mardi 25 septembre 2018
#73 - Complicité[s] •
Géométriques & Lyriques • Workshop combinatoire
Vernissage mercredi 3 octobre de 18h à 21h
Exposition du 4 au 13 octobre 2018
ouvert du mercredi au samedi de 14h à 19h
5 rue des Immeubles-Industriels
75011 PARIS
David Apikian / Erik Levesque
Brigitte Biechy / Pierre Morquin
Carol-Ann Braun / Berti Braun
Pola Carmen / Anne Damesin
Anne Commet / Claire de Chavagnac
Dominique De Beir / Pascal Thebault
Diane de Cicco / Jean-Charles Millepied
Natalie Duval Laraby / Catherine Thieblin
Jacky Ferrand / Catherine Gaillard-Remontet
Laurence Reboh / Sandrine Thiébaud-Mathieu
Claudine Sallenave / Eric Rutten
mpS[&]jpB
Complicité[s] sous le commissariat de mpS[&]jpB
Géométriques & Lyriques
Workshop combinatoire
Et si des artistes abstraits travaillaient ensemble.
Attraction, similitude, opposition, tension autant de possibilités de réponses à un rapprochement des tendances.
Vernissage mercredi 3 octobre de 18h à 21h
Exposition du 4 au 13 octobre 2018
ouvert du mercredi au samedi de 14h à 19h
5 rue des Immeubles-Industriels
75011 PARIS
David Apikian / Erik Levesque
Brigitte Biechy / Pierre Morquin
Carol-Ann Braun / Berti Braun
Pola Carmen / Anne Damesin
Anne Commet / Claire de Chavagnac
Dominique De Beir / Pascal Thebault
Diane de Cicco / Jean-Charles Millepied
Natalie Duval Laraby / Catherine Thieblin
Jacky Ferrand / Catherine Gaillard-Remontet
Laurence Reboh / Sandrine Thiébaud-Mathieu
Claudine Sallenave / Eric Rutten
mpS[&]jpB
Complicité[s] sous le commissariat de mpS[&]jpB
Géométriques & Lyriques
Workshop combinatoire
Et si des artistes abstraits travaillaient ensemble.
Attraction, similitude, opposition, tension autant de possibilités de réponses à un rapprochement des tendances.
vendredi 21 septembre 2018
Heloise Guyard expose...
REPETITION AS ORIGINALITY
commissariat Amandine Borkowski & Nathalie Borowski
le SAMEDI 6 OCTOBRE 2018 à 18h
au 6B
6-10 quai de Seine
93200 Saint Denis
Expo jusqu'au 20 octobre, tous les jours sauf mardi, de 14h à 19h
Héloïse GUYARD sera présente lors du vernissage ainsi que les 12 et 20 octobre.
mercredi 12 septembre 2018
#72
FOUR SQUARED
Peter De Lorenzo
exposition « FOUR SQUARED »
Vernissage mercredi 19 septembre de 18h à 21h
Exposition du 20 au 29 septembre 2018
ouvert du mercredi au samedi de 14h à 19h
5 rue des Immeubles-Industriels 75011 PARIS
métro Nation
« Four Squared » marque un point de départ de travaux antérieurs dans lesquels les rythmes des formes et des couleurs se développent sur une grille dessinée et peinte sur une seule surface.
Le travail, maintenant en relief, a une profondeur physique et perceptuelle. L’échelle du travail est plus grande tandis que la couleur réduite conserve encore la preuve du processus (peinture). La dissonance et l’harmonie influencées par le travail de Ravel et Messiaen restent des éléments importants. Les couleurs sautent des intervalles entre les carrés et dans l’espace du spectateur.
C’est le spectateur qui les synthétise et les maintient ensemble.
(Google translate)
“Four Squared” marks a departure point from earlier work in which the rhythms of shapes and colours grow out of a grid drawn and painted onto a single surface.
The work, now in relief, has a physical as well as a perceptual depth. The scale of the work is larger while the reduced colour still retains evidence of the (painting) process. Dissonance and harmony influenced by the work of Ravel and Messiaen remain important elements. Colours jump intervals between the squares and into the viewer’s space.
It is the viewer who synthesises and holds them together.
dimanche 9 septembre 2018
Droits d'auteur appel de l'ADAGP
Actualisation du 13/09/2018 : Le parlement européen a adopté la directive sur le droit d'auteur a l'heure du numérique.
L'exception de panorama rejetée et la directive droit d'auteur adoptée par le Parlement européen !
Chers tous,
Nul doute que votre mobilisation a porté ses fruits dans cette issue positive pour la reconnaissance et la valorisation du droit d'auteur sur le marché numérique.
Le Parlement européen vient d'adopter la proposition de directive à une large majorité.
Tous les amendements relatifs à l'exception de panorama "extensive" (couvrant l'exploitation commerciale) ont été rejetés. Un grand merci à tous ceux d'entre vous qui se sont mobilisés auprès des parlementaires.
Autre point de satisfaction pour les arts visuels : le Parlement a adopté un article prévoyant l'obligation pour les moteurs de recherche d'images de rémunérer les auteurs, qui est nécessaire à la mise en œuvre du dispositif adopté par le législateur français en juillet 2016.
Même si le texte n'est pas encore définitivement adopté (un trilogue entre le Parlement, la Commission et le Conseil doit maintenant s'engager pour trouver un compromis), c'est une très bonne chose pour nous : les droits des auteurs devraient s'en trouver renforcés sur internet (plateformes de vidéo, moteurs de recherche d'images...).
En vous remerciant pour votre précieuse mobilisation et votre soutien indispensable pour la bonne défense de vos droits, je vous prie de croire à mes plus sincères salutations.
L'exception de panorama rejetée et la directive droit d'auteur adoptée par le Parlement européen !
Chers tous,
Nul doute que votre mobilisation a porté ses fruits dans cette issue positive pour la reconnaissance et la valorisation du droit d'auteur sur le marché numérique.
Le Parlement européen vient d'adopter la proposition de directive à une large majorité.
Tous les amendements relatifs à l'exception de panorama "extensive" (couvrant l'exploitation commerciale) ont été rejetés. Un grand merci à tous ceux d'entre vous qui se sont mobilisés auprès des parlementaires.
Autre point de satisfaction pour les arts visuels : le Parlement a adopté un article prévoyant l'obligation pour les moteurs de recherche d'images de rémunérer les auteurs, qui est nécessaire à la mise en œuvre du dispositif adopté par le législateur français en juillet 2016.
Même si le texte n'est pas encore définitivement adopté (un trilogue entre le Parlement, la Commission et le Conseil doit maintenant s'engager pour trouver un compromis), c'est une très bonne chose pour nous : les droits des auteurs devraient s'en trouver renforcés sur internet (plateformes de vidéo, moteurs de recherche d'images...).
En vous remerciant pour votre précieuse mobilisation et votre soutien indispensable pour la bonne défense de vos droits, je vous prie de croire à mes plus sincères salutations.
Marie-Anne Ferry-Fall,
Directrice générale de l'ADAGP
URGENT ET IMPORTANT :
L'exception de panorama revient !
Chers tous,
Les travaux du Parlement européen relatifs au droit d'auteur, sur lesquels vous vous étiez mobilisés aux côtés de l'ADAGP, touchent à leur fin.
Les débats en séance plénière du Parlement européen doivent se tenir le mercredi 12 septembre prochain.
Trois eurodéputés, Julia Reda (Les Verts / ALE Group) ainsi que Jiri Mastalka et Rina Ronja Kari (GUE/NGL Group), ont déposé des amendements proposant d'introduire une exception de panorama extensive. Cette exception rendrait libres de droits toutes les images de vos œuvres situées dans l'espace public. Ainsi seraient concernées les œuvres d'architecture, les sculptures, les fresques, les graffs...
Si ces amendements devaient être adoptés, tout un chacun pourrait les utiliser, dans un but commercial ou non, et éditer affiches et cartes postales, tourner des films, voire s'en servir dans une publicité, sans votre accord préalable et sans payer de droit d'auteur.
L'ADAGP a écrit aux députés européens dans le but d'éviter une telle exception, injuste, illégitime et dévastatrice.
Nous avons besoin de vous pour appuyer ces démarches. De ce jour jusqu'à mercredi matin, écrivez et faites écrire par mail aux députés européens (3 lignes suffisent mais en anglais si possible, vous trouverez leurs mails en pièce jointe) en leur demandant de voter CONTRE les amendements créant l'exception de panorama mais POUR la directive droit d'auteur !
Comptant sur votre soutien indispensable pour la bonne défense de vos droits, je vous prie de croire à mes plus sincères salutations.
Marie-Anne Ferry-Fall,
Directrice générale
Ecrivez aux députés européens*
N'hésitez pas à personnaliser votre courrier en rajoutant une courte présentation de votre travail ou les circonstances dans lesquelles vous avez rencontré le député à qui vous écrivez.
vendredi 7 septembre 2018
Actualités LAHUMIERE
La rentrée sera rouge ou ne sera pas. Le rouge, couleur primaire qui remonte à la
naissance de l’humanité symbolise la puissance, la richesse, mais aussi la chaleur et la
révolution. Elle est aussi la couleur que l’œil humain détecte le plus facilement. Pour
prolonger l’été nous vous proposons une sélection d’oeuvres d’artistes de la galerie
autour de la couleur rouge. Claire, foncée, pure, en grand ou en petit aplat, elle
contraste, ponctue, structure, équilibre, dynamise, électrise parfois et passionne par sa
seule présence. Vous découvrirez ou redécouvirez des «œuvres rouges» de Charles
Bézie, Jean François Dubreuil, Renaud Jacquier Stajnowicz, Jean-Gabriel Coignet,
Antoine Perrot, Yves Popet ou encore Moon-Pil Shim qui ont su admirablement donner à
cette couleur toute sa force.
La galerie participe à la manifestation 'Un Dimanche à la galerie' organisée par le Comité des Galeries d'Art et restera ouverte à cette occasion pour une rencontre avec les artistes présents le dimanche 23 septembre de 14h à 18h.
Chambardement annoncé au Ministère de la Culture....
La méthode de Françoise Nyssen semble maintenant éprouvée...
Les directeurs d'établissement public liés aux Arts Plastiques ont l'air d'apprendre le jour de leurs départs qu'il ne seront pas renouvelés !
Après le non-renouvellement du directeur des Beaux Arts de Paris, le peintre Jean-Marc Bustamante pris dans des polémiques "#MeToo", c'est au tour de Murielle Mayette-Holtz, directrice de la Villa Médicis de Rome, de faire ses valises. Ancienne actrice et administratrice de la Comédie Française, sa nomination à Rome, en remplacement de Eric de Chassey, par Emmanuel Valls dont elle était réputée être une proche, déclencha une polémique pour son incompétence "notoire" en arts plastiques historiques ou contemporains. Sa direction ne semble pas avoir été particulièrement appréciée ni par sa tutelle ni par les pensionnaires ni par les romains(1).
Un point commun, ils ont été tous deux élus à l'Académie des Beaux-Arts en 2017, ce qui n'a pas l'air de porter chance !
En tout cas, de nombreux postes sont à pouvoir : aux Beaux-Arts de Paris où la rentrée se fait en pilotage automatique sans direction, au Musée d’art contemporain de Lyon, au Centre d’arts plastiques contemporains (CAPC) de Bordeaux, et au Palais de Tokyo où le mandat de son président, Jean de Loisy, prend fin mi-2019, mais dont Le Monde annonce son départ anticipé et le grand jeu de chaises musicales du monde de l’art... France-Culture parle d'une quinzaine de postes a pouvoir... le poste de directeur du Jeu de Paume est ouvert à concours, date de dépôt des candidatures, avant le vendredi 14 septembre.
Le ministère annonce une "réflexion" ouverte sur l'avenir de la Villa Médicis confiée à Thierry Tuot pour « renforcer la capacité de la France à attirer et à promouvoir la scène française d’art contemporain et les meilleurs talents artistiques du monde entier qui la choisissent pour créer » tout en redéfinissant ses missions « en s’appuyant sur toute la richesse de son histoire et des liens étroits tissés entre la France et l’Italie » ? Va-t-on vers des coupes budgétaires sévères, comme le demande la Cour des Comptes en particulier pour Rome ? Est-ce la réforme annoncée par Thierry Tuot, président de Paris-Sorbonne et président de l'Académie à Rome qui se met en place, avec la tutelle doctorale de la Sorbonne ou de Paris Sciences et Lettres (PSL) sur les Beaux-Arts et Rome ? A la demande d'Emmanuel Macron, depuis juin, Thierry Tuot est chargé d’établir « une cartographie des résidences, publiques et privées », afin de « partager un diagnostic complet » des « forces » et « faiblesses ». Il proposera ensuite « un système national de sélection et d’orientation des artistes », mais aussi, « le cas échéant, la réorientation, la création ou la suppression de résidences en fonction des objectifs stratégiques du soutien de l’Etat ». Ceci dans l'objectif globale de la réforme de l'Action Publique intitulé "Cap 22" qui souhaite « réformer les aides aux équipes artistiques », en augmentant « le taux de sélectivité », ou encore de «fusionner les comités d’experts » pour une baisse de 4 points de PIB de la dépense publique.
Après le non-renouvellement du directeur des Beaux Arts de Paris, le peintre Jean-Marc Bustamante pris dans des polémiques "#MeToo", c'est au tour de Murielle Mayette-Holtz, directrice de la Villa Médicis de Rome, de faire ses valises. Ancienne actrice et administratrice de la Comédie Française, sa nomination à Rome, en remplacement de Eric de Chassey, par Emmanuel Valls dont elle était réputée être une proche, déclencha une polémique pour son incompétence "notoire" en arts plastiques historiques ou contemporains. Sa direction ne semble pas avoir été particulièrement appréciée ni par sa tutelle ni par les pensionnaires ni par les romains(1).
Un point commun, ils ont été tous deux élus à l'Académie des Beaux-Arts en 2017, ce qui n'a pas l'air de porter chance !
En tout cas, de nombreux postes sont à pouvoir : aux Beaux-Arts de Paris où la rentrée se fait en pilotage automatique sans direction, au Musée d’art contemporain de Lyon, au Centre d’arts plastiques contemporains (CAPC) de Bordeaux, et au Palais de Tokyo où le mandat de son président, Jean de Loisy, prend fin mi-2019, mais dont Le Monde annonce son départ anticipé et le grand jeu de chaises musicales du monde de l’art... France-Culture parle d'une quinzaine de postes a pouvoir... le poste de directeur du Jeu de Paume est ouvert à concours, date de dépôt des candidatures, avant le vendredi 14 septembre.
Le ministère annonce une "réflexion" ouverte sur l'avenir de la Villa Médicis confiée à Thierry Tuot pour « renforcer la capacité de la France à attirer et à promouvoir la scène française d’art contemporain et les meilleurs talents artistiques du monde entier qui la choisissent pour créer » tout en redéfinissant ses missions « en s’appuyant sur toute la richesse de son histoire et des liens étroits tissés entre la France et l’Italie » ? Va-t-on vers des coupes budgétaires sévères, comme le demande la Cour des Comptes en particulier pour Rome ? Est-ce la réforme annoncée par Thierry Tuot, président de Paris-Sorbonne et président de l'Académie à Rome qui se met en place, avec la tutelle doctorale de la Sorbonne ou de Paris Sciences et Lettres (PSL) sur les Beaux-Arts et Rome ? A la demande d'Emmanuel Macron, depuis juin, Thierry Tuot est chargé d’établir « une cartographie des résidences, publiques et privées », afin de « partager un diagnostic complet » des « forces » et « faiblesses ». Il proposera ensuite « un système national de sélection et d’orientation des artistes », mais aussi, « le cas échéant, la réorientation, la création ou la suppression de résidences en fonction des objectifs stratégiques du soutien de l’Etat ». Ceci dans l'objectif globale de la réforme de l'Action Publique intitulé "Cap 22" qui souhaite « réformer les aides aux équipes artistiques », en augmentant « le taux de sélectivité », ou encore de «fusionner les comités d’experts » pour une baisse de 4 points de PIB de la dépense publique.
Par contre le concours de recrutement d'un webmaster (F/H) est ouvert aux Beaux-Arts de Paris, si cela vous dit, à lire sur le site de l'école.
1- Si Muriel Mayette-Holtz a su présenter le travail des "artistes-femmes" et favoriser la diversité des expressions artistiques, elle n'en a pas moins énervé certains pensionnaires en 2017, qui dénonçaient sa gestion approximative de la Villa, la faiblesse de sa programmation et le manque de mise en valeurs de leurs travaux. Mais surtout Muriel Mayette-Holtz décrochait le "yoyo-en-bois-du-Japon" en présentant en juillet 2018 une pièce de théâtre de Marivaux sur le parvis de la Villa, dans laquelle son mari le journaliste sportif Gérard Holtz jouait le rôle principal ! Vive le sport ! MM-H aurait mieux fait de demander que l'on lui sculpte les portraits de Bartali, Cipollini, Coppi, Gimondi, Pantani ... qui eux sont des légendes du tour de France !
1- Si Muriel Mayette-Holtz a su présenter le travail des "artistes-femmes" et favoriser la diversité des expressions artistiques, elle n'en a pas moins énervé certains pensionnaires en 2017, qui dénonçaient sa gestion approximative de la Villa, la faiblesse de sa programmation et le manque de mise en valeurs de leurs travaux. Mais surtout Muriel Mayette-Holtz décrochait le "yoyo-en-bois-du-Japon" en présentant en juillet 2018 une pièce de théâtre de Marivaux sur le parvis de la Villa, dans laquelle son mari le journaliste sportif Gérard Holtz jouait le rôle principal ! Vive le sport ! MM-H aurait mieux fait de demander que l'on lui sculpte les portraits de Bartali, Cipollini, Coppi, Gimondi, Pantani ... qui eux sont des légendes du tour de France !
jeudi 6 septembre 2018
"Diane de Cicco 1918-2018"
" Huit jours de tranchées,
huit jours de souffrance,
Pourtant on a l'espérance
Pourtant on a l'espérance
Que ce soir viendra la r'lève
Que nous attendons sans trêve.
Soudain, dans la nuit et dans le silence,
On voit quelqu'un qui s'avance,
C'est un officier de chasseurs à pied,
Qui vient pour nous remplacer.
Doucement dans l'ombre,
sous la pluie qui tombe
Les petits chasseurs
vont chercher leurs tombes.
Adieu la vie, adieu l'amour,
Adieu toutes les femmes.
C'est bien fini, c'est pour toujours,
De cette guerre infâme.
C'est à Craonne, sur le plateau,
Qu'on doit laisser sa peau
Car nous sommes tous condamnés
C'est nous les sacrifiés !"
Hommage à la galerie La Roue et aux RN des Années 1960 et 1970
La galerie Convergences à Paris rend hommage à Guy Resse, artiste et galeriste, compagnon de route des Réalités Nouvelles des années 1950 aux années 1980. L'exposition, présentée par Christine Abboud, nous offre un panorama du travail de ce peintre intimiste, avec des collages de petites tailles, 25 x 25 cm environ, qui semblent tous être des invitations au voyage dans une autre époque au cœur du XXe siècle parisien et de ces appartements alambiqués remplis de livres.
L'espace étroit de la galerie parait comme saturé, couvert de ses collages souvent blanc sur blanc, déchirés, recollés en un appel à un autre monde éclatant les bibliothèques et les archives. Dans cet autre monde, presque de dentelles, soigné et attentif, fait de conscience de soi, patient et méticuleux, on aperçoit les compagnons de la galerie La Roue et des RN, au croisement du regard : un étonnant André Marfaing blanc et bleu, à un Carré bleu d'Aurélie Nemours répond une de ses gravures, qui si elle porte les traces du temps n'en affiche pas moins sa radicalité, là un collage surprenant, chargé et "soixante-huitard" de Jacqueline Pavlowski... là Liliane Klapish, ici Marcelle Kahn... la liste est longue.
Dans les catalogues RN des années 1960 et 1970 apparaissent en encart les publicités pour la galerie La Roue, si vous voulez savoir à quoi ressemblait un accrochage des Réalités Nouvelles de ces années-là... C'est là en évocation jusqu'au 13 octobre, 22 Rue des Coutures Saint-Gervais, 75003 Paris.
EL
mercredi 5 septembre 2018
Marcelle Loubchansky et Simone Boisecq
La galerie Convergences de Paris, nous apprend que le Centre Pompidou a acquis une œuvre de Marcelle Loubchansky, (Sans titre), 1955. Elle fut membre du Salon des Réalités Nouvelles, comme Ida Karskaya, Liliane Klapisch, ou Colette Brunschwig au long des années 1950 à 1980.
Les Presses Universitaires de Rouen et du Havre, publie l'ouvrage collectif sous la direction de Anne Longuet Marx, Simone Boisecq, la période sauvage. Simone Boisecq fut membre de la section sculpture des Réalités Nouvelles. Longue critique élogieuse de George Banu dans Artpress de ce mois, qui parle d'une œuvre réputée en son temps et aujourd'hui retrouvée.
IFCIC - une interrogation et une réponse...
Créé en 1983, l'IFCIC est un établissement de crédit spécialisé dans le financement du secteur culturel. L’État l’a doté d’une mission d’intérêt général : faciliter l'accès au crédit bancaire des entreprises des secteurs culturels et créatifs.
Placé sous la présidence de Jean-Paul Cluzel, l'Établissement de place, l'IFCIC est détenu à 49 % par l'État et le groupe Bpifrance et à 51% par un actionnariat privé rassemblant la quasi-totalité des banques établies en France.
En 2017, il a prêté de 2,2 millions d'euros aux galeries françaises soit moins de 1% de son budget de 514 millions d’euros d'aide crédité par l’Institut pour le financement du cinéma et des industries culturelles, selon le Journal des Arts.
Placé sous la présidence de Jean-Paul Cluzel, l'Établissement de place, l'IFCIC est détenu à 49 % par l'État et le groupe Bpifrance et à 51% par un actionnariat privé rassemblant la quasi-totalité des banques établies en France.
En 2017, il a prêté de 2,2 millions d'euros aux galeries françaises soit moins de 1% de son budget de 514 millions d’euros d'aide crédité par l’Institut pour le financement du cinéma et des industries culturelles, selon le Journal des Arts.
Le financement de la culture est donc bien "géré" par les gens de cinéma, semble-t-il...
Sur le site de l'lfcic on peut lire d'ailleurs ceci :
![]() |
| capture d'écran le 5/09/218 |
#71 - Amarie Bergman
|
lundi 3 septembre 2018
Galerie Convergences La Roue et Guy Resse
Collages en hommage Guy Resse et à la galerie La Roue à la Galerie CONVERGENCES.
La galerie Convergences propose une exposition de collages en hommage à la galerie La Roue (en activité de 1953 à 1976) et au travail de Guy Resse, son directeur.
Guy Resse, peintre, potier puis exclusivement « colleur » dirigea pendant plus de vingt ans la galerie La Roue rue Grégoire de Tours dans le 6eme arrondissement de Paris, une galerie qui s'affirma comme un lieu d'émergence de la création grâce aux choix exigeants de Guy Resse dont le rôle essentiel apparaît avec les années.
Il n'est pas si fréquent qu'une galerie rende hommage à un homme et un lieu de la vie artistique parisienne, pas si fréquent que des artistes rendent hommage à un directeur de galerie, lui-même artiste. Il n'est pas si fréquent enfin que, plus de 50 ans après, peintres, collectionneurs, critiques d'art et amis se souviennent et témoignent avec émotion de la vie de cette galerie. Ces paroles, documents d'archives, photos, collages seront rassemblés dans l'ouvrage qui sera publié à l'occasion de notre exposition.
Collages de Guy Resse et : Shafic Abboud, Arthur Aeschbacher, Huguette Arthur Bertrand, Guy Bigot, Christine Boomeester, Colette Brunschwig, Marcelle Cahn, Jeanne Coppel, Jacques Doucet, Christian Gardair, Roger-Edgar Gillet, Esther Hess, Joulia, Ida Karskaya, Liliane Klapisch, Jean Leppien, Jacques Mandelbrojt, Maria Manton, Nelly Marez-Darley, André Marfaing, Anna Mark, René Moreu, Aurélie Nemours, Jacqueline Pavlowsky, Armand Petitjean, Simone Picciotto, Emanuel Proweller, Andrée Renaud, Greta Sauer, Pierre Souchaud, André Stempfel, Léon Zack.
GALERIE CONVERGENCES
22 rue des Coutures-Saint-Gervais - 75003 Paris
Tél. 06 24 54 03 09 - graisvalerie@yahoo.fr
Vernissage : le jeudi 6 septembre 2018 à partir de 18 heures
Exposition : du 6 au 27 septembre et du 5 au 13 octobre 2018
du mardi au samedi, de 14h à 19h.
lundi 16 juillet 2018
mercredi 11 juillet 2018
Zeitgeist ... Air du temps
ZeitGeist
La sculpture “Tulipes” de Jeff Koons, qui devait être installée entre le Palais de New York et le Palais de Tokyo, est produite par la galerie Jerôme de Noirmont par le jeu de défiscalisation légale de la loi Aillagon.
Initiée par Françoise Monnin et Artension en 2016 sur Facebook, la première pétition qui lui est opposée, défend la sculpture “majestueuse” d’Ousmane Sow contre celle “banale” de Koons et recueille 3000 signatures, elle est suivie par l’appel de “l’Espace 35” du peintre André Bouzereau avec 8000 signatures sur change.org, rejetant le cynisme de Koons qui d’un “cadeau”, fait sa pub et sa cote sur le dos des victimes des attentats.
Quand le 21 janvier 2018 dans Libération, l’appel “Non au “cadeau” de JK” de l’organisateur de foires et ex du salon de Montrouge, ancien galeriste Stéphane Corréard (époux de madame Sylvie Perras Corréard, actuellement conseillère technique culture et communication du premier ministre Édouard Philippe ) était publié et signé par des conservateurs et conservatrices de musées ou appartenant à leurs conseils d’administration comme Marie-Claude Beaud (UCAD, Monaco), Marie-Laure Bernadac (Picasso/Louvre), Nicolas Bourriaud (ex Palais de Tokyo), Christian Bernard (villa Arson, Mamco), Alexia Fabre (Mac/Val)... Un seul artiste de la même génération que ces conservateurs avait signé l’appel Boltanski (73 ans)... mais par ordre alphabétique c’était le cinéaste Olivier Assayas (!) qui apparaissait en premier accompagné du producteur et collectionneur Marin Karmitz. Et puis un nom inconnu Emilie Cariou, députée LREM spécialiste de la fiscalité… L’initiative privée de Jeff Koons repose sur l’utilisation de la loi sur le mécénat ce que ces opposants administratifs contestent puisque l’œuvre de Koons est fabriqué en Allemagne ! La défiscalisation ne serait pas française, nous y voilà. D’autres artistes en renom notent qu’avec 3,5 millions d’euros on pourrait commander à 35 artistes français des œuvres pour le Grand Paris.
Si, comme le rappelle Harry Bellet du Monde, ces signataires ont pour beaucoup d’entre eux : « usé ou sont appelés à profiter eux-mêmes [du mécénat] », on ne saurait vraiment croire qu’ils mettent en cause la loi sur le mécénat culturel ? Le Comité professionnel des galeries d'art fait connaître son opposition à toute l'opération, le 14 février 2018. La Maison des Artistes organisait alors un sondage auprès de ses adhérents qui se déclaraient à 73% opposés au projet. Pour Corréard, la question devenait à partir du 26 janvier sur France Culture une question relevant de “l’exception culturelle”…
Cependant un collectif mené par Fabrice Hyber, Fleur Pellerin et Jacques-Antoine Granjon appelle à accepter le cadeau dans la Monde du 22 février. Seule Sylvie Blocher dans les Inrocks 27 avril 2018… a des états d’âme sur ce qu’elle appelle la censure en cours : “Mais aussi une bombe, une puérilité ridicule, une imposture outrageante et une nécessité morale pour la France de refuser d’être avilie. Des artistes qui signent publiquement contre un autre artiste, c’est angoissant. Cela arrive à des moments difficiles de l’histoire. Des intellectuels aimés qui signent contre une œuvre en forme de bouquet de tulipes, sous prétexte qu’elle nous avilit, c’est un uppercut dans l’estomac.” écrit-elle.
En effet tout d’un coup se trouve associé dans un même élan de protestation avant-garde étatique et schtroumpf émergent …. autant dire le mariage de la carpe et du lapin (en même temps)... Quelque chose a explosé… laissant sur la route une Anne Hidalgo tout carbonisée avec son bouquet à planter … genre personnage de dessin animé type “Gros Minet” !
La question devenait alors où placer la sculpture … (réponse ? : à la Villette ?)
On le sait tous, nous l’avons déjà dit et démontré, le cinéma français se moque ouvertement des arts contemporains et de la peinture, sorte de punching-ball comique à l’image de l’élite sociale… que ce soit dans les films populaires type Intouchables, Chti’s ou dans d’innombrables films d’auteurs. Poncif toujours présent d’un rapport de classe où art plébéen = cinéma, art d’élite = peinture, art contemporain…
En effet au nom du refus, que l’on peut juger légitime par ailleurs de la réception d’une sculpture, lourde et onéreuse, se met en place un discours assez étrange sur la défense des artistes et d’une identité française au sein du ministère de la Culture.
Dont le discours semble se calquer sur celui des cinéastes : "l’exception culturelle” puisqu’il s’agit de la mise en place d’un système de production des œuvres d’art.
Les cinéastes forment un lobby puissant et médiatique, et très écouté par les pouvoirs publiques, qui défend leurs intérêts légitimes face aux enjeux de la numérisation. Les cinéastes se proclamant artistes, et parlent au nom des artistes français en général. Nous n’allons pas reprocher aux cinéastes de se considérer comme des artistes, mais bien leur contester le droit de parler aux noms de tous les artistes français face aux pouvoirs publics.
Autre exemple farce : qu’un cinéaste en renom puisse considérer dans un interview radiophonique que “le problème” du cinéma français vient de la “disparition de la peinture française” (sic) après la seconde guerre mondiale… serait comique s’il ne laissait pantois à plus d’un titre. Il est libre de ne pas apprécier ni Soulages, ni Dubuffet, ni Eugène Leroy mais que par des mots grossiers qui arrangent son discours, sa rhétorique, il nie l’existence même de l’art de plusieurs centaines d’artistes qui ouvrent des voies différentes, poursuivent leurs chemins s’opposant à une fermeture mentale, apparaît comme le syndrome d’une époque. Pourtant de nombreux producteurs de cinéma Marin Karmitz, Jérôme Clément ou Claude Berri pour ne citer que quelques-uns des plus célèbres… sont ou ont été des collectionneurs d’art avertis de Giacometti, Soulages, Dubuffet, Alechinsky ou Leroy….
Et pourtant si chacune de ces remarques isolées les unes des autres ne seraient que billevesées et poudre de perlinpinpin, sans grande importance, hélas, mises bout à bout, elles forment une forme de continuum désastreux ou simplement désagréable de la météo d’un zeitgeist pluvieux ayant une influence délétère sur les représentants et conseillers spéciaux des ministères, en même temps.
En effet ces paroles globalisantes en miroir d’une esthétique hollywoodienne omniprésente, considèrent l’Art en un spectacle, un show, où l’exposition relève de la narration, on y entre comme dans un théâtre. Une exposition se produirait comme un film, avec spectateurs et TVA de caisse, s’inscrivant dans une rentablité de box-office pour un public donné.
Eh bien non, les expositions d’art abstrait ne sont pas réductibles à de simples théâtres d’images. Une exposition d’art est d’abord une présentation, une mise à jour et un dialogue. A faire le contresens de considérer l’exposition son évènement comme une mise en scène, (on en a vu des vertes et des pas mûres entre Orsay et Grand Palais…) on réduit celle-ci à un discours univoque où les œuvres se trouvent distribuer en premier rôle, second rôle et figurants dans une navrante histoire d’amour du cinéma français dit “du milieu” qui fait contresens. Sans parler des expositions (Cézanne, Klimt…) qui transforment toute peinture en sons et lumières pour Disneyland.
Si Duchamp affirmait que seul le spectateur fait œuvre par son regard, au XVIIIe siècle on disait justement que mot “le spéculateur” désigne l’amateur de peintures, dont c’est le sens premier, nuance !
La confusion se fait alors jour dans les remarques de nos honorables correspondants fiscalistes de l’art, et éclate tout d’un coup quand ils découvrent que nous organisons pas de spectacle, mais des datas. L’ancien président des RN Jacques Busse rédigeait le Bénézit… et nous nous continuons à produire des datas autrement.
Produire des datas c’est un des buts d’un Salon.
C’est donc bien d’un discours de caste entre artistes pour ne pas dire de classe, dont il nous faut bien parler, et il ne faut pas laisser le monopole de la parole à ces artistes.
Il est à nous de prendre la parole.
Notre association Réalités Nouvelles a trouvé son nom de l’expression allemande “Neuen Wirklichkeit” inventée par le peintre Otto Freundlich, assassiné pendant la seconde guerre mondiale et dont la mémoire hante notre histoire, nom qui se voulait le signe d’une nouvelle réalité sociale des artistes et d’une fraternité internationale.
Vlaminck dans ses pamphlets - aujourd’hui heureusement interdits de publication - durant la seconde guerre mondiale accusait Picasso, Degas, Braque, Matisse d’être responsable de la décadence de l’Art Français, aujourd’hui certains, dont des cinéastes, s’amusent à justifier leurs propres échecs ou difficultés en dénonçant l’art contemporain ou la peinture française auprès des autorités publiques. Qu’on n’attende pas de nous, le salon des Réalités Nouvelles, de rejouer Vichy, nous continuerons à exposer des artistes chinois, japonais ou australiens… que nous pensons intéressant.
Que les “cinéastes” bien intentionnés de l’exception culturelle - parlent pour eux - qu’ils s’occupent de leurs affaires, les artistes abstraits français sont capables de s’exprimer par eux-mêmes.
La sculpture “Tulipes” de Jeff Koons, qui devait être installée entre le Palais de New York et le Palais de Tokyo, est produite par la galerie Jerôme de Noirmont par le jeu de défiscalisation légale de la loi Aillagon.
Initiée par Françoise Monnin et Artension en 2016 sur Facebook, la première pétition qui lui est opposée, défend la sculpture “majestueuse” d’Ousmane Sow contre celle “banale” de Koons et recueille 3000 signatures, elle est suivie par l’appel de “l’Espace 35” du peintre André Bouzereau avec 8000 signatures sur change.org, rejetant le cynisme de Koons qui d’un “cadeau”, fait sa pub et sa cote sur le dos des victimes des attentats.
Quand le 21 janvier 2018 dans Libération, l’appel “Non au “cadeau” de JK” de l’organisateur de foires et ex du salon de Montrouge, ancien galeriste Stéphane Corréard (époux de madame Sylvie Perras Corréard, actuellement conseillère technique culture et communication du premier ministre Édouard Philippe ) était publié et signé par des conservateurs et conservatrices de musées ou appartenant à leurs conseils d’administration comme Marie-Claude Beaud (UCAD, Monaco), Marie-Laure Bernadac (Picasso/Louvre), Nicolas Bourriaud (ex Palais de Tokyo), Christian Bernard (villa Arson, Mamco), Alexia Fabre (Mac/Val)... Un seul artiste de la même génération que ces conservateurs avait signé l’appel Boltanski (73 ans)... mais par ordre alphabétique c’était le cinéaste Olivier Assayas (!) qui apparaissait en premier accompagné du producteur et collectionneur Marin Karmitz. Et puis un nom inconnu Emilie Cariou, députée LREM spécialiste de la fiscalité… L’initiative privée de Jeff Koons repose sur l’utilisation de la loi sur le mécénat ce que ces opposants administratifs contestent puisque l’œuvre de Koons est fabriqué en Allemagne ! La défiscalisation ne serait pas française, nous y voilà. D’autres artistes en renom notent qu’avec 3,5 millions d’euros on pourrait commander à 35 artistes français des œuvres pour le Grand Paris.
Si, comme le rappelle Harry Bellet du Monde, ces signataires ont pour beaucoup d’entre eux : « usé ou sont appelés à profiter eux-mêmes [du mécénat] », on ne saurait vraiment croire qu’ils mettent en cause la loi sur le mécénat culturel ? Le Comité professionnel des galeries d'art fait connaître son opposition à toute l'opération, le 14 février 2018. La Maison des Artistes organisait alors un sondage auprès de ses adhérents qui se déclaraient à 73% opposés au projet. Pour Corréard, la question devenait à partir du 26 janvier sur France Culture une question relevant de “l’exception culturelle”…
Cependant un collectif mené par Fabrice Hyber, Fleur Pellerin et Jacques-Antoine Granjon appelle à accepter le cadeau dans la Monde du 22 février. Seule Sylvie Blocher dans les Inrocks 27 avril 2018… a des états d’âme sur ce qu’elle appelle la censure en cours : “Mais aussi une bombe, une puérilité ridicule, une imposture outrageante et une nécessité morale pour la France de refuser d’être avilie. Des artistes qui signent publiquement contre un autre artiste, c’est angoissant. Cela arrive à des moments difficiles de l’histoire. Des intellectuels aimés qui signent contre une œuvre en forme de bouquet de tulipes, sous prétexte qu’elle nous avilit, c’est un uppercut dans l’estomac.” écrit-elle.
En effet tout d’un coup se trouve associé dans un même élan de protestation avant-garde étatique et schtroumpf émergent …. autant dire le mariage de la carpe et du lapin (en même temps)... Quelque chose a explosé… laissant sur la route une Anne Hidalgo tout carbonisée avec son bouquet à planter … genre personnage de dessin animé type “Gros Minet” !
La question devenait alors où placer la sculpture … (réponse ? : à la Villette ?)
On le sait tous, nous l’avons déjà dit et démontré, le cinéma français se moque ouvertement des arts contemporains et de la peinture, sorte de punching-ball comique à l’image de l’élite sociale… que ce soit dans les films populaires type Intouchables, Chti’s ou dans d’innombrables films d’auteurs. Poncif toujours présent d’un rapport de classe où art plébéen = cinéma, art d’élite = peinture, art contemporain…
En effet au nom du refus, que l’on peut juger légitime par ailleurs de la réception d’une sculpture, lourde et onéreuse, se met en place un discours assez étrange sur la défense des artistes et d’une identité française au sein du ministère de la Culture.
Dont le discours semble se calquer sur celui des cinéastes : "l’exception culturelle” puisqu’il s’agit de la mise en place d’un système de production des œuvres d’art.
Les cinéastes forment un lobby puissant et médiatique, et très écouté par les pouvoirs publiques, qui défend leurs intérêts légitimes face aux enjeux de la numérisation. Les cinéastes se proclamant artistes, et parlent au nom des artistes français en général. Nous n’allons pas reprocher aux cinéastes de se considérer comme des artistes, mais bien leur contester le droit de parler aux noms de tous les artistes français face aux pouvoirs publics.
Autre exemple farce : qu’un cinéaste en renom puisse considérer dans un interview radiophonique que “le problème” du cinéma français vient de la “disparition de la peinture française” (sic) après la seconde guerre mondiale… serait comique s’il ne laissait pantois à plus d’un titre. Il est libre de ne pas apprécier ni Soulages, ni Dubuffet, ni Eugène Leroy mais que par des mots grossiers qui arrangent son discours, sa rhétorique, il nie l’existence même de l’art de plusieurs centaines d’artistes qui ouvrent des voies différentes, poursuivent leurs chemins s’opposant à une fermeture mentale, apparaît comme le syndrome d’une époque. Pourtant de nombreux producteurs de cinéma Marin Karmitz, Jérôme Clément ou Claude Berri pour ne citer que quelques-uns des plus célèbres… sont ou ont été des collectionneurs d’art avertis de Giacometti, Soulages, Dubuffet, Alechinsky ou Leroy….
Et pourtant si chacune de ces remarques isolées les unes des autres ne seraient que billevesées et poudre de perlinpinpin, sans grande importance, hélas, mises bout à bout, elles forment une forme de continuum désastreux ou simplement désagréable de la météo d’un zeitgeist pluvieux ayant une influence délétère sur les représentants et conseillers spéciaux des ministères, en même temps.
En effet ces paroles globalisantes en miroir d’une esthétique hollywoodienne omniprésente, considèrent l’Art en un spectacle, un show, où l’exposition relève de la narration, on y entre comme dans un théâtre. Une exposition se produirait comme un film, avec spectateurs et TVA de caisse, s’inscrivant dans une rentablité de box-office pour un public donné.
Eh bien non, les expositions d’art abstrait ne sont pas réductibles à de simples théâtres d’images. Une exposition d’art est d’abord une présentation, une mise à jour et un dialogue. A faire le contresens de considérer l’exposition son évènement comme une mise en scène, (on en a vu des vertes et des pas mûres entre Orsay et Grand Palais…) on réduit celle-ci à un discours univoque où les œuvres se trouvent distribuer en premier rôle, second rôle et figurants dans une navrante histoire d’amour du cinéma français dit “du milieu” qui fait contresens. Sans parler des expositions (Cézanne, Klimt…) qui transforment toute peinture en sons et lumières pour Disneyland.
Si Duchamp affirmait que seul le spectateur fait œuvre par son regard, au XVIIIe siècle on disait justement que mot “le spéculateur” désigne l’amateur de peintures, dont c’est le sens premier, nuance !
La confusion se fait alors jour dans les remarques de nos honorables correspondants fiscalistes de l’art, et éclate tout d’un coup quand ils découvrent que nous organisons pas de spectacle, mais des datas. L’ancien président des RN Jacques Busse rédigeait le Bénézit… et nous nous continuons à produire des datas autrement.
Produire des datas c’est un des buts d’un Salon.
C’est donc bien d’un discours de caste entre artistes pour ne pas dire de classe, dont il nous faut bien parler, et il ne faut pas laisser le monopole de la parole à ces artistes.
Il est à nous de prendre la parole.
Notre association Réalités Nouvelles a trouvé son nom de l’expression allemande “Neuen Wirklichkeit” inventée par le peintre Otto Freundlich, assassiné pendant la seconde guerre mondiale et dont la mémoire hante notre histoire, nom qui se voulait le signe d’une nouvelle réalité sociale des artistes et d’une fraternité internationale.
Vlaminck dans ses pamphlets - aujourd’hui heureusement interdits de publication - durant la seconde guerre mondiale accusait Picasso, Degas, Braque, Matisse d’être responsable de la décadence de l’Art Français, aujourd’hui certains, dont des cinéastes, s’amusent à justifier leurs propres échecs ou difficultés en dénonçant l’art contemporain ou la peinture française auprès des autorités publiques. Qu’on n’attende pas de nous, le salon des Réalités Nouvelles, de rejouer Vichy, nous continuerons à exposer des artistes chinois, japonais ou australiens… que nous pensons intéressant.
Que les “cinéastes” bien intentionnés de l’exception culturelle - parlent pour eux - qu’ils s’occupent de leurs affaires, les artistes abstraits français sont capables de s’exprimer par eux-mêmes.
Erik Levesque
administrateur du blog
membre du comité des Réalités Nouvelles
Droits de suite
La cour fédérale américaine annule le droit de suite californien dit California Resale Royalty Act (CRRA). La Californie est le seul état des USA à avoir eu une législation qui octroyait des royalties aux artistes dont les œuvres passaient en salle des ventes à partir de 1000 $ (850E.) à hauteur de 5% depuis 1978.
jeudi 5 juillet 2018
droits d'auteurs -réforme
La réforme et l'extension du droit d'auteur vis-à-vis des plateformes numériques, type GAFA essentiellement, a été rejetée par le parlement européen, dont le rôle législatif est nul - il n'a aucun pouvoir - mais il est consultatif. Défendu par les créateurs, le cinéma, les éditeurs de presse, les musiciens en particulier Paul Mc Cartney ou Jean-Jacques Goldman, le texte entend étendre le droit d'auteur européen (continental plus exactement) au web. Les opposants sont les GAFA (Google, Amazon, Facebook, Apple...) qui refusent de payer des royalties aux ayants-droits, mais aussi les défenseurs de la liberté du net (ce qui est plus surprenant) au nom de la liberté d'expression. En attendant, le texte reste donc dans les tuyaux administratifs européens dans l'attente d'une décision inter-gouvernementale. Il est à noter que Wikipedia en Espagne et en Italie a été rendu inaccessible quelques heures en signe de protestation.
mercredi 4 juillet 2018
Du Rififi Aux Beaux-Arts de Paris
correctif du 9/07/2018.
Dans un communiqué publié le 6 juillet, la ministère explique que le contrat de trois ans du directeur de l'Ecole Jean-Marc Bustamante se termine le 9 septembre 2018 (il a été nommé le 10 septembre 2015), de plus sa mise en retraite interviendra en mars 2019. Face aux enjeux sociaux et tensions dans l'école, cristallisés autour des questions de harcèlement et des violences sexistes, le temps nécessaire pour la mise en place d'un nouveau projet fédérateur ne lui est donc pas suffisant, aussi un concours pour le recrutement du nouveau directeur est ouvert. Le ministère regrette la violence dont il a été victime.
Que se passe-t-il donc, à l'Ecole des Beaux-Arts de Paris ... ?
Dans un communiqué publié le 6 juillet, la ministère explique que le contrat de trois ans du directeur de l'Ecole Jean-Marc Bustamante se termine le 9 septembre 2018 (il a été nommé le 10 septembre 2015), de plus sa mise en retraite interviendra en mars 2019. Face aux enjeux sociaux et tensions dans l'école, cristallisés autour des questions de harcèlement et des violences sexistes, le temps nécessaire pour la mise en place d'un nouveau projet fédérateur ne lui est donc pas suffisant, aussi un concours pour le recrutement du nouveau directeur est ouvert. Le ministère regrette la violence dont il a été victime.
Que se passe-t-il donc, à l'Ecole des Beaux-Arts de Paris ... ?
Que se trame-t-il autour des mails du directeur de l'Ecole Jean-Marc Bustamante, qui semble avoir jeté l’éponge ? "Rien n’est officiel, mais le mail que ce plasticien a envoyé, mardi soir, à certains acteurs du ministère de la culture et de l’Ecole nationale supérieure des beaux-arts de Paris, qu’il dirige, est sans équivoque." écrit le Monde. Pour Libération "Le directeur très chahuté de l’Académie des Beaux-Arts, dont le mandat devait être prolongé d'une année, ne serait pas reconduit". Le 4 juillet au soir Le Figaro annonce de la bouche de Bustamante qu'il a été révoqué.
L'annonce de la reconduction du mandat de directeur de l'école pour une année de Jean-Marc Bustamante atteint par la limite d'âge de 66 ans (pouvant être reconduit encore pour un an) devait être entérinée le 12 juillet par le conseil d'administration. Au commande depuis octobre 2015, Bustamante avait même annoncé sa reconduction !
Mais le soir du vernissage de l'exposition des diplômés 2017, jeudi 28 Juin, accusé d'une coupable mollesse de caractère cynique, dans sa réaction face au racisme et autres affaires de harcèlement entre professeurs et étudiantes qui minent l'école, d'une privatisation partielle de l'école pour sa remise d'une épée académique, à l'heure des diplômes de fin d'études, d'un manque de respect pour les travaux d'étudiants détruits par inadvertance, le directeur fut enfariné alors qu'un tract intitulé BYE et signé mystérieusement : "Tes étudiant.e.s - Ministère de la Culture" fut alors distribué.
Suivant Le Monde, le directeur choqué cherche alors du réconfort auprès du ministère, qui dit-il le bat froid. Françoise Nyssen ne le reçoit "ni hier ni jamais" car dit-il : "il agace" la ministre.
Selon toujours le journal, le soutien dont aurait bénéficié Bustamante de l' artiste italien et romain Alberto Sorbelli (invité par Bustamante en Juin 2016), sur la page Facebook de l'école ne serait pas sans influence. Le provocateur ayant recommandé comme programme pour l'école un programme troufignolisé pour apprendre aux artistes (garçon) à se faire prendre et (fille) à ne pas avoir de gosses. Un 2 en 1 en quelque sorte. Saperlipopette !
Devine qui vient dîner ce soir ?
En même temps, le Figaro précise que (citation): "Il ne fait guère mystère à Paris que Sylvie Corréard, conseillère Culture et Communication à Matignon auprès du Premier ministre Edouard Philippe, ne l'apprécie guère. Le nom de cette femme d'influence était apparu comme un maillon fort dans la polémique contre Jeff Koons, dans les colonnes de notre confrère Harry Bellet du journal Le Monde."
Sylvie Corréard a été membre du cabinet de la ministre de la Culture Catherine Trautmann de 1997 à 1999. Depuis 2015 chargée de mission auprès de la direction de la Fémis, l’école nationale supérieure des métiers de l’image et du son. Elle a été secrétaire générale du musée d’art moderne de la Ville de Paris, et administratrice au musée national d’art moderne/Centre Pompidou. À cela s’ajoutent plusieurs missions de conseil que Sylvie Corréard a effectuées notamment auprès de l’organisation du Salon de Montrouge qu'organisait son mari, le critique et ex-galeriste Stéphane Corréard, et auprès de l’association Arènes regroupant de grandes institutions tels que l’Opéra national de Paris.
dimanche 1 juillet 2018
Commenter Damien Hirst, ins't he lovely ?*
Damien Hirst lance un grand concours aux internautes auquel Réalités Nouvelles entend participer et participe, ici et maintenant, en commentant comme il se doit la photo ci-jointe.
Le meilleur commentaire recevra une lithographie dédicacée de l'artiste en panti assorti à ses chaussettes roses et Crocs à son nom.
Cher Damien, notre commentaire est le meilleur: "you're so cute!" ou conformément à la loi Toubon, " t'es trop chou !"
* est-y pas mignon ?
Le meilleur commentaire recevra une lithographie dédicacée de l'artiste en panti assorti à ses chaussettes roses et Crocs à son nom.
Cher Damien, notre commentaire est le meilleur: "you're so cute!" ou conformément à la loi Toubon, " t'es trop chou !"
* est-y pas mignon ?
Défiscalisation en blockchain
Depuis 2014 environ, on voit apparaître une série de tentatives de coupler le marché de l'art avec les monnaies virtuelles, Bitcoin, Ethereum, Litecoin et autres monnaies créées suivant la technologie des dites "blockchain", à travers des galeries éphémères (Cointemporary), certification en ligne (P8Pass), enchères en ligne en cryptomonnaie (Maecenas) etc...
Toutes tentatives qui veulent annoncer que la monnaie de l'art serait une blockchain.
Dans le même temps, cependant les tentatives robotisées de faire s'effondrer les blockchains ou de les casser redoublent et semblent concluantes, le bitcoin perd régulièrement de sa valeur.
Dans le même temps, cependant les tentatives robotisées de faire s'effondrer les blockchains ou de les casser redoublent et semblent concluantes, le bitcoin perd régulièrement de sa valeur.
La monnaie de l'art serait-elle une monnaie de singe ou une chaine de Ponzi ?
La "défiscalisation" est en marche !
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