jeudi 27 septembre 2012
Sandrine Mathieu
27/092012 - Sandrine Mathieu et Christian Martinache interviennent dans les écoles
Sandrine Mathieu, dont on peut voir le portrait dans la revue "Entre" de septembre -octobre, Onirisme, (p36) expose avec Christian Martinache dans deux écoles primaires du 20ème arrondissement de Paris sur le thème de la littérature enfance-jeunesse. Autour d'Arthur Rimbaud, dont les initiales A-R sonnent comme un Aller-Retour entre les deux artistes : " nous avons choisit les lettres de l'alphabet à tour de rôle et nous nous sommes répondus plastiquement; ce qui a donné 52 petites peintures carrées 25x25 cm et 4 grands formats de 2 m utilisant la peinture en bombe."
Les peintures sont exposées respectivement dans l'Ecole Primaire de la Plaine de 1er cycle (cp et ce1) et de 2ème cycle (ce2, cm1, cm2) jusqu'en décembre, au 9 et 11 Plaine, 75020.
Une initiative remarquable pour que l'art entre toujours dans les écoles... même par la petite porte !
mardi 25 septembre 2012
]RN Structures[ Hors les murs à Pont de Claix... La video
Une video de Jean-Pierre Bertozzi (que l'on aperçoit à la 5' 34 minutes dans un reflet ! ) sur le transport, l'accrochage et le vernissage de l'exposition accompagnée d'une visite virtuelle de l'exposition de Pont de Claix ...
Jean-Pierre Bertozzi
A cette occasion,Jean-Pierre Bertozzi accroche cinq toiles d'une longueur totale de 11 mètres intitulées "Le bois était une mer agitée dans le calme".
lundi 24 septembre 2012
dimanche 23 septembre 2012
Le Vernissage à Pont de Claix
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| Les artistes des RN en pleine discussion... devant l'oeuvre de Joel Besse ! |
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| Olivier di Pizio, président des Réalités Nouvelles présente l'association des artistes à la Ville de Pont de Claix,à ses édiles et à l'intercommunalité grenobloise ! |
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| Le public devant la sculpture de Milija Belic et la peinture "Pink" de Erik Levesque ! |
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| La délégation des Artistes des Réalités Nouvelles venus "accrocher" entourant le premier adjoint chargé de la culture de Pont de Claix Sam Toscano ... |
jeudi 13 septembre 2012
mercredi 5 septembre 2012
Anne Commet, peintre
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| Traverses xv |
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| vegetal |
A l'occasion de l'exposition d'Anne Commet à la galerie du Crous de Paris intitulée "Paysages Antérieurs", du 25 septembre au 6 octobre 2012, l'artiste répond au questionnaire des Réalités Nouvelles.
Pouvez-
vous décrire brièvement votre travail ?
Je travaille sur
l’allusion, l’intime et la mémoire. Ce que je recherche c’est créer une vibration
colorée singulière et proposer à travers mes toiles une expérience physique et
sensible du paysage.

Qu'est-ce
qui vous motive pour créer ?
Le plaisir d’être
dans la peinture. L’expérience physique du grand format est absolument
jubilatoire.
Pouvez-vous
nous parler de votre pratique au jour le jour ?
Je travaille presque
tous les jours sur plusieurs toiles à la fois et toujours en musique. J’aime
particulièrement peindre plusieurs formats en polyptique. Et puis, je regarde
aussi beaucoup de peinture figurative et abstraite.
Depuis
quand travaillez vous de cette manière ?
Toujours
Quels
sont les artistes qui vous ont le plus influencé ?
Qu'est-ce
qui en dehors des arts visuels fait évoluer votre travail ?
Mes 2 volumes de
Vitamin P
mercredi 29 août 2012
Expositions à venir ...
Alberto Magnelli sera présent à la Galerie Lahumière - Paris du 12 octobre au 22 décembre 2012.
La galerie ParisConcret présente une sélection d'oeuvres entre Sydney et Paris à partir du 1 septembre avec les artistes Nadya Bertaux, Joël Besse, Christine Boiry, Anne Brochot, Tony Harding, Danielle Lescot, Federica Nadalutti, Antoine Nelen, Roland Orépük, Myrianne Perelmuter, Jacek Przybyszewski, Paul Raguenes, Jocelyne Santos, Patrick Sauze, Bogumila Strojna, Thierry Thomen, Marie Thurman, Richard van der Aa, Jacques Weyer.
Une sélection d'artistes des Réalités Nouvelles hors ses murs exposent à Pont de Claix près de Grenoble à partir du 22 Septembre au 13 octobre prochain. Une exposition produite par )RN structure( et la ville de Pont de Claix.
La galerie ParisConcret présente une sélection d'oeuvres entre Sydney et Paris à partir du 1 septembre avec les artistes Nadya Bertaux, Joël Besse, Christine Boiry, Anne Brochot, Tony Harding, Danielle Lescot, Federica Nadalutti, Antoine Nelen, Roland Orépük, Myrianne Perelmuter, Jacek Przybyszewski, Paul Raguenes, Jocelyne Santos, Patrick Sauze, Bogumila Strojna, Thierry Thomen, Marie Thurman, Richard van der Aa, Jacques Weyer.
Une sélection d'artistes des Réalités Nouvelles hors ses murs exposent à Pont de Claix près de Grenoble à partir du 22 Septembre au 13 octobre prochain. Une exposition produite par )RN structure( et la ville de Pont de Claix.
Faut-il voir les oeuvres pour les connaître ?
Les musées d'Art Contemporain offrent des parcours didactiques, historiques autour de la peinture, de la sculpture, de la photo, des films et des archives du XXe siécle. Les parents attentifs et disciplinés suivent le parcours sagement qui leur est proposé, les enfants "rebelles" attendent assis sagement devant la porte de sortie, puisque disent-ils avec sérieux la nature ontologique de l'oeuvre d'art est esthétique conceptuelle et immatérielle... alors pourquoi la voir, puisqu'on la connait déjà ?
jeudi 9 août 2012
8 - Jean Leppien (1910-1991), Biographie
Suite et fin de l'article de Madame Denise Vernerey-Laplace consacré à trois figures des Réalités Nouvelles.
Jean Leppien (1910-1991)
6: Otto Freundlich. 1878-1943. Pionnier de l'abstraction, acteur des avant-gardes
Jean Leppien (1910-1991)
Du Bauhaus à Paris
Fils d’entrepreneurs protestants des environs
de Hambourg, Kurt Leppien interrompt en 1929 ses études secondaires et rejoint
le Bauhaus de Dessau. Elève de Josef Albers, Wassily Kandinsky et Joost Schmidt,
il fréquente Paul Klee. Lorsque le régime nazi nomme Mies van der Rohe
directeur du Bauhaus, il part pour Berlin et s’initie à la photographie auprès
de Lucia Moholy. Membre du parti communiste, il fuit en 1933 et rejoint Paris;
il adopte alors le prénom de « Jean » et survit de petits boulots qui
ne lui laissent aucun loisir pour créer. Sa femme Suzanne Ney, juive hongroise,
est dénoncée en mars 1944 et déportée à Auschwitz. Jean Leppien est condamné à
la réclusion dans la forteresse de Bruchsal. Libéré en 1944, il retrouve
Suzanne, survivante. Le couple s’installe à Cagnes-sur-Mer et Jean Leppien « commence
- selon ses propres mots - à peindre » auprès du groupe des « peintres
de Provence » venus de tous horizons. Il décline dans des dessins à
l’encre une grammaire de hachures sérielles inspirée de la cartographie
aérienne que ses amis allemands, Springer, Davring et Reichel l’incitent à
faire évoluer. La joie de la création s’exprime dès lors en courbes élégantes
que leur tension installe dans la descendance de Kandinsky. Ses allers et
retours entre le midi - il a acquis une maison-atelier à Roquebrune - et Paris
influencent sa palette chromatique. Il renoue avec ses camarades du Bauhaus, se
rapproche de Henri Nouveau, Hans Hartung, Henri Goetz, se lie avec Jean
Deyrolle et César Domela, fait la connaissance du marchand Wilhelm Uhde, des
critiques Hertha Wescher et Charles Estienne qui organise sa première
exposition parisienne en 1947 à la galerie des Deux-Îles. Jean Leppien prend
pied sur la scène artistique parisienne. Il sera un exposant fidèle du Salon des Réalités Nouvelles dès 1946.
Mots clefs/Liens : Jean Leppien. Bauhaus. Dessau. Josef Albers. Vassily
Kandinsky. Joost Schmidt. Paul Klee. Mies van der Rohe. Lucia Moholy.Auschwitz. Bruchsal. Cagnes-sur-Mer. Roquebrune. La Provence et les
peintres. Ferdinand Springer, Davring (Heintrich-Maria
Davringhausen, dit Davring) et Hans Reichel. Henri Nouveau. Hans Hartung. Henri Goetz. Jean
Deyrolle. César Domela. Wilhelm Uhde. Hertha Wescher. Charles Estienne. Galerie des Deux-Îles.
Retrouvez les chapitres de l'article de Madame Denise Vernerey-Laplace
Retrouvez les chapitres de l'article de Madame Denise Vernerey-Laplace
7: Etienne Béothy. 1897-1961. Le sculpteur au nombre d'Or
8: Jean Leppien. 1910-1991. Du Bauhaus à Paris
7 - Etienne Béothy, (1897-1961) - Biographie
Suite de l'article de Madame Denise Vernerey-Laplace consacré à trois figures des Réalités Nouvelles
Etienne
Béothy, (1897-1961)
Le sculpteur au Nombre d’or
Enfant d’une famille de l’aristocratie foncière
hongroise, Istvàn Béothy manifeste très tôt sa détermination artistique. Jeune
soldat en 1917, alors qu’il se remet à Budapest d’une blessure à la tête reçue
sur le front italien, il élabore un programme plastique fondé sur les
proportions remarquables inspirées par les courants théosophiques et
para-scientifiques de son temps, la Série
d’Or. Il demeure à distance de l’avant-garde hongroise conduite par Lajos
Kassák. Après des études d’architecture et de sculpture à Budapest, un voyage à
travers l’Europe, il rejoint en 1925 le groupe des artistes magyars de Paris. Il
prend alors le prénom de « Etienne ». Ses premières œuvres
parisiennes peinent à se dégager des influences de Maillol et Bourdelle. Mais,
très vite, la fréquentation du roumain Brancusi l’amène à l’épure totale de la
forme. L’exemple de Archipenko le mène aux formes du groupe du Surhomme, Femme
supérieure, Homme supérieur. Franc-maçon, Frère de la Loge Akademos au Grand-Orient, il traverse la seconde
guerre au sein du groupe de la Résistance hongroise à Paris et continue à
sculpter. Après guerre, il rejoint le groupe des Réalités Nouvelles dont il
devient le vice-président et où il expose tous les ans de 1947 à 1956. Etienne
Béothy est mort le 27 novembre 1961 dans son atelier de Montrouge.
à suivre : 8: Jean Leppien. 1910-1991. Du Bauhaus à Paris
Mots clefs/Liens :
Etienne Béothy. Théosophie. Nombre d’or. Série
d’or. Lajos Kassák.Aristide Maillol. Antoine Bourdelle. Alexander
Archipenko. Constantin Brancusi. Franc-maçonnerie. Grand-Orient.
mardi 7 août 2012
6 - Otto Freundlich (1878-1943) - Biographie
Suite de l'article de Madame Denise Vernerey-Laplace consacré à trois figures des Réalités Nouvelles.
Mots clefs/Liens :
Otto Freundlich 1878-1943,
Pionnier de l’abstraction, acteur des
avant-gardes.
Fils d’entrepreneurs juifs poméraniens, Otto
Freundlich, abandonne ses études de philosophie à Berlin, étudie la sculpture à
Munich et arrive une première fois à Paris en 1907. Il y rejoint les Allemands
de l’Ecole de Paris et vit au Bâteau Lavoir; dans l’atelier voisin, Picasso
peint les Demoiselles d’Avignon.
Malgré la camaraderie qui le lie au peintre catalan, Freundlich n’adhère pas à
l’esthétique cubiste. Pionnier de l’abstraction au même titre que Kandinsky et
Kupka, il peint une Composition abstraite
dès 1911. Durant la première guerre, muté au service sanitaire des cuirassés
allemands, il apporte son énergie créatrice aux groupes dadaïstes de Berlin,
Cologne et Bonn. Passeur infatigable entre l’Allemagne et Paris de 1918 à 1933,
il opère la synthèse entre un langage venu du symbolisme où formes géométriques
et biomorphiques coexistent. Lorsque les nazis prennent le pouvoir, il émigre à
Paris où il fréquente les groupes de l’abstraction « construite », Cercle et Carré, puis Abstraction-Création
et le premier Salon des Réalités
Nouvelles en 1939. En 1937, deux sculptures de Otto Freundlich ont été
exposées à l’exposition de l’Art dégénéré à Munich: le Nouvel Homme, que les nazis choisissent pour illustrer la
couverture du catalogue, et la Petite
Tête. Il passe la guerre dans les camps d’internement. En mars 1943, à
Drancy, il monte dans le train vers un camp d’extermination de Pologne, Lüblin-Maidanek
ou, selon Serge Klarsfeld, Sobibor. Toute trace de lui disparaît. L’Arbre de Jessé, son dernier dessin, est son testament.
Otto Freundlich. Ecole de Paris. Bâteau Lavoir.
Pablo Picasso. Vassily Kandinsky. Frantisek Kupka.
Cercle et Carré. Abstraction-Création. Art dégénéré. Drancy. Lüblin-Maïdanek. Sobibor. Serge
Klarsfeld.
dimanche 29 juillet 2012
5 - 1939 : Otto Freundlich et Etienne Béothy : Les trois expositions du Salon des Réalités Nouvelles
Cinquième partie et suite de l"article de madame Denise Vernerey-Laplace de l"EHESS, autour de la création des Réalités Nouvelles en 1947... aujourd'hui retour sur l'exposition de 1939.
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| Le questionnaire rempli par Kandinsky |
Les artistes « dont la
tendance inobjective s’est volontairement arrêtée en 1920», Jean Arp, Robert et
Sonia Delaunay, Albert Gleizes, les frères Villon et Marcel Duchamp sont
invités à exposer les premiers. La deuxième exposition, du 30 juin au 15
juillet 1939, présente les tenants de l’art concret, Otto Freundlich aux côtés
de Van Doesburg, Naum Gabo, Vassily Kandinsky, Kasimir Malevitch, Frantisèk
Kupka, El Lissitzky, Kurt Schwitters, Georges Vantongerloo. Otto Freundlich - ce sera sa dernière exposition avant son
internement puis sa déportation -
présente une Composition de
1939, tempera sur papier, qui est présentée non loin de l’Arc Noir de Kandinsky. Etienne Béothy est appelé lors de la
troisième exposition dans la section consacrée aux « artistes postérieurs
à 1920 » engagés donc d’emblée sur la voie de l’art « concret ».
Fredo Sidès adresse aux
artistes un questionnaire qui doit permettre d’ « établir des notices parfaitement documentées dans le catalogue ». A la question numéro 7 : « Dans quel sens doit, selon vous évoluer la peinture contemporaine ? », la plupart font référence à Cézanne, à Van Gogh, au cubisme voire à l’impressionnisme avec lequel selon Otto Freundlich, l’art contemporain n’aurait pas complètement rompu. Dans sa réponse, Otto Freundlich incite les artistes à sortir de leur isolement et à élaborer : « une nouvelle langue… ce que l’on peut dire sur l’art ‘abstrait’ et sur son advenir, c’est qu’on ne peut les séparer de l’avenir de toute histoire terrestre ». Etienne Béothy répond tout aussi complètement. Il justifie sa tardive sortie de la figuration par l’atmosphère étouffante où il a vécu ses années de formation à Budapest: les « oeuvres abstraites étaient cotées comme art destructif. ». Puis il évoque son évolution après 1923, entre géométrie et abstraction: Etienne Béothy a, en effet, entrepris en 1931 la création une série d’œuvres, Flamme rythmo-plastique, Forme et rythme, Ryhmoplastique plastique dont il ne théorisera la conception que dans les années cinquante, insistant sur l’ordonnancement rythmique, les proportions géométriques et le respect de la sectio aurea, le Nombre d’or qui préoccupent alors les artistes du groupe de Puteaux. Depuis 1928, Béothy se consacre à un seul matériau, le bois auquel peu à peu il adjoindra la couleur. Il prête quatre œuvres au Salon, Rythmes entrelacés, Essor, Trois Rythmes et la Mer qui sont proposés à la vente.
à suivre ...
6: Otto Freundlich. 1878-1943. Pionnier de l'abstraction, acteur des avant-gardes
7: Etienne Béothy. 1897-1961. Le sculpteur au nombre d'Or
8: Jean Leppien. 1910-1991. Du Bauhaus à Paris
8: Jean Leppien. 1910-1991. Du Bauhaus à Paris
mardi 24 juillet 2012
4 - Jean Leppien, un Bauhäusler aux Réalités Nouvelles
Quatrième partie et suite de l"article de madame Denise Vernerey-Laplace de l"EHESS, autour de la création des Réalités Nouvelles en 1947...
Jean Leppien rejoint le Salon des Réalités Nouvelles en 1946. Dès 1945, il
a exposé au Movimento d’Arte concreta, cercle
d’avant-garde italien. Le cénacle
élitiste du Salon des Réalités Nouvelles
réclame de ses adhérents qu’ils aient fait « preuve durant trois années
successives de fidélité dans les arts non figuratifs.» S’il est une figure peu
connue sur la scène parisienne, Jean Leppien atteste, en sa qualité d’ancien
Bauhäusler, qu’il remplit cette condition. A la date du 5 juin 1946, on peut
lire qu’il est « remonté à Paris en auto-stop: « Chez Kandinjskaia
(Nina Kandinsky). Tableaux et dessins! » Vassily Kandinsky est mort en
1944 à Neuilly sur Seine. Aux yeux de sa veuve, Jean Leppien demeure l’élève du
maître disparu. Entre le 1er et le 11 février, il se rend chez Fredo
Sidès et lui laisse neuf gouaches, parmi lesquelles Sidès fera son choix pour
le salon de 1946 qui doit se tenir du 19 juillet au 18 août. Le 9 juillet, Leppien
n’a pas encore reçu d’invitation et s’en inquiète. Faute d’argent, il ne peut
revenir à Paris pour le vernissage…
En 1948, il participe au troisième salon. Le 22
juillet de cette année, il a placé deux toiles chez Denise René; le Salon
s’ouvre le 23. Il est cité dans le catalogue. C’est la première occasion qu’il
a de présenter ses œuvres au public parisien, de sortir de l’anonymat. Il
accompagne les expositions des Réalités Nouvelles en province. En 1947 à
Lille ; en 1949 à Lyon. En 1948, il n’a pas été retenu pour l’exposition à
Bordeaux et adresse une réclamation au trésorier, H.-M. Bérard : « Je
vous prie de comprendre que je suis déjà assez handicapé par le fait d’habiter
la province, mais mon absence de Paris ne devrait pas m’exclure de la possibilité
d’exposer comme les autres peintres des R[éalités] N[ouvelles]. »
Car la
politique officielle, rétive à la non-figuration, offre peu d’occasion
d’exposer aux artistes abstraits. La municipalité parisienne a mis à leur
disposition l’actuel musée d’Art moderne, quai de Tokyo. Le Salon regroupe en
1948 dix-sept nationalités. Mais Auguste Herbin assortit cette année-là le
catalogue d’un Manifeste dénonçant la tiédeur des institutions envers l’art
moderne. Certains, Gilioli, Deyrolle, s’opposent à sa rédaction et préfèrent
l’engagement actif. « Il me semble, écrit Deyrolle à Herbin, que la seule
action possible soit la production d’œuvres valables. Ce ne sont pas les
récriminations ni les jérémiades qui pourront changer n’importe quoi. »
Mais le Manifeste se situe également en opposition contre le réalisme imposé
officiellement en URSS par Andrei Jdanov, partisan de Staline. « Ce qui
reste et restera toujours vivant dans les oeuvres, écrit Herbin, ce qui
étonnait si fort Marx et ce qu’un matérialisme exclusif ne peut comprendre,
c’est l’essence même de l’Art, c’est à dire l’expression de l’élément spirituel
de l’homme par les moyens propres à l’art. « Cette déclaration remporte
l’adhésion enthousiaste de Jean Leppien, pourtant communiste comme Herbin et si
proche de Deyrolle. « ça
sonne assez stupide que de dire que j’étais ravi, enthousiasmé de ou que
sais-je en lisant votre manifeste… et c’est avec approbation entière que je
signe… Ce qui me tracasse [c’est] de voir l’incompréhension et l’hostilité
du parti communiste envers la peinture abstraite. Je suis persuadé de faire un
boulot révolutionnaire. Même s’il n’est pas admis et reconnu comme tel. Ce qui
est encore plus grotesque encore, c’est que j’ai du quitter l’Allemagne en tant
qu’élève du Bauhaus et en tant que peintre abstrait, donc persécuté, faisant du
Kulturbolchewismus et que maintenant
on sort les mêmes arguments stupides, agrémentés d’une autre sauce de l’autre
côté. » Le communisme de Jean Leppien n’a certes jamais été celui d’un
Herbin, ni d’un Aragon. Le temps du militantisme est en réalité révolu pour
Jean Leppien. Le monde réel n’est désormais pour lui que celui de la création.
Ni déçu, ni désabusé, il est seulement pressé d’accomplir son œuvre comme tous
les artistes d’une génération que la guerre a amputés de leur jeunesse.
A quelques exceptions près, Jean Leppien
participera à toutes les expositions des Réalités
Nouvelles. En 1959 et 1960, il est dans la section « Géométrie ».
En 1960, il joint à l’exposition de son œuvre une citation du Philèbe de Platon : « Ce que
j’entends ici par la beauté de la forme, n’est pas ce que le commun entend
généralement sous ce nom, par exemple celle des objets vivants ou de leur
reproduction, mais quelque chose de rectiligne et de circulaire et les surfaces
et corps solides composés avec le rectiligne et le circulaire au moyen du
compas, du cordeau, de l’équerre. »
En 1975, Jean Leppien entre au comité des
Réalités Nouvelles - où il retrouve l’idée de l’internationalisme à laquelle il
est attaché depuis le Bauhaus - et y côtoie Etienne Béothy, alors
vice-président. Il revient certes en Allemagne, dans sa famille, pour exposer.
Membre du Movimento
d’Arte concreta, en raison de ses relations avec le peintre italien Joseph
Jarema, rencontré en Provence, il adhère au groupe Espace, créé par André Bloc et Etienne Béothy et se rapproche
encore de l’abstraction géométrique sud-américaine, des artistes du groupe
MADI.
à suivre .... 5: 1939: Otto Freundlich et Etienne Béothy: les trois expositions du Salon des Réalités Nouvelles
Bibliographie :
-
Catalogue des réalités Nouvelles, 1946-1955, Galerie Drouart, Paris 2011
-
Abstraction-Création, Art concret, art non
figuratif, Réalités Nouvelles de 1946 à 1965, Galerie Drouart, Paris 2008-2009
-
L’envolée lyrique, Musée du Luxembourg, Paris, SKIRA, 2006
-
Paris, capitale des Arts, 1900-1968, Paris, Hazan, 2002
-
Otto Freundlich, 1878-1943, Musée de Pontoise, 2009
-
Otto Freundlich, Führer des Rheinischen
Landesmuseum Bonn,
Retrospektive, 1979
-
Etienne Béothy et la mystique du Nombre, Musée des ducs de Würtemberg, 2004
-
Etienne Beothy, Krisztina Passuth, Galerie Le Minotaure, Enciklopedia
Kiado, Paris, 2011
-
Jean Leppien et la Côte d’Azur, Peintures,
1947-1977, Château-musée Grimaldi, Hauts
de Cagnes, 2005
-
Abstractions en France et en Italie, autour de
Jean Leppien, Strasbourg, Musée de
l’Ancienne Douane, 1999
Mots clefs/Liens :
Abstraction géométrique , Abstraction lyrique , Abstraction-Création , Albert Gleizes , Andrei Jdanov , Alfred Reth , André Heurtaux (2) ,
Andry Farcy : (http://fr.wikipedia.org/wiki/Andry-Farcy , http://fr.wikipedia.org/wiki/Musée_de_Grenoblew)
Anton Pevsner : (http://fr.wikipedia.org/wiki/Antoine_Pevsner),
Cercle et Carré : http://fr.wikipedia.org/wiki/Cercle_et_Carré,
César Domela : http://www.c-domela.com/,
Constantin Brancusi : http://fr.wikipedia.org/wiki/Constantin_Brâncuși,
El Lissitzky : http://fr.wikipedia.org/wiki/Lazar_Lissitzky , http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/colan_0336-1500_1973_num_18_1_4008
Emile Gilioli : ,http://fr.wikipedia.org/wiki/Émile_Gilioli , http://www.isere-annuaire.com/musees/emile-gilioli.htm
Etienne Béothy : http://www.etienne-beothy.com/ ,
Felix Del Marle : http://fr.wikipedia.org/wiki/Félix_Del_Marle ,
Frantisèk Kupka : http://www.lemondedesarts.com/DossierKupka.htm ,
Fredo Sidès : http://fr.wikipedia.org/wiki/Salon_des_réalités_nouvelles , http://folmer.luxgateway.com/wp-content/uploads/2012/01/salondesrealitesnouvelles.pdf ,
Georges Hugnet : http://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Hugnet ,
Henri Nouveau
Henri Valensi http://www.musicalisme.fr/musicalisme.fr/biographie.html,
Otto Freundlich http://fr.wikipedia.org/wiki/Otto_Freundlich ,
Jacques Lipchitz : ttp://fr.wikipedia.org/wiki/Chaim_Jacob_Lipchitz
Jean Deyrolle : http://www.larousse.fr/encyclopedie/peinture/Deyrolle/151913 ,
Jean Gorin : http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Gorin ,
Jean Leppien : ttp://www.larousse.fr/encyclopedie/peinture/Leppien/152978
Kasimir Malevitch http://cours.arts.free.fr/malevitch.htm http://fr.wikipedia.org/wiki/Kasimir_Malevitch
Laszlo Moholy-Nagy http://fr.wikipedia.org/wiki/László_Moholy-Nagy
Le Corbusier (Charles-Edouard Jeanneret)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Corbusier http://www.orgone-design.com/blog/histoire-du-design/naissance-du-modernisme/le-corbusier-architecte/
Otto Freundlich http://fr.wikipedia.org/wiki/Otto_Freundlich http://www.van-gogh.fr/autres-peintres/otto-freundlich.php
Piet Mondrian http://fr.wikipedia.org/wiki/Piet_Mondrian ,http://www.google.fr/search?q=piet+mondrian&hl=fr&client=safari&rls=en&prmd=imvnso&tbm=isch&tbo=u&source=univ&sa=X&
Réalités Nouvelles http://fr.wikipedia.org/wiki/Salon_des_réalités_nouvelles
Victor Vasarely http://fr.wikipedia.org/wiki/Fondation_Vasarely http://fr.wikipedia.org/wiki/Victor_Vasarely
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