jeudi 14 mai 2015

Inversement # 5 sur Tapis Rouge à Abstract Project par Jun Sato

Photographies Jun Sato



























Diane de Cicco sous le marteau de Pierre Cornette de Saint-Cyr pour Emmaüs

Diane de Cicco expose chez Emmaüs à Ivry-sur-Seine du 19 au 30 mai 2015.
Cette exposition se terminera par une vente aux enchères sous le marteau Pierre Cornette de Saint-Cyr le 30 mai à 18h précises.
Un pourcentage du produit des ventes sera reversé au profit d'Emmaüs.

#5 - "Inversement"


Inversement du sol au mur - #5 
 5ème exposition du Abstract Project.

"Inversement"


 défend son titre 
et 
renverse les situations


" Murmures accrocheurs la sculpture délivre sa substance sans socle ajouté.
Délaissant assurément le sens, la peinture s'élance, l'essentiel est son sel, l'ordonnée est soumise à une majestueuse invasion de l'abscisse. "
Bernard Blaise


Un nouveau site pour l'art minimal Britannique

Pour les artistes travaillant uniquement au Royaume-Uni et engagés dans l'Art Minimal, le Hard-Edge et le Géométrique et les Arts Systémique, un projet éditorial en-ligne avec commissariat d'exposition mené par Patrick Morrisey and Hanz Hancock : The Saturation Point.



mardi 12 mai 2015

Kevin Flinkea en Allemagne

L'exposition colective "Reliefreduktif" organisée par Edgar Diehl à Aschaffenburg présentera une oeuvre de Kevin Flinkea.

samedi 9 mai 2015

Inventer l'abstraction !

à regarder sur http://www.moma.org/interactives/exhibitions/2012/inventingabstraction/

Suite de Shémas interactifs



mais elle est où Sonia ?

Charles Pollock (1902-1988)

Du 23 Avril au 14 Septembre à la fondation Guggenheim Venise, Charles Pollock le frère ainé... (de kikonsait ! ), expose ses peintures abstraites. Né en  1902, venu vivre  à Paris (XXe) à partir des années 70, Il y décède en 1988. Il expose au Salon des RN en 1971.
Delta 1987

jeudi 7 mai 2015

Criss Cusson invité sur France Inter

Chers Amis,

J' ai l' honneur d' être l' invité d' Alain Maneval pour 2 émissions  d' 1 heure chacune, dans" l' album de Minuit " sur France Inter, ce  samedi de minuit à 1h et ce dimanche de minuit a 1h ...

A écouter en direct, podcast ou sur le site de France Inter " l'  Album de Minuit " ...
http://www.franceinter.fr/emission-lalbum-de-minuit-pinkys-dream

http://www.franceinter.fr/emission-lalbum-de-minuit-doolittle

Loin du monde libéral libertaire athé ... Nous y parlerons des  paillettes sacrés, des précheurs et des primitifs du " Rock n roll  ",  des Merveilles, du Maitre LF Céline, du cafard des Paras...

Bonne écoute ...

Criss Cusson

Leslie Greene, outremer entre Rêves et Résidences

Leslie Greene présente " Dreams and Dwellings" (Rêves et Résidences) au Lincoln City's Chessman Gallery jusqu'au 6 juin 2015.

Plus de renseignements sur : lincolncity-culturalcenter.org

à lire sur http://www.oregoncoasttoday.com/oct/artsy/20150505/the-french-connection#






Dream Scape



Palette



Elixir





lundi 4 mai 2015

Markus Lüpertz, peintre abstrait ?

Markus Lupertz, le peintre et le doryphore


Abstraction ? 
Vous avez dit Abstraction ! 
Moi j’ai dit Abstraction ?
Je vous assure mon cher Cousin, vous avez dit Abstraction !

“Peintre européen et homme de paix” comme il aime à se définir, Markus Lüpertz présente sa première rétrospective au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, Palais de New York, jusqu’au 19 Juillet 2015.

Né en 1941, à Liberec en Bohême, (aujourd’hui en République Tchèque) dans une famille allemande de la “fameuse” minorité de la Tchécoslovaquie, les Sudétes, annexée au Reich par Hitler en 1938…Sa famille émigre en Bavière après la seconde guerre mondiale. Markus Lupertz rejoint Berlin en 1962, là il rencontre ce qui allait devenir “l’équipe de rêve” des peintres du miracle économique allemand : Baselitz, Penck, Immendorf … les nouveaux sauvages… le néo-expressionnisme allemand...

Réparti en 12 salles, la proposition de la commissaire Julia Garimorth entend démontrer que l'oeuvre de Markus Lüpertz est fondamentalement abstraite, pour ce faire elle opère une remontée dans le temps: partant de ses dernières oeuvres datées de 2014 pour remonter vers le début les années 60, à l’origine du monde lüpertzien, avec une toile emblématique un Donald Duck de pure abstraction qui clôt l’exposition.

L’abstraction est une énigme

La première salle nous présente, un bronze la sculpture d’un visage régulier peint de taches vives. La sculpture est entourée de toiles qui ouvrent la série des “Arcadies 2013-2015”. Opérant par fragmentation de motifs classiques, Markus Lüpertz présente ici, un visage régulier, là un corps de dos qui évoque une académie de David, ici une baigneuse ou une Venus accoudée, là une barque, un élément de branche, un casque et un escargot qui ensemble forment un paysage mental, scindé, morcelé, maladroit que Markus Lüpertz définit comme l’Arcadie; ce lieu mythique de la mythologie grecque chanté par la poésie bucolique antique où bergers et poètes vivent en harmonie avec la nature. Par ce jeu de citations et de désignation il s’agit pour Markus Lüpertz d’interroger et d’explorer les rapports entre figuration et abstraction en poussant sa peinture à la limite. Il opère en jouant de la variation, le peintre explore le motif. La variation inscrit la forme - répétée fidèlement d’une toile à l’autre, jusqu’à l’utilisation du contretype et du monotype- non pas en désignation du signe “Académie d’Homme dite de Patrocle”, mais inscrite en forme plastique plus ou moins molle et un peu jaune qui est associée à la forme du nu ou au contrepoint de l’éllipse de l’escargot auquel répond la forme sinistre et gauche du casque vert feltgrau de la Wehrmarht…
L’abstraction s’arrête-t-elle avec la Wehrmacht ?

Les signes donnés ainsi par le peintre forment une énigme, un rébus qui constitue selon l’artiste l’abstraction de l’oeuvre. Toutes les interprétations sont licites. Il n’y a pas de bonne lecture du rébus, de l’énigme. Il n’y a pas d’illustration, pas de narration, seulement des signes qui, en tant que tels ne sont pas identifiables à un portrait par exemple. Ils peuvent être indiciels, donnés une trace, une vague indication, et trouvent une neutralité symbolique d’ objets “idéologiquement amorphes”, nous affirme le peintre. Les tableaux sont un moyen de transmettre de l’information certes, mais ils ne communiquent plus de contenu, comme le faisait autrefois une peinture d’histoire genre “ Napoléon à Eylau” de Gros. La peinture n’a plus à transmettre de contenu comme elle le faisait avant parce que d’autres médias le font ...l’internet par exemple… La peinture est devenue une histoire pour elle-même par elle-même. La peinture ne veut et ne peut parler que d’elle-même. La peinture est auto-citation de sa propre histoire, porteuse d’un passé que nous connaissons par bribes et d’un futur inconnu qui dessine un présent non pas fondé sur le nouveau mais sur l’individuel.

Lüpertz interprète la peinture, la joue, la chante. De son point de vue les formes abstraites sont épuisées. En les réinventant, en leur donnant une autre intensité, une autre temporalité, donc une autre forme, il crée quelque chose qu’il pense être radicalement nouveau. Paradoxe il faut à l’artiste revenir à ce qu’il sait déjà c’est à dire revenir à un futur, qui est une tradition. La peinture commence là et ici, quand le sujet est graphiquement abstrait à savoir là où il a été prémâché, là où il est poncif et dessin préparatoire. La peinture commence par l’utilisation d’une image préexistante. L’abstraction n’est alors pas opposé au figuratif.

“J’étais tellement possédé par l’abstraction que je ne ressentais pas l’abstrait comme opposé au figuratif, mais comme allant de soi autant qu’une table. Je voulais, dans l’abstraction de ma conscience, créer des correspondances figuratives, donc un concept abstrait-figuratif.”  Markus Lûpertz

Markus Lüpertz instaure une double lecture. De ce point de vue il n’est pas si éloigné des peintres des années 50 qui cherchaient à donner à la figuration les qualités de l’abstraction, comme avec Nicolas de Stael. Le degré d’abstraction d’une image naît d’un jeu ludique stimulé par des images peintes, lues et retranscrites, défigurées, analysées, décortiquées, à l’heure de la reproductabilité technique de l’image… encore Internet…

L’abstraction est une conscience

Cependant pour Markus Lüpertz le point fondamental de l’abstraction, c’est la définition qu’il en donne comme “d’une tare fondamentale de l’artiste”, de son "égocentrisme" qui lui fait ressentir la pression du pouce de haut en bas et qui le force à peindre. Le Toucher. Un toucher qui est proprement stupéfiant de qualité et d'invention d'empreintes. L’abstraction comme psychologie de la forme, proprement Gestalltiste et comportementale. A cette aune, la peinture rend visible le monde par le toucher, parce que l’oeil voit par la touche les temps et les mesures. La peinture est une pensée abstraite qui fait concevoir “des mondes et des intermondes” et fait ainsi échapper à l’ordre de la consommation du monde. Pourtant l’oeuvre que nous découvrons de toiles en toiles, naît de l’échec, de la frustration et de l’insatisfaction de l’artiste à achever une oeuvre l’autre à mesure que les réfèrences s’enchaînent dans les salles et sa vie.

“Ce que je peins est une chaîne de choses. D’un travail naît le prochain. Un détail dans un tableau, par exemple une goutte qui coule, peut devenir le sujet principal du tableau suivant.” ML

Nus de dos, puis hommes sans femmes, Parsifal 1993-1994, Lüpertz tente une approche wagnérienne de la sensualité, la question fondamentale de la peinture selon lui, celle du toucher, de la présence immanente de la peinture dans la conscience.

“Il n’y a de tableaux qu’abstraits. Le tableau est un produit abstrait et ce n’est qu’à travers le spectateur qu’il raconte une histoire. “ nous rappelle l’Artiste.

Dans les années 90, il peint le thème de la guerre avec une interrogation goyesque sur la guerre de l’ex-Yougoslavie. Il reprend la composition-citation celle du Dos de Mayo de Goya, de l’éxècution de Maximilien par Manet, ou de Massacre en Corée de Picasso… composition poncif en "déjà vu" qui appelle votre mémoire à faire long feu !

La série suivante s’inspire de l’Adam et Eve des quatre saisons de Nicolas Poussin, dont il ne conserve qu’un bras droit (Eve) et un bras gauche (Adam), un pied peut-être… Toiles qui font écho à Rodin qui souhaitait faire dévaler ses sculptures du haut en bas des montagnes pour que tout le superflu s’en échappe par une mise en morceau.

La série des années 1985 possède une ampleur de pâte, un toucher assez allègre autour de la question du sourire mycénien des kouroï crétois. Primitif et moderne, ils sont assemblés en un étrange ballet dans de grandes compositions cubistes et post-modernes.

Cette allusion a un univers primitif trouve leur ampleur dans la série précédente Congo, qui joue des motifs ethniques et primitifs, semble être une rencontre de Courbet et de Derain autour de la figure d’Arlequin assis sur une chaise. Mais nous suggère une interrogation ne cherche-t-il pas à masquer le vide d’une proposition en la remplaçant par un costume de collage ?

La série précédente Peintures de Style 1977-78 est la période la plus abstraite puisqu’il renonce alors au motif par son alternance dans la composition, (en particulier le motif de la palette ), comme l’affirme le peintre “la forme est devenue le motif lui-même”, redoublant dans ses toiles les même signes qui étaient apparus dans la série des “Motifs Allemands”.

Les “Motifs Allemands” 1970-1976 sont liés a à l’histoire de l’Allemagne et de la seconde Guerre Mondiale, ou on retrouve des triomphes baroques d’uniformes de la Wehrmacht (casques, casquettes,...) dans des champs de blés qu’il associe à des objets "idéoloqiquement amorphes" comme moule à gâteaux, palette, croix ou les escargots…. Il en résulte une tension presque comique entre la forme d’un casque vert-de-gris et un escargot, dans le rapprochement de leur abstraction formelle de coquilles vides. 

Travail analogue que l’on retrouve dans les années 60, dans les “peintures dithyrambiques “ où l’exagération de la plasticité conduit l’artiste à imposer aux objets préexistant une construction. Les objets peints, tente, hangar poteau électriques, casques, traces de pneu sortis de leur contexte, acquièrent de ce fait une qualité abstraite que Markus Lûpertz peint à la détrempe. Mais la peinture est fragile, trop montée, la détrempe empâtée craque et donne le sentiment imminent de la catastrophe. Un sentiment égal vous envahit devant certaines toiles, est-ce un souvenir ou certaines toiles comme "Congo" ont-elles fanées, blanchies ?

Les signes du théâtre

La sculpture serait née des oeuvres peintes, les personnages s’en seraient échappés. Que voit-on ? Un porteur de lance aux jambes trop courtes,marchant, couverts de peinture, des arlequins sur des sièges...des Mozarts clownesques pour des mises en scène de Cosi fan tutte ! Toutes ces statues seraient nées de Maillol, d’une soirée de beuverie dans les jardins des Tuileries sous la lune à Paris… dans le souvenir de Dian Verny et de Maillol. Aristide Maillol que Hitler collectionnait personellement et le professeur de Arno Brecker (le sculpteur du Reich, ndlr) , … Scupture de Dina Verny, reprise avec précision dans une des toiles des “motifs allemands” entre un cheval et un costume à grands carreaux avec écrit en rouge MAILLOL…

Les sculptures de Marküs Lüpertz sont faites de boules énormes aglutinées, plus ou moins polies, l’une évoque aussi bien Hercule que l’autre ”Le doryphore* de Polyclète, mais le corps et le visage tuméfié, peint et grotesque… comme des nains de jardin ou des autoportraits de l’artiste !

“Je m’approche de la reproduction de la figure humaine principalement à travers des images. Chaque image possède un début artificiel. Car il n’ y a pas plus abstrait qu’une image peinte, sauf sa reproduction qui est encore plus plate. Mais ce n’est pas le peintre qui me stimule, c’est davantage la reproduction du tableau peint, sa disponibilité, Je (soit un point et une majuscule, soit virgule et bas de casse)Point+ Moi, je peux manipuler l’oeuvre d’art, la défigurer, l’éplucher? Une telle utilisabilité augmente la stimulation ludique et le degré d’abstraction.” ML


Le peintre ”porteur de lance” prend alors les habits précieux et théâtraux du poète du “Gran Hôtel Budapest”. Il se rêve élégant et dandy en pied-de-coq. Il revêt les parures à rayures noire et jaune du poète de la Mittel Europa d’avant 1933, et sur la scène de la vie déclame que la forme (l’abstraction) est le style (la figuration). Fier de ses poèmes auxquels il oeuvre tous les matins, il soigne sa prosodie comme ses vétêments. Ecouter parler Marküs Lüpertz de peinture, d’art entre conférences et rencontres, c’est écouter quelqu’un qui a “bel et bien beaucoup bossé”.  Grand, il impose sa silhouette de l'acteur des Arts. Ses interviews sont préparés et écrits. La phrase est travaillée sans improvisation, articulée et juste. Markus Lüpertz se veut exemplaire, conscience morale de son époque. Il a été professeur et recteur des Beaux Arts de Düsseldorf. Il use de tous les artifices de la rhétorique et de la fable pour se faire comprendre et apparaître au public tel l’Artiste en son essence divine. Il a publié recueils de poèmes et manifestes picturaux. Il s’est essayé à la mise en scène de film, au décor d’opéra, à la musique. Mais cette volonté de faire style de tout, d’exagération de la plasticité, de jeu de références, d’un nombrilisme théâtral, n’en font-ils pas un Falstaff de la peinture ? L’artiste autoproclamé n’est-il plus qu’un Polichinelle ? Un histrion à la manière de Dali ou plus tragique, un Orson Welles faisant la danse de l’ours au son du cymbalum du Troisième Homme à la télévision américaine à la fin de sa vie ?

Et nous voici, devant la première oeuvre de Markus Lüpertz, des cercles bleus et rouges, emboîtés les uns dans les autres avec deux taches jaune violemment placées en diagonales à droite comme un bec. Avec l’humour et dérision le jeune Markus Lüpertz a donné le titre humoristique de “Donald Duck” à cette toile de 1962 qui évoque la contradiction du projet du jeune peintre pris entre constructivisme et bande dessinée. Et l’on revisite, mais cette fois dans l'ordre chronologique, toute l’exposition entre abstraction et narration, entre sérieux et grotesque, entre sacré et profane, entre devoir de mémoire et comedia dell’Arte, entre expressionnisme et classicisme, entre réussi et foutraque. L’abstraction virtuose et consciente de Markus Lüpertz serait-elle une forme cultivée et inconsciente de Pop Art ? Une forme de “painterly pop-art ”, de pop-art peint ?

Au mur on lit alors l’extrait d’un dialogue entre Michael Werner, son galeriste et Markus Lüpertz, l’artiste et le professeur, où transparaît toute la volonté et toutes les contradictions de l’artiste :

- “ La peinture peut-elle s’apprendre ?

- Non ! Sans l’infirmité congénitale, ça ne marche pas. Mais par un travail assidu on peut beaucoup obtenir et approcher, par ce qu’on fait soi-même, la grande peinture.”



Erik Levesque

Note :  

1 - Par un curieux hasard on publie en français, les Mémoires de Werner Lange "Les artistes en France sous l'Occupation" aux Editions du Rocher. Lieutenant de la Propagandastaffel à Paris entre 1940 et 44 chargé des artistes français, il raconte l’amitié profonde qui unissait Maillol et Brecker…

2 - Pour nos amis francophones, mais qui ne le savent pas forcément :

Le doryphore (ou porteur de lance) est une sculpture grecque de Polyclète (IVe siècle avant JC), canon de l’art classique.

En argot parisien, le doryphore est un soldat allemand mangeur de pommes de terre  désigné par analogie avec un insecte à dos rayé noir et jaune qui mange les patates !







mercredi 15 avril 2015

Héloïse Guyard en Pouilly

Héloïse GUYARD participe

du 30 avril au 3 mai 2015

à la FIAAC en Pouilly Fumé


tout en découvrant les vins
du caveau du Château de Tracy, 
à Tracy sur Loire.




Nallard-Manton











Un couple à l'oeuvre
Une exposition en double à la Galerie de Buci
73 Rue de Seine, 75006 Paris
01 43 26 53 22

du Jeudi 16 Avril au Samedi 16 Mai

Vernissage le Jeudi 16 Avril de 18h à 21h.

samedi 11 avril 2015

Susan Cantrick, figure des Réalités Nouvelles

"Libre " 

Une Exposition de Susan Cantrick 

à l'Espace Abstract Project


" Etre libre, ce n’est pas faire n’importe quoi ; c’est aller jusqu’au bout de chaque chose. »

Paul Rebeyrolle



“Art is a free space in society where anything is possible.”
« L’art est un espace libre dans la société où tout est possible. »
Chris Burden

“There is no such thing as art; there are only artists.”
E.F. Gombrich 


Susan Cantrick propose à l’Espace Abstract Project, une exposition intitulée "libre" qui cherche à mettre en avant l’esprit et le processus qui l'anime autant que présenter les peintures elles-même fruits de son engagement quotidien dans l’atelier. Ainsi l’artiste affirme vouloir “aller au bout” de la peinture considérée comme un état d’esprit fait de liberté et de rigueur démontrée en processus et objet.

Des toiles de formats moyens à l’acrylique sont exposées au côté d’oeuvres sur papier encadrées sous-verre. Les oeuvres de Susan Cantrick nous apparaissent comme des talismans, des objets magiques qui semblent vouloir nous protéger d’un sort, ou bien être des objets de réconciliation avec le monde.

Elles se composent de contrastes simultanées, comme des jeux de saturation/désaturation d’une couleur construite et en assemblage “post-cubiste”, presque en papier collé avec des effets de textures variées. Des formes découpées en trapèze, carré ou rectangle, se recouvrent et s’emboîtent les uns dans les autres en un morcelage de formes. Ensemble elles évoquent par leur volonté d’atteindre à la justesse de la sensation colorée l’oeuvre d’un Braque sous vert acide. A cette désaturation, Susan Cantrick oppose un contraste, un “réveillon” comme on disait en théorie au XIXe siècle, quand dans une composition avec un effet d’ensemble en grisaille, on opposait une petite touche de rouge au premier plan pour réveiller l’ensemble et perdre le regard du spectateur.

Travailler la désaturation de la couleur, travailler à son apaisement… Jamais la couleur telle qu’elle est formulée, aujourd’hui c'est à dire fabriquée, n’a été aussi saturée sortie du tube. Susan Cantrick travaille la couleur, la désagrège doucement donnant à sa couleur de base la dégradation vers le blanc, le noir ou la rompant vers son alter-ego … La couleur serait un autre moi. Aussi Susan Cantrick entraîne la valeur de la couleur (sa quantité de gris) vers une forme d'égalité de calme, de non-opposition, mais sans accord. La couleur n’est pas accordée comme le serait une guitare ou un violon, elle est étale comme une mer calme.


Dans une vie antérieure, Susan Cantrick a été professeur de violon aux USA où elle est née. Puis elle a traversé l'Atlantique pour rejoindre William Christie et jouer  "les Indes Galantes" avec les Arts Florissants entre autres, avec Christophe Coin… sauriez vous la retrouver dans l’orchestre… ? 

Jusqu’à ce que sa main l’abandonne, fatiguée de pincer les cordes du violon et lui interdise toute pratique musicale professionnelle.



Et la peinture qui apparaît alors comme la manière d’aller au bout… de sa vie d’artiste !


“Je peins dans l’espace transitif entre percevoir et dire, le passage sous-linguistique où sensation, émotion, mémoire et intuition abordent la cognition.” dit-elle. 

Sa liberté d’aller au bout est une quête de la perception, de son expression juste où la pensée visuelle est l’affirmation de l’être et de sa volonté d’être artiste. La peinture apparaît alors comme une possibilité plutôt que comme un positionnement, Susan Cantrick n’est pas plus peintre que musicienne. Elle est artiste et joue d’une possibilité. Cette possibilité c’est la peinture elle-même, ici et maintenant.


Depuis près de quinze ans, sa quête a tourné librement entre les enjeux et les relations de la surface de la toile sur le châssis, le papier, les panneaux de bois. Il lui semblait juste de laisser la peinture être à elle-même, sans ignorer les décennies d’expériences transgressives de toutes sortes par lesquelles les artistes voulaient revitaliser le fameux « cadavre » de la peinture. Puis elle a intégré le médium numérique au mélange classique de peinture-dessin-photo, qui lui a donné une nouvelle liberté tout en ajoutant à la cohérence de son travail. 

Sa préoccupation essentielle: la clarté de la pensée non-verbale. Trouver la précision muette de l’expression possible au sein de l’espace de la peinture. Son process de travail ne cherche pas à établir une certitude et met en jeu toute une série de dualités – geste/géométrie, libre jeu/contrôle, présence/absence, expansion/compression, immédiateté/durée, vitesse/lenteur, force/fragilité, légèreté/densité, différence/similarité, désir/répulsion.... 

Son défi est de transformer ces tensions en analogies visuelles tout en conservant leur ambiguïté et la vigueur de leurs contradictions pour cristalliser la vitalité de leurs interactions colorées. 



Dans son atelier trois citations épinglées au mur lui sont comme des guides, dans une époque “où toute forme d’art est possible" selon Chris Burden. D’abord pour se rappeler le bonheur d’être artiste aujourd’hui, d’autant que l’on est prêt à relever le défi posé par les infinies possibilités de notre « liberté » artistique contemporaine. Liberté qui est, selon le peintre Paul Rebeyrolle “notre capacité d’aller au bout de la chose”. 



Susan Cantrick apprécie que dans un monde de l’art dominé par les œuvres essentiellement orientées par l’écrit, que quelques-uns de nos contemporains persistent à affirmer la source non-verbale de la peinture, en résistance à l’hégémonie d'une esthétique rationnelle, politique, sociologique et ironique. 



Alors il lui faut suivre le seul chemin possible, celui qui conduit à la chose même et rejoint l’esprit du pluralisme libre du grand historien de l’Art anglais E.F. Gombrich qui affirmaient : « Il n’y a pas vraiment d’Art; il n’y a que des artistes. » !


Retrouvez les textes et oeuvres de Susan Cantrick sur : www.susancantrickart.com
Erik Levesque


vendredi 10 avril 2015

Maria Manton et Louis Nallard à la Galerie de Buci

Un couple à l'oeuvre
Une exposition en double à la Galerie de Buci
73 Rue de Seine, 75006 Paris
01 43 26 53 22

du Jeudi 16 Avril au Samedi 16 Mai

Vernissage le Jeudi 16 Avril de 18h à 21h.

mardi 7 avril 2015

#4 Susan Cantrick Libre

Vous êtes conviés au vernissage de l'exposition personnelle de Susan Cantrick,
ce mercredi 8 Avril de 17h à 21h.
Bien cordialement
L'equipe du Abstract Project


dimanche 5 avril 2015

Diane de Cicco à Thé ou Café









La peinture de Diane de Ciccosera présente sur le plateau de

Thé ou Cafésur France 2

Le magazine de Catherine Ceylac
Avec Beate et Serge Klarsfeld

Le dimanche 12 avril 2015
de 07h00 à 08h05

vendredi 3 avril 2015

Anne Commet et Cusson - Carrément 2

Anne Commet

Anne Commet est au Salon du Dessin Contemporain de Lyon
du 07 au 12 avril 2015 à partir de 14h00 - vernissage le 07 avril à partir de 17h30
Résidence Villemanzy, 21 montée Saint-Sébastien, 69001 Lyon


Bienvenue !

Criss Cusson

Criss Cusson revient au Project Room Rue Sans Fraise avec une nouvelle série « Blade Runner »
Vous êtes cordialement invité au vernissage le 9 avril à partir de 18.00


Bienvenue !
































CARREMENT 2


12 – 25 avril 2015



Invité d'honneur : Julio LE PARC


Espace Christiane Peugeot, 62 avenue de la Grande Armée, 75017 Paris
Vernissage le 14 avril de 18h à 21h
Finissage le 23 avril à 19h : Défilé ROUGE ET NOIR de Mira Odalovic
Ouverture tous les jours de 13h à 19h


Où en est-on aujourd'hui, après un siècle d'abstraction, et surtout d'abstraction géométrique ?

Quelle évolution, dans son renouvellement permanent et son inépuisable diversité d'approches, l'abstraction géométrique a-t-elle subi, en se basant principalement sur le carré de Malevitch et la ligne droite de Mondrian ? De quelle manière cette idée ordonnatrice cherche-t-elle à se matérialiser en ce début du XXI siècle pour nous apporter un souffle de fraicheur tant espéré ?

Qu'est-ce qui est toujours bien vivant dans cette austérité et cette rigueur d'esprit ?

Quelle est l'intrigue plastique et visuelle qui incite la curiosité et l'enthousiasme de l'artiste contemporain ? Quelles sont les tendances actuelles dans l'abstraction géométrique : art construit, art concret, art non objectif, art minimal ? Quel impact sur la sensibilité artistique ont eu les nouveaux médias numériques ?

L'exposition essaye d'offrir les éléments de réponse à ces questions à travers la peinture, la sculpture, la photographie et la vidéo. En prenant une place importante dans l'actualité artistique d'aujourd'hui, l'abstraction géométrique reflète bien une certaine idée de la contemporanéité et de l'humanisme d'un nouveau genre. Ce mouvement en perpétuelle réinvention, qui prend déjà une envergure planétaire, risque bien de devenir l'expression ultime de notre société de haute technologie. La nouvelle ère numérique nous a habitués à observer le monde à travers les chiffres et nous a familiarisés avec la panoplie du virtuel composée principalement de figures géométriques. Il se développe ainsi une conscience esthétique bien au-dessus de tout ce qui est représentatif, sentimental ou anecdotique, et une nouvelle dimension spirituelle où les objets géométriques les plus abstraits deviennent la source des émotions les plus nobles.

Cette deuxième édition réunit 28 artistes internationaux de renom : Julio Le Parc (invité d'honneur), David Apikian, Maria Arvelaiz-Gordon, Wahida Azhari, Milija Belic, Roger Bensasson, Joël Besse, Charles Bézie, Christine Boiry, Francesc Bordas, Michel Clolus, Isabelle De Gouyon Matignon, Nathalie Delasalle, Hiroshi Harada, Gerhard Hotter, Yumiko Kimura, Youn-Ja Lee, Kate Mackay, Mitsouko Mori, Prospero Moryusef, Laura Nillni, Roland Orépük, Jun Sato, Go Segawa, Machiko Shimizu, Shawn Stipling, Bogumila Strojna,  Jacques Weyer.



Bienvenue ! 

mercredi 1 avril 2015

Après la galerie, un Musée pour les RN à Paris !

Le travail de Bernard Blaise
dans la cour du musée, 

accueille les visiteurs
Après le Centre d'art de la rue des Immeubles Industriels dans le 11e arrondissement de Paris, une nouvelle aventure commence pour l'Association des Réalités Nouvelles qui a accepté de reprendre la gestion des expositions du Musée Maillol dans le 7e arrondissement de Paris.
Musée qui a fermé mi-février 2015 pour travaux et liquidation judiciaire, comme on le sait. C'est un challenge, un véritable défi qui attend les artistes des RN. D'abord les membres du comité vont devoir tout repeindre pour supprimer boiseries cerusées et autres marbres trop lisse et il faut bien le dire glissant par temps de pluie. Les espaces d'exposition seront réservées aux collections des RN, de Malevitch à Doesburg, de Kandinsky à Duchamp, de Delaunay à Nallard... Dans les étages des résidences d'artistes et d'étudiants en art ou en histoire de l'art, donneront une vie joyeuse et carabinée à ce bâtiment classé monument historique mais placé dans un quartier bien austère et si bourgeois.

Des expositions thématiques vont y être présentées d'abord autour de la famille Duchamp et de la théorie du Genre : "Suzanne à l'oeuvre, son mari et ses trois frères".

L'astucieuse reconstitution numérique
de la première exposition du suprématisme
Une autre sera  consacrée à la reconstitution de l'exposition de Malevitch de 1906 qui assurera à n'en point douter un côté populaire et grand public certain, présentant en particulier ses oeuvres ludiques et joyeuses faites pour Staline, enfin les riches archives des RN et leur collection avec des oeuvres de Kandinsky, Alechinsky, Pavlowsky, Swarovsky, Panofsky, Poniatowsky... dans les étages.

La voiture du président
C'est lors de l'exposition RN Pékin en Chine en Novembre dernier  que le président di Pizio a signé le contrat d'accord entre l'Ass RN et Shangaï RN Inc et RN Inc & Co, cette dernière basée à Singapour.  Comme il l'explique dans les pages saumon des Echos de Pékin :
"Le développement stratégique à long terme du capital risque investissement des RN, s'inscrit dans une restructuration des actifs qui s'impose au Musée entre shareholders et partenaires." 

En effet nos partenaires chinois sont particulièrement sensible aux choix rigoureux du placement du Musée dans le 7e arrondissement et attentif à la défense du benchmark RN.

Mais cette stratégie des négociations, longue lente et patiente, impliquait un silence et une discrétion pour instaurer une relation de confiance avec nos partenaires chinois de la plateforme de Shanghai, trop au fait de la pusillanimité légendaire des artistes français. C'est pourquoi il a été jugé préférable de ne pas communiquer en interne ni en externe, de laisser faire la liquidation judiciaire de la société italienne Techniarte qui jusqu'à ce jour organisait les expos pour le Musée Maillol comme "Les Borgia et leurs temps" et qui avait prévu, comme on le sait moins, l'exposition "Le baiser dans l'art occidental"  aujourd'hui déprogrammé, avant d'annoncer la participation des RN à ce vaste projet, car comme le dit le célèbre poème chinois : 許多牡蠣 數珠 回吐模具香港 *

 Une toile de Chantal Mathieu ouvre le musée
Comme toujours la  répartition des équipes pour l'organisation est un des choix essentiels du président qui fondent l'excellence des RN. Les équipes qui sont déjà prises sur Abstract Project ne pouvant être mobilisé plus en avant, ce sont de nouvelles équipes qui ont pris les commandes où elles exercent leur polyvalence. Bernard Blaise, vice président de la section sculpture est nommé conservateur des sculptures, et Chantal Mathieu secrétaire des RN est nommée responsable de la scénographie et présidente de la commission ad hoc. Enfin pour le gardiennage un accord a été passé avec l'armée de terre qui montra la garde.

Si l'Ass RN reste la maison mère fondée en 1947,  elle est donc en holding avec RN Inc basée à Shangai et la spin-off de Singapour, dont les actifs sont répartie entre le Salon des RN Paris Vincennes, RN Chaudes-Aigues, RN Belgrade et l'Abstract Project, le centre d'art du XIe arrondissement, dédié à la découverte de nouveaux talents alors que le Musée de la rue de Varenne sera ouvert vers le grand public, le benchmark du pur mediaplayer et le placement produit.

Cependant une question reste en suspens que faire de l'oeuvre d'Aristide Maillol ?

* Fameux vers classique du poète chinois 埃里克·勒維克 (en français Citron-Amère)  de la période Tang : "Beaucoup d'huitres et peu de perles, font dégorger les moules hong-kongaises" extrait du recueil " D'un monde flottant, l'autre" ed. Gallimard 1898 p 121 à 122