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lundi 16 septembre 2013

Ania Borzobohaty expose

Ania Borzobohaty expose avec l'Espace Meyer Zafra à la foire de Miami à partir du 3 décembre 2013.








Ania Borzobohaty expose à l'Espace Meyer Zafra
du 17 septembre au 18 octobre 2013
Espace Meyer Zafra 
4 rue Malher 75004 Paris  
www.espace-zafra.com


L’Espace Meyer Zafra présente l’oeuvre dans l’espace, une exposition réunissant Francisco Salazar et Ania Borzobohaty, 
deux artistes abstraits, géométriques et constructivistes qui ont dévoué leur travail à la fragmentation de la forme pure et à 
l’architecturation des phénomènes optiques. 

D’une part, Francisco Salazar, ancien élève de l’artiste Alejandro
Otero, s’intéresse depuis plus de cinquante ans aux phénomènes optiques. Son oeuvre, carrée, est dévouée à la lumière et à l’infinité des variations que produisent la confrontation des deux éléments du tableau: le blanc pur et le carton ondulé. 
Au-delà de son effet visuel, le travail de Salazar imprègne 
un récit conceptuel sur son matériau de prédilection qu’est 
le carton choisi par l’artiste pour sa banalité et pour l’élever 
ensuite à un domaine de l’esthétique, par ailleurs hors de sa 
portée préconçue; il annoblit la matière de façon à révéler 
le jeu omniprésent de la lumière et de l’ombre de sorte qu’il 
organise un élément libre et dynamique dans un système : 
la lumière et l’ombre sont étroitement juxtaposées afin de 
dévoiler les infinies variations produites et le champ de vision 
du spectateur. Le travail fusionne deux mesures du temps, 
mesure subjective, ou de la conscience du spectateur, et 
mesure monumentale emprise de la lumière naturelle. C’est
un travail qui se dévoile au spectateur comme une méditation, 
un travail phénoménologique qui se recrée et ne peut être 
compris perpétuellement qu’à partir de la prise de conscience
de chaque spectateur.

D’autre part, Ania Borzobohaty, jeune artiste d’origine
polonaise, dont l’oeuvre s’empare de plans, d’acier marié 
à de l’aluminium recouvert d’epoxy, parfois de plexiglas, ou 
encore holographiques. Elle les articule entre eux, ouvrant ainsi des espaces avec des éléments plus petits, parfois perforés, 
souvent pleins, perpendiculaires ou parallèles. 

Très architecturales, ces deux oeuvres prennent plaisir à décaler
la forme, à l’ouvrir ou à la fermer afin de potentialiser la force de sa construction. Sortir des supports traditionnels hérités de la Renaissance, tel est l’axe de recherche à la base du travail de Ania Borzobohaty et Francisco Salazar. 
Loin d’être ésotériques, les travaux de ces deux artistes 
que plusieurs générations séparent poursuivent le même 
esprit: l’esthétisation et la dramatisation de matériaux puis le 
déploiement des images associées à chaque œuvre. L’apparent 
ascétisme des formes cache en réalité la foison d’évènements 
visuels qui vont naître du déplacement du spectateur. La lumière 
fait vibrer les reliefs : ils se multiplient, les angles se déploient et les ombres mouvantes en tandem avec la lumière projetée donnent aux œuvres une dimension sur plusieurs octaves, de sorte que la pureté et la noblesse l’emportent sur l’expérience visuelle