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lundi 11 février 2013

L'annus horribilis de Barcelo

Barcelo (1957) est un peintre mallorquin figuratif, l'artiste espagnol le plus côté sur le marché international. La crise économique et morale qui touche l'Espagne, semble l'atteindre de plein fouet tel qu'il se décrit dans l'article que lui consacre Angeles Garcia le 26/01/2013 dans El Pais.



Faillites et fermetures de galeries dont sa galerie historique Soledad Lorenzo (Madrid) qui le force à changer de marchand aussi bien à Paris qu'à Madrid pour Elvira Gonzalez. L'interview qu'il donne est amer avec des étonnantes réflexions comme : "L'art se voit dans les galeries et les musées, affirme-t-il, pas dans les foires ni à Arco ni à Bâle."   Il rejette la TVA à 21% sur les oeuvres d'art imposées par le gouvernement conservateur de Rajoy. Quand à la guerre au Mali, elle l'empêche de partir travailler ses céramiques à Gogoly-Sanghy ! Et il se demande en conséquence à quoi sert une UE incapable d'intervenir. Mais il refuse de s"exprimer clairement sur le thème de l'indépendance catalane.

Réagissant au film polémique de Santiago Sierra  et Jorge Galindo de Los Encargados (Les Responsables)  que diffuse sur le net la galerie Helga de Alvear Madrid, (Noir et Blanc muet) qui enterre la transition démocratique, en un long défilé tête à l'envers du Roi et de tous les premiers ministres depuis la mort de Franco de Fraga à Gonzalez, en passant par Aznar ou Zapatero, sur une marche funèbre russe,  il reconnait que si " tout art est politique", il ne croit pas "qu'il qu'il faille réaliser des oeuvres de pancartes." !
Curieuses remarques pour celui qui fut l'icone et la figure médiatique de la transition démocratique de la "Jeune Espagne" des années 80.