vendredi 20 mars 2015

Prisca Temporal, peintre


Prisca Temporal répond au questionnaire des Réalités Nouvelles:



Pouvez-vous décrire brièvement votre travail ?
Can you briefly describe what you do ?


Je travaille la transparence, la couleur effacée mais présente. Je peins des horizons absents, des paysages abstraits qui deviennent lignes et masses colorées, ce qui m’intéresse, c’est ce qu’il reste sur la toile après mon passage.


Qu'est-ce qui vous motive pour créer ?
What drives you to make work ?


C’est un besoin très personnel, ce n’est pas vraiment une question de motivation.
Lorsque je ne crée pas j’éprouve un manque. 




Pouvez-vous nous parler de votre pratique au jour le jour ?
Can you tell us something of your day-to-day practices ?


Je travaille tous les jours de manière plus ou moins assidue.
Avant de commencer à peindre avec des pinceaux sur la toile, je la ‘prépare’..
Ce travail préparatif me permet de construire petit à petit ma toile, sa composition et ses couleurs.

Cette élaboration me prend parfois une semaine car ce qui m’intéresse c’est la couleur totalement diluée, presque effacée sur la toile, du coup j’utilise beaucoup d’eau ce qui entraîne un temps de séchage de plusieurs jours, j’attends que l’eau sèche ou j’accélère son séchage.

Depuis quand travaillez-vous de cette manière?
How long have you been working in that way ?


Depuis 8 ans, Au tout début, je travaillais des toiles sur des thèmes urbains, des horizons, des villes.
La ville s’est effacée au profit de la matière, la couleur et le travail de la transparence, en me détachant progressivement des figures.

Quels sont les artistes qui vous ont le plus influencés ?
Which artists have had the greatest affect on your work ?


C’est difficile de répondre à cette question. Non, je ne pense pas être influencée par d’autres artistes mais ça ne m’empêche pas de m’intéresser à beaucoup d’entre eux. Je suis très intéressée par ce que fait El Anatsui, avec ses bouchons de bouteille aplatis. J’ai été voir l’expo de Julio Leparc que j’ai trouvée passionnante.
J’aime aussi Riopelle, Joan Mitchell, Monet, Patrick Taberna photographe, et aussi des sculpteurs.
Je ne suis pas influencée par aucun d’entre eux mais qu’est-ce que c’est stimulant de voir le travail des autres. Le travail d’artiste peintre est pour ma part un travail solitaire, j’ai besoin d’isolement pour travailler, m’abstraire de l’extérieur.  Les autres artistes me donnent surtout du courage pour continuer..

Qu'est ce qui en dehors des arts visuels fait évoluer votre travail ?
What outside of visual art informs your practice ?


Le travail que nous faisons avec mon mari. Cela me permet de travailler le métal, le verre sur différents projets artistiques de sculpture ou liés à l’architecture et au design. Nous réalisons des pièces sur de grands formats, explorons de nouveaux matériaux et d’autres applications, et possibilités liées à mon travail de peintre. Cela me permet aussi de travailler la notion d’espace.
Même si je trouve que ce n’est pas vraiment grâce aux inspirations extérieures que l’on fait évoluer son travail mais en s’isolant du monde extérieur au contraire. Je dirais que cette autre activité m’apporte des possibilités d’applications assez larges, m’ouvre des perspectives d’explorations des matériaux mais l’inspiration de base, c’est la peinture. 




Comment souhaitez-vous que le public recoive votre travail ? 
How would you like people to engage with your work ?

D’une manière sensible, c’est çà le plus touchant, lorsque les gens regardent une toile et ont les yeux qui brillent, d’autres vont voir des choses figuratives dans des tableaux purement abstraits, quelque soit l'appropriation qui peut être faite par le public, l’essentiel c’est de ne pas laisser indifférent. Je suis aussi sensible à la réaction des enfants et des adolescents, ils ont moins de freins, d’aprioris.

Qu'est ce qui vous passionne actuellement ?
Have you seen anything recently that has made an impression ?


L’inconnu. Je veux dire la découverte, l’expérimentation artistique.

Dans quel sens selon vous doit évoluer l'art abstrait ?
In your opinion, how should be the future abstract art evolution ?


L’art abstrait ne doit pas évoluer, c’est plutôt notre regard sur l'art abstrait qui aurait besoin d’évoluer vers plus de vérité, d objectivité sur le contenu plus que la forme. Certains de nos prédécesseurs étaient plus pertinents que des artistes abstraits actuels. Ils traversent les époques. Au contraire l’art abstrait doit rester tel qu’il est même si je pense que l’art pictural doit être relégué au même plan que l’art vidéo et autres outils technologiques dits ‘tendances’ ou ‘innovants’. Une peinture peut parfois toucher de manière plus sensible le regardeur qu’une vidéo.

Je pense que l’art c’est avant tout la liberté d’expression. Il faut privilégier le résultat plutôt que la technique. Je pense aussi qu’il faut supprimer les frontières entre sculpture et peinture,

Pour ‘certains travaux’, il y a des pièces qui par leur technique sont apparentées à la sculpture et par leur rendu sont en 2D donc plutôt apparentées à une peinture, l’art c’est avant tout la liberté et notamment l’art abstrait qui est sans figure, sans limites. C’est un art plus libre que les autres. Alors pourquoi pas aussi certaines pièces abstraites n’auraient pas de catégories, ni sculpture, ni peinture.

Je trouve qu’il ne faut pas privilégier l’apparence, la tendance, la technique innovante au prix du contenu.

L’art doit avant tout nous toucher, peut importe que ce soit fait avec des masses sculptées, une vidéo ou de la peinture. Il faut rester humble je pense. Des nouveaux médiums sont à explorer dans l’art abstrait comme le font beaucoup d artistes, l’important c’est la sensibilité avec laquelle l’artiste utilise le média.

jeudi 19 mars 2015

Diane de Cicco

vous convie au VERNISSAGE
du
Salon d'art Saint-Germain-en-Laye 2015
Manège royal
Place Royale
Saint-Germain-en-Laye

le Vendredi 27 mars à partir de 19h

Le Salon se déroulera du 28 MARS au 16 AVRIL 2015
du mercredi au dimanche de 13h à 19h





mercredi 18 mars 2015

dimanche 15 mars 2015

Une oeuvre de Marino di Teana découpée... à Montpellier !

Une sculpture de Marino di Teana (1920-2012) a été partiellement découpée au chalumeau !
L'oeuvre de 17 mètres de haut  située dans la cour du Lycée Jean Mermoz de Montpellier intitulée "Hommage à Laurent le Magnifique" n'a , semble-t-il, pas été entretenue depuis sa création il y a 40 ans. Rouillée et devenue dangereuse, elle a été découpée en la dénaturant. Nicolas Marino di Tanea, le fils de l'artiste accuse la Région Languedoc-Roussillon d'avoir « laissée à l'abandon » l'oeuvre depuis une quarantaine d'années. La mairie envisagerait une restauration de l'oeuvre suivant les plans de l'artiste.

page Facebook de Marino di Tanea

La région Languedoc-Roussillon est une des régions de France où les coupes budgétaires à la culture sont les plus drastiques et où de nombreuses structures, concerts et festivals sont supprimés.

On rappellera qu'une oeuvre de Carlos Cruz-Diez a été envoyé  à la ferraille à la Roche sur Yon, et qu'une oeuvre de Jacques Tissinier à Pamiers a connu un sort analogue !

Quelle époque !

jeudi 12 mars 2015

Bernard Blaise, Sculpteur

Bernard Blaise, sculpteur répond au Questionnaire des Réalités Nouvelles

RN: POUVEZ VOUS RAPIDEMENT DÉCRIRE VOTRE TRAVAIL ?


BB: C'est de la sculpture depuis 15 ans, précédée d'une phase 2D (dessin-gouache-acrylique), et un sérieux humour (celui que n'apprécient pas les Graves qui n'en ont pas ).
Décrire "rapidement" mon travail serait le souhait de mon lecteur ou de mon auditeur, que j'invite ainsi à visiter mon site :www.blaise-sculpteur.fr ou me rencontrer ( prévoir du temps).

RN: QU'EST-CE QUI VOUS MOTIVE POUR CRÉER ?

BB: la chiche thématique.

RN: POUVEZ VOUS PARLER DE VOTRE PRATIQUE AU JOUR LE JOUR ?

BB: Picassieux était-il un besogno?
RN: DEPUIS QUAND TRAVAILLEZ VOUS DE CETTE MANIÈRE ?

BB: le "Transformateur" s'est révélé dès l'enfance. L'enfant ne travaille pas, il joue.
Je joue sérieusement à matérialiser des idées avec des matériaux et des effets de matières.
Mon travail consiste à faire croire que c'est l'enfance de l'art!

RN: QUELS SONT LES ARTISTES QUI VOUS ONT LE PLUS INFLUENCÉS ?

BB: LU et V.Prouvé.

RN: QU'EST-CE QUI EN DEHORS DES ARTS VISUELS FAIT ÉVOLUER VOTRE TRAVAIL ?

BB: Trop de chèques tue l'échec.



RN: COMMENT SOUHAITEZ VOUS QUE LE PUBLIC REÇOIVE VOTRE TRAVAIL ?

BB: le moins qu'on puisse dire et que je n'expédie pas mon travail.
Les visiteurs de mes expositions trouvent le temps de leur séjour une place sur mon nuage, ils en redescendent comme un gamin descend du manège, emballés et pressés d'y remonter.
J'aimerais que mon travail soit reçu par tous, recommandé par une bonne presse !

RN: QU'EST-CE QUI VOUS PASSIONNE ACTUELLEMENT ?

BB: Le Surréalisme - c'est comme le métro, il faut le prendre pour être transporté.




RN: DANS QUEL SENS SELON VOUS DOIT ÉVOLUER L'ART ABSTRAIT ?

BB: Dans le sens surprise, sans omettre de provoquer sciemment, et de toujours poliment renvoyer la censure.


Appel pour une Monographie de Marijah BAC CAM

Monographie de Marijah BAC CAM ?

1er prix ex aequo lacritique.org au Salon Réalités Nouvelles à Paris, en
2014, en collaboration artistique sous le nom de  21358SMart

L'artiste Marijah BAC CAM  a lancé un appel au don participatif sur internet, tumbir et autres ....pour pouvoir publié une monographie la concernant:

http://www.dizart-editions.fr/product/monographie-de-marijah-bac-cam/

www.marijah-baccam.com

Nous transmettons son appel.



vendredi 27 février 2015

Entre Ecriture et peinture - Galerie de Buci

"La Lettre Secrète ?"

La Galerie de Buci, nous propose une exposition intitulée "La Lettre Secrète ?" présentée par Virginie Duval, avec des oeuvres de Aksouh, Irith Bloch, Ralph Cutillo, Michèle Destarac, Robert Helman, Karskaya, Sophie Lambert, Erik Levesque, Viera da Silva et Jan Voss.


Du 27 Février au 28 Mars 2015
Galerie de Buci
73, rue de Seine
75005 Paris


du Mardi au samedi de 11h à 19h


L’exposition propose une réflexion sur la notion d’écriture en peinture par l’hypothèse mystérieuse qu’une lettre secrète se trouverait chiffrée dans les œuvres. Un point d’interrogation nous suggère même le carton d’invitation ? Nous pouvons imaginer la lettre secrète comme celle d’une lettre de l’alphabet qui serait cachée dans l’image, ou bien l’image jouerait des signes de la graphie de l’écriture, de celle d’une lettre secrète de quelques héros d’un roman oublié d’Hemingway. Ecrire et peindre en utilisant les mêmes moyens nous suggère le titre ? Ceux  de l’écriture sacrée des scribes ; les hiéroglyphes ? écrire avec des dessins en un alphabet ou est-ce encore faire des idéogrammes un dessin pour un mot, pour un concept ? Ecrire et peindre en grec se disent d’un même mot « Graphein » dont nous avons tiré aussi bien le graphisme, les graffitis  et autres calligraphies, les belles écritures. Ainsi un peintre écrit en assemblant des couleurs et des formes. Il dessine et désigne dans un même mouvement et cette exposition nous invite à nous  interroger : la lettre secrète ne deviendrait-elle pas herbe folle ?




Sophie Lambert (Paris, 1968) nous propose une bien étrange amphibologie bleue , où des écritures couvrent la toile comme des herbes folles ou des algues. La toile est coupée en deux par une zébrure de verts alternés d’ocre jetés. Les bleus s’enchevêtrent dans un entrelacs de dessins répétés et altérés d’où émergeant dans un rouge violine  désaturé et éclaté des poissons muets. Surprenante figuration qui nous interpelle et nous rappelle que tout signe ouvre sur un autre signe.

Ralph Cutillo (New York, 1950 ) nous offre une série de toiles ou l’entrelacs pollockiens, se pense en un cube répété à l’infini en petits formats. Une grande toile nous donne les signes iconologiques de sa propre naissance italo-new-yorkaise, crucifixion, ange, crâne constituent les signes évidents d’une paraphrase byzantine déconstruite sous les coups de butoir des épigrammes d’Hemingway. Entre les deux mondes, parisien où il vit  et le new-yorkais d’où il vient Ralph Cutillo écrit l’éclatement des entrelacs redoublant le chaos du monde pour en organiser le chaos même. Dire le chaos du monde, en être l’organisateur mais aussi le critique.

Michèle Destarac (Yerres, 1943) nous présente une série de pastels à l’écriture heurtée, au geste sec et rapide, incisif. Comme l’affirmation d’une présence au monde immédiate et sûre, où l’écriture ferait vraie image et archive du geste ici et maintenant. Le geste du peintre ne semble pas créer d’autre monde que le monde présent.  Graphe intense, abouti en quelques secondes.

Vieira da Silva (Lisbonne 1908 - Paris 1992) Par  une lettre autographe à la poète Cecilia Meireles écrite ou dessinée de son écriture hachée et répétée où se forme un étrange canevas écrit dans des espaces perspectifs aux multiples points de vues. Le dessin constitue une multitude de fils tendus qui s’imbriquent et se perdent dans des directions variées et infinies. Comme pour traduire l’immatériel de la lumière, des traits fins qui s’entrecroisent, vers le centre de l’œuvre, les traits se densifient vers  le centre, comme un jeu entre la feuille et l’encre… qui tente de sauver l'indécidable...

Irith Bloch (Mulhouse, 1938) des œuvres de petites dimensions faites de fils, sont comme des évocations de l’écriture d’une Pénélope ou d’une Ariane. Des œuvres de fils qui semblent être des reliques sacrées sous verre qui tendent à travers le temps leurs liens. Fils sans filiation s’assemblent en autant de  ligatures, méticuleuses, soigneuses, qui entoureraient le monde comme pour mieux le sauver ou pour mieux le soigner. Morceaux de coutures, nœuds gordiens, qui unit les fils à l’artiste, tendre araignée artiste qui tisse sa toile dans le souvenir et les sensations.  L’entrelacs s'écrit comme un amas secret où vivent cachés les esprits bienfaisants et généreux de la maison.

Jan Voss (Hambourg, 1936) une œuvre sur papier des premières années d’installation à Paris. Une œuvre à l’écriture improvisée en un long continuum de dessins, d’épigrammes. Un hiéroglyphe profane ? c’est un oxymore !  L’écriture est alerte, comme une improvisation joviale. Le blanc couvre l'écriture. L’amnésie suit l’anamnèse. Le graffiti n’est pas loin, dans une improvisation libre et jazzistique sans fin où tous se rejoignent à la coda.

Mohamed Aksouh (Alger, 1934), nous présente en plusieurs toiles  un canevas de touches mesurées, régulières toujours croisées différemment dans un camaïeu d'ocre, de vert dégradés de blanc, en un patchwork évanescent dans la lumière méditerranéenne. La structure en clusters répétés laisse apparaître l'écriture fragile, première qui se dresse construite sur l'entrelacs des signes illisibles et perdus dans la matière douce et tendre de la peinture.

Robert Helman (Galatz, 1910 - Paris, 1990). Une écriture rouge forme la racine d'un corail qui se détache vivement à la vue. Que signifie cette inscription de feu qui semble si symétrique  comme un graffiti urbain?  Evocation des forces de la terre qui nourrissent l'arbre de la vie ? Le rouge cramoisi ici s'oppose au marron de la terre où la racine prend vie et se nourrit sous le blanc cassé d'ocre. Le signe est-il écriture ?  Le mot affleure presque autoritaire face à l'image et se recule, en un lent va et vient entre le signe et la lettre.

Erik Levesque (Paris, 1959) Ecrit dans le jeu de la fusion, du moirage et de l’écoulement d’une couleur acrylique marron de pérylène. Ici, la tache fuse dans la dilution qui se répand sur la toile de lin empreinte le canevas du fil de trame dans des directions déterminées. Comme dans un cirque où se balancent la trapéziste et le porteur, entre le vide et l’amnésie, entre la monstruosité et la grâce des ours dressés. Là, la saturation de l’orange de cadmium coule jongle aux claquements du vert oxyde de chrome et du bleu de cobalt qui semble une lettre mystérieuse et chiffrée. Ils écrivent ensemble les cercles apollonniens dont les mouvements sont en suspens une rime de Jacques Dutronc : « de battre mon cœur, s’est arrêté ».



Ida Karskaya (Bender 1905- Paris 1990). L'oeuvre sombre presque brutale de Ida Karskaya, femme peintre et poète, où zigzague et coupe en deux le vide et le plein de la toile en une césure radicale à la calligraphie obstinée qui tient le contraste ensemble. La toile “Lettre sans réponse “ est dédiée à son mari décédé. Les opposés se tiennent liés, accrochés l'un à l'autre en mouvement qui unit le blanc et le noir et qui nous rappelle que pour la lettre secrète, l’ordre alphabétique n’est qu’un ordre aléatoire parmi tant d’autres possibles …

Bertil de Senarmont



mardi 24 février 2015

#2 - Saturation 0

La seconde exposition de l'Espace Abstract Project "Saturation Zéro" fait le pari d'interroger la couleur "face au monde de trop" celui où l'oeil contemporain habitué aux espaces perspectifs de la multplicité plastique des couleurs, se perd dans des directions infinies. Désaturée la couleur et traduire ainsi l'immatérialité de l'ontologie de l'oeuvre en faisant diffuser la teinte entre traits et formes qui jamais s'entrecroisent pour s'opacifier  Trouver alors la réserve des artistes, et outrepasser la proposition du White Cube le cube blanc, l'espace immaculé d'Abstract Project où se densifie les matières et les transparences.

Comme l'indique le texte d'Olivier di Pizio qui ouvre l'exposition:"Saturation Zéro", deuxième exposition de l'espace des arts abstraits - Abstract Project, réunit 13 artistes plasticiens autour  du concept de  la saturation des couleurs. David Apikian, Joël Besse, Bernard Blaise, Michel-jean Dupierris, Hélène Durdilly, Andras Jaszberenyi, Tania Legoff, Youn Ja Lee, Rémi Matsukura, Pierre Michelot, Jun Sato, Shawn Stipling et Philippe Vacher sont des artistes qui travaillent les formes abstraites et non figuratives.
Avec les instruments numériques, une couleur hautement saturée est vive et intense. Avec la saturation à zéro, une couleur est un gris. Le noir et blanc devient l’évènement coloré, de l'addition à l'absence de couleur. 

Le zéro porte en lui à son apparition, le pouvoir d’ébranler toutes les fondations de la logique, il est en quelque sorte lié au rien. Mais l’univers entier repose sur cette colonne : il n’y a pas de rien. Du nombre d’or à la suite de Fibonacci, du zéro à l’infini, de la relativité au néant infini du trou noir né de la lumière, du geste répété en fines couches successives, du graphisme comme trace et rythme ; le travail de ces artistes réunis pour cette exposition au Abstract Project parlera de géométrie du monde, de couleur, de ressenti, du moins que plus, de tout ce qui constitue la vie, la lumière de l’âme.


Les productions présentées ici ne font pas lien par leurs médiums, peinture, photographie, images animées, sculpture, ni par le prélèvement de la couleur comme si il manquait quelque chose, mais par leurs forces intimes qui questionnent les limites de la saturation et du zéro."

Exercice difficile d'interroger et d'essayer de saisir le dégradé et le scintillement de la lumière par la peinture, la sculpture, le dessin ou la photographie sans tomber dans les réfèrences de la saturation/désaturation de l'abstraction aujourd'hui classique. 
Pari relevé où les oeuvres de ces treize artistes questionnent en écho les artistes sans monde à la mesure d'un Peter Sloterdijk.

Exposition à voir sur le site Abstract Project

dimanche 15 février 2015

#2 Saturation Zero


Abstract Project
vous invite chaleureusement 
au vernissage de l'exposition 

SATURATION ZERO

le 25 février 2015 de 17h à 21h
au  5 rue des Immeubles Industriels
75011 PARIS

samedi 14 février 2015

EXPOSITION GALERIE DE BUCI



















Vernissage le Jeudi 26 Février 2015

Du 27 Février au 28 Mars 2015

Galerie de Buci
72, rue de Seine
75005 Paris

vendredi 13 février 2015

Galerie Lahumière - Nicholas Bodde – Siegfried Kreitner

GALERIE LAHUMIERE

Communiqué de presse


Aluminium, couleurs et moteurs
Nicholas Bodde – Siegfried Kreitner
Peintures – sculptures
Exposition du 7 mars au 18 a‏‏vril 2015 


Nous avons voulu réunir ces deux artistes, car ils partagent le même matériaux, d'une certaine façon la même abstraction et le même pays.
Nicholas Bodde (1962) né à Brême en Allemagne, dont nous montrons le travail régulièrement, peint  des bandes colorées en aplat sur des plaques d'aluminium. Siegfried Kreitner (1967) né à Simmbach am Inn, Allemagne, fabrique ses sculptures avec des néons, des moteurs et de l'aluminium brossé. 

Nicholas Bodde construit la couleur, il la juxtapose, en lignes, bandes, à l'aide d'outils différents, ce qui a pour résultat des surfaces empreintes de matières divergentes. Dans ses derniers travaux de la série « Dynamic » il fait fuir l'horizon cela donne un effet de passage rapide, l'impression qu'un paysage défile à la vitesse de l'éclair, sur des formats rectangulaires ou ovales.

Ce travail contraste avec la monochromie des œuvres de Siegfried Kreitner, où la couleur se cache sous forme de lumière dans des totems ou des boites qui respirent lentement. Là, le temps s'arrête et, comme il définit lui-même ses objets « minimal-cinétiques », nos yeux se reposent un instant pour observer le ralentissement mué par des moteurs aux mouvements tranquilles.

L'aluminium est leur matériau commun, mais la lenteur des moteurs de Kreitner s'oppose à la vitesse de la couleur de Bodde, ils se rejoignent dans cette perspective ainsi que dans les apparences contraires d'une couleur criarde et d'une lumière fluorescente. Visiter cette exposition c'est comme passer d'un extrême à l'autre, alors stop ou encore ? 

Press release


Aluminum, Colors, and Motors
Nicholas Bodde – Siegfried Kreitner
Paintings – Sculptures
Exhibition from March 7th to April 18th


We wanted to exhibit these two artists together because they use the same materials, adopt more or less the same abstraction, and come from the same country.
Nicholas Bodde, an artist we show regularly, was born in Bremen, Germany in 1962 and paints bands of flat color on sheets of aluminum.
Siegfried Kreitner, born in Simmbach am Inn, Germany, in 1967, makes sculptures with neon lights, motors, and brushed aluminum.
Bodde constructs color, using various tools to juxtapose colors in lines and bands, creating surfaces marked by different substances. In his recent works from the Dynamic series he puts the horizon to flight, giving an impression of swift movement—a landscape racing by in a flash—on supports that are rectangular or oval.
His work contrasts with the monochrome effect of Kreitner's pieces, in which color—in the form of light—crouches inside boxes or totems that seem to breath very, very slowly. Time comes to a halt among what the artist himself describes as "minimal-kinetic" objects. The eyes must come to a rest in order observe the serene rhythm of slowly moving motors.
Although both artists work in aluminum, the swiftness of Bodde's colors diverges from the unhurried pace of Kreitner's motors. Yet this contrast binds the two, as do the clashing impressions created by gaudy color and neon glow. Experiencing this show therefore means entertaining two extremes: Should I stay or should I go?


 

jeudi 5 février 2015

Roland Cabot (1929-2015)

Bernard Blaise, vice-président du Salon section sculpture, nous fait part du décès du sculpteur Roland Cabot survenu au Canada le 14 janvier 2015. Roland Cabot a participé au salon des Réalités Nouvelles entre 1989 et 1996. 
Nos pensées vont à sa famille et à ses amis.

mercredi 4 février 2015

Brèves

Débat en Grande-Bretagne, à la chambre des Lords à propos d'une éventuelle rémunération équitable des artistes dont les oeuvres sont présentées dans les institutions publiques britanniques. Actuellement 71% des artistes contemporains invités ne sont pas payés, avec un taux de refus de participation de 63%. Malgré ces bonnes intentions il semble que les différentes approches  artistiques empêchent un modèle de rémunération unique.

Mise à jour 28/02/2.15

Les artistes anglais sont en colère. De nombreux artistes demandent le paiement du droit de suite en cas de revente.de leurs oeuvres (loi voté depuis 2006). Les figures de proue du mouvement qui a lancé une pétition sont des femmes Maggi Hambling (artiste) ou Mary Moore  (fille d'Henry, le sculpteur) !


lundi 2 février 2015

Van der Aa Rotterdam, Jean-Paul Moscovino Lille et un portrait de ClaireValverde

Richard Van der Aa à Rotterdam

Art Rotterdam, Reuten Galerie, Booth 49, February 5-8, 2015 
www.artrotterdam.com 

Art Rotterdam Reuten Galerie Richard van der Aa

Jean-Paul Moscovino à Lille

























Un interview de Claire Valverde sur Youtube

Un portrait de Claire Valverde est visible sur Youtube : http://youtu.be/KJrEEWkAQJ4




Pascal Fancony expose


dimanche 1 février 2015


















VOUS AVEZ  UN PROJET D'EXPOSITION
LIEE A L'ABSTRACTION

Exposition personnelle
Exposition collective
Retrospective d'artiste

CONTACTER
ABSTRACT PROJECT  :

◉ABSTRACT PROJECT
Espace des arts abstraits
5, rue des immeubles industriels
75011 PARIS - M° Nation
www.abstract-project.com
www.abstract-project.com