerie Routes à Paris et qui réunit une dizaine d’artistes parmi lesquels Michèle Destarac (RN 70 et 80) et Jeanne Coppel (qui participa au salon dès 1948). Une dizaine d’œuvres est accrochée et Yuri Lévy garde auprès d’elle quelques gouaches supplémentaires qu’elle présente volontiers aux gourmands.
Virginie Duval

"A vos Papiers ! Jeanne Coppel, Michèle Destarac, Sylvie Tual " 
sont à la Galerie Routes,
53 rue de Seine, 75006 Paris.
Du mardi au samedi de 10 h 30 à 13 h et de 14 h à 19 h.
Tél. 01 46 34 71 80

dimanche 9 mars 2014

Du droit moral des artistes

Ces derniers mois de nouvelles jurisprudences et de nombreuses décisions de justice viennent confirmer la nature de l'oeuvre d'art mais aussi interroger sa réception et le marché de l'oeuvre d'art : tour d'horizon rapide.
Bien sur le cas le plus connu, simple et commun est celui de la pure et simple contrefaçon, comme dans le cas du faussaire allemand Wolfgang Beltracchi qui jusqu'à son arrestation en 2010 fabriquait et vendait (au prix des vrais) des faux modernes. Autre cas celui de ce marchand-brocanteur peu scrupuleux qui signait  des tableaux XIXe anonymes d'une signature contrefaite de peintres du XIXe siècle d'une école oubliée du paysage, les achetant quelques centaines d'euros, il les revendait sur Internet pour quelques milliers d'euros.
Autre cas d'école, lors de trois affaires plus complexe concernant le sculpteur Pompon dans un cas et dans un autre Camille Claudel, et enfin Giacometti. Il s'agissait de savoir si les bronzes vendus étaient originaux ou contrefaits. Le cas du Pompon est particulièrement intéressant puisque l'oeuvre était bien un original, mais édité post-mortem. Or Pompon avait précisé dans ses volontés express qu'il souhaitait qu'aucun bronze ne soit édité après sa mort d'après les moules originaux qu'il n'avait, cependant, pas détruit  : volonté que son éxécutaire testamentaire ne respecta pas. Ainsi l'oeuvre éditée il y a presque 80 ans dans les moules de l'artiste a été déclaré "contrefaite en esprit" au nom du testament de Pompon… presque 80 ans plus tard ! Jugement analogue pour un tirage posthume de la Vague de Camille Claudel réalisé par un ayant-droit, au nom du droit moral de l'artiste qui est imprescriptible et inaliénable. On attend donc de connaître le résultat du procès cette fois aux USA, concernant une série de plâtres de Degas, décédé en 1917 ; procès qui doit préciser si ceux-ci, exécutés dans les années 20 quand on a moulé les sculptures à la cire de Degas pour en tirer des bronzes, sont considérés comme originaux ou contrefaits. Les bronzessont considérés comme des originaux. Les plâtres sont l'étape technique intermèdiaire entre la cire de la main de Degas, et les bronzes. Aux USA toujours, alors que les commissions d'authentification de Warhol ou de Basquiat ont été dissoutes, on apprenait que la succession Basquiat (les soeurs de l'artiste) portait plainte contre Christie's, au motif que plusieurs oeuvres et affaires (vétêments de l'artiste) que le marchand s'apprête à vendre n'avaient  été pas validée par la commission dissoute, et leur reproduction non autorisée par la succession. Aux USA les procès en vus d'établir des certificats d'authenticité atteignent de tels niveaux que nombre d'historiens refusent purement et simplement d'en délivrer  ou de s'exprimer quand ils sont confrontés à des faux. Il y aurait même un projet de loi  pour protéger les historiens des abus de procédure ! En France autre cas autour d'un tableau de Metzinger qui a questionné non seulement la validité de l'expertise mais aussi la responsabilité de l'expert dans l'inclusion (ou non) d'une oeuvre dans le catalogue raisonné qu'il prépare et sa responsabilité pécuniaire. La cour de cassation a confirmée la liberté de l'expert de réfuter un tableau "douteux" du catalogue raisonné sans préjuger de la validité de l'oeuvre. Enfin la vente d'objets cultuels de la tribu Hopi a donné l'occasion d'ouvrir un débat sur la nature même de l'oeuvre d'art comme transcendance et la possibilité de vendre ou non ces objets sacrés.

L'ensemble de ses informations tend à ramener l'oeuvre d'art dans le strict champ de la légalité classique de l'unicité,  de la rareté fait de la main de l'artiste ou sous son contrôle dans la garantie de l'autographe. Alors que l'oeuvre d'art apparaît aujourd'hui dans la multiplicité de sa reproduction à l'heure d'internet, dans le champ de l'allographe numérique, suivant la définition de Nelson Goodman.

Et c'est dans ce contexte que le plasticien Xavier Veihlan et sa galerie parisienne Perrotin attaque en justice le sculpteur Richard Orliski  et ses galeries au prétexte que leurs sculptures respectives seraient faites d'une analogue "couleur non naturaliste, d'une absence de socle, de matériaux identiques et d'une utilisation analogue des facettes." Même si leurs oeuvres respectives peuvent être rapprochées  d'un point de vue allographique, on ne peut confondre les deux artistes qui se présentent dans des lieux distincts, pourtant l'assignation pour parasitisme et concurrence déloyale semble les situer dans une même arène commerciale ! (voir mise à jour plus bas) !

Trois statuts sont ainsi interrogés, celui le statut de l'artiste et/ou de son ayant-droit versus producteur, celui de l'expert et enfin celui du marchand versus fournisseur.  Et c'est dans ce temps que l'Europe lance  une réforme du droit d'auteur !

Erik Levesque

NB: dans le même temps une revue de mode papier et en ligne était très lourdement condamnée pour avoir publiée des photos d'une star (dans des poses érotico-ridicules) sur les sculptures de Maillol du jardin des Tuileries sans avoir demander l'autorisation des ayants-droits, oublier de mentionner le nom du sculpteur,  de n'avoir pas payer les droits de reproduction à l'ADAGP… enfin pour atteinte aux droits patrimoniaux et moraux de l'artiste.

mise à jour le 2 Avril
Constatant l'attachement du public pour la signature de l'artiste, la différences des univers de chacun des artistes, et des publics de chacun des artistes institutionnel pour Veihlan, décoratif pour Orlitsky, enfin que leurs oeuvres ne présentaient pas de similtude. Le TGI de Paris a débouté de sa plainte pour parasitsme, Xavier Veihlan.  Ce dernier et sa galerie se réserve le droit de faire appel.

jeudi 6 mars 2014

Les sculptures de Rebecca Welz de l'ombre à la lumière à New York

"Smoketrees and Jellyfish" 
Les sculptures de Rebecca Welz

à la Galerie June Kelly New York du 28 février au 5 Avril 2014


Les sculptures de Rebecca Welz sont des strucrures accrochées au mur ou pendues à des fils dans la galerie. Des cercles approximatifs et des lignes ondulantes en constituent le dessin énergique. Elles sont faites de cercles et de lignes d’acier soudés, raccordés, noués avec du fil de fer. La structure visuelle qui en émane semble comme évanescente, élégante. La rudesse du métal y trouve pourtant la souplesse d’un trait de crayon à une échelle inégalée. Les oeuvres ont une présence troublante. Dans la galerie June Kelly à l’éclairage électrique, les ombres succesives de la sculpture se fixent dans le regard médusé du spectateur en mouvement. Quand la sculpture est mobile, il en trouve le dessin changeant, ombre rabattue sur le mur ou le sol. Dans la lumière du soleil, l’ombre vibre, elle crée la peinture changeante des fumées et des nuées. La sculpture se fait matrice, elle égréne le dessin et les possibles dans le flux de lumière, au dela, puissance et calendrier solaire.

Smokerings
La sculpture “Smokerings” est un exemple, des anneaux d’acier  répétés portés par les lignes ondulantes diagonales. La scupture ajourée prend la lumière. Son ombre dessine sur le mur du “white-cube” de la galerie une peinture abstraite par la lumière sans cesse changeante du jour. La sculpture dont le titre évoque les ronds de fumée crée le dessin mythique de l’origine de la peinture.


Queen
La sculpture “Queen”se présente en anneaux répétés difformes et fils d’acier tendus, comme autant de filaments d’une  impossible méduse. La forme des flux qui la traverse, évoque  la nage de  l’ornithoptére en apesanteur, mouvement circulaire à la fois drone et hydre qui fascine et pétrie d’effroi shakespearien “King ” dit-elle !


La fascination de Rebacca Welz pour les objets volants légers mouvants et accrochés semble être née de son enfance au Japon. Elle fut dés son plus jeune âge fasciné par la vitalité et la puissance formelle des rites Shinto quand le peuple japonais écrit des voeux sur des petites bandes de papier attachées à des bambous qui symbolisent le tissage des filets des marins, et  leur souhaite ainsi : “Bonne Chance et  Bonne Santé !”
King 

Rebecca Welz est une plongeuse sous-marine émérite, dont l’oeuvre est également influencé par la sensation d’apesanteur de la vie sous-marine et par la variété des formes fonctionnelles des créatures observées dans les mers caraîbes, et c’est lors d’une résidence d’artiste à Monteray Baye, qu’elle observe des méduses. Professeur de Biomimétisme au Pratt Institure de New York, Rebecca Welz  analyse avec ses étudiants  comment les informations sont transmises et conservées à differentes échelles depuis la nano-échelle pour être transposées en formes utiles et pratiques, puis en Idées. Bien que ne travaillant pas directement à partir de la nature, ces travaux cherchent à en démontrer la force, la puissance et le mouvement. Sa sculpture joue du contraste entre le matériel lourd de l’acier qui la forment et les formes souples, vivantes et lumineuses nées de l’abstraction : cercle, ligne, plan. Et c’est au cours d’une résidence d’artiste allouée par une Compagnie Solaire en Californie que Rebacca Welz a glané et récupèré des morceaux de métal qu’elle assemble  en “steel nets” (filets d’acier), sculptures qu’elle présente à la Galerie June Kelly.

Knitpiece
L’oeuvre de Rebecca Welz, sculpteur abstraite new yorkaise évolue depuis une trentaine d’années au travers des thématiques du pli et de la transparence, jouant le pliage du plexiglass ou de l’origami d’acier, mixant plans et topologie, mobile et art cinétique.



Les anneaux répétés de fils d’acier tendus sont comme autant de filaments d’une méduse impossible traversée des flux contemporains. Les sculptures semblent danser dans les courants de l’art contemporain avec leurs mouvements circulaires. Si dans les flux thermodynamiques, les formes trouvent leurs formes optimales de la contrainte dynamique, n’en est-il pas de même de toutes les oeuvres dans les flux d’images qui caractérisent notre époque esthétique ? Par delà la présence singulière, si singulière de ses oeuvres, Rebecca Welz nous propose de penser la place de l’archétype dans les flux des images.


Dans la lumière du soleil, elle forme sur le mur une ombre qui tient autant du crayonné que de l’estompé. La sculpture vibrant trait de crayon se fait dessin en volume et sa projection offre au regard une pensée purement abstraite matrice des possibles rabattus sur le mur ou sur le sol. “Swinging”.Peinture d’un mythe naissant. La sculpture de Rebecca Welz mobile, dynamique, lumineuse pétrifie le regard de sa Beauté.

Erik Levesque
Swinging
photos : Courtesy Rebecca Welz 2014

"Smoketrees and Jellyfish" 
Rebecca Welz
Galerie June Kelly New York du 28 février au 5 Avril 2014
166 Mercer Street, New York, NY 10012/212-226-1660
(Between Houston and Prince Streets)
Tues. - Sat. 11-6

Deux vidéos sur Youtube à voir ….
















dimanche 23 février 2014

Héloïse Guyard


Actualités Héloise Guyard 

EXPOSITION Ah si!
du collectif DES CULS PAR TERRE
du 7 au 30 mars 2014
VERNISSAGE vendredi 7 mars dès 18h
à l'Âge d'Or
26 rue du Docteur Magnan, Paris XIIIème










et prolongation  jusqu'à fin mars 2014 de l' EXPOSITION Fenêtre sur l'Asie
à l'Espace 77, 77 rue Lepic, Paris XVIIIème


samedi 8 février 2014

Décès de Caroline Lee (1932-2014)

Nous apprenons avec tristesse le décès de Caroline LEE. La sculptrice américaine née en 1932 à Chicago s'est éteinte à Paris le 4 février dernier. Ses obsèques auront lieu le vendredi 14 février 2014.
Nos pensées vont à sa famille et à ses amis.

vendredi 24 janvier 2014

Expos



























Actuellement à Sèvres (92) au SEL, la Sévrienne des Arts tient son salon. avec comme Invités d'honneur Danielle Lescot et David Apikian.  Parmi les exposants sélectionnés 6 participants au dernier salon des RN les sculpteurs Belic/Kirsch/Valverde/Blaise, plusieurs participants d'autres sections. Également des participants des années antérieures. Et des invités des uns et des autres.