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mercredi 29 août 2012

Expositions à venir ...

Alberto Magnelli sera présent à la Galerie Lahumière - Paris du  12 octobre au 22 décembre 2012.

La galerie ParisConcret présente une sélection d'oeuvres entre Sydney et Paris à partir du 1 septembre avec les artistes Nadya Bertaux, Joël Besse, Christine Boiry, Anne Brochot, Tony Harding, Danielle Lescot, Federica Nadalutti, Antoine Nelen, Roland Orépük, Myrianne Perelmuter, Jacek Przybyszewski, Paul Raguenes, Jocelyne Santos, Patrick Sauze, Bogumila Strojna, Thierry Thomen, Marie Thurman, Richard van der Aa, Jacques Weyer.



Une sélection d'artistes des Réalités Nouvelles hors ses murs exposent à Pont de Claix près de Grenoble à partir du 22 Septembre au 13 octobre prochain. Une exposition produite par )RN structure( et la ville de Pont de Claix.

Faut-il voir les oeuvres pour les connaître ?

Les musées d'Art Contemporain offrent des parcours didactiques, historiques  autour de la peinture, de la sculpture, de la photo, des films et des archives du XXe siécle. Les parents attentifs et disciplinés suivent le parcours sagement qui leur est proposé, les enfants "rebelles" attendent assis sagement devant la porte de sortie, puisque disent-ils avec sérieux la nature ontologique de l'oeuvre d'art est esthétique conceptuelle et immatérielle... alors pourquoi la voir,  puisqu'on la connait déjà ?

jeudi 9 août 2012

8 - Jean Leppien (1910-1991), Biographie

Suite et fin de l'article de Madame Denise Vernerey-Laplace consacré à trois figures des Réalités Nouvelles.

Jean Leppien (1910-1991)

Du Bauhaus à Paris

Fils d’entrepreneurs protestants des environs de Hambourg, Kurt Leppien interrompt en 1929 ses études secondaires et rejoint le Bauhaus de Dessau. Elève de Josef Albers, Wassily Kandinsky et Joost Schmidt, il fréquente Paul Klee. Lorsque le régime nazi nomme Mies van der Rohe directeur du Bauhaus, il part pour Berlin et s’initie à la photographie auprès de Lucia Moholy. Membre du parti communiste, il fuit en 1933 et rejoint Paris; il adopte alors le prénom de « Jean » et survit de petits boulots qui ne lui laissent aucun loisir pour créer. Sa femme Suzanne Ney, juive hongroise, est dénoncée en mars 1944 et déportée à Auschwitz. Jean Leppien est condamné à la réclusion dans la forteresse de Bruchsal. Libéré en 1944, il retrouve Suzanne, survivante. Le couple s’installe à Cagnes-sur-Mer et Jean Leppien « commence - selon ses propres mots - à peindre » auprès du groupe des « peintres de Provence » venus de tous horizons. Il décline dans des dessins à l’encre une grammaire de hachures sérielles inspirée de la cartographie aérienne que ses amis allemands, Springer, Davring et Reichel l’incitent à faire évoluer. La joie de la création s’exprime dès lors en courbes élégantes que leur tension installe dans la descendance de Kandinsky. Ses allers et retours entre le midi - il a acquis une maison-atelier à Roquebrune - et Paris influencent sa palette chromatique. Il renoue avec ses camarades du Bauhaus, se rapproche de Henri Nouveau, Hans Hartung, Henri Goetz, se lie avec Jean Deyrolle et César Domela, fait la connaissance du marchand Wilhelm Uhde, des critiques Hertha Wescher et Charles Estienne qui organise sa première exposition parisienne en 1947 à la galerie des Deux-Îles. Jean Leppien prend pied sur la scène artistique parisienne. Il sera un exposant fidèle du Salon des Réalités Nouvelles dès 1946.


Mots clefs/Liens : Jean Leppien. Bauhaus. Dessau. Josef Albers. Vassily Kandinsky. Joost Schmidt. Paul Klee. Mies van der Rohe. Lucia Moholy.Auschwitz. Bruchsal. Cagnes-sur-Mer. Roquebrune. La Provence et les peintres. Ferdinand Springer, Davring (Heintrich-Maria Davringhausen, dit Davring) et Hans Reichel. Henri Nouveau. Hans Hartung. Henri Goetz. Jean Deyrolle. César Domela. Wilhelm Uhde. Hertha Wescher. Charles Estienne. Galerie des Deux-Îles.


Retrouvez les chapitres de l'article de Madame Denise Vernerey-Laplace


7 - Etienne Béothy, (1897-1961) - Biographie

Suite de l'article de Madame Denise Vernerey-Laplace consacré à trois figures des Réalités Nouvelles

Etienne Béothy, (1897-1961)

Le sculpteur au Nombre d’or
Enfant d’une famille de l’aristocratie foncière hongroise, Istvàn Béothy manifeste très tôt sa détermination artistique. Jeune soldat en 1917, alors qu’il se remet à Budapest d’une blessure à la tête reçue sur le front italien, il élabore un programme plastique fondé sur les proportions remarquables inspirées par les courants théosophiques et para-scientifiques de son temps, la Série d’Or. Il demeure à distance de l’avant-garde hongroise conduite par Lajos Kassák. Après des études d’architecture et de sculpture à Budapest, un voyage à travers l’Europe, il rejoint en 1925 le groupe des artistes magyars de Paris. Il prend alors le prénom de « Etienne ». Ses premières œuvres parisiennes peinent à se dégager des influences de Maillol et Bourdelle. Mais, très vite, la fréquentation du roumain Brancusi l’amène à l’épure totale de la forme. L’exemple de Archipenko le mène aux formes du groupe du SurhommeFemme supérieure, Homme supérieur. Franc-maçon, Frère de la Loge Akademos au Grand-Orient, il traverse la seconde guerre au sein du groupe de la Résistance hongroise à Paris et continue à sculpter. Après guerre, il rejoint le groupe des Réalités Nouvelles dont il devient le vice-président et où il expose tous les ans de 1947 à 1956. Etienne Béothy est mort le 27 novembre 1961 dans son atelier de Montrouge.

à suivre : 8: Jean Leppien. 1910-1991. Du Bauhaus à Paris

Mots clefs/Liens :

Etienne Béothy. Théosophie. Nombre d’or. Série d’or. Lajos Kassák.Aristide Maillol. Antoine Bourdelle. Alexander Archipenko. Constantin Brancusi. Franc-maçonnerie. Grand-Orient.


mardi 7 août 2012

6 - Otto Freundlich (1878-1943) - Biographie

Suite de l'article de Madame Denise Vernerey-Laplace consacré à trois figures des Réalités Nouvelles.

Otto Freundlich 1878-1943,
Pionnier de l’abstraction, acteur des avant-gardes.

Fils d’entrepreneurs juifs poméraniens, Otto Freundlich, abandonne ses études de philosophie à Berlin, étudie la sculpture à Munich et arrive une première fois à Paris en 1907. Il y rejoint les Allemands de l’Ecole de Paris et vit au Bâteau Lavoir; dans l’atelier voisin, Picasso peint les Demoiselles d’Avignon. Malgré la camaraderie qui le lie au peintre catalan, Freundlich n’adhère pas à l’esthétique cubiste. Pionnier de l’abstraction au même titre que Kandinsky et Kupka, il peint une Composition abstraite dès 1911. Durant la première guerre, muté au service sanitaire des cuirassés allemands, il apporte son énergie créatrice aux groupes dadaïstes de Berlin, Cologne et Bonn. Passeur infatigable entre l’Allemagne et Paris de 1918 à 1933, il opère la synthèse entre un langage venu du symbolisme où formes géométriques et biomorphiques coexistent. Lorsque les nazis prennent le pouvoir, il émigre à Paris où il fréquente les groupes de l’abstraction « construite », Cercle et Carré, puis Abstraction-Création et le premier Salon des Réalités Nouvelles en 1939. En 1937, deux sculptures de Otto Freundlich ont été exposées à l’exposition de l’Art dégénéré à Munich: le Nouvel Homme, que les nazis choisissent pour illustrer la couverture du catalogue, et la Petite Tête. Il passe la guerre dans les camps d’internement. En mars 1943, à Drancy, il monte dans le train vers un camp d’extermination de Pologne, Lüblin-Maidanek ou, selon Serge Klarsfeld, Sobibor. Toute trace de lui disparaît. L’Arbre de Jessé, son dernier dessin,  est son testament.

 Mots clefs/Liens :

Otto Freundlich. Ecole de Paris. Bâteau Lavoir. Pablo Picasso. Vassily Kandinsky. Frantisek Kupka.
Cercle et Carré. Abstraction-Création. Art dégénéré. Drancy. Lüblin-Maïdanek. Sobibor. Serge Klarsfeld.