lundi 23 mai 2016

Malevich 2.10 revient à Uzés







































L'exposition Malevitch 2.10 que nous avons réalisé pendant le dernier Salon des Réalités Nouvelles est présentée à la Médiathèque d'Uzés.

Jouant de la reconstitution en noir et blanc suivant l'image historique qui circule sur internet, cette exposition est une mise en situation de l'exposition l'originale O.1O de 1915. Elle se donne à voir comme une interrogation sur le rôle de l'abstraction à l'heure des flux de l'Internet.

Cette reconstitution a été réalisé sur une idée de Erik Levesque, par David Apikian, Roger Bensasson, Joel Besse, Diane de Cicco, Olivier DiPizio, Vanina Lange, Erik Levesque, Chantal Mathieu, Pierre Michelot , Jean Navailh et Jun Sato, avec le soutien de Marin Beaux Arts. Pascal Fancony en a organisé sa présentation à Uzès.


Revue de Presse :
in Midi Libre :






vendredi 20 mai 2016

Howard Hodgkin, le Proust de la peinture

Explorant la nature même de la peinture, langue de culture et expression pure, Howard Hodgkin (1932) ne se tient pas entre les polarités classiques, de l'abstraction et de la représentation, du passé et du présent, du support et du cadre. 
An Open Door, (Une porte ouverte) 2008–11
Huile sur bois - 45.7 × 60.3 cm

Listening, (Ecoute) 2003–05
Huile sur bois - 136.8 × 156.2 cm

For Matisse, (Pour Matisse) 2011–14
Huile sur bois - 116.2 × 139.4 cm

From Memory,( De mémoire) 2014–15
Huile sur bois - 0.8 × 84.1 cm

Hodgkins jouent de l'échange dynamique de la lumière et l'obscurité avec des gestes énergiques synthétiques, des textures complexes et balafrées, et une palette de couleurs luxuriantes, qui sont autant de traits distinctifs de sa signature. Avec leurs gestes maximalistes et leurs couleurs saturées, ses peintures de petites dimensions nous apparaissent tels des  bijoux intimistes, alors que ses grands formats semblent opulents et plus théâtraux. Sa peinture qui est peinte sur bois avec ses cadres intégrés, balance entre objet et image. Elle joint la spontanéité et la franchise aux processus de réflexion et de capitulation. Il peut prendre un an au peintre pour se préparer à exécuter un seul coup de pinceau entre rêve et réalité. L'apparente décontraction de sa peinture, leur "fa presto" contredit le fait que la plupart de ses oeuvres  ont été travaillé pendant deux ou trois ans. Plus que jamais, elles véhiculent la relation entre la main, les yeux, et la mémoire qui entraîne leur processus, leur structure visuelle, et leur tempérance émotionnelle. Comme Hodgkin l' affirme : " je suis un peintre représentationnel mais pas un peintre des apparences." à la manière d'un Proust où la peinture est, étonnamment, un corps sans objet.

Galerie Gagosian
980 Madison avenue
New York
5 mai - 18 Juin 2016
















mercredi 18 mai 2016

Sandra Curry

Sandra Curry
Factury 49
September 10, Acrylic on wood, 65 x 70 cm


Exhibition: 24 May - 18 June 2016
Opening: Wednesday 25 May, 17 - 19 hrs
Hours: 13 - 19, Thurs - Sat
Location: 122 Rue Amelot, PARIS 75011

"The higher purpose of geometry is to participate, body, soul & spirit in the universal laws that govern & cohere our universe. This activity can lead us directly to the centre of our own understanding which unifies us with the whole."

Keith Critchlow, Artist, lecturer, author & professor of architecture in England, & co-founder of the Temenos Academy.

<< Le plus but ultime de la géométrie est participer corps, âme, esprit aux universels qui régissent et lient notre univers. Cette activité peut nous mener directement au cœur de notre propre compréhension qui réunit au tout. >>

Keith Critchlow, artiste,enseignant,écrivain,et professeur d'architecture en
 Angleterre et co-fondateur de la Académie Temenos.

jeudi 12 mai 2016

Hilma Af Klint (1862-1944)

La suédoise Hilma Af Klint fut une pionnière de l'abstraction, amie de Rudolf Steiner et dés 1906 elle pratique un art issu des théories de la couleur de Goethe.
Une exposition à la Serpentine Gallery de Londres lui rend hommage jusqu'au 15 mai 2016.

à lire sur :
http://hyperallergic.com/297519/the-woman-who-found-abstraction-before-the-modernists/?ref=featured

mercredi 11 mai 2016

Décès de François Morellet

Le peintre et scénographe François Morellet (1926 -2016) est décédé. Il avait participé au salon des Réalités Nouvelles dans les années 50 avant d'en faire sécession. Il avait alors fondé le GRAV (Groupe de recherche d'art visuel) avec Horacio Garcia, Julio Le Parc, Francisco Sobrino, Joël Stein et  Jean-Pierre Yvaral, pour fonder un art social et engagé politiquement.

mardi 10 mai 2016

Mark Bradford

C'est le peintre abstrait afro-américain Mark Bradford (Los Angeles, 1961) qui représentera les USA à la prochaine Biennale de Venise en Mai 2017, dans une présentation des conservateurs Christopher Bedford  et Katty Siegel, directeurs du Rose Art Museum de la Brandeis University. La question centrale de son intervention devrait tourner autour de la question du corps de l'artiste et des contextes sociaux- politiques des ghettos de Los Angeles. dans lesquels il a grandi et où artiste reconnu et engagé, il a développé des actions caritatives et sociales. C'est également une revanche pour le petit musée Rose Museum, dont l'existence même avait été remise en question en 2009, dans la crise. Ce musée, admiré aux USA,  fondé en 1961 qui possède des oeuvres de de Kooning, Warhol ou Lischtenstein entre autres - fut alors transformé en école d'art et la vente des oeuvres fut programmé. Mais un comité de soutien du Musée réussir à faire casser la décision pour que l'université garde un musée ouvert au public et une école d'art !

lundi 9 mai 2016

Recherche d'archives sur le peintre SHU TANAKA

Avis de Recherche

On cherche des informations et des archives sur le peintre japonais SHU TANAKA (1908-xxxx) qui a exposé en 1959 dans le cadre du 14 eme salon des Réalités Nouvelles - Nouvelles Réalités, sa toile  "Le temps de pétrifier". Son adresse alors était 51 rue de Verneuil Paris 7e. Il a exposé et était représenté par la Galerie de Beaune, 5 rue de Beaune, direction Susanne Cominck en 1957, 1959 et 1960.
Les archives Réalités Nouvelles ont peu de choses sur lui.  Il a exposé un an seulement au RN.

Si vous avez des documents, des archives  le concernant, sa biographie, sa vie, ses expositions,  ce qu'il est devenu après 1960, ses ayants-droits.

Merci de vos réponses !







samedi 7 mai 2016

Sophie Lambert - Prix Piza 2016

Le jardin infini acrylique sur toile, 160 x160 cm 2014
Le jury du Fonds de Dotation Piza a décerné à l’unanimité le Prix Arthur Piza pour l’année 2016 au peintre Sophie Lambert. Ce prix a été créé en 2012 pour favoriser les échanges culturels entre la France et le Brésil et chaque année alternativement un artiste (peintre, sculpteur, graveur, ou vidéaste) français ou brésilien est récompensé par une résidence au Brésil ou en France.

Sophie Lambert est née le 1er juin 1968 dans une famille française originaire des Pays-Bas et du Venezuela. Elle noue avec sa grand-mère, Elena Delgado-Chalbaud, (la soeur du président Carlos Delgado-Chalbaud assassiné en 1950), une relation privilégiée qui l’aidera à se construire et qui aujourd’hui encore influence sa création. Ce Venezuela où elle n’est pourtant encore jamais allée, est devenu sa terre mythique, et elle en peint sans relâche les exultations, les drames et les fêtes. Elle part en Italie à 18 ans et reste à Sienne pendant un an. A son retour à Paris, elle entreprend des études de droit qu’elle abandonne rapidement pour se consacrer à la peinture et suit les cours de l’Ecole d’Art Van der Kelen de Bruxelles qui lui donnera l’enseignement technique indispensable. Puis en 1992 elle part s’installer à Séville où elle vit de décors de scène et entreprend une démarche artistique personnelle. Elle y restera six années. De retour à Paris,  elle suit pendant deux ans l’enseignement des Ateliers des Beaux-Arts.

Des compositions abstraites naissent alors, peintes à l’huile, classiques dans leur traitement mais privilégiant ce qui restera une constante dans son travail : l’intensité des couleurs et la plénitude des formes. Bientôt apparaissent des lianes dont l’aspect luisant, mouillé, évoquent on ne sait quelles viscères, mais dont les couleurs vives s’enroulent et se déroulent dans un univers majestueux encore abstrait où l’oeil retrouve instinctivement les profondeurs d’une jungle inconnue. Est-ce la figuration d’une fantasmagorie végétale ? Organique ? Le doute s’installe tandis que l’on est capté par ces sensations nouvelles que procurent ces grandes toiles.

S’ensuivra une longue période de recherches où Sophie Lambert brodera des dentelles sur ses toiles, s’absorbant dans ces coutures qui grillageaient la peinture. Elle finira par détruire tous ces travaux et trouvera une solution plastique par le truchement du pinceau; elle monte à présent ses compositions à l’acrylique, puis retravaille toute la surface à l’huile, achevant ses peintures minutieusement au pinceau fin. Sophie Lambert confie à Teresa Lim, sa galeriste de Singapour : « J’ai parfois cousu mes tableaux, même s’il s’agissait la plupart du temps de couture peintes, j’ai donné du temps à chaque trait. J’aime cette idée d’être sur un tableau comme sur un métier à tisser, sans prise sur le temps et dans l’oubli du monde. »

Née peu après le Sgt. Pepper’s, dans un monde désormais bouleversé par cette vague psychédélique qui a propulsé la culture pop dans tous les horizons, glorifié l’enfance, Disneyland, la bande dessinée, les bonbons, les jouets, les jeux vidéo, et a poussé les grandes heures de couleurs acidulées et brillantes à un point paroxysmique. Par petites touches sensibles, sur les grandes compositions construites en force, elle utilise toutes les découvertes des chimistes et fait vibrer la couleur par des touches acides, des glacis, des ponctuations presque fluorescentes en contrepoint des pigments traditionnels qui restent sous-jacents ou bien qu’elle vient rechercher en creusant dans les couches de peinture.

Quelques portraits ou jardins voilés de dentelles peintes, quelques architectures imaginaires peuplent alors l’atelier. « Je suis toujours en train de chercher, j'essaie de ne pas m'installer dans le confort que peuvent apporter en les réitérant certaines trouvailles, de tenter de multiples approches, de rester dans l’incertitude et les ouvertures données par le doute. »

A présent sa peinture est presque exclusivement figurative. Nous sommes loin ici du chant de la terre et du bucolique. Le premier tableau de cette voie est La Mouche, terminé en 2011. C’est une peinture carrée, de 160 x 160 cm, fantastique dans le sens premier du terme. Le fond est un noir d’ardoise mat très légèrement nuancé de tons minéraux sur lequel viennent jouer des filaments de couleurs vives qui s’enroulent et pendent, légèrement humides, plutôt organiques, dans une végétation sombre qui se confond avec l’ardoise. Le bas du tableau est occupé par une mouche géante, très réaliste, finement exécutée, et des losanges bleu vif. Une impression vaguement cruelle se dégage du tableau, comme si la mouche était une araignée et les filaments pendant au-dessus d’elle en draperie les intestins d’une proie en train d’être digérée. Ou bien la mouche est-elle la prochaine proie ? Cette ambiguïté est souvent présente, y compris dans les tableaux aux sujets exclusivement végétaux. Toujours inventées, fleurs et plantes ont une beauté qui est peut-être vénéneuse. Le poison tente de se faire oublier par l’exubérance née dans ces lumières subtiles, mais il est là, dans ces courants qui parcourent la toile, dans ces mouvements de tourbillons sans vent. Nous retrouvons dans les œuvres de Sophie Lambert la beauté et la force de la nature, son empoisonnement, le drame imminent et-ou le crime caché, la force inexorable de la patience et l’infini du possible.


Virginie Duval, avril 2016
La mouche, acrylique sur toile, 160 x160 cm 2011




jeudi 5 mai 2016

Actus : Nicole Valentin et Héloïse Guyard

REGARD PAROLE : Nicole Valentin a le plaisir de participer à la Première Biennale de l’Estampe en Yvelines à la Tannerie – Houdan - du 20 mai au 26 juin, vernissage le dimanche 22 mai à 11h30.

Héloïse Guyard : 

























1966, Annus Mirabilis - Suite

BIBLIOTHÈQUE KANDINSKY
Musée national d'art moderne/CCI, Centre Pompidou


Le Centre national des arts plastiques (Cnap) et la Bibliothèque Kandinsky du Musée national d'art moderne/CCI, Centre Pompidou vous invitent à une rencontre avec Cédric Vincent à propos de

Dakar 66, Le premier Festival mondial des arts nègres.

Mercredi 11 mai 2016, à partir de 18h30
Bibliothèque Kandinsky
Centre Pompidou
Niveau 3

Entrée libre sur réservation à : reservation.bibliothequekandinsky@centrepompidou.fr

Du 1er au 24 avril 1966, Dakar fut le théâtre d’un événement qui attira des milliers de spectateurs venus du monde entier : le Festival mondial des arts nègres. Cette vaste manifestation était organisée par l’État sénégalais et la Société africaine de culture, réseau international structuré autour de l’influente revue Présence africaine. Inauguré par André Malraux, le Festival proposa plusieurs centaines de pièces de théâtre, de spectacles de danse et de projections de films, ainsi que deux vastes expositions, l’une de sculpture « traditionnelle », l’autre d’art moderne. Répercutée par de nombreux médias, la manifestation eut un puissant impact sur l’articulation d’imaginaires culturels et politiques au Nord comme au Sud du Sahara et bien au-delà, en Amérique du Nord, au Brésil et dans les Caraïbes. En pleine Guerre froide, le Festival fut aussi le théâtre d’affrontements à visée géopolitique qui débordèrent le projet initial.

La conférence de Cédric Vincent se tiendra au carrefour de la thématique des « global sixties » et de l’histoire des expositions et du panafricanisme. En prolongement de l’exposition Dakar 66 : Chroniques d’un festival panafricain (Musée du Quai Branly, du 16 février au 15 mai 2016), le chercheur reviendra sur ce Festival, encore peu exploré, pour en discuter la complexité, les contradictions et les enjeux. Présenté comme la mise en scène de la Négritude, le Festival se voulait tout à la fois un inventaire des expressions culturelles africaines et le vecteur d’une société nouvelle aux prises avec les promesses des Indépendances. Cédric Vincent s’arrêtera également sur le Musée dynamique et son exposition d’art « traditionnelle », présenté lors de son inauguration par le Président sénégalais Léopold 
Sédar Senghor comme le « vrai centre du Festival » et s’intéressera enfin à comprendre le Festival de Dakar dans une perspective relationnelle avec le Premier festival culturel panafricain d’Alger (1969), et le Festac – le Second festival mondial des arts nègres de Lagos (1977).

Cédric Vincent est docteur en anthropologie, chercheur associé au centre d’Anthropologie de l’écriture (EHESS) où il codirige le programme « PANAFEST archive » avec le soutien de la Fondation de France. Il a bénéficié en 2015 d’un soutien à la théorie et critique d’art du Cnap pour une recherche intitulée Le Premier festival mondial des arts nègres : enquêtes et archives.

Avec la participation de

Sarah Frioux-Salgas – Responsable des archives au Musée du Quai Branly

Dominique Malaquais – Chargée de recherches (CNRS-IMAf), codirige le programme PANAFEST archive (sous réserve)

Lien vers le document de l’exposition :

http://www.quaibranly.fr/fileadmin/user_upload/2-Evenements/expositions-et-installations/2015-16-expositions-et-installations/2016-dakar-66/2016-04-31-v2Dakar_66.pdf



Cette recherche a bénéficié du soutien du Cnap.
www.centrepompidou.fr
www.cnap.fr

mercredi 4 mai 2016

1972 - Maria Manton et Louis Nallard

1972 - Maria Manton et Louis Nallard prennent les commandes du Salon des Réalités Nouvelles,
ici devant une toile de Blaise Jeanneret, devant l'objectif d'un photographe anonyme et complice.



























La suite de l'exposition sur le blog : http://70ansdern19462016.blogspot.fr





mardi 26 avril 2016

Réalités Nouvelles 1974


















Entre De Gaulle de l'argentin Felix Cuello (1929) et une œuvre d'art urbain , comme on disait à l'époque ...  c'était çà les Réalités Nouvelles de 1974 !

Qui est l'auteur de la peinture de gauche ?

S'agit-il de Jean-Pierre Risos (1934-1992) qui exposait N°226  "Bonne femme qui se casse la gueule en lavant les carreaux"  pour 8000 Frs (environ 5500 Euros, conversion 1974) ?

Surprenant ! Non !


en attendant les Haricots, ils sont tous venus...

Viallat, Bioules, Rouan ou Jacquet et les fréres Van Velde ... 

1964-1969

Incroyable Non ?

Les Incroyables archives des Réalités Nouvelles/ 2 Buren au RN

Pour retrouver Buren au RN ....

Y'en a aussi !


En attendant le Haricot.... 1

En attendant l'exposition 

Après la Révolution Culturelle

Le Haricot ...

(Va y avoir du S'port  Surface)

II

12 mai – 28 mai 2016

Une histoire des RN en quatre volets 
avec Abstract Project, 

5 rue des Immeubles Industriels, 75011 Paris


Retrouvez les Incroyables archives des années 60 et 70 sur le blog 70 ans des Réalités Nouvelles...



dimanche 24 avril 2016

Nouvelle exposition - Galerie Lahumiere


#24 - Project ARP



#24
Project ARP


" Nous ne voulons pas copier la nature.
   Nous ne voulons pas reproduire.

    Nous voulons produire comme une plante produit un
   fruit et ne pas reproduire. 
  Nous voulons produire directement et non par truchement.
        Comme il n’y a pas la moindre trace d’abstraction
 dans cet art 
       Nous le nommons : art concret."*


Robert Delafosse
Christian Martinache
Pierre Michelot
Paola Palmero
Laurence Reboh
Manu Rich
Sandrine Thiébaud-Mathieu
Joël Trolliet

Vernissage le mercredi 27 avril de 18h à 21h
27 - 30 avril 2016


DADA est sans doute le mouvement culturel international qui a le plus marqué l’histoire de la création artistique contemporaine. Il nous a semblé opportun de rendre hommage à ce mouvement à travers l’un de ses fondateurs directs Hans ARP, qui a été également l’un des promoteurs des Réalités Nouvelles. Huit peintres et sculpteurs des Réalités Nouvelles ont donc décidé de se réunir pour rendre hommage à ARP, à partir de leurs propres réflexions sur les différentes abstractions.

HANS ARP est né en 1886 à Strasbourg. Il rencontre Paul Klee en 1909 et collabore au mouvement Dada en 1916, créé par le poète Tristan Tzara. Par la suite, il participera au mouvement surréaliste et rejoindra le mouvement Abstraction Création constitué par Georges Vantongerloo en 1931 avec Kupka et d’autres artistes. Ce mouvement avait comme problématique la création d’un art nouveau amélioré par les acquis de la science. En 1946 ARP contribuera à la création du salon des Réalités Nouvelles. Il décède à Bâle en 1966.

* citation de Hans Arp, 1944

vendredi 22 avril 2016

Que se passe-t-il donc, dis-don ?

Curieuse information parue dans les Inrocks, 22 avril 2016 sous la plume de Claire Moulène qu'il faut féliciter pour sa curiosité...

Les dossiers de candidature pour la nomination de l'artiste représentant la France pour la prochaine Biennale de Venise 2017 sont clos depuis le 4 avril. Le dossier doit présenter un duo un artiste et commissaire, c'est le principe. Différents dossiers sont arrivés. Mais là... il y a un dossier qui comporte bien un artiste Bertrand Lavier (67 ans) qu'on ne présente plus et ..... 12 co-commissaires d'exposition (!) :

dont deux curators-executives (commissaires exécutifs) :


Nicolas Bourriaud, 51 ans ex directeur du Palais de Tokyo, de l’Ensba Paris (actuellement à la préfiguration du Centre d'art de Montpellier métropole)

Eric Troncy 51 ans, co-directeur du Consortiulm de Dijon et directeur de la revue Frog (Art, architecture)


et de dix supporting curators (dixit) (commissaires-secondaires)


Martin Bettenod, 50 ans directeur de la Fondation Pinault, ancien directeur de la FIAC et marchand d'art.

Suzanne Pagé, 70 ans ex directrice au MamVParis, aujourd’hui à la tête de la Fondation Vuitton

Xavier Douroux, 60 ans co-directeur du Consortium, centre d'art de Dijon avec Eric Troncy ;

Jean-Hubert Martin, 71 ans ex-directeur, du Musée national d’art moderne et commissaire de Affinités Insolites au Grand Palais

Chiara Parisi, 47 ans, directrice de la Monnaie de Paris qui prépare une exposition Bertrand Lavier

Hans-Ulrich Obrist, 47 ans co-directeur des projets internationaux de la Serpentine Gallery (Londres).

Catherine Millet, 68 ans directrice d’Artpress, critique et écrivaine

Stéphanie Moisdon, 49 ans directrice des masters à L’Ecal (Genéve)

Bernard Marcadé, 68 ans critique d’art émérite, (et le frére à Jean-Claude...)

Olivier Zahm, 53 ans directeur de la revue Purple, revue de mode et de photos.


Sachant que le commissariat général de la 57e Biennale de Venise a été confié à la conservatrice du Centre Pompidou Christine Macel 47 ans ? Pourquoi ce "très beau monde" de l'art qui fait la pluie et le beau temps dans les institutions françaises depuis 30 ans, a-t-il eu besoin de se présenter grouper, de trouver des parrains ? "Pour choisir une oeuvre", comme le dit Eric Troncy ? Pour refuser les conditions du concours, comme le suggère la journaliste des Inrocks ? De quoi cette attitude est-elle le nom ? Craignent-t-ils la nomination d'un artiste et d'un commissaire "du dehors" ? Plus jeune ? Nouveau ?


Dans tous les cas, il semble bien qu'il y ait quelque chose de pourri au royaume de Danemark ? Que se passe-t-il ?

Et qu'en pense Susie ...


En attendant voici pour rappel l'appel du concours de l'Institut Français:

Appel à candidatures pour la présence française à la 57e Biennale internationale d’art de Venise (2017).

Le ministère de la Culture et de la Communication, le ministère des Affaires étrangères et du Développement international et l’Institut français, opérateur du Pavillon français, lancent un Appel à projet pour le Pavillon français de la 57e Biennale internationale d’art de Venise 2017.

L’appel à projet concerne toutes les pratiques artistiques dans le champ des arts visuels et notamment les plus actuelles.

Il s’adresse à un(e) artiste, citoyen(ne) français(e) ou résident(e) permanent(e) en France depuis au moins 5 ans.

L'artiste retenu produira de nouveaux travaux spécialement conçus pour le Pavillon français.

PROCÉDURE DE SÉLECTION

Les propositions seront examinées par un comité de sélection représentatif de la diversité des acteurs de la scène artistique nationale. Ce comité est composé de quatre membres institutionnels, deux représentant le ministère des Affaires étrangères et du Développement international et l'Institut français et deux représentant le ministère de la Culture et de la Communication ainsi que de cinq membres extérieurs.

Présélection : Le comité de sélection, après avoir examiné l’ensemble des propositions et délibéré, retiendra trois propositions.
Sélection finale : A l'issue de ses délibérations, le comité transmettra les trois propositions retenues aux ministres de la Culture et de la Communication et des Affaires étrangères et du Développement International, qui choisiront l'artiste retenu(e).

La sélection tiendra compte de :

1. La carrière de l’artiste
2. La qualité artistique de la proposition
3. La qualité de l’équipe constituée autour de l’artiste
4. La capacité à mettre en place une exposition d’envergure internationale
5. L’adaptation de la proposition au contexte de la Biennale de Venise
6. La viabilité financière et logistique du projet dans le cadre des ressources disponibles
7. La capacité à associer des partenaires financiers ou logistiques extérieurs



Mise à jour .... du 2 Mai...


Finalement le verdict est tombé... ce sera Xavier Veihlan en duo avec le nouveau directeur du Mamco de Genève Lionel Bovier (pas Bouvier du port franc de la même ville) et Christian Marclay (plasticien/musicien)qui vont mettre en place un projet de pavillon français musical sous forme de studio d'enregistrement interactif et chaotique.


Pour mémoire, on se souvient que Xavier Veilhan(1963) a fait un procès (qu'il a perdu) en 2013/2014 contre le sculpteur Richard Orlinski (1966) pour ... parasitage commercial !











mercredi 13 avril 2016

Reprise de l'exposition Malevich 2.10

L'installation "Malevich 2.10" présentée au Salon des Réalités Nouvelles 2015, réinterprétant l'exposition "Dernière exposition futuriste  de tableaux 0.10"  de Malevitch est présentée à  la médiathèque d' Alés du 17 mai au 12 juin 2016 avec une conférence de Pascal Fancony le 24 mars.



dimanche 10 avril 2016

#23 AP Pola Carmen / Sophie Lavine

#23

Pola Carmen / Sophie Lavine

Vernissage le mercredi 13 avril de 18h à 21h
14 - 23 avril 2016







Devant les oeuvres de Pola Carmen 
(Pola Carmen à gauche)


Devant les oeuvres de Sophie Lavine 
(S.Lavine à gauche, P.Carmen à droite)






Le travail de Pola Carmen et Sophie Lavine naît dans ce que l’on pourrait appeler le « biologique » de leur démarche. Leurs peintures sont certainement différentes mais elles ont un point commun majeur, la répétition d’un geste qui devient forme et qui fonde l’œuvre dans sa continuité.

Ainsi l’on peut voir au premier abord la recherche d’une écriture singulière, comme une signature qui donnerait à chaque production une identité repérable par l’identique, le conforme à un signe sans cesse répété. Une forme que l’on pourrait résumer à un trait empâté, presque boursouflé, qui s’accroche par joints et recouvrements chez Sophie Lavine et un tissage de traits tendus, griffures même, qui chercherait presque à retrouver la nature du support originel chez Pola Carmen. Toutes les deux auraient défini une forme qui deviendrait l’espace de leur action dans une répétition permanente, dans une recherche métaphysique de la peinture, avec le choix du plan et l’orthogonalité comme espace abstrait.

Pourtant, nous sentons bien que chacune des peintures, entre excès et retrait, construit une zone sensible d’appréhension visuelle et tactile toujours différente. Toute anomalie, toute différence singulière, devient une déviation par rapport à un modèle. Ce qui fonde la diversité et la recherche de leurs travaux, serait ces anomalies sauvages, « immaîtrisables » car inclassables, non-reproductibles de tableaux en tableaux.

C’est cette expérience de l’anomalie qui fait le regard devant leurs œuvres. Il ne s’agit pas seulement de regarder avec le plaisir rétinien de la couleur mais d’entrer dans les méandres des décisions et des hasards qui font qu’il y a quelque chose qui se passe là, dans le tableau. La Peinture et l’artiste qui, jour après jour, produit ces signes-images comme une expérience personnelle de sa propre vie.

lundi 4 avril 2016

Archives et Art

A lire les réflexions de Camille Causse dans Libération.fr sur le rôle de l'archive, de l'art ...
Quand l'archive est-elle Art ? Quand l'Art est-il archive ?
Une réflexion qui vient enrichir le rôle des archives pour le RN.













vendredi 1 avril 2016

Réalités Nouvelles acquiert Vantard-Back

Réalités Nouvelles est heureux de vous annoncer que l'association a acquis les droits de Vantard-Back Nano Sq, un noir absolu à 99, 9919 %. Vantard-Back, comme ses concurrents Nano Black Sq et Vantablack, absorbe la lumière, mais contrairement à eux ne produit pas de chaleur. Vantardback est également écologique, et à 99, 9999 % développement durable. Mais également Vantard Back produit un effet extraordinaire de transparence absolue quand il est inversée, c'est à dire que les nanos particules au lieu d'absorber la lumière (noir) la difracte Ainsi les recherches les plus avancées de la Science et de l'Art se retrouvent dans une belle union comme le présente notre Salon chaque année.

Reprenant les recherches de Malevich, le carré Noir sur fond Noir devient Noir profond.
Mais c'est également sur la transparence que l'effet est le plus surprenant. Car quand on inverse les Nano particules, Vantard Back devient invisible à l'oeil nu. C'est au cours du dernier salon des Réalités Nouvelles puis à Londres que les tests d'invisibilité les plus  avancés ont été menés avec succès. Comme on peut le voir sur ces photos impressionnantes :


A droite deux visiteurs ... A gauche deux visiteurs totalement abstraits devant les noirs de Malevich


 Un touriste invisible se cache dans la file d'attente à gauche


A Londres deux artistes abstraits passent invisibles.

Seul Réalités Nouvelles qui a acheté les droits artistiques mondiaux de Vantard-Back  pourra utiliser cette transparence et cette invisibilité.