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dimanche 17 avril 2016

Des nouvelles relations de l'art et du public

Laurence Azoulay, le nouveau ministre de la Culture, qui a succédé à Fleur Pellerin précise sa politique dans Libération du 16 avril 2016, où elle est photographiée, mise en boîte dans un sarcophage bleu,  par Baudoin Desforges. Au delà, de la politique du spectacle vivant/intermittent du spectacle, de la protection des droits d'auteur et de l'exception culturelle dans le cadre du nouveau traité trans-atlantique, elle confirme un dégel de 50 millions d'euros - suivant l'avis du premier ministre Manuel Valls  -  pour les engagements et pour les événements qui renforcent le "lien social"  qui change le rapport des publics à l'oeuvre. Elle souhaite également  faire de Clichy-Montfermeil [Seine-Saint-Denis] "la porte culturelle du Grand Paris." "Ce sera un lieu d’expérimentation de nouvelles relations à l’art et à la culture au plus près des habitants."

Elle dit également entendre les inquiétudes des écoles d'art où les enseignants sont des artistes ...
Au Palais de Tokyo, "VISION" recherche en art et en design,  les 46 écoles d'art françaises et leurs artistes sont en convention pour le week-end du 16/17 Avril au programme : 
- présentation des unités de recherche, étudiants en 3eme cycle, enseignants-chercheurs (sans statut), qui refusent d'être assimilés et placés sous la coupe de l'université (comme le prévoit la réforme LMD en cours et l'assimilation de la loi Création et Patrimoine voté par le Sénat) :
- interrogation sur les coupes budgétaires dont les écoles d'Avignon, Angoulême ou de Perpignan, par exemple, font les frais alors que seules 20% des écoles d'art sont financés par l'Etat.

Dans le cadre de la re-collection des 430000 oeuvres appartenant à l'Etat,   la base Sherlock contient les références de 23000 oeuvres "perdues" par le Centre National des Arts Plastiques, du Fond National d'Art Contemporain, du Mobilier National, de la Cité de la céramique - Sèvres et Limoges -, du  Centre des monuments nationaux, du Musée national d’art moderne (Centre Pompidou) et du Musée d'Orsay !!!! Parmi les noms Degas ? Broto ? Starck ? 
Si on comprend bien que certaines oeuvres ont pu être perdues et/ou détruites, par exemple dans les bombardements de Caen pendant la seconde guerre mondiale,  d'autres oeuvres semblent s'être volatilisées de manière extravagante.... mais il arrive qu'on les retrouve !

Quand le sous-préfet secrétaire général aux affaires régionales de Normandie, est mis en examen et incarcéré pour trafic d'oeuvres d'art et vol du mobilier national pour avoir vendu (au moins) une toile de grande valeur chez Sotheby's... apprend-t-on par Paris-Normandie.

L'ex-préfète de Lozère, a été condamné pour vol du mobilier national ( des fauteuils Louis XVI, une travailleuse Charles X, des chaises Napoléon III) à 1 ans de prison ferme et deux avec sursis.

Sans transition, l'ex-directrice générale du Centre Pompidou et de l'INA a été condamné à trois mois de prison avec sursis et une amende, en plus du remboursement de ses frais de taxis exorbitants... après une procédure de "plaider-coupable".

Enfin, un sémillant antiquaire parisien "ambassadeur du goût français" a été placé en garde à vue. Il est soupçonné d' avoir vendu des meubles XVIIIe, d'époque Louis XVI et Marie-Antoinette, qui seraient des composites (XIXe et XXe siècle) de meubles de style XVIIIe. Et oui, la recherche a fait des progrès, en particulier la spectrographie des vernis... et on a appris à cette occasion que les vrais meubles de la citoyenne Capet était couleur Bleu de Prusse, couleur qui a malheureusement fanée sur les bois de houx, de charmes et autres sycomores ... 

Ah oui, on a aussi découvert un Caravage dans un grenier à Toulouse ....  
Les contes de fées où la relation de l'art au public de TF1.