Follow by Email

mardi 28 juin 2011

25 artistes des Réalités Nouvelles à Troyes

Les Réalités Nouvelles s’exportent à Troyes du 30 juin au 17 juillet 2011.


A l’initiative du peintre Robert Delafosse, 25 membres de l’associaton Réalités Nouvelles exposent avec l’association L’Arrivage à Troyes :

Aksouh, Bertozzi, Blaise, Borzobohaty, Charton, Cusson, Delafosse, Di Pizio, Friquet, Gemignani, Guyard, Lardeur, Levesque, Mahou, Martinache, C.Mathieu, S.Mathieu, Michelot, Michels, Middelmiss, Palmero, Rieu, Strojna, Tibouville, Trolliet 




L’Arrivage est un collectif d’artistes qui possède un lieu d’exposition de 260m2 dans lequel sont présentés œuvres et artistes sélectionnés, mais aussi des artistes en résidence, des conférences-débats, des ateliers philo ... ; bref une vie et une activité foisonnante dans le cœur historique de la ville du Champagne ! L'Arrivage est né en 2008 de la rencontre de 4 personnes, Olivier Roth, Gwenaëlle Dussillos, Alain Deheurles, et Patrick Guérin. qui partageaient le projet de créer un lieu de promotion de l'art et des artistes. Le lieu ouvert sur la ville, fonctionne grâce à des bénévoles.


Occasion pour nous de rappeler ce qu’est le Salon des Réalités Nouvelles, association qui certes se substitua, en 1946, à l'association Abstraction-Création comme salon de l'Abstraction animé par les artistes eux-mêmes. À partir de 1956, toutes les tendances de l'abstraction y sont représentées jusqu'aux formes de figurations allusives. Cette exposition est pour nous l’occasion de nous interroger sur le rôle d’un salon dans la société…

Déjà en 1976, Serge Helias écrivait dans le catalogue alors que les RN exposaient à Billom, en Auvergne : «  Que doivent être un Salon, une exposition ?  Un carrefour où soufflent tous les vents de la création, sans retenu, sans idée préconçue, un lieu d’affontement pour les forces vives. Pour ce faire, l’organisme doit être libre, établir ses propre structures, avoir le courage de les renouveler, les bousculer le cas échéant «  l’opportunisme dans ce sens est une nécessité, une qualité… »

Opportunisme donc de rencontrer aujourd’hui L’Arrivage, et opportunité de présenter les RN en dehors de Paris… 
Mais le rôle du salon dans une société interconnectée en 2011 a changé, bien sûr. Comme le dit Olivier di Pizio :  « Le « Salon » est introspectif, passeur d'Histoire et s'inscrit depuis longtemps en marge de l'analyse des mouvements. Entre autocritique et critique de l'environnement dans lequel il évolue, un salon comme le nôtre propose des pistes de réflexion privilégiant la spontanéité et l'intensité de l'expérience. Son but n'est pas de défendre un modèle type de l'exposition idéale, mais il se révèle paradoxalement comme une référence d'une des formes de monstration du travail des artistes au plus proche des artistes, reconnu et soutenu par les artistes eux-mêmes et par un public toujours plus enthousiaste. Une proximité qui favorise l'échange. »

Dans un système complexe, plusieurs niveaux interconnectés : la masse des artistes, le marché, les institutions, les initiatives privées et associatives, qu'ils soient locaux, nationaux, ou internationaux. L’indépendance des uns par rapport aux autres est garante d'une pratique saine de diffusion de l'art dans la culture. Ce n'est pas une question de poids des uns ou de résistance des autres, encore moins de rapport de force mais plutôt une réalité qui rejoint par des chemins inattendus, certaines des utopies qui ont jalonné le XXe siècle. 
Montrer l'art tel qu’il est pratiqué par un très grand nombre le plus largement possible. Il nous faut continuer à proposer de nouvelles idées autour de l'association et ne pas hésiter à redéfinir en permanence notre projet pour conforter ainsi notre engagement en faveur des artistes. C'est dans cette dynamique que s'inscrit le Salon des Réalités Nouvelles et sa rencontre avec l’association l’Arrivage à Troyes.

Aksouh, Bertozzi, Blaise, Borzobohaty, Charton, Cusson, Delafosse, Di Pizio, Friquet, Gemignani, Guyard, Lardeur, Levesque, Mahou, Martinache, C.Mathieu, S.Mathieu, Michelot, Michels, Middelmiss, Palmero, Rieu, Strojna, Tibouville, Trolliet 
témoignent ainsi de la vitalité des Réalités Nouvelles.






Arrivage Spécial : 25 Artistes des Réalités Nouvelles
 6 Rue Larivey, 10000 Troyes, France

mardi 21 juin 2011

LOUTTRE. B, R.CUTILLO, E.LEVESQUE, M.BISSIERE exposent au Chateau de Ratilly du 18 juin au 30 septembre 2011

Organisée en quatre expositions personnelles d’une dizaine de toiles, de grand format, emblématiques du travail de chacun des peintres, la cinquantaine d'oeuvres choisies par Martin Pierlot et Virginie Duval  sont présentées accompagnées de dessins et de gravures dans les salles historiques du Centre d'Art du Château de Ratilly (Yonne). 
Crée à l’initiative des potiers Jeanne (1917-1988) et Norbert (1919-1979) Pierlot, le Centre d’Art de Ratilly accueille à partir des années 60 des expositions d’art contemporains  Asse, Bazaine, Calder, Chillida, Tal-Coat, etc…
Le chateau de Ratilly, centre d'art crée par les Pierlot

Participant régulièrement aux RN,  les 4 peintres, Louttre.B (RN 2010), R.Cutillo (RN2011), E.Levesque (RN2011), M.Bissiere (RN 2010) sont de générations différentes et poursuivent inlassablement la même quête.  Comme abasourdis par le bruit incessant du monde extérieur, ils cherchent le calme. À l’ombre de leurs ateliers, peignant et donnant un sens bien particulier au temps qui passe, celui de la construction de leur toile. 4 amis qui partagent l’amour de la peinture et le respect mutuel mais aussi des différences. Peintres abstraits de la couleur, du geste et de la matière.

Martin Bissiere (Paris, 1962) présente sa série intitulée "La Montée des Extrêmes." Il semble s’interroger sur la capacité de la peinture à surmonter sa propre catastrophe, c’est à dire à son propre dénouement.  Il semble chercher l’abolition de la ligne d’horizon par une forme de rotation sur un axe virtuel de  motifs répétés.  Affirmant la verticalité du tableau dans le champ visuel il joue des contrastes des « taches-couleurs » emboîtées les unes dans les autres et donc détruites. Le « all-over », pulsation de la toile fait respirer la touche, formé d’un entrelacs géant préexistant au tableau qui semble magma fondamental prêt à jaillir. La composition de la matière se décompose à mesure que le tableau avance. La construction-déconstruction du travail depuis l’élan initial convertit le tableau en un champ gestuel où restent épar les traces du combat. Structure puissante,  touches répétées , entrecroisées, nœuds gordiens. En affirmant la théorie de la violence mimétique sa peinture se fait métaphysique : Apocalypse. 
Martin Bissière, La Montée des Extrêmes, 2010
Acrylique sur toile 200 x 200 cm

Ralph Cutillo (New York, 1950) utilise un vocabulaire issu de l’expressionniste-abstrait fait de larges touches, balafres, stries sur lequels se lisent des signes évidents sont comme pris dans la tourmente d’une tempête picturale... Le photographe New-Yorkais, élève de Capa, a qui un jour, on a volé son matériel, se retrouve à Paris pour peindre et reconstruire sa vie. Peintures en tensions narratives, images de l’enfance, images nées de la nécessité, du schéma identifiable scindant la toile en deux… des bateaux de la chambre des enfants… objets ramenés de voyages forment un champ visuel entre horizon et verticale … Réconciliation … Où la rage s’oppose au  calme, noir au blanc, vert au jaune, rose au bleu. Interrogation du peintre face à l’absurde du monde à son abîme… Les éléments de construction sont suggérés, mémoire ou imagination, comme le fil à plomb ténu qui tient le milieu de "Bubble of Love" et crée son équilibre. Parfois une simple barre horizontale en suspension abrite la composition (In the Curl, The Power of Myth).  Ralph Cutillo ne travaille pas en série - et nous pouvons constater que chaque tableau aborde le monde différemment, pourtant certains signes y sont récurrents comme le temple, l’oiseau, l’ange (ou est-ce un vautour ?). Chaque peinture est donc très lentement élaborée, et Ralph Cutillo porte une attention extrême à la matière, aux variations de textures et à l’intensité de la couleur. L’artiste explique : « Mes peintures ont  souvent trait au conflit, au pouvoir, elles comportent généralement des fragments d’histoire. Mais elles sont toujours pleines d’espoir. Elles sont positives, presque comme ces petites histoires naïves où les bons triomphent toujours à la fin.»

Ralph Cutillo, Go and Find your father, 2004
Acrylique et huile sur toile, 200 x 174 cm


Les peintures dErik Levesque (Paris, 1959) forment un lien direct avec la nature et avec son expérience intérieure, loin de tout naturalisme. Comme le remarque John Hoyland « Intemporelles, elles nous parlent d’événements qu’aucun mot ne peut expliquer ou décrire ; elles sont en mouvement et troublantes : une course énergique, un état d’émerveillement enivrant.

Son travail est empirique dans ses variations virtuoses; il nous surprend et se surprend lui-même avec ses couleurs éclatantes et originales». Parmi les tableaux, nous retrouvons "Infrarouge" qui était présenté au Salon des Réalités Nouvelles 2011, mais aussi "L'Oeil Mystérieux" grande toile faite de gouttelettes bleues dans laquelle semble flotter une forme rose évanescente en apesanteurErik Levesque puise dans les différentes histoires de l’art moderne et développe son idée par une réflexion ouverte et intuitive autant que par une longue pratique. On peut y lire aussi les signes de pourparlers avec l’art ancien, les maîtres modernes et contemporains, (voir "le crépuscule des dieux ou double relatif "). Cet échange créatif rend son travail dynamique et imprévisible. L’imagination est la force. L’art est une idée du monde qui ne s’exprime pas en termes logiques. Un monde de mystères plus profonds une nouvelle réalité à découvrir pour son espérance optimiste. Au fond pour Erik Levesque il s’agit de créer un monde basé sur des perceptions, bâti sur le suspend : un temps que l’on arrête pas, mais que l’on étire, que l’on ralenti. Il joue de l’opposition de formes, dur/mou, liquide/rigide, net/flou, couleur saturée/désaturée, raffinée/violente pour créer comme une profondeur de champ dans laquelle une empreinte de main semble flotter, en un "Motif" de méduse...  La peinture serait un « état d’yeux » pour reprendre le fameux mot de Degas,  que développe une réflexion sur les pigments singuliers comme la cendre ou l’aluminium …

Erik Levesque, Motif,  2007/2008,
 Acrylique et aluminium sur toile de coton, 162x 130 cm

Louttre B (Paris 1926) est une grande figure des Réalités Nouvelles. Il y expose depuis les années 50 et en a été membre du comité depuis les années 70. Il est le peintre d’une peinture granuleuse, sableuse, mais jamais lourde ("Un oiseau de bon augure"). Peintre du bonheur,  il compose ses toiles sur une ligne d’horizon souvent dédoublée, structurées de surfaces plates richement colorées sur lequel comme un signe un objet, un fruit s’incruste : un coloquinte, un citron. Vocabulaire presque naïf et allusif  à des paysages qu’il aime, ceux du Lot, comme bousculés par la matière, la texture, ample de la main comme dans "Petit olivier devenu grand". On y voit des objets, le plus souvent des verres, des assiettes et des fruits, allusions à sa maison familiale, aux amis qu’il a aimé Braque, De Staël que le vent a emporté. Inscrit dans sa mémoire, il dialogue avec eux par-delà le temps se construisant un musée imaginaire fait de passage entre choses simples et moments idéalisés. Comme le remarque Jean Paul Blanchet dans son introduction : «  Le peintre pour Louttre.B est un médiateur. Lui a choisi de dire l’étonnement de vivre. Sa peinture exprime cette surprise que chacun ressent  d’avoir cette appétence : le bonheur d’être. Et qu’il transmet dans ses tableaux par ce plaisir de faire. Mais ce bonheur n’est pas de tout repos pour l’artiste, il le sait. » Aussi « Ce qui frappe au premier regard devant les tableaux de Louttre.B, c’est la force de leur évidence, leur immédiateté et le plaisir  qu’ils expriment.  Louttre.B ne peint pas en partant de concept, projet ou convention de ou sur l’acte de peindre. Il peint du dedans de la peinture. Comme si ce médium était pour lui un mode d’expression aussi naturel pour exprimer l’être au monde, que peut l’être la parole, une procédure aussi simple que le fait de marcher…
En réalité ces formes sont surtout des prétextes, des ossatures, sur lesquelles s’accroche le jeu de la couleur qui est lorsqu’on y réfléchit, plus que jamais aujourd’hui, la vraie raison de la peinture. La peinture c’est d’abord la résonance de la couleur qui fait vibrer l’émotion. »

Louttre.B Ah! Les beaux jours 2011
Acrylique sur toile 130 x 130 cm

Donc ces quatre peintres présentent leurs perceptions, lui donnant formes, pour exciter notre pensée à concevoir, à comprendre. Peintures polysémiques qui rassemblent  des signes et qui demandent au monde ce que peut bien signifier que d’y être. Chacun d’eux utilise un code et un schéma singulier qui fonde leur identité : déployer le chaos au maximum et tentant de combattre le chaos par le chaos (M.Bissière), jouant de l’opposition des géométries naturelles et des couleurs dans un dialogue entre l’œil et la main (E.Levesque), Contradiction entre une peinture « all-over » et des bribes d’histoires personnelles (R.Cutillo) ou tenter d’imposer à l’espace optique un espace exclusivement manuel (Louttre B) … La peinture serait ainsi un dénouement du monde sans égale.

Catalogue accompagné de textes de Marie du Bouchet, Virginie Duval, Jean-Paul Blanchet, John Hoyland et Baptiste-Marrey.
Château de Ratilly - 89520 Treigny


mardi 14 juin 2011

Rétrospective Jean Bertholle à Dijon - Le renoncement à l’abstraction

Le Musée des Beaux-Arts et le Musée d’Art Sacré de Dijon présente une rétrospective Jean Bertholle (1909-1996), intitulée « La matière et l’esprit » du 14/05 au 19/09 2011.


L’œuvre de Jean Bertholle se découpe en plusieurs périodes, d’abord figurative et surréaliste, puis abstraite dans les années 50 et 60, enfin figurative à partir des années 1970. Il expose régulièrement aux Réalités Nouvelles des années 1950 aux années 1980, à la Biennale de Venise (1949, 1960), Sao Paolo (1950) et dans de nombreuses galeries. Son style est fait d’un entrelacs de touches courtes répétées en diagonales et isomorphes qui peut évoquer une sorte de tapisserie abstraite ou figurative suivant les périodes. Il ne faut pas oublier que pour cette génération de peintres, une partie non négligeable de leur travail après-guerre est la réalisation de vitraux (dommage de guerres). À la fin des années 1960, il renonce à l’abstraction, ressentant le manque de «  l’objet » et de sa poétique, suivant en cela une réflexion analogue, bien que distincte, à celle de Jean Hélion (RN 1939) de retour des camps. Son système se maintient à partir de trapèzes, triangles, cercles qui forment de manière lisible table, verre, fruits proposant une lecture symbolique de la nature. Il transpose la peinture classique dans un univers à la géométrie descriptive. Bertholle accorde à la valeur symbolique de l’objet  le signe d’un pouvoir conciliateur et unificateur qui le conduit à l’Art Sacré. Cette rétrospective démontre la continuité et le renouvellement des thèmes, valeur plastique et spirituelle du noir, attraction pour le mystère, importance de la construction et de la composition, par-delà la distinction entre oeuvres figuratives et non-figuratives.


En 1946, Bertholle participe à l’Exposition « Peintures en France 1939-1946 » du Whitney Museum sélectionné par Bernard Dorival, conservateur du Musée d’Art Moderne de Paris. Clement Greenberg, alors critique au journal La Nation commente de manière sévère un des postulats de cette exposition qui était de démontrer l’existence d’un expressionnisme français fondé sur une synthèse de cubisme et de fauvisme au service d’une aspiration où se mêlent expressionnisme et surréalisme. Après un éloge de Tal Coat (RN 1949), et le regret de l’absence de Dubuffet, Greenberg constate comment les peintres français dont Bertholle, jouent des émotions violentes, intelligibles, explicites, placées sur des objets signifiants. Greenberg est surpris par l’aspect théâtral d’une peinture qui outrepasse le tempérament français pour se rapprocher des expressionnistes allemands par un aspect sauvage et pathétique. La critique de Greenberg ne peut surprendre, chez celui qui allait devenir le critique et l’inventeur de l’expressionnisme abstrait en 1950, du « all-over », du « post-abstract painterly », de l’abstraction pure. Elle résonne aussi comme les réflexions que le peintre Hans Hofmann donnait à son élève Greenberg sur la distorsion maniériste, venue de Picasso, le mélange de fauvisme et de cubisme, et sur l’expressionnisme. Hofmann avait été l’assistant de Robert Delaunay (RN 1939)… tout comme Bertholle !

Bertholle lui poursuivra sa méditation sur la peinture, à travers des citations de figures-clés, Ucello, Tintoret, Delacroix, Moreau… Et l’utilisation du clair-obscur, donnant à son œuvre une dimension singulière du pathétique que Max-Pol Fouchet (RN 1973) expliquait chez Bertholle comme infra picturale, c’est-à-dire comme le combat à l’œuvre en interne qui oppose la couleur au désir d’ordre et qui donne lieu à la violence que Bertholle considérait comme nécessaire à la peinture et sans laquelle « il n’y a pas de salut ». 


Alors que la réflexion sur la peinture d’Hofman conduit à la pure abstraction conçue comme un process, un combat pictural sans résolution. Bertholle lui renonce à l’abstraction, pour ajouter un nouveau contrat symbolique en mettant en place une figuration religieuse.

En 1939, Jean Bertholle participait à l’exposition universelle à NY avec Le Moal (RN 1954) et Zelmann. Ils peignaient un plafond de 1500 m² pour le Pavillon Français. Le pavillon américain, lui, était peint par de Kooning, Pollock, et Guston ...  Accueillis par Max Ernst et espérant une exposition, Bertholle et Le Moal avaient mis leurs tableaux, en caisse avec le matériel pour l’Exposition Universelle. Non déclarés leurs tableaux furent bloqués par les douanes américaines… dont un des fonctionnaires n’était autre que Clement Greenberg !

Foulard Commémoratif de l'Exposition Universelle de New York - 1939 

L’exposition couvre l’ensemble de la carrière de l’artiste. Elle évoque aussi des aspects de l’œuvre – objets, vitraux, tapisseries, livres – jamais montrés à Dijon. Le grand intérêt de cette manifestation est de pouvoir couvrir toutes les périodes de la carrière de l’artiste.
Environ 90 peintures, une dizaine d’oeuvres en trois dimensions et des documents d’archives, sont proposés au public. Les deux tiers des œuvres sont exposés au Musée des Beaux-Arts dans les salles d’expositions temporaires en suivant essentiellement la chronologie. Un espace à caractère documentaire présente quelques photographies ainsi que d’autres média utilisés par l’artiste (décor et costumes de théâtre, livre illustré).

Erik Levesque

Le catalogue est accompagné de textes de Michel-Georges Bernard, Lydia Harambourg, Frère Michel Albaric, Philippe Le Burgue et enfin de celui d’André Bouzerau (RN 1985) intitulé "Jean Bertholle, son enseignement. Seuls les moyens artistiques s'enseignent". Jean Bertholle était professeur honoraire de l'Ecole des Beaux-Arts de Paris et membre de l'Académie des Beaux-Arts.

Clement Greenberg, The Nation 22 Février 1947 -  p130 in The collected essays and criticism : Arrogant purpose 1945-1949 -The University of Chicago Press, 1986 - Introduction John O’Brian
Max-Pol Fouchet - Bertholle - Le Sphinx 1979