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dimanche 29 juin 2014

Jacqueline Wegmann (1924-2014)

Nous venons d'apprendre le décès de la sculpteur Jacqueline Wegmann. qui a participé au salon dans les années 1990 et 2000.
Nos pensées vont à sa famille et à ses amis.

vendredi 27 juin 2014

Hodgkin, Oehlen, Zimmermann, Scully à Paris

Abstraction en gloire chez Gagosian, Heltzer, Lelong et Perrotin

A la Galerie Gagosian, la première exposition parisienne de Sir Howard Hodgkin né en 1982, dont le travail est décrit comme abstrait ou semi abstrait. Sa peinture est en effet faite de bloc de sensations, de bloc d'affects en coups de brosse, touches et couleurs peints sur bois. Les allusions figuratives sont Illisibles au spectateur. Pourtant ce sont elles qui la constituent aux yeux de Howard Hodgkin le point de départ de l'oeuvre ::évoquer un ami par exemple, un moment de bonheur. Elles  sont aussi le point d'arrivée quand Hodgkin reconnaît avoir déposé ce "moment" sur le bois du support. « Je suis un peintre de la représentation, mais pas un peintre des apparences. Je peins des images qui représentent des moments d’émotions » déclare Howard Hodgkin. La carrière de Howard Hodgkin a démarré dans l'orbite du pop art anglais dans les années 60 avec David Hockney ou Patrick Caufield, avec des couleurs vives et des scènes de genre identifiables, puis le geste s'est de plus en plus ouvert pour ne plus laisser apparaître que la peinture, explosant le dessin analogique. Le catalogue de l'exposition Gagosian présente enfin en français le texte que Susan Soontag lui a consacré, ainsi qu'un interview du photographe Jeff Wall grand admirateur de Hodgkin, par Jean-Pierre Criqui. Enfin un texte de Julian Barnes sur le silence du peintre grand admirateur de Degas et de Seurat..


Ici Howard Hodkin présenté à Toulouse


Extrait de l'introduction par la galerie Gagosian - Paris :

Explorant l’essence de la peinture en tant que langage construit et expression spontanée, Hodgkin ignore les polarités classiques du passé et du présent, de l’abstraction et de la représentation, de la surface et du cadre. Des gestes affirmés et denses, une palette riche et l’inversion dynamique entre la lumière et l’obscurité sont autant de traits de son style particulier. Hodgkin intègre le cadre dans la surface peinte, transmettant des expressions naturelles et réfléchies qui maintiennent un sentiment profond d’objectivité. Avec leurs coups de pinceaux extrêmes et leurs couleurs saturées, ses peintures au format intime ressemblent à des bijoux tandis que les œuvres plus grandes sont somptueuses et théâtrales.

Embrassant la spontanéité et le caractère direct et, dans une pareille mesure, les processus de réflexion et de capitulation, il peut falloir à Hodgkin jusqu’à une année pour préparer et exécuter son premier coup de pinceau. La qualité, en apparence décontractée et urgente de ses peintures, occulte le fait que la plupart ont été peintes, reconsidérées puis repeintes. Les œuvres traduisent la relation entre la main, l'œil et la mémoire qui conduit leur processus, la structure visuelle, et l’ardeur émotionnelle.

Dans chaque peinture, le sujet d’Hodgkin constitue une présence plus ressentie qu’appréhendée, et qui demeure allusive et fragmentaire. Les nouvelles œuvres réalisées entre Londres, la Normandie, et Bombay, révèlent des traces vibrantes de lieux et d’expériences—des transcriptions de rencontres quotidiennes et des souvenirs qui se superposent dans des textures richement colorées.

Alors que Ganges (2005–13) évoque le mouvement rapide du fleuve, l’œuvre fait également référence à son implication mythologique et à sa place centrale au cœur de la culture indienne en tant que véhicule de la vie, source de bien-être dans la mort. Dans Indian Waves (2013–14), des coups de pinceaux entremêlés apparaissent, tandis que les espaces dépouillés soulignent la réalité physique de l’œuvre, celle d’une peinture à l’huile sur un panneau de bois. Le panneau et le cadre de Out of the Window, Bombay (2012–14) sont submergés de points fluorescents rappelant des pétales colorés; dans Autumn in Bombay (2010–14) des marques rouges, oranges, jaunes et noires se répandent.

Enrichissant ses premières impressions à travers une réflexion intime en plusieurs temps, Hodgkin peint des œuvres qui sont à la fois composées, des ensembles autonomes et des synecdoques d'une plus grande réalité esthétique au-delà du cadre.


Howard Hodgkin est né à Londres en 1932. Il a étudié à la Camberwell School of Art et à la Bath Academy of Art, Corsham. Parmi ses expositions muséales personnelles on compte « Paintings 1975–1995 » au Metropolitan Museum of Art, New York (1995, exposition itinérante présentée également au Modern Art Museum de Fort Worth; au Kunstverein de Düsseldorf; et à la Hayward Gallery de Londres); l’Irish Museum of Modern Art de Dublin (2006, exposition itinérante présentée également à la Tate Britain de Londres et au Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofía, Madrid); « Paintings: 1992–2007 » au Yale Center for British Art, New Haven (2007, exposition itinérante présentée au musée Fitzwilliam de Cambridge); « Time and Place, 2001–2010 » au Museum of Modern Art Oxford (2010, exposition itinérante présentée également au De Pont Museum of Contemporary Art, Tilburg, Pays-Bas; et au San Diego Museum of Art) et « Howard Hodgkin » à la Fondation Bemberg, Toulouse, France (2013).

Hodgkin vit et travaille à Londres.

A la Galerie, Lelong on verra avec bonheur une série de grandes toiles de Sean Scully qui continue à tracer sa route impertubablement depuis les années 80 avec ses rectangles de noir, de gris et d'ocre aux couleurs de sa chemise ! Travail impeccable !

       P.Zimmermann 
                 par F.Kucharz

       Sean Scully
                par F.Kucharz


Enfin à la Galerie Perrotin on peut voir les travaux de la jeune star allemande Peter Zimmermann qui nous offre une sorte de remix pop astucieux de toute l'avant garde ! Le tout à l'époxy et à l'acrylique et bien plus saturée...  On reconnait ici Bonnard, Morris Louis, etc...
un genre de Post-Post-Abstract-Painterly !

Enfin chez Max Heltzer, galerie berlinoise venue à Paris, on a pu pendant le mois de juin Albert Oehlen voir ici ! (avec dans le catalogue un texte de….  Jean-Pierre Criqui…)

EL




lundi 23 juin 2014

RN avec les AAA

Un reportage photographique de Rebecca Welz à la Sideshow Gallery, Brooklyn




Au mur du fond  4 des RN, le cercle de Van der Aa, les carrés rouges de B.Strojna,
 l'induction de O di Pizio et l'influx de E. Levesque
sur le mur de droite les AAA  Pinckney Herbert et Victor Kord
devant la sculpture de Jim Osman Allowance 







 



 Retrouvez d'autres photos et commentaires sur le blog (en) Joanna Mattera Art Blog le soir du vernissage...

jeudi 19 juin 2014

Jp Bertozzi aux 24 H de dessin chez Area !

Jp Bertozzi participe aux
24 heures de dessin

Performance graphique et musicale
21 juin - 16h - 22 juin 16h
NOUVEAU FACEBOOK :  ICI


Avec les plasticiens


Pat Andrea
Marie Rauzy
Vicent Odon
Mohamed Abdelmoumene
Sandra Krasker Art
Jean-Marc Forax
Syrs
Akira Inumaru
Christine Coste
Jp Bertozzi
Balyc et Bertrand Flachot
Marie-Anne Franqueville
Sebastien Merandet
 
 
Quelques musiciens, plasticien sonore

Machinefabriek
Ben Vida
Tomoko Sauvage
Yann Novak
France Jobin I8u
Meryll Ampe
Kenneth Kirchner
Billy Gomberg
Sogar
Florent Caron-Darras
Hector Rey
Marie Guilleray
Bjarni Gunnarsson
Ravi Shardja
Dario Sanfilippo
Hogo
Julien Beau
Julien Vincenot
Christophe Ratier
Motoko Kusanagi
Fabio Perletta
Teeth Like Operas
Ulv
Akm
Random seq
Kazuki Ikegaya
François Dumeaux




area
Fond de cour - 2ème étage

50 rue d'Hauteville - 75010 Paris
Tel : (+33) 1 45 23 31 52area@area-paris.com
Métro Bonne Nouvelle
Parking Franz Liszt

mercredi 18 juin 2014

RN invité de AAA à la Sideshow Gallery New York













American Abstract Artists est honoré de recevoir comme invités quatre membres du Salon des Réalités Nouvelles, une organisation similaire à la notre consacrée à la promotion et à la diffusion de l'art abstrait.
Le salon des Réalités Nouvelles est une exposition fondée en 1939 à Paris. Les artistes Robert et Sonia Delaunay ont crée l’association  Réalités Nouvelles  avec d’autres artistes travaillant dans le champ de l'abstraction (Albers, Kupka, Herbin, Mondrian, Kandinsky, Duchamp….). Le nom reflète l’idée fondamentale que l’art abstrait est une nouvelle réalité parce qu’il ne se référe ni imite une réalité existante suivant le mot du poète Guillaume Apollinaire.
Après la seconde Guerre Mondiale, le salon renaît  et continue aujourd’hui. Au long des années, le Salon des Réalités Nouvelles a réuni toutes les tendances de l’art abstrait des plus pures aux formes hybrides.

Aujourd’hui, l’association Réalités Nouvelles compte 40 membres qui organisent le Salon annuel à Paris où 400 artistes (peintres, sculpteurs, photographes, graveurs, ..) présentent leurs oeuvres.


Parmi les artistes qui y ont participé, on remarque de nombreux noms associés avec AAA, Josef Albers (membre fondateur), Byron Browne(membre fondateur),Carl Holty (membre fondateur  et ex- President de AAA),Ilya Bolotowsky, (membre fondateur  et ex- President de AAA), Piet Mondrian, Alice Trumbull Mason (membre fondateur), Laszlo Moholy-Nagy,Irene Rice Pereira, Jean Xceron, Manfred Mohr, Dan Hill (président), Phillis Ideal, John Phillips,Don Voisine (ex-président).

AAA a été invité par deux fois à exposer à Paris avec RN en 1950 et 2012 et est heureux de faire de même aujourd'hui en exposant des oeuvres de Olivier di Pizio (président), Erik Levesque, Bogumila Strojna et Richard van der Aa.

mardi 17 juin 2014

The End

Ultimes jours avant la fin du bail ... profitez de l'occasion pour venir admirer les oeuvres dans cette exposition de groupe spontanée: toujours simple. 
Le catalogue qui documente les cinq ans dans ce lieu est également disponible. 

Final days before the end of lease - take the opportunity to come and admire the work in this spontaneous group show: toujours simple.  
The catalogue documenting the five years in this space is also available. 

jusqu'au samedi 21 juin
until saturday 21 june
ouvert le mercredi au samedi
14h - 18h
open wednesday to saturday
5 rue des Immeubles Industriels
75011 PARIS
M° Nation 1,2,6,9 RER A

lundi 16 juin 2014

La peinture de Erik Levesque vue par Virginie Duval...


"La Toupie et la Boule" ou
le polyptique
de Chaudes-Aigues
Erik Levesque est le plus chinois de nos peintres contemporains. Il vient de la grande Chine imaginaire, peuplée de dragons de papier ou de feu, de théories d’une simplicité complexe, de fastes impériaux, de ponts en bambous, de potions mystérieuses et savantes, de mandarins sentencieux, de fleurs éclatantes, de clairs de lune brumeux, d’ornements extravagants. 
Il en reste pétri d’une philosophie de la souplesse, de l’art de la déclinaison, des feux d’artifice, d’un goût prononcé pour l’expansion discrète, pour l’étude et les expériences sur le terrain, de l’industrie et de la patience d’une culture plusieurs fois millénaire. Il a une aversion marquée pour les chinoiseries. On ne saurait être plus chinois. On chuchote même qu’il pourrait être la réincarnation de Tao Shi, le fameux moine Concombre Amer.
C’est ainsi que des formes souples naissent sur la toile, s’étirent nonchalamment, ondulent au fil d’un courant qui ne semble pas avoir été touché par la main du peintre. Aucune trace de pinceau n’est visible. La peinture se diffuse, presque seule, sans aucune tension. La sérénité est son maître mot. Des coulures ou des projections viennent ponctuer des compositions qui semblent rechercher avant tout la simplicité prônée par Maître Dôgen. Des formes stylisées tout en rondeurs, caducées, fleurs, poulpes, cercles, spirales, viennent par récurrence animer des fonds légers dont la texture est longuement travaillée. 

Erik Levesque adore aussi s’amuser. Alors il ne se refuse aucun éclat, aucun poudroiement, aucune cocasserie. Et le jaillissement de quelques unes de ses toiles est indéniablement baroque.

Erik Levesque n’est pas arrivé là par hasard. Son père était peintre. Il servait la peinture avec ferveur et la tenait pour une vérité sacrée ne pouvant naître que dans un silence de cathédrale. Sa mère vivait dans le monde du théâtre et de la musique. Elle créait des perruques, des postiches pour l’opéra. Elle était aussi céramiste. Cette enfance riche en paradoxes l’a conduit à prendre du large pour gagner de la perspective, tout en étudiant le problème de près. Les débuts furent d’abord livresques. Il a étudié les arts plastiques à la Paris VIII et passé un doctorat avec Frank Popper, théoricien de l’abstraction, du cinétisme et du graffiti, et Edmond Couchot, l’apôtre de l’interactivité numérique. A cette époque, il se défendait d’avoir la moindre intention picturale. Cependant le naturel remplissait son office : Erik Levesque dessinait et vendait admirablement bien ses dessins. Après une brève incursion dans le monde du cinéma, Erik Levesque a passé trois années dans l’atelier de Bertholle. Puis ce furent les années décisives passées à la Casa Velázquez à Madrid. En réalité, depuis Erik Levesque n’a jamais tout à fait quitté l’Espagne. Il en parle la langue et est un aficionado. S’il ne résistait pas aussi bien au flamenco il pourrait même être une sorte d’espagnol honoraire. Il y séjourne chaque année, et puise dans la peinture des maîtres anciens les fondamentaux de sa propre création. Il a également tiré tous les enseignements de Juan de Pareja. A l’instar de Goya, il ajoute des cendres à sa peinture, pour le velouté, ou comme Velasquez du verre pilé, pour l’éclat. Le champ de ses expérimentations ne s’arrête pas là : il crée des textures nouvelles par l’adjonction de métaux divers, de résines et même d’herbes. Nul doute que d’autres innovations viendront nous surprendre. Puis il est parti en Angleterre et s’est lié d’amitié avec les peintres John Hoyland et Albert Irvin. L’échange s’est révélé très fructueux, principalement avec Hoyland qui a initié un abord nouveau de la peinture. Erik Levesque a réalisé deux films à Londres sur chacun des peintres.

Nous pouvons admirer les peintures d’Erik Levesque :
Prairial

A New York, Sidesshow Gallery, pour le show annuel de AAA (American Abstract Artist) à l’invitation de Dan Hill où il présente une peinture d’acrylique et d’époxy de 2013-2014. Cette toile est intitulée "Prairial", du nom du neuvième mois du calendrier révolutionnaire et aussi le nom d’un sous-marin à vapeur coulé au large du Havre. Chacun y verra bien entendu une allusion fine à Monet « Impression soleil levant » au Havre.



Unsustainable Development

Une grande toile récente « Unsustainable Development » au prochain Salon des Réalités Nouvelles, en octobre, où une forme se développe sur elle-même en se répétant, forme mathématique qui n’intéresse que très peu les mathématiciens… Une infinité de cercles répétés et différents peut remplir n’importe quelle surface, sans fin…

Un polyptique de sept peintures à l’acrylique sur toile et sur peau, sera exposé à La Chapelle des Pénitents, à Chaudes-Aigues, Cantal, du 15 juin au 31 août 2014. Organisé par le Clac sous la présidence de Laurent Bout, dans le cadre d’une exposition Réalités Nouvelles Hors-les-Murs, sous le commissariat de Jean-Pierre Bertozzi et Olivier di Pizio.

Et bien entendu en Chine, depuis le 8 mai où une toile métaphysique 
« Des atomes fais ce que tu veux » est visible au Musée d’Art Yuan Huang à Pékin puis pendant huit mois dans différents musées chinois.
 Des atomes fais ce que tu veux 


Virginie Duval 

dimanche 15 juin 2014

Claude Viallat à Ratilly en Eté et à la Villa Tamaris en Hiver

Du 22 juin au 30 septembre 2014,   CLAUDE VIALLAT "peintures et objets récents"  sont exposés au Chateau de Ratilly dans l'Yonne.. 

Né en 1936, Claude Viallat est un des fondateurs de Supports/Surfaces, mouvement d’avant-garde artistique qui éclot au début des années 70. Il vit et travaille à Nîmes.

Parallèlement à l’importante rétrospective de son œuvre cet été au Musée Fabre de Montpellier, Ratilly expose toute une série d’œuvres récentes : les peintures acryliques sur de multiples supports libres, sans cadres ni châssis : bâches, tissus d’ameublement, nappes et parasols. Des objets de bois flottés, des cerceaux et des tauromachies complètent l’exposition. Symphonique et polyphonique, son travail est fondé sur la répétition d’une forme simple et organique aux signifiés indéniablement anthropomorphiques. C’est la matière du support imprégné qui donne à la forme, en fonction de son tissage, de sa texture, un contour plus ou moins net, une intensité de ton plus ou moins forte.
L’art de Claude Viallat se caractérise par le plaisir incarné de la peinture mouvementée, joyeuse, surprenante et vitale, par la somptuosité de la couleur qui l’impose comme l’un des grands coloristes de l’histoire de la peinture occidentale.

Les œuvres de Claude Viallat ont été exposées dans la plupart des lieux d’Europe, d’Amérique et d’Asie dédiés à la présentation de l’art moderne et contemporain et figurent dans la plupart des grandes collections publiques et privées.

Les acryliques sur toiles et tissus sont présentées ici pour la première fois. Elles ont été choisies par Claude Viallat et le concours d’Évelyne Artaud, commissaire de deux expositions consécutives : à Ratilly cet été et à la Villa Tamaris dans le Var pendant l’automne et l’hiver prochains.

Chaque exposition est pour Claude Viallat l’opportunité d’interroger son propre travail, de le faire vivre, d’engager par là d’autres dynamiques, remettre sans cesse sur le métier son ouvrage. C’est dans ce sens aussi qu’il participe en premier chef à l’accrochage et choisit certaines de ses œuvres en fonction du lieu où il les expose.

Les grands formats vont très certainement trouver dans les vieux murs de Ratilly une résonance singulière d’autant plus que ces toiles récentes, que l’on peut lire parfois recto verso, sont d’un moment plus fragile et vulnérable sur le chemin de vie de leur auteur.

Un catalogue original est édité par les éditions Le temps qu’il fait, les Amis de Ratillyet la Villa Tamaris.

Il contient une préface d’Evelyne Artaud et de Robert Bonaccorsi, des textes originaux de Jean Planche et de Boris Barnebeu, un entretien inédit de Claude Viallat avec Martin Pierlot.

"Un jour dans la vie" de Claude Viallat, réalisé par Martin Pierlot et le concours d’Illés Sarkantyu sera projeté le soir du vernissage à 19h30. Vidéo 25 mn, 2014.

Claude Viallat participa à Réalités Nouvelles de 1966 à 1973 avec en particulier l'exposition Haricot 1973.

Ouvert du 22 juin au 30 septembre 2014
Tous les jours de 10h à 18h

Vernissage le samedi 21 juin 2014 à partir de 18h en présence de Claude Viallat


Voir Viallat : entretien avec Bernard Ceysson - Partie 1

la suite sur Youtube



mercredi 11 juin 2014

Le cinéma peut-il être abstrait ?

Interrogation (autour et) avec l'abstraction dans le dernier film de Jean-Luc Godard "Adieu au Langage". Les questions de la nature de l'image ayant toujours taraudé JLG : "qu'est ce qu'une image ? qu'et ce qu'une bonne image ? qu'est qu'une image juste ?" et les problèmes de la peinture (De Stael dans Pierrot le fou, Cézanne) ... par celui qui fut un critique acerbe du salon des Réalités Nouvelles et de l'abstraction ... la peinture renonce à être elle-même écrivait-il dans Arts dans les années 50…. Couleurs saturées, contrastes exagérés et simultanés, formes cassées, effets informels, déréglage volontaire de la correction gamma, sur/sous-exposition alternée, 3D explosée,  le grand broyage des codes de l'Image… Un film apologie de la peinture, langage cinétique et métaphore 

Bande-Annonce officielle : combien de citations de peintres saurez-vous reconnaître ? Grand Nu descendant l'escalier ? Ciel ? Tache ? De Stael ? Duchamp ? Cézanne ? Courbet ? Mathieu ? Hartung ?...

Extrait de l'interview donné à Philippe Dagen et Franck Nouchi dans le Monde du 10 Juin 2014 :
Jean-Luc Godard : « Le cinéma, c'est un oubli de la réalité »

PD/ FN : Dans Adieu au langage, à un moment, il y a une boîte de couleurs, de l'aquarelle. Faut-il en déduire que, pour vous, peindre, c'est un des derniers langages qui existent ?
JLG : J'avais fait cela en espérant que quelqu'un, pour lui-même, penserait qu'il y a là quelqu'un qui a un encrier et de l'encre – le noir, l'impression –, et puis, de l'autre, il y a une boîte de couleurs. Penserait que, d'un côté, il y a le texte, et de l'autre, l'image. Ici, si on était tous les deux, je prendrais plutôt une boîte de couleurs, et puis, vous, je vous laisserais l'encrier. Les gens me demandent ce que ça veut dire. Moi, je filme un état de fait.
PD/ FN : Dans les « Cahiers du cinéma », vous aviez interrogé Robert Bresson sur l'importance de la forme. La première chose qu'il vous a dite, c'est : « Je suis peintre »…
JLG : Il était peintre, oui. Je n'ai jamais vu ses peintures. (…) J'aime utiliser l'image de plonger et de remonter à la surface. On part de la surface et on va au fond. On remonte ensuite… Des choses comme ça…
PD/ FN : Pialat aussi avait pensé qu'il allait devenir peintre…
JLG : Son Van Gogh est un très très beau film. Le seul, sans doute, qu'on ait pu faire sur l'art. Je n'aime pas tout chez lui, et puis il était difficile de caractère. Souvent, quand les cinéastes essaient de filmer les peintres, c'est une catastrophe ! (…) C'est l'histoire de la nature et de la métaphore. La métaphore n'est pas une simple reproduction, une image, c'est autre chose.
PD/ FN : Dans le film, à de nombreuses reprises, vous faites des expérimentations techniques sur l'image. Ce que font les artistes vidéo, ça vous intéresse ? 
Bill Viola, vous allez le voir au Grand Palais ?
JLG : Non, je déteste. Tout comme Bob Wilson. C'est du scénario. Du texte écrit, mis en image, souvent brillant…







mardi 10 juin 2014

RN invité d'honneur de AAA à New York

AAA - American Abstract Artists , l'Association d'Artistes Abstraits new yorkais a invité une délégation du Salon des Réalités Nouvelles, pour  son exposition annuelle qui cette année  se tient à la Slideshow Gallery du 17 Juin au 13 Juillet.  AAA rend hommage à leur président honoraire Leo Rabkin (95 ans) dont plusieurs vidéos (en anglais) peuvent être vu sur vimeo. Né en 1919, il fut un proche de William Baziotes (RN 1948).
A l'invitation du président de AAA, Dan Hill.  Olivier di Pizio, président des RN, Erik Levesque, Bogumila Strojna et Richard Van der Aa membres du comité des RN présentent une oeuvre chacun et représentent le salon parisien et son activité dans toute sa diversité. esthétique.
Nos remerciements à nos amis américains qui furent les invités du Salon RN 2012 pour cet échange fructueux. Ici l'interview de Don Voisine de AAA en 2012 réalisé au salon.




mardi 3 juin 2014

Pierre Soulages Musée Rodez


A une heure de Chaudes-Aigues, le Musée Soulages à Rodez…

Cube a gauche l'administration et le restaurant Bras
Cube à droite au fond les salles d'exposition




L'entrée du musée… 60000 visiteurs depuis l'ouverture


Un contraste simultané sur l'acier Corten de l'entrée…


visite guidée avec Soulages


et petite restauration au café du musée


 




Un regret, il n'y a pas de librairie...



une vidéo tirée de Youtube où Soulages esplique sa façon...






lundi 2 juin 2014

Anne Commet, Delphine de Luppé, Léon Zack

Anne Commet et Delphine de Luppé sont présentes dans l'exposition  : Le bleu de l'été

Galerie Lionelle Courbet
du 12 juin au 19 juillet 2014
vernissage le 11 juin à partir de 18h30

avec les peintures de Anne Commet, François Lannes, Young Sé Lee, Delphine de Luppé, Anne Slacik, Léon Zack le Photographe Eric Emo et lebCéramiste Karen Swami

Galerie Lionelle Courbet
13 rue Oudinot - 75007 Paris
tel : +33 1 56 58 11 63
www.galerielionellecourbet.com
mardi-samedi : 14h-19h et sur RDV



dimanche 1 juin 2014

Carmen Herrera…. 101 ans témoigne...

article publié le 1 juin 2014

Voici le témoignage de Carmen Herrera (1915-), 99 ans, qui participa au Salon des Réalités Nouvelles de 1948 à 1952, publié dans Blouin Art Info dans un article de Julie Baumgartner le 31/05/14 extrait :

Black and White 1952 présenté
aux Salons des Réalités Nouvelles
de 1952 aujourd'hui au MOMA !
Le tableau Black and White de 1952,  fait d'un jeu optique de lignes noires et blanches qui forment des triangles, est aujourd'hui présenté au Moma de New York. De 1949 à 1952, les oeuvres de Carmen Herrera étaient présentés au Salon des Réalités Nouvelles, une sélection de l'abstraction en Europe. Cette participation a été un tournant pour Herrera. 
" Pour participer au Salon des Réalités Nouvelles, on devait apporter son tableau a un groupe de personnes* qui décident si ils le prennent ou non" explique-t-elle, "Je suis allée montrer mon travail, et le type a dit : "Je l'aime beaucoup, madame. Il y a tant de peintures ici, et trop dans chaque." 
Et cela a été pour moi, le début d'un processus d'éveil."  
Herrera et Lowenthal (son mari) ont vécu à Paris de 1948 à 1953.  A Paris, le couple sympathisait avec Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir, et faisait visiter la ville à Mark Rothko. "Je n'ai jamais rencontré quelqu'un d'aussi dépressif" dit Herrera de Rothko; "On a tout essayé ! L'emmener au théâtre, à diner, à notre maison pour lui montrer comment vivait un artiste; aucune réaction. Il semblait complètement déprimé."
De retour à New York, Willem de Kooning, Philip Pavia, Newman et Rothko " n'avaient aucune réaction à mon travail" dit-elle.  "J'aimais pas trop ce qu'ils faisaient. Ils ne voulaient pas savoir ce que je faisais. Une Cubaine ? Une femme ? Pfeuh ..."
* (note indicative des Cahiers des RN2,14 : le président du Jury devait être Auguste Herbin entouré de del Marle, Lempereur-Haut, Fontene, Pevsner, Valensi…)

Extrait de la V.O : 
extrait de la photo de Kristine Larsen
(…) Carmen Black and White, 1952, optical black-and-white stripes that form triangles, now held by the Museum of Modern Art in New York. From 1949
to 1952, Herrera’s work was included in the Salon des Réalités Nouvelles, a juried survey of abstraction in Europe. Participation was a turning point for Herrera. “In order to be in Réalités Nouvelles, you had to bring your work to a group of people who would decide if they will take it or not,” she explains. “I went to show the work, and this guy said, ‘I like it very much, madame. There are many paintings here, but there is too much in one painting.’ And that was the beginning of the awakening process.”
Herrera and Lowenthal lived in Paris from 1948 to 1953. (…) In Paris, the couple socialized with Jean-Paul Sartre and Simone de Beauvoir and showed American friends like Mark Rothko around town. “I’ve never met anyone so depressed" Herrera says of Rothko. “We tried everything! Take him to the theater, to dinner, to our house to show him how an artist lived—no reaction to anything. Completely like he was in black.”
Back in New York, Willem de Kooning, Philip Pavia, Newman, and Rothko “had no reaction to my work” she says. “I didn’t go for what they were doing. They didn’t want to know what I was doing. A Cuban? A woman? Feh.” (…)


Plus si vous êtes intéressé : 

http://www.theguardian.com/lifeandstyle/2010/feb/20/carmen-herrera-artist 
et un film en préparation : http://alisonklayman.com/carmen-herrera

Nouveau témoignage de Carmen Herrera sur Réalités Nouvelles et Fredo Sidés  dans lejournal en ligne de  FRIEZE (http://www.frieze.com/issue/article/the-whole-thing/) interview de David Batchelor :
DB Your earlier work, in the 1940s, often only used three colours. And it was more informal, perhaps. Did you make a conscious decision one day to say: ‘ok, that’s it, two colours maximum’?
CH In 1948, I was supposed to bring a painting to Fredo Sidès, who was with the Salon des Réalités Nouvelles. He had a beautiful place in Paris. I went there and I showed him my canvas. ‘Ah’, he said, ‘ah, how beautiful’, and so on and so forth. And then he said ‘Madame, we’re going to show it!’ But then he said: ‘One thing; you have many paintings in this painting.’ And I felt very gratified but as I walked away, I realized what he was saying and said to myself: ‘Oh God, what he’s telling me is that I have too much in it.’ He gave me my first big lesson.